jeudi 17 décembre 2009
Windows 7 adore le Mac
jeudi 22 octobre 2009
Se passer de Windows 7
Le jour de la sortie officielle de la mise à jour de Windows Vista, vendue sous le nom de Windows 7 (seven), les media se sentent un peu obligés de relativiser, une fois n'est pas coutume ! Ce qui nous change de la servilité habituelle de pas mal de journalistes, quand ils étaient en face de l'homme le plus riche du monde (Bill Gates). Y aurait-il un lien de cause à effet ? Depuis que Steve Ballmer a pris les commande de Microsoft, les commentaires ont un peu plus de recul. “Un nouvel échec serait impensable pour lui”, comme le dit Anthony Morel (BFM radio). Voici ce qu'écrit BFM sur son site* : Après l'échec de Vista, cette sortie prend des airs d'épreuve de vérité pour le groupe. Les nouveautés et les enjeux de ce lancement. Le défi pour Microsoft : faire oublier les bugs de Windows Vista avec un nouveau système d'exploitation qui en reprend tous les fondamentaux. Windows 7 est basé sur le même noyau technologique que son aîné... dont il tente de corriger les problèmes majeurs ! 
samedi 10 octobre 2009
Le conseil d'un expert en cybercriminalité : ne pas utiliser Windows pour consulter ses comptes bancaires
Lue dans MacPlus, ce jour, l'information selon laquelle un enquêteur de la police de Sidney fait "une recommandation simple pour éviter les problèmes au moment de consulter l’état de son compte bancaire sur internet : ne pas utiliser Windows. [Et de conseiller] de consulter son compte sur un ordinateur sous Linux ou directement depuis un iPhone ! Cette déclaration ne s’est pas faite au hasard : le gouvernement australien compte en effet interdire l’accès et la consultation d’un compte bancaire aux systèmes d’exploitation mal ou peu sécurisés."
Pas sympa pour Steve Ballmer, qui essayait de promouvoir, auprès des PME et micro-entreprises, une plus grande diffusion des PCs (comme s'il en vendait !) et de l'utilisation d'internet (comme s'il partageait les valeurs et les normes du web !).
Voir le billet d'hier : TPE, micro-entreprises, un terrain de chasse moins facile pour Microsoft
vendredi 9 octobre 2009
TPE, micro-entreprises, un terrain de chasse moins facile pour Microsoft
Même Laurence Parisot s'ennuyait un peu à l'écouter ; on la voit un moment papoter avec le célèbre PKM**. A un autre moment, elle a posé une question à "Steve" à propos de ce que faisait Microsoft pour éviter aux entreprises de tomber dans ce qu'Alain Finkelkraut appelait "l'internet poubelle". Notre caricature d'américain moyen a répondu par le contrôle parental (quel rapport !) et avec les progrès en matière de sécurité de son navigateur, qu'il n'a même pas osé nommer ! Tellement il a honte du navigateur le plus pourri du monde, pré-installé sur les ordinateurs "motorisés" par Windows !?
C'est après que la "guest star" soit partie, accompagnée de ses gardes du corps, que Laurence Parisot a corrigé les propos de l'impérialiste du logiciel, en expliquant qu'en France même les petites entreprises étaient informatisées et connectées.
Petit montage de la conférence, animée par Bénédicte Tassart (RTL).
Extrait (8 mn) du documentaire américain datant de 1996, traduit en français :
(*) "cloud computing" est encore un de ces concepts qui aurait dû être traduit dès le départ en bon français ! Wikipedia ose "l'informatique dans le(s) nuage(s)" ! On sait bien que les informaticiens le sont parfois ! Il vaudrait mieux dire "l'informatique en ligne" ou "l'informatique sur le web", puisque ce sont à la fois les données et les applications qui sont en ligne, sur des réseaux et serveurs distants.
(**) Pierre Kosciusko-Morizet, président de Priceminister et de l’Acsel (Association pour le commerce et les services en ligne)
lundi 6 juillet 2009
De moins en moins de navigation avec Explorer

Après avoir terrassé Netscape Navigator, LA référence à l'époque pour la navigation internet, Microsoft Internet Explorer a du plomb dans l'aile ! Comme quoi la stratégie du package forcé ne suffisait pas : l'inclure par défaut avec le système d'exploitation qui a inondé le monde de l'informatique dite "personnelle", et l'imbrication des deux explorateurs (interne, pour trouver les fichiers de la machine) et externe (pour aller sur le web).

Cette astucieuse confusion des genres a profité à Microsoft, au delà du raisonnable, en lui permettant d'envahir l'accès internet avec un mono-produit, toujours non orthodoxe quant au respect des règles du web, longtemps intrusif et dangereux (IE6, surnommé le cancer du web) et largement dépassé jusqu'à ce que la montée en puissance de Firefox conduise Microsoft à se réveiller et à proposer IE7, et maintenant IE8.

A force d'expliquer aux utilisateurs lambda du monde du PC qu'il n'y a pas qu'un seul outil pour aller sur le web, la fondation Mozilla, qui a repris les codes du défunt Netscape pour développer Firefox, le message s'est répandu, tant dans les institutions (telle la Gendarmerie) et les grandes administrations ou entreprises que chez les particuliers.
On peut voir le résultat, de haut en bas, avec les statistiques en France*, puis en Europe, puis du côté de la navigation sur les mobiles, qui est en train de se développer à grande vitesse, grâce à l'iPhone.
(*) la France se tâte, puisque Mozilla Firefox était en train de passer au dessus d'IE, en octobre 2008 ; puis, l'arrivée d'IE8 a fait remonter le navigateur de l'ogre de Redmond ; la tendance inéluctable au niveau européen montre bien que les courbes vont se croiser très bientôt.
mercredi 13 mai 2009
Au moment où Intel est condamné, … Microsoft se souvient de son passé glorieux

Dépêche AFP aujourd'hui : L’Union Européenne vient de condamner Intel pour abus de position dominante. Après neuf ans d'enquête, la Commission européenne a infligé une amende record de 1,06 milliard d'euros au numéro un mondial des microprocesseurs, condamné pour avoir illégalement écarté du marché son concurrent AMD. Intel bat le record de Microsoft, condamné l'an dernier à payer 899 millions d'euros. L'ardoise cumulée du géant américain des logiciels, dans le collimateur de Bruxelles depuis des années, reste toutefois bien supérieure, à 1,676 milliard d'euros.
mardi 14 avril 2009
Nettoyer son PC : une maladie congénitale
En passant vite, j'avais cru voir ce titre de couverture !! Mon filtre visuel ou mental a déformé le titre du numéro 571 de Micro Hebdo !! Et pourtant, la vérité n'est pas très loin. J'ai vécu l'histoire sur mon Mac, comme je le raconte dans mon billet de la semaine dernière "Microsoft a manqué de vista". Le mieux serait d'installer Mac OS X, mais Apple bloque et interdit l'opération, alors qu'il autorise et favorise l'installation du système d'exploitation du grand concurrent. La Gendarmerie, en tous cas, a bouté Windows hors de ses ordinateurs*, en installant Ubuntu et les logiciels libres (OpenOffice, Firefox, Thunderbird, …).Windows est une manne pour la presse PC qui fait dépenser de l'argent et beaucoup de temps aux pauvres utilisateurs qui n'en finissent pas de payer la "taxe Microsoft", directement ou indirectement. Allusion à l'argumentaire de Brad Brooks, le vice-président du marketing produit de Windows, qui a présenté un tableau comparant des PC et des Mac, avec de nombreuses erreurs, pour reprendre la campagne de la "taxe Apple", chère à Steve Ballmer. La taxe Microsoft, pour moi, est celle qui fait qu'un achat souvent un peu moins cher au départ — mais pas toujours — se traduit ensuite par (1) une perte de temps en configurations, mises à jour, blocages du système, (2) un besoin de support payant ou consommateur d'énergie et de temps, pour la grande majorité des utilisateurs, selon qu'on est salarié d'entreprise, particulier ou autre, (3) la nécessité d'ajouter des modules, logiciels, etc. pour fonctionner efficacement dans la vie courante (pas de iLife, par exemple, simple, convivial et puissant), (4) le prix à la revente nettement inférieur pour le PC que pour le Mac.
Tout ceci représente le coût complet d'utilisation : le rapport qualité/prix de la combinaison matériel/logiciel chez Apple/Mac est vraiment supérieur au rapport qualité/prix de la combinaison PC de qualité équivalente/Windows.
(*) lire "50 millions d'euros d'économie pour la Gendarmerie !"
mardi 7 avril 2009
Microsoft a manqué de vista
J'ai déchanté un peu plus tard, quand j'ai constaté les ralentissements du système, la taille de la partition dédiée au "PC" sur mon disque dur, les fenêtres de configuration ou de mises à jour (Windows Update) refusant désormais de s'ouvrir ou d'afficher quoi que ce soit !! D'abord, à travers le Mac (avec Parallels Desktop), puis ensuite en démarrant directement en mode Windows, tout bonnement !!
Sans parler de la lenteur d'ouverture, enregistrement et fermeture des fichiers !! La taille initiale de 32 Go était devenue trop petite ; il ne restait plus que quelques centaines de Mo, avec une barre rouge indiquant la saturation du PC !!
Alors, il a fallu recommencer tout : effacer le volume "win", re-partitionner le disque dur (en réglant sur 40 Go, pour avoir de la marge) et ré-installer Vista, via l'application BootCamp, fournie par Apple. Cinq heures d'installation ou de surveillance, un soir de la semaine dernière, avec ce résultat : Vista + Office 2007 = près de 20 Go, sans aucun document personnel !!
Vista est-il dopé à la mal bouffe du pays dont il vient ? Est-ce du hamburger informatique ? A vouloir copier Mac OSX, par manque de créativité et de talent, Microsoft a une fois de plus ajouté un mille-feuilles d'instructions mal codées, mal ficelées et lourdingues, pour essayer de faire ce que le Mac fait instinctivement depuis toujours, étant à la base un système graphique.
Bill Gates a eu une vision au départ, consistant à mettre l'informatique à disposition de chacun. Depuis, Microsoft a envahit le monde au point que le commun des mortels n'imagine pas qu'il existe autre chose que le PC sous Windows. Au passage, l'ogre de Redmond a totalement perdu sa vision (même marketing) : plus de perspective, si ce n'est défensive. Avec Vista, l'éditeur a raté sa copie, presque autant que Windows Millenium, mais avec bien plus de dégâts, puisque Vista s'adresse aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers.
lundi 2 mars 2009
Vista et Second Life, parmi les fiascos 2009

Il n'y a pas de fumée sans feu !! L'humour de ce groupe de catalans ne manque pas de piquant !!
Leur ambition est de “récompenser les meilleurs projets dans le domaine des techniques de l'information et de la communication qui ont abouti à un fiasco. [Ils veulent] promouvoir un esprit critique, une attitude positive par rapport aux obstacles sur la route du succès, et pourquoi pas rigoler.”
Et donc, pour rire (jaune !?), on peut voir la petite vidéo de 3 minutes 22 secondes, commentée ici. Leur site :ici.
vendredi 23 janvier 2009
Innover, cibler, durer : quelques recettes d'Apple à méditer pour nous les consultants
Le chiffre d’affaires du dernier trimestre est de 16,6 milliards de $, alors que celui d'Apple a dépassé les 10 milliards. De sacrés performances pour une entreprise qui compte quatre fois moins de salariés !Alors, d'où vient la différence ? De plusieurs leçons d'un "paranoïaque génial dont l’obsession du détail et le génie inventif ont contribué par deux fois à faire de l’entreprise créée par lui en 1976 une des marques les plus populaires au monde" : Steve Jobs. Comme certains l'ont observé, "son génie est aussi une méthode de travail, une façon d’aborder l’innovation dans le domaine des technologies de l’information, de comprendre, de devancer ce que les utilisateurs attendent".
Ces leçons, Mike Elgan, éditorialiste à ComputerWorld, les appelait des secrets*, les secrets de la réussite d'Apple, une entreprise différentes de toutes les autres dans l'informatique. Alors que Steve Ballmer, l'actuel P-DG de Microsoft, crie son amour pour sa compagnie, c'est la communauté Apple qui crie son amour pour la compagnie dont elle est cliente !
Je ne reprendrai que quatre points :
• les ingénieurs au service des designers : il a fallu faire tenir l'unité centrale dans un écran plat ; les ingénieurs ont réussi et l'iMac est devenu un produit totalement innovant, maintenant copié par des constructeurs de PC ; pour nous, ceci veut dire concevoir le produit, la solution, l'intervention, en se mettant à la place du client, en imaginant comment il va découvrir, se former, modifier ses processus, adopter de nouveaux comportements, …
• peu de produits : pas besoin d'une flopée de versions de logiciel système, comme avec Windows Vista (Édition Familiale Basique, Édition Familiale Premium, Professionnel, Édition Intégral), mais seulement une version Mac OS X Leopard avec deux prix (Utilisateur unique ou Pack familial) ; pour nous, ceci veut dire ne pas garnir sa vitrine (web ou plaquette) d'offres de services multiples, compliquées à retenir ou à choisir ; nos clients nous choisissent pour le point fort avec lequel ils nous ont connus ; il vaut mieux le maintenir, le développer ou le revoir de fond en comble, tout en restant concentré sur cet objectif principal…
• l'expérience utilisateur : l'iPhone n'est pas un de ces téléphones dits "intelligents" ou communicants, mais un terminal d'une nouvelle espèce que Nokia ou Palm viennent seulement d'essayer de copier ; copier les caractéristiques ne suffit pas, c'est la vie quotidienne de l'utilisateur qu'Apple a voulu et su transformer, avec un écran tactile, une facilité de consultation web et mail, et bien d'autres choses que chacun peut personnaliser, en ajoutant des applications qui lui rendent service ; pour nous, c'est la totalité de l'approche qui fait la différence ; par exemple, le client n'achète pas uniquement le produit de formation, mais aussi le formateur avec sa façon de faire ; il faut que les participants vivent une expérience pédagogique unique ou différente…• on ne peut pas plaire à tout le monde : depuis le départ, Apple a choisi de créer et de "penser différent", de faire du beau, de ne pas s'adresser au plus grand nombre (ce qui a failli lui être fatal, il y a 15 ans ! ) ; pour nous, ceci veut dire garder sa personnalité ; un consultant autonome n'a pas besoin d'avoir beaucoup de clients lui achetant des prestations banalisées, mais des clients ciblés, avec qui il peut co-construire sur la durée…
(*) Voir l'article original en anglais dans Computerworld ou son résumé en français dans macgeneration.
lundi 3 mars 2008
Le Mac est le PC que l'on ne regrette pas d'avoir acheté !

L'Internaute a interrogé les acheteurs d'ordinateurs personnels (60% de fixes, 40% de portables) au début de cette année. L'objectif était de connaître leur niveau de satisfaction sur 7 critères : puissance, logiciels, encombrement, connectique, esthétique, silence, connexion internet.
Les réponses sont édifiantes ! Sur chacun des 7 critères, Apple arrive en première position. Ce qui confirme — une fois encore — qu'un achat Mac est un achat durable. Même si le Mac est très souvent plus cher qu'un PC équivalent en caractéristiques techniques pures, il perd moins vite de sa valeur, se revend plus cher, et revient souvent finalement moins cher à l'usage. Pas étonnant que les 7% des 3000 répondants qui ont acheté un Mac en sont satisfaits à 96,7%.
Les consultants qui songent à remplacer leur ordinateur, souvent un portable, et qui n'avaient jamais pensé avoir un Mac, pourraient peut-être y réfléchir à deux fois … D'autant que le Mac est un PC comme un autre, qui fait tourner aussi bien les systèmes Windows que Mac ou même Linux, selon les besoins logiciels du consultant, ou simplement sa désaccoutumance progressive de l'environnement Windows, de ses nombreuses tracasseries et temps morts qui réduisent d'autant la productivité.
Voir les résultats de l'enquête de satisfaction.
vendredi 22 février 2008
Bill Gates et le charisme de la moule

Voilà un immense personnage !! L'ex-homme le plus riche de la planète !! Sa récente intervention au Salon des Entrepreneurs, le 7 février (à Paris, Porte Maillot), a montré encore une fois une bouille sympa de post-ado, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession et qui a pourtant été l'initiateur du fameux "hold-up planétaire*" … Mais d'où vient ce charisme que certains lui prêtent et qui ne me saute pas aux yeux — c'est le moins qu'on puisse dire ?!! Le respect du pouvoir ? La flatterie devant les riches ? La soumission au modèle unique ? La croyance à la sincérité du manipulateur ?
Ce sympathique chef d'entreprise a été accueilli avec un "lèche-cu-isme" appuyé par le journaliste François-Xavier Pietri, directeur de la rédaction de La Tribune. Point d'orgue d'un "Grand Débat : Ils ont révolutionné leur marché !", Bill Gates a été présenté comme "le symbole, à lui seul, de la révolution technologique d'une génération, celle qui a vu naître le micro-ordinateur, une révolution sans laquelle l'entrée dans le monde de l'internet n'aurait pas pu avoir lieu (sic !)." Pour voir la vidéo (durée 38 minutes).
On s'étranglerait presque, quand on connaît l'histoire de ce "visionnaire" qui a créé son empire à partir de son antique système d'exploitation (MS-DOS) qui n'était pas à lui** ! Quant au symbole de la révolution technologique, que dire de son client et copain d'alors (Steve Jobs) ? Pour les jeunes qui ne connaissent pas non plus cette histoire, revoir l'article à propos d'une émission Capital sur M6 qui avait si bien raconté la naissance de Windows !! Ou comment ajouter l'interface graphique indispensable à un système rebutant pour le commun des mortels (le fameux DOS) (lien vers l'article).
Si on compare ce "charisme de la moule" a celui de Steve Jobs, on a un personnage bien différent !! Moins sympathique, d'ailleurs, voire même tyrannique avec ses troupes, au point que le concept de CDR (Champ de Distorsion de la Réalité) a même été défini pour décrire l'effet produit sur son entourage proche (lien vers l'article). Moins sympa peut-être, mais avec une vision plus claire et un enthousiasme communicatif. Bill Gates avait rêvé que le micro-ordinateur serait présent dans tous les foyers ; Steve Jobs avait voulu que la micro-informatique soit simple, élégante et conviviale. Autrement dit, que l'expérience utilisateur soit pleinement satisfaisante, masquant au maximum la sophistication technologique en arrière plan.
Pour finir, on peut aussi comparer les présentations ou discours d'ouverture de nos deux personnages (les "keynotes", comme on dit couramment) : - Bill Gates, au CES (International Consumer Electronics Show) de 2007 a employé 21,6 mots par phrase ; la densité lexicale était de 21 %, avec 5,11 % de mots difficiles et un indice de lisibilité de 10,7 %
- En comparaison, Steve Jobs, à la Macworld Conference and Expo deux ou trois jours après a employé 10,5 mots par phase ; la densité lexicale était de 16,5 %, avec 2,9 % de mots difficiles et un indice de lisibilité de 5,5 %
Nous ne parlerons pas ici des supports visuels utilisés ; de nombreux articles comparent les PowerPoints de Bill, contre-exemples patents symbolisant les visuels à ne pas utiliser, avec les présentations Keynote (logiciel maison), nettement plus dépouillées, visuelles et entraînantes du charismatique Steve.
(*) "Le hold-up planétaire" est un livre, publié chez Calmann-Lévy, en 1998. Ce livre a été écrit par Dominique Nora, journaliste et grand reporter au Nouvel Obs, autour d'un long entretien avec Roberto Di Cosmo, professeur d'informatique à l'École normale supérieure de Paris. Il passe en revue les pratiques commerciales prédatrices de Microsoft, la médiocrité objective de ses produits, la longue passivité de la communauté scientifique, des médias et des gouvernements à son égard, les freins à l'innovation engendrés par la domination de Microsoft et les dangers qu'elle fait courir, selon Di Cosmo, à toute l'humanité. Le livre est épuisé mais les auteurs ont récupéré leurs droits pour le mettre à disposition en téléchargement ici.(**) Wikipedia résume assez bien l'histoire : En 1980, Microsoft signe un contrat avec IBM pour développer le système d'exploitation MS-DOS, à commercialiser avec chaque ordinateur personnel IBM PC. MS-DOS est commercialisé aux États-Unis à partir du 12 août 1981, mais n'est pas développé par Microsoft: Il a, le 6 janvier 1981 acquis des droits d'exploitation de 86-DOS à la société Seattle Computer Product (SCP) 3, puis le 22 juillet 1981 a conclu un accord de commercialisation4 avec la société SCP permettant à Microsoft de présenter le produit comme sien et à SCP de toucher des royalties sur le volume de vente. Notons que l'accord incluait déjà une version multi-utilisateurs.
Sa fortune est faite, et ne cessera plus de croître à des niveaux record. Bill Gates est persuadé qu'un jour tous les foyers et le monde professionnel seront équipés d'ordinateurs personnels. IBM est loin d'être le premier sur le marché: Apple, entre autres, s'était déjà lancé sur ce marché quatre ans auparavant avec un succès foudroyant. Le poids d'IBM et le génie commercial de Bill Gates sont alors d'une importance primordiale pour le décollage de MS-DOS.
samedi 9 février 2008
Vista sur Mac : le meilleur des deux mondes
Alors, j'ai essayé, à la faveur d'une baisse de prix de l'OS du quasi-monopole. J'ai fait différents essais : en redémarrant le Mac sous Windows, puis en utilisant le logiciel Parralels Desktop, qui affiche simultanément les deux systèmes. C'est là qu'on vérifie l'inspiration Mac de Vista !! Tout comme — parfois, reconnaissons-le — des idées Windows passées sur Mac*.


Ce qui frappe surtout c'est la simplification des choses : le système est presque intuitif, il propose des réponses, la recherche est enfin au niveau. Et aussi le look très propre et moderne, qui se rapproche du Mac. Bien entendu, il y a toujours ces cachoteries de Windows qui fait des choses sans rien vous dire, et ces icônes d'installation de logiciels venues du siècle dernier.
Pour un consultant qui veut le meilleur des deux mondes, il y a la solution Mac : un équipement qui sait faire tourner Windows, un système Mac, basé sur Unix, à la fois robuste et convivial. Attention : ne pas se laisser griser, se souvenir que Windows est attaqué, se connecter au web le moins possible, préférer le Mac. Avantage pour un nouveau venu au Mac : le passage progressif vers le plaisir, le temps d'apprendre la simplicité et l'élégance…
(*) Lire le comparatif Leopard/Vista de Tom's Guide.
samedi 1 décembre 2007
Vendre du papier glacé, ça rapporte !! Se moquer des lecteurs, ça devrait rapporter des baffes !!

Voilà bien longtemps que je n'achetais plus le mensuel SVM Mac : trop cher (6 €), trop de pub, pas assez de conseils pratiques, il vise plusieurs publics, sans en satisfaire aucun.
Je tombe sur une affiche grand format, visible sur plein de kiosques à journaux. Trois sujets aguichants :
• L'iPhone, faut-il craquer ou le craquer ?
• ADSL, l'offre la plus Mac
• Bienvenue sur Mac, adieu Windows, switchez pour Leopard.
Je l'achète. Surprise : prix exceptionnel de 6,50 €. Qui dit mieux ? C'est un numéro anniversaire — le numéro 200 — et que croyez-vous qu'il y a en plus ? Simplement 6 pages, avec les copies de couvertures des anciens numéros et quelques lignes sur l'édito de l'époque. Passionnant, non !? Au total, 172 pages, dont 75 pages de pub !! Pas loin de 44 % du magazine !! Son confrère Avosmac totalise 52 pages, dont 3 pages de pub et s'achète 3,90 € !! Cherchez l'erreur !! Comment fait Avosmac, sans pub ou presque ? Les journalistes de SVM Mac sont-ils payés double ? Une fois pour leurs articles, une fois par la pub ? Pourtant, au bout du compte, pour le lecteur, c'est pareil : tous les deux sont à 8 cts la page réelle !! Et tous les deux trop chers !!
Regardons le principal sujet, le troisième, celui qui fait l'objet de la couverture et de l'affiche. Huit misérables pages pour traiter un sujet si nécessaire, à l'heure où la population vieillissante des macophiles de toujours a déjà cédé la première place aux convertis du Mac OS X — le splendide système Unix, stable et organisé — et à l'heure où les nouvelles générations biberonnées au PC sous Windows découvrent que le Mac a fait sa seconde révolution, l'an dernier, avec le processeur Intel, ce qui met les deux mondes dans une même machine*.
Deux exemples d'approximations :
• page 61, un titre étonnant = Oubliez le clic droit. “Plutôt que d'effectuer un clic droit, la tradition du Mac veut que vous alliez chercher dans les menus de l'application tout en haut de l'écran (Edition, Format, …) les moyens d'interagir”. Or, depuis le système 10 (X), le clic droit est largement utilisé. Toutes les applications — Mac, Microsoft Office, Adobe, entre autres — permettent d'avoir le menu contextuel, avec une souris quelconque dotée du clic droit. Idem pour naviguer de haut en bas avec la roulette de la souris. Et c'est très pratique. D'accord avec le journaliste, les raccourcis clavier sont également très efficaces. On peut combiner les deux : main droite pour le clic droit pour insérer un lien, un tableau, etc. dans un document Word, puis main gauche, pour le raccourci Commande S (Pomme S) qui sauvegarde (enregistre) le fichier et Commande W pour fermer. Et là, on va très vite !!! Comme ceux qui savent faire pareil sur PC, puisque j'ai pris des raccourcis qui existent aussi sur Windows, même s'il y en a beaucoup moins. Ce n'est pas parce que Bill Gates a copié au fur et à mesure le Mac, que Steve Jobs n'a pas le droit d'adapter ce qui se fait de bien sur Windows !
• page 64, Transférez vos données, notamment les mails. “Avec un compte IMAP ou un webmail, aucune différence ; avec un compte POP, la transition ne sera pas aisée. Il conviendra de passer d'abord par Entourage, le logiciel de courrier électronique inclus dans la version Mac d'Office 2004. Elle est évidemment payante. Ensuite, vous pourrez soit conserver Entourage, qui est un très bon logiciel, soit passer par le dialogue d'importation de Mail qui est capable de récupérer les boîtes aux lettres d'Entourage”. Je n'ai pas vérifié s'il n'y avait pas une possibilité sans passer par Entourage, mais il faut dire ceci : Entourage c'est la version Mac d'Outlook, créée par la Mac Business Unit de Microsoft ; elle fait partie de la Suite Office pour Mac, avec Word, Excel et PowerPoint, en version d'essai pour un mois dans tous les Macs ; donc, si on ne veut pas l'acheter, on aura utilisé Entourage pour importer les mails d'Outlook, son cousin, on aura demandé à Apple Mail de les importer à son tour et c'est tout !! Ensuite, si on veut ouvrir et enregistrer les fichiers MS Office, on peut le faire avec OpenOffice (gratuit) ou iWork (pas cher) grâce à Pages, Numbers ou Keynote, respectivement. Mais le quasi monopole MS Office est à peu près incontournable, car Word et Excel sont des immenses usines à gaz, incompatibles au bout du compte avec le monde extérieur. Il est difficile de s'en passer.
J'oubliais : il y a deux pages, un peu plus loin, avec l'interview d'Antoine (Atol !!), navigateur et documentariste, qui est passé au Mac depuis le Mactel, l'an dernier.
(*) On aurait préféré d'autres témoignages de "switchers" (les transferts d'une plateforme à une autre), comme le reportage chez SUPINFO, la célèbre Ecole d'Informatique.

Extrait de l'interview du Chef de Laboratoire Technologies Apple de cette école : "Bien des étudiants, qui étaient souvent des utilisateurs PC avant d'intégrer l'école, penchent désormais pour la technologie Apple. On le voit au nombre d'entre eux qui achètent des portables MacBook et MacBook Pro. Ils apprécient la possibilité d'exécuter différents systèmes sur le Mac. Non seulement on gagne beaucoup de temps, mais la productivité des étudiants s'en trouve nettement améliorée lorsqu'ils passent d'un labo à un autre."
En comparaison, les utilisateurs PC doivent emprunter un Mac au Laboratoire Apple lorsqu'ils étudient les technologies Apple et ils ne bénéficient pas d'une telle flexibilité sur leur propre système. Les utilisateurs Mac se félicitent également de la fiabilité de leurs ordinateurs et de leur simplicité d'utilisation", ajoute-t-il.
"Nos étudiants sont très bien placés pour comparer les différents systèmes, explique Damien Gosset. Il ne fait aucun doute que les cours de certification Apple ont permis à un grand nombre d'entre eux d'apprécier les possibilités qu'offre le Mac."
vendredi 27 juillet 2007
Microsoft copie toujours aussi mal, mais vends encore assez bien !
Microsoft a mis 5 ans pour s'inspirer largement de Mac OS X et sortir son système mal abouti et instable. Déjà en chantier, Windows Seven, pour essayer de s'inspirer de Leopard, prochainement sur Mac.
L'histoire ne fait que se répéter !! Le péché originel date de plus de 20 ans, lorsque Bill Gates était un modeste fournisseur de logiciels (Word, Excel) pour les début du Mac.
L'excellente émission Capital, de M6, avait sorti en 2005 une histoire de Steve Jobs, le gourou mégalo d'Apple. La production ne pouvant pas confirmer par écrit son autorisation orale de reprendre un extrait de l'émission, la vidéo n'est pas accessible au public, sur DailyMotion. La séquence dure 6 minutes 34.
Quand vous aurez vu (ou revu) cette histoire, vous vous direz que — bien tard — après le retour de Steve Jobs, après le passage à Unix pour son système, puis aux puces Intel pour ses machines, le Mac est en train de devenir l'ordinateur multi-systèmes rêvé : Mac et Windows dans une machine belle, performante, au rapport qualité/prix excellent. Essayez donc de voir dans quelles machines les fabricants de PC mettent les puces Intel présentes dans les Mac !! Et à quel prix ils les sortent !!
Pour voir le sujet complet de l'émission Capital de M6 : ici (deux fois 17 minutes).
Pour voir une histoire très complète des "cinglés de l'informatique" : ici (vidéos en 3 parties ou en 9 morceaux).
dimanche 11 février 2007
Que peut vouloir dire V.I.S.T.A. ?
C’est la dernière trouvaille d’un internaute qui circule sur le réseau des réseaux. Il vient de donner une définition précise de l’acronyme V.I.S.T.A ; nom de baptême du dernier système d’exploitation de la firme de Redmond : Virus Inside Switch To Apple.Gageons que les responsables du géant logiciel apprécieront... :)

Un autre acronyme trouvé : Windows Viruses Intruders Spyware Trojans, Attack!
Pourquoi tant d'humour grinçant à l'égard de Windaube ?
Pour lire une parodie d'article type Wikipedia, en anglais (Uncyclopedia !!)
Pour lire une introduction sur MS, en français (Desencyclopedie !!)
