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samedi 15 mai 2010

Ce blog se dédouble, pour mieux se concentrer

Ce blog a démarré le 30 janvier 2007. Après 3 ans et 3 mois, il était temps de changer le décor et de recentrer le contenu sur un thème bien identifié.

Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.

Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.

Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
    1.    le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
    2.    et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)

Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.

Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.

Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.

Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.

samedi 20 février 2010

Inter-générationnel : avant tout, la question à traiter est hors de l'entreprise


Les trois générations au travail font parler les consultants, formateurs et journalistes, depuis 2 ou 3 ans. On nous rappelle que les aspirations et les modes de fonctionnement de la génération Y sont très différents de ceux de la génération X et de la génération précédente des "baby boomers". Elle est plutôt portée sur le zapping comportemental, l'allergie aux règles et à la hiérarchie, etc. 
On nous dit qu'il est urgent de favoriser la créativité des uns, la prise de recul des autres ou le goût du travail bien fait d'autres encore. Que, sinon, on se prive d'une synergie inter-générationnelle, voire que l'on se prépare à une cohabitation conflictuelle. On nous dit que les managers ont un rôle majeur à jouer pour permettre la "fertilisation croisée" des différentes générations. Evidemment, l'âge du capitaine n'est pas neutre, et on touche à la question des représentations, qui conditionne tellement les réflexes des uns et des autres. 
Quant à moi, j'observe plutôt, avec les entreprises clientes pour qui j'interviens, un enrichissement mutuel des générations, une confrontation productive des habitudes et des envies. C'est pourquoi je pense que l'enjeu est davantage à l'extérieur de l'entreprise : avec les jeunes qui n'arrivent pas à y entrer ou à y trouver un rôle à part entière, avec les seniors qui en ont été "sortis", parfois sans ménagement aucun, et en tous cas sans préparation ni accompagnement, si ce n'est la prestation de reclassement dont l'entreprise se décharge sur un cabinet RH extérieur. 
Je lisais récemment que "les baby-boomers s'interrogent sur leur devenir et ont besoin d'être rassurés sur leur place au sein de l'organisation. Ils sont prêts à donner pour recevoir... [alors que] les jeunes raisonnent dans une vision immédiate et privilégient l'expérience à vivre et le partage. Ils sont prêts à recevoir pour donner... (sic !)". Cette dernière formule me fait rire jaune !! 
Et je me dis qu'en effet, à l'extérieur du marché du travail, dans les réseaux dits "sociaux" qui se sont imposés progressivement à toutes les générations, certains travers comportementaux peuvent facilement s'exacerber et conduire à l'une de ces deux stratégies : "inonder, gaver et s'incruster OU prélever, pomper, et s'échapper" !! Cette dernière rappellera aux vieux le titre célèbre d'un film "Prends l'oseille et tires-toi !", sauf que l'oseille se fait rare et que ce sont plutôt les idées, les process ou les contacts qui attirent les prédateurs.
Viadeo, par exemple, et ses extensions dans la vie réelle sous forme de rencontres, soirées, "speed-machin-truc", est trop souvent le théâtre de réflexes de prédateur, d'auto-promotion sans aucun complexe, d'occupation abusive de territoire, d'opérations grossières de liens internet qui ne sont qu'un banal "cheval de Troie", etc.
Peut-être devrions-nous aussi aider les générations, qui ne sont pas ou ne veulent pas être dans l'entreprise, à développer des pratiques comportementales qui produisent des relations et des résultats durables ! 

jeudi 4 février 2010

Soirées réseaux bordelais

En ce début d'année, certaines personnes refont surface !! Après une période d'hibernation … Les réseaux professionnels bordelais attirent du monde, tant parmi les autochtones que parmi les nouveaux arrivants ou les natifs de retour dans le sud-ouest.


"33 CO" (pour Carrières et Opportunités) est un hub Viadeo qui compte plus de 1700 membres, depuis près de 3 ans (mai 2007). Lancé et animé notamment par Jacques Carreau et Luc Deleplanque, il a repris ses soirées sur une base trimestrielle probablement. 33 CO avait été mis en sommeil à la faveur du lancement, en 2008, du "BE33" (pour Bordeaux Entreprises 33 : Echanges et Proximité), qui a organisé 6 soirées depuis, dont la dernière le 16 décembre à Cap Sciences. Revenons à 33 CO qui a maintenant son espace sur Facebook. Le redémarrage a eu lieu le 27 janvier, avec une soirée apéritif à la Brasserie Le Saint Rémi (angle Galerie Bordelaise, rue St Rémi et rue Ste Catherine, face au McDo !). Le principe retenu était une forme de "speed-meeting" — pour jargonner moche et faire un clin d'œil à la restauration (sic !) rapide toute proche —, de table en table, ce qui a donné l'occasion aux uns et aux autres de brasser les cartes (c'est mieux pour une brasserie !), le tout dans une ambiance chaleureuse et constructive. Je ne dirais pas que certains n'ont pas fait du commercial de premier degré, mais globalement j'ai trouvé que l'esprit de rencontre, de partage d'infos et de convivialité était bien présent, ce qui est rassurant pour les nouveaux arrivants à qui tout le monde dit "les bordelais, c'est snob, froid et fermé".



L'autre soirée — bien différente dans le propos et le lieu — était celle du Club IEP, créé par l'Association des Anciens Elèves de Sciences PO Bordeaux, qui recevait Pierre Goguet, Président du Medef Gironde à la CCI de Bordeaux. A partir du thème L'action du MEDEF Gironde face à la crise économique actuelle”, l'intervention a été l'occasion de redire que le Medef Gironde ce sont 80% d'entreprises de moins de 50 salariés et 50% de moins de 20 salariés, autant dire des PME et TPE, dans le même contexte que celui de la CGPME avec qui le Medef Gironde s'entend très bien. L'occasion aussi de dire que les signes de l'amélioration économique ne sont clairement pas présents dans les entreprises de la région !! Après l'intervention proprement-dite de Pierre Goguet, plusieurs questions intéressantes ont été posées, notamment de la part de l'organisateur : Frédéric Bélot, avocat associé de BM Avocats (Paris) et Président du Club Affaires Bordeaux.


Deux soirées, avec une ambiance très différente, mais une préoccupation commune de fond : comment être acteur de la reprise, comment contribuer à re-localiser certaines activités, comment re-créer du lien qui s'effiloche, avec en toile de fond la culture de la demande de satisfaction immédiate de ses envies ?

lundi 8 juin 2009

Des cadres seniors en harmonie avec eux-mêmes et leurs entreprises clientes

Des professionnels autonomes, il y en a partout en France, pas seulement en Aquitaine. On le sait, le portage salarial — un des statuts ouverts aux créateurs d'entreprises de prestations intellectuelles — a été créé à l'origine pour permettre aux quinquas de rebondir. Maintenant, il concerne en majorité d'autres populations : des femmes qui souhaitent gérer leurs temps personnels et professionnel, avec une meilleure qualité de vie, des jeunes (30 à 45 ans) qui veulent vivre un rapport au travail plus autonome, des retraités qui transmettent leur expérience, etc.

Pour autant, le cas des quinquas (oh !) reste très révélateur des discriminations et des pratiques en matière d'emploi. Je suis donc allé dans deux autres régions (Rhône-Alpes et région parisienne) pour rencontrer et recueillir le témoignage de plusieurs consultants, de métiers différents, ayant opté pour l'autonomie à partir de motivations différentes, mais tous très satisfaits de leur nouvelle vie. Au delà, une enquête réalisée l'an dernier, par l'Institut de Gestion Sociale (IGS) auprès de 131 personnes de plus de 45 ans, m'a été commentée par Erwan Poiraud, chargé de mission Recherche et Développement à l'IGS. Passionné de vidéo, j'ai enregistré et monté ces différents témoignages.

La vidéo obtenue a servi de lancement à deux tables rondes sur "le travail par missions des seniors", que l'Institut du Temps Géré (ITG) organisait, à l'occasion d'un colloque, le vendredi 5 juin, salle Clémenceau, dans l'enceinte prestigieuse du Sénat. La première table ronde a complété les témoignages des consultants et l'enquête IGS, pour traiter des spécificités de cette (nouvelle) forme de travail et de ce qu'elle apportait aux professionnels qui la vivent. La seconde table ronde s'est tournée vers les entreprises, et leurs expériences pour accompagner les seniors vers ces nouveaux métiers pour eux. Pour en savoir plus, voir l'article Quand experts et entreprises profitent pleinement du travail par missions, ainsi que l'article "Les seniors et le travail par missions" du site régional ITG Aquitaine.

jeudi 16 octobre 2008

Forum recrutement APEC


C'était aujourd'hui la deuxième édition du Forum Recrutement Cadres à Bordeaux, plus précisément à Mérignac, à l’Espace du Pin Galant, à côté de la salle de spectacle. Une trentaine d'entreprises, souvent très connues, attiraient les visiteurs, cadres confirmés ou jeunes diplômés.

Du monde notamment devant les stands AGF, AXA, CASTORAMA, C-DISCOUNT, FAYAT, PICHET, VINCI … Essentiellement des postes de commerciaux, ingénieurs, managers, dans la région ou le Sud-Ouest, ou le Grand Ouest. Les candidats faisaient la queue pour essayer d'avoir des entretiens de pré-recrutement.

D'autres se sont retrouvés au Forum, pour partager leurs projets en cours et développer leur réseau. Une ambiance assez souriante, en ces temps de crise !! Chaleur humaine et chaleur de l'air, mal ventilé ou pas refroidi, ce qui pouvait pousser à sortir pour prendre un peu d'air frais.

Une très bonne organisation par l'APEC Bordeaux, avec ses consultant(e)s et Pascal Duée, son Directeur.

mardi 27 mai 2008

Agir sur sa carrière, créer son propre emploi

Les consultants le savent bien : les carrières ne sont plus linéaires, ni véritablement gérées par les entreprises. Même si la GPEC est beaucoup mise en avant, est-elle un outil de gestion, est-elle prévisionnelle, agit-elle de façon significative sur l'emploi ?

Ceux qui conseillent, forment et accompagnent les acteurs RH en entreprise ont parfois du mal à faire passer le message aux financiers qui ont souvent pris la place des investisseurs classiques, des entrepreneurs ou des "développeurs" que nous connaissions au siècle dernier. C'est ce que disait Pierre Blanc Sahnoun, en clôture du Colloque, organisé à BeM, le mois dernier.


Nouveaux rapports à l'emploi, aux carrières et au travail, tels étaient les thèmes de ce Colloque. La plupart des témoignages intéressants et des enquêtes présentés ont fait ressortir la prise en main croissante de son propre destin professionnel par les individus. Accompagnés par leurs entreprises, par les institutionnels ou par les associations, ils ont davantage de chance de ré-orienter leurs perspectives professionnelles.

Pour lire et voir le résumé des interventions, suivre ce lien.

Parmi les consultants, prestataires ou autres intervenants que je rencontre aux quatre coins de l'Aquitaine, il y a les retraités et futurs retraités qui veulent se rendre utiles et faire profiter de leur savoir-faire. Ils savent bien que leur nouvelle carrière n'a plus rien à voir avec la précédente. Je vois aussi de plus en plus de jeunes — et encore jeunes — qui veulent donner un nouveau départ à leur carrière ou rebondir à la suite d'une rupture professionnelle : ce sont également des candidats à la création de son propre emploi. Et puis, il y a les créateurs d'entreprise. Or, il existe des solutions précisément "créatives", alternatives à l'inscription au registre du commerce, ne serait-ce que pour valider leur projet et tester leur marché : le temps partagé, pour les opérationnels, le portage salarial, pour les prestataires ou consultants.


A ce sujet, le Salon de l'entreprise se tient les 4 et 5 juin à Bordeaux-Lac. Les organisateurs innovent cette année, en proposant un parcours en 7 étapes pour valider les projets d'entreprise des visiteurs. ITG, accompagnateur des créateurs d'activité solo, sera présent dans la zone dédiée à la seconde étape des créateurs : "je valide mon projet". Pour avoir d'autres informations et réserver son badge d'entrée gratuite (afin d'entrer plus vite), suivre ce lien.

samedi 22 mars 2008

Travail, emplois, carrières : ce qui a changé dans la gestion de l'activité professionnelle


Le 11 avril 2008, se tiendra à BEM (Bordeaux Ecole de Management), à Talence un très intéressant colloque intitulé "Nouveau travail, Nouveaux emplois, Nouvelles carrières".

L’Executive Center de l'école accueillera des chercheurs et des professionnels des ressources humaines, toute la journée du vendredi 11 avril. Ensemble, ils livreront leurs analyses des nouvelles relations qui lient les individus à leur emploi : apparition de nouveaux métiers (relation de service, emplois à la personne), de nouveaux statuts (travail temporaire, portage salarial…) et de nouvelles techniques de travail (gestion individualisée, réseaux sociaux, entreprise 2.0…).

Les consultants autonomes vivent ces changements, parfois en aller-retour vers et hors de l'entreprise. Les DRH, en interne, sont confrontés aux souhaits contradictoires de fidélisation et de flexibilité. Les individus — qu'ils soient salariés (temps plein, temps partiel, temps partagé, intérimaires) ou externes (prestataires, consultants, enregistrés au RCS ou "portés") sont pris entre deux besoins : trouver la satisfaction recherchée et répondre au besoin de performance des entreprises.

Parmi les témoignages, ceux des consultants autonomes seront mis en valeur, en illustrant les initiatives originales mises en place autour de l'autonomie professionnelle et de la sécurisation des parcours.

Voir le billet suite au colloque.

vendredi 29 juin 2007

Les nouvelles carrières, les consultants les pratiquent !!


Hier, à Bègles, l'AREPT(*) organisait, en partenariat avec l’association NGRH(**), une conférence-débat avec ce titre “Les carrières sont mortes, vive les nouvelles carrières”. L'invité était Jean Pralong, Psychologue et enseignant au Département "Stratégie, Hommes et Organisation" d'ESCP-EAP (PARIS).

Parmi les idées à retenir, Jean Pralong rappelait que les entreprises ont besoin d’agilité, de créativité et de flexibilité, d'où le recours notamment à la sous traitance et à l’externalisation, qui génère quelques-unes de nos missions. Par ailleurs, il ajoutait que les salariés attendent toujours plus de leur emploi, et recherchent le changement, le progrès, la créativité… Changer d’employeur est plus facile ; créer une entreprise est tentant. Créer son activité, comme nous le faisons, est un prolongement logique, pour les prestations de services intellectuels.

Les changements viennent le plus souvent des individus, qui ont maintenant un rapport très “contractuel” avec leur entreprise : on veut tout de suite de la motivation, du développement, de la créativité. Les plans ou promesses de carrière n'engagent que ceux qui y croient !! Les promotions linéaires, hiérarchiques, ont vécu… dans la plupart des cas, même si certains grands groupes essaient de croire encore dans la valeur "loyauté". Les nouvelles carrières sont celles des experts, des entrepreneurs, des parcours multi-entreprises, avec les situations pluri-statuts (salariat, intérim, indépendance, …).

Pour Jean Pralong, il en découle une première compétence à développer chez les individus et à promouvoir de la part des DRH : la compétence à s'orienter. Celle qui permet d'être acteur de son appréciation de performance, pour se donner du sens, associer ses compétences, promulguer sa stratégie, pratiquer la veille quotidienne et se doter d'un cadre de référence en propre. Ce dernier point est majeur, car Jean Pralong a observé des situations réelles dans diverses entreprises et a pu observer la différence de résultats entre deux grands systèmes de référence : marché de l'emploi régulé vs chaotique, évolution par vocation vs opportunisme, enjeu de carrière centré sur le développement personnel vs l'évitement du chômage, la volonté de contribution stratégique vs technique, la vision des collègues comme de simples pairs vs des partenaires, et le rapport au n + 1 comme partenaire vs donneur d'ordres.

En la matière, ce sont les ressources qui créent la valeur, et non plus l'adaptation à un marché. De même, qu'un marketing produit s'appuyant sur une analyse classique (SWOT ***), ne donne aucun avantage concurrentiel décisif. A ce sujet, voir l'article “ Microsoft décline… mais pas seulement ses technologies !” dans MacPlus, qui conclut par ceci :
Il ne s’agit rien de plus qu’un simple constat clinique, ou plutôt l’illustration de ce que Steve Ballmer le CEO avait lui-même décrit comme le modèle industriel de son entreprise, devant les étudiants de la Stanford Graduate School of Business : trouver une idée, et en tirer le maximum de revenus possibles en la déclinant au maximum, jusqu’à plus soif… La différence entre déclin et déclinaison, quelle que soit la racine commune, tient décidément beaucoup moins à la désinence qu’à l’état d’esprit. Un peu comme dans innovation par exemple…
En comparant Microsoft (ou Sony) avec Apple, à propos du raz-de-marée iPod, qui pourrait se renouveler avec l'iPhone, on voit bien que Steve Jobs, patron d'Apple, a d'abord regardé les talents et les technologies qu'il avait en interne pour créer son iPod puis son iPhone, quitte à acquérir des technologies complémentaires pour boucler le produit innovant. De son côté, Microsoft a essayé de copier laborieusement divers produits, concepts et logiciels (comme d'habitude !), pour coller à un besoin du marché identifié à un instant donné.

Pour Jean Pralong, la même classique démarche "SWOT” appliquée au marché de l'emploi amène aux impasses ou insuffisances des divers organismes censés favoriser le retour à l'emploi.

Alors, que faire, quelles pistes de réflexions pour les acteurs RH ? Jean Pralong nous en a livré quelques-unes :
• Reconnaître et développer les compétences et la diversité.
• Accepter les comportements "mercenaires" des cadres.
• Aider les personnes qui ont une vision du monde inadaptée à agir sur leur système de référence.

En somme du cognitif et du comportemental.

D'autres idées sur le blog de l'auteur.

(*) AREPT = Association Régionale des Psychologues du Travail
(**) le site de NGRH.
(***) SWOT analysis = analyse forces/faiblesses, opportunités/menaces (de l'anglais Strenghts/Weaknesses, Opportunities/Threats

vendredi 6 avril 2007

Autonomie subie ou choisie ?

Quelle est notre position par rapport à l'autonomie professionnelle que nous affichons ? L'avons-nous subie ou choisie ? Ou les deux successivement ?

Ceux qui ont eu un ou des accidents de parcours professionnel sont dans deux cas de figure :

• soit, il ont découvert, parfois sur le tard, qu'ils étaient passé à côté de la réalisation d'eux-mêmes, de l'accomplissement personnel ou d'un objectif de vie. Ils se sont tournés vers l'indépendance, sous l'une des formes ou statuts possibles,

• soit, on les a poussé dehors, et au cours d'un accompagnement individuel ou collectif, ils ont vu une piste s'ouvrir, mais qui trop souvent reste à leurs yeux un pis aller, une solution d'attente, avant de retrouver l'idéal du CDI “sécurisant”.

Ceux qui davantage choisi leur autonomie se recrutent parmi les profils suivants :

• ceux qui ont su “faire le deuil” des carrières linéaires, en vivant dans la réalité de notre vie du 21ème siècle,

• ceux qui abhorent les carrières linéaires justement, et ont toujours su profiter des opportunités qui se présentaient autour d'eux, sachant déjà les repérer, ce qui est un signe d'écoute indispensable pour nos métiers,

• ceux qui préfèrent, par tempérament, l'interdépendance, riche de connexions, des métiers du conseil, de la formation, de l'expertise ou de la prestation de service.

Dans quels cas de figure êtes-vous ? Témoignez sur ce blog. Je trouve, chaque jour, plus intéressante, la variété des profils, des origines professionnelles ou géographiques, des “professionnels autonomes”, dans notre grande région Aquitaine et ses voisins proches.