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samedi 17 avril 2010

Non, je ne suis pas souffrant, ni mort…, je prends mon temps.

Fadhila Brahimi en parle justement dans son billet : Manager sa présence numérique: comment gérer son temps et sa Web communication ?  

Je ne croyais pas qu'un jour, je laisserais de côté le blog, par manque de temps ! J'entends déjà Fadhila me dire “Nous n’avons jamais  de temps pour ce que nous ne voulons pas faire par manque d’envie pas ou manque de motivation”, ainsi qu'elle commence son billet…  

En réalité, je suis un peu bloqué par une question technique, car j'ai décidé de dédoubler ce blog pour ne pas mélanger deux thèmes qui, au fond, sont quand même différents : le portage salarial, la vie des consultants autonomes. Et, comme Blogger ne me donne pas satisfaction, j'étudie les autres solutions, je me replonge dans l'excellent bouquin de Thomas Parisot (Réussir son blog professionnel) et je prend mon temps… 

Thomas Parisot, chirurgien de la blogosphère: Réussir son blog professionnel


samedi 20 février 2010

Inter-générationnel : avant tout, la question à traiter est hors de l'entreprise


Les trois générations au travail font parler les consultants, formateurs et journalistes, depuis 2 ou 3 ans. On nous rappelle que les aspirations et les modes de fonctionnement de la génération Y sont très différents de ceux de la génération X et de la génération précédente des "baby boomers". Elle est plutôt portée sur le zapping comportemental, l'allergie aux règles et à la hiérarchie, etc. 
On nous dit qu'il est urgent de favoriser la créativité des uns, la prise de recul des autres ou le goût du travail bien fait d'autres encore. Que, sinon, on se prive d'une synergie inter-générationnelle, voire que l'on se prépare à une cohabitation conflictuelle. On nous dit que les managers ont un rôle majeur à jouer pour permettre la "fertilisation croisée" des différentes générations. Evidemment, l'âge du capitaine n'est pas neutre, et on touche à la question des représentations, qui conditionne tellement les réflexes des uns et des autres. 
Quant à moi, j'observe plutôt, avec les entreprises clientes pour qui j'interviens, un enrichissement mutuel des générations, une confrontation productive des habitudes et des envies. C'est pourquoi je pense que l'enjeu est davantage à l'extérieur de l'entreprise : avec les jeunes qui n'arrivent pas à y entrer ou à y trouver un rôle à part entière, avec les seniors qui en ont été "sortis", parfois sans ménagement aucun, et en tous cas sans préparation ni accompagnement, si ce n'est la prestation de reclassement dont l'entreprise se décharge sur un cabinet RH extérieur. 
Je lisais récemment que "les baby-boomers s'interrogent sur leur devenir et ont besoin d'être rassurés sur leur place au sein de l'organisation. Ils sont prêts à donner pour recevoir... [alors que] les jeunes raisonnent dans une vision immédiate et privilégient l'expérience à vivre et le partage. Ils sont prêts à recevoir pour donner... (sic !)". Cette dernière formule me fait rire jaune !! 
Et je me dis qu'en effet, à l'extérieur du marché du travail, dans les réseaux dits "sociaux" qui se sont imposés progressivement à toutes les générations, certains travers comportementaux peuvent facilement s'exacerber et conduire à l'une de ces deux stratégies : "inonder, gaver et s'incruster OU prélever, pomper, et s'échapper" !! Cette dernière rappellera aux vieux le titre célèbre d'un film "Prends l'oseille et tires-toi !", sauf que l'oseille se fait rare et que ce sont plutôt les idées, les process ou les contacts qui attirent les prédateurs.
Viadeo, par exemple, et ses extensions dans la vie réelle sous forme de rencontres, soirées, "speed-machin-truc", est trop souvent le théâtre de réflexes de prédateur, d'auto-promotion sans aucun complexe, d'occupation abusive de territoire, d'opérations grossières de liens internet qui ne sont qu'un banal "cheval de Troie", etc.
Peut-être devrions-nous aussi aider les générations, qui ne sont pas ou ne veulent pas être dans l'entreprise, à développer des pratiques comportementales qui produisent des relations et des résultats durables ! 

samedi 19 décembre 2009

Pourquoi de nouvelles dispositions pour l'entreprise individuelle en 2010


Sur le portail internet du gouvernement, vient d'être publié un article intitulé "François Fillon annonce de nouvelles mesures pour accompagner la création d’entreprise en France". Net-Iris, portail juridique d'information, titre notamment La création d'entreprise sans bouger de chez soi” (sic !). Que penser de ce boom médiatisé de la création d'entreprise à la portée de tous ? L'auto-entrepreneur est-il toujours un entrepreneur ? Son inscription a-t-elle abouti à la création d'une entreprise individuelle ? Son auto-entreprise a-t-elle décollé ? Est-elle viable ? On ne nous dit pas tout !!, comme le scande Anne Roumanoff 

Que retient-on du discours du Premier Ministre, en présence d'Hervé Novelli ? “François Fillon célébrait, le 16 décembre 2009, la 500 000e création d'entreprise de l'année. Un record qui confirme le succès du nouveau régime de l'auto-entrepreneur et qui encourage la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur de la création d’entreprise.” … “Une nation sans entrepreneurs, c’est une nation qui est vouée au déclin. En revanche, une société qui rend hommage à ses entrepreneurs, c’est une société qui croit en l’avenir.”. Qu'en est-il réellement ? Où veut-on aller ?

Une enquête de l’UAE (Union des Auto-Entrepreneurs) portant sur un échantillon de 1000 auto-entrepreneurs vient de dresser le portrait moyen d'un homme de 44 ans dont l'activité est essentiellement dans le secteur des services — 39% dans les services à la personne et 28% dans les services aux entreprises —, avec un CA de 1044 € mensuel sur une moyenne de 5 mois d’ancienneté. Et comme chiffre d'affaires ne veut pas dire revenus, et encore moins revenus nets, on comprend pourquoi on note un recul du nombre d'inscriptions depuis novembre ! Derrière l'objectif louable de promouvoir l'envie d'entreprendre, et de compléter ses revenus, d'autres raisons non affichées ont poussé le gouvernement à améliorer la micro-entreprise bien connue depuis plusieurs années : la volonté de faire baisser artificiellement les statistiques du chômage et celle de "dégriser" des pans de l'activité qui se faisaient au noir (vente de biens sur e-Bay, par exemple, ou services aux particuliers qui ne passaient pas en CESU). Sur ce dernier point, le gouvernement a peut-être réussi, puisque près de 40% des auto-entrepreneurs rendent des services à la personne. Espérons toutefois qu'ils ne sont pas sous-traitants d'entreprises de services à la personne ! Auquel cas, ils seraient fortement précarisés. 

Quant à ceux, moins nombreux, qui déclarent vendre des services aux entreprises, il y a les personnes qui le font dans l'espoir de gagner davantage que s'ils créaient leur société ou s'ils utilisaient la formule du portage salarial. Hélas, les auto-entrepreneurs déclarés que je rencontre constatent plus souvent une forte baisse des prix, le client profitant de leur "statut" pour obtenir de meilleures conditions. Et je ne parle pas de cet auto-entrepreneur qui me disait le mois dernier que son offre de service sera l'assistance administrative et la comptabilité des auto-entrepreneurs !! Il n'a sans doute pas vu la CCI du coin, qui lui aurait demandé s'il avait fait ne serait-ce qu'une ébauche d'étude de marché ! Un précaire au service des précaires !! Tel pourrait être son slogan…

Alors, quelles sont ces trois nouvelles mesures pour “simplifier, sécuriser et élargir la création d'entreprise” ? “[le] "guichet unique" qui sera mis en place le 1er janvier 2010 et qui permettra de réaliser l’ensemble des démarches administratives nécessaires à la création d’entreprise, y compris par voie électronique […] ; le nouveau statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) qui donnera aux entrepreneurs la possibilité de protéger leurs biens personnels en cas d’échec ;  […] permettre aux mineurs émancipés de devenir commerçants, et aux mineurs non émancipés de créer leur entreprise, avec l’autorisation de leurs parents." […] Se réjouissant d’une France “s’empare des forces qui sont en elles”, le Premier ministre a assuré que “toutes les mesures que nous essayons de prendre, notamment sur le plan de la fiscalité, pour essayer d'améliorer la compétitivité des entreprises sont des mesures qui sont fondamentales pour la croissance de l'économie, donc pour l'emploi et pour le maintien du mode de vie qui est le nôtre”.” Le mot est lâché ! Après son initiative sur les retraites pour essayer de sauver ce qui peut l'être, le Premier Ministre rappelle en filigrane que si la France était une entreprise, elle serait en état de cessation de paiement. 

Ne revenons pas sur le "guichet unique", ou comment créer son entreprise sans bouger de chez soi ! Ni sur les mineurs qui pourront créer leur entreprise avant d'avoir essayé d'avoir un emploi. Je crois que ceci pourrait d'ailleurs être une très bonne idée, puisqu'on sait que c'est mieux de prendre des risques quand on est jeune, que les discriminations parfois multiples bloquent fortement l'accès à l'emploi et que c'est bien qu'ils ne rêvent pas tous de devenir fonctionnaires. En revanche, la possibilité de protéger ses biens personnels, avec la future EIRL risque de rendre définitivement schizophrènes les CCI et autres organismes censés conseiller les futurs créateurs. L'EIRL sera-elle un hybride à mi-chemin entre l'EI et la Sarl ? Un hybride conçu pour résister à tous les maladies de l'économie, à l'image des OGM ? 

En lisant l'article, certes très orienté, de Marianne2, on y voit plus clair sur la faible marge de manœuvre du gouvernement : “Bolkestein revient, et on n'en parle pas...”. Deux extraits : “Contrairement à beaucoup d’anciennes directives, celle-ci n’entreprend pas le démantèlement d’une entreprise publique. Elle les épargne même explicitement, laissant à d’autres textes le soin de s’en charger, pour se concentrer sur son unique objectif : tout le reste. Tous les secteurs économiques sont en effet concernées, et pas seulement, comme des parlementaires le répètent trop souvent, les « professions réglementées ».” … “on trouve des morceaux de Bolkestein éclatés un peu partout. La loi de modernisation de l’économie (LME) de mai 2008 avait créé des « guichets uniques » pour l’information et les démarches administratives des entreprises européennes, avec une publicité toute particulière faite au nouveau statut d’auto-entrepreneur. Vision glorieuse, non ? 500 millions d’auto-entrepreneurs « libres » de s’établir et de « prester » là où ils le veulent.

dimanche 27 septembre 2009

L'aquitaine prise entre crise économique et qualité de vie


Il y a 10 jours, les chambres consulaires organisaient au Palais des Congrès, à Bordeaux-Lac, la 6ème édition de la Journée de l'Economie Aquitaine*.

Le matin était consacré à 3 ateliers simultanés. Je m'étais inscrit à celui qui avait pour thème "l'entreprise, ses ressources humaines, son management". L'introduction poussive d'un sociologue — qui n'a aucune idée de ce qu'est une entreprise — a failli vider la salle. Heureusement, Alain Ribet veillait au grain. Le célèbre journaliste, patron d'objectif Aquitaine, a fait une transition directe vers les "choses concrètes", en, donnant la parole à des témoins de la vie réelle des entreprises, y compris le Directeur régional du travail et de la formation professionnelle Serge Lopez, qui lui ne manque pas d'humour, contrairement au sociologue donneur de leçons au sujet de "la place de l'homme dans l'entreprise". Atelier globalement décevant, en tous cas.

Ce ne fut pas le cas du buffet, excellent, varié. Parmi les produits régionaux, je citerai le jambon de Bayonne, avec un producteur venu pour la circonstance et qui avait à cœur de faire goûter la différence, en fonction de l'affinage.

L'après-midi, en séance plénière, nous a permis d'écouter les points de vue croisés de deux économistes — Jean-Pal Betbèze et Henri Bourguinat —, avant les témoignages vivants d'entrepreneurs et de partenaires qui les accompagnent. Je citerai notamment Claude Arquizan, qui accompagne le développement de créateurs d'entreprises techniques avec les moyens de Total.


La fin de l'après-midi était une mise en perspective des enjeux de la sortie de crise, avec un débat entre les 2 économistes et Jean-Marc Daniel. Voir l'extrait ci-dessous que j'ai capturé en séance.



Je n'ai pas pu assister aux conclusions des officiels, notamment Alain Rousset. S'il a entendu Jean-Marc Daniel, ses oreilles ont peut-être sifflé à certains moments !!

(*) pour voir le programme de la journée, avec des extraits video ou audio sur le site officiel, cliquer sur "programme et extraits des interventions" ; pour voir mon diaporama, cliquer ici

mardi 22 septembre 2009

Un blog commercial pour les nomades


SBF (Sans Bureau Fixe) est le clin d'œil d'un nouveau blog créé par une consultante en communication et création d'activité, qui a créé une agence appelée Rêve des Muses. Tatiana Georges en est l'inspiratrice inspirée ! Et elle rappelle quelques vérités pas forcément comprises par certains créateurs en phase de réflexion : vous serez seul, vous allez travailler beaucoup plus, vous allez être "fauché", vous allez être soumis au stress, vous allez devoir apprendre ! Elle propose des réponses et des services pour ces SBF, qui fonctionnent en mode nomade.


L'entrepreneur nomade est en effet un télé-travailleur bien différent du salarié détaché par son entreprise, pour réaliser les objectifs fixés par son employeur. Son "patron" ce sont ses clients, et il y a des incontournables quel que soit le statut choisi : l'entreprise avec capital social (Eurl, Sarl, etc.), l'entreprise individuelle ou son avatar récent très médiatisé, le régime de l'auto-entrepreneur, qui n'est pas un statut mais un dispositif simplifié améliorant le régime micro-entreprise. Tatiana oublie le portage salarial, pourtant très utilisé par des consultants faisant son métier.

Quoi qu'il en soit, les professionnels qui conseillent et accompagnent les créateurs, nomades ou pas, insistent bien sur les priorités à traiter (offre de service, marché, réseau, clients), avant la question du statut, des outils et des investissements éventuels. Ces professionnels sont évidemment les CCI et les autres interlocuteurs officiels ou associatifs, mais aussi les sociétés sérieuses de portage salarial qui assurent de vrais services à valeur ajoutée, au delà de la simple gestion des factures et des salaires.

mardi 7 avril 2009

Cultiver son réseau, une quête d'identité ?

Tous les consultants individuels qui vivent de leur métier vous le diront : leur clientèle s'est développée par le bouche-à-oreille essentiellement ou uniquement. Et ce, quelle que soit le statut : entreprise individuelle, Eurl, portage salarial. Le réseau est donc indispensable, mais quel réseau ? Et comment agir ?

On sent bien que la question est traitée différemment selon les réseaux. D'abord les réseaux dit "sociaux" : Facebook, Viadeo, par exemple. Facebook est passé d'un réseau virtuel connoté "ados" et "vie perso" à une plate-forme d'échanges également professionnels. Viadeo est tellement "pro" que certains en usent et en abusent, en l'assimilant à une plate-forme de lancement de leurs messages publicitaires, d'auto-promotion ou de marketing "bas de gamme" envahissant. Sur le portage salarial, on voit par exemple les différents hubs se résumer à peu de choses près à un affichage de réunions d'information et autres conférences gratuites de quelques sociétés de portage en mal de nouveaux prospects !!

Ensuite, les réseaux "dans la vie réelle", parfois issus de hubs Viadeo, Facebook ou autres. Quelques-uns auxquels j'ai participé à Bordeaux ou à Pau cherchent à développer la convivialité, les rencontres "business" et l'animation locale de créateurs ou d'individuels qui veulent éviter l'isolement. Hélas, il y a parfois la tentation de se contenter de mettre en avant tel ou tel membre qui fait une présentation, une animation ou une intervention pas toujours orientée "partage" mais "vente". Je constate également que parmi les créateurs qui viennent, une majorité tourne autour du conseil, de la prestation, de la formation ou des métiers libéraux en général. Ceux qui viennent avec le seul objectif de "draguer" des prospects éventuels risquent d'être déçus : entre confrères, parfois concurrents, peu de chances de faire autre chose que de se surveiller !

Enfin, les réseaux articulés autour d'un dispositif commun, comme le réseau de consultants d'ITG en région. Vendredi dernier, se tenait une réunion de ce club initié depuis 4 ans, dont la configuration change au fil du temps, en fonction des consultants présents et de leurs attentes. Une approche professionnelle forte, un besoin d'échanger à partir d'un mode de fonctionnement commun, mais avec des préoccupations commerciales, des métiers et des besoins différents. Parmi les initiatives intéressantes : le partage de savoir, de compétences ou de pratiques professionnelles. Ce qui se traduit par l'organisation d'ateliers animés par tel ou tel consultant. Dans ce genre de réseau, plus exclusif que les précédents, on ne compte pas ses "amis", mais on mesure les résultats concrets à chaque fois qu'on peut trouver le temps de venir, de participer, de s'impliquer.


D'où la question de la combinaison de deux formes de réseau : un réseau proche de personnes qui partagent au départ quelque chose de commun avec son prolongement numérique ? C'est le pari de la plate-forme collaborative qui vient d'être lancée chez ITG, avec plusieurs club métiers et clubs régionaux (dont le club aquitain). Développée par Nearbee qui a créé des "espaces de partage d'information par équipes" pour ITG, la plate-forme reprend le fonctionnement public des espaces de type Viadeo ou Facebook, en améliorant et en ajoutant un certain nombre de fonctionnalités : un wiki, un éditeur de blogs et d'articles, le téléchargement de fichiers à partager, etc., le tout en accès sécurisé.

Dans la vie réelle comme dans nos outils de prolongement numériques, les mêmes questions de posent. Il s'agit de cultiver son réseau par son identité originale et inversement ! Le réseau est un moyen de mieux se définir, même en creux ! D'où l'intérêt de suivre les conseils des experts* en la matière, pour éviter que sa réputation numérique ne soit détériorée par un abus d'auto-promotion sur Facebook ou de communiqués sur Viadeo !!

(*) Lire les 7 conseils d'Henri Kaufmann, un des "papes du marketing", qui sait de quoi il parle, dans son billet intitulé "Cultivez votre Identité "numérique" !" : préparer la terre, choisir les graines, jardiner, polliniser, entretenir, surveiller, éviter certaines erreurs. Un autre blogueur a mis en carte ces conseils, sous forme d'un schéma heuristique clair et lisible, ce qui n'est pas toujours le cas avec ce genre de carte mentale.

mardi 9 décembre 2008

Les idées reçues à propos du portage salarial


Dans sa rubrique "Les Jeudis Mag", le site lesjeudis.com, le prochain statut d'auto-entrepreneur est mis en valeur pour sa simplicité. La solution "freelance" est un mode d’activité jugé moins protecteur et plus complexe. Quant au portage salarial, il est jugé "simple mais coûteux".

Le texte étant très court, j'ai pensé utile d'apporter quelques commentaires précis, pour éviter le risque de multiplier les idées reçues. Voir la rubrique et les commentaires, ici.

(*) édité par le Groupe Les Jeudis, spécialisé dans les métiers de l'informatique et de l'ingénierie

lundi 17 novembre 2008

Une envie d'auto-entreprendre


Hervé NOVELLI, le Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyens entreprises, du tourisme et des services — excusez du peu — a lancé LE SITE DE L'AUTO-ENTREPRENEUR.

On y trouve notamment le Guide de l'auto-entrepreneur et des conseils pour toute personne qui "souhaite créer une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 32 000 euros HT pour les prestations de services en 2009".

Le "© urssaf tous droits réservés", en bas de page du site, montre bien l'objectif essentiel de ce nouveau statut, qui cherche à simplifier la création d'activité, lorsqu'il ne s'agit pas d'une entreprise au sens plein : il s'agit bien de légaliser des activités qui jusqu’à présent échappaient à la fiscalité... Il suffit de lire les exemples donnés par le site : un étudiant souhaitant exercer une activité de serveur saisonnier durant ses vacances, une assistante en télétravail à la campagne qui veut améliorer ses revenus en gérant des chambres d’hôtes, un demandeur d’emploi qui veut se lancer dans la création d'un site internet, une mère de famille qui veut mettre en vente sur internet des robes pour femme enceinte faites sur mesure, un retraité qui souhaite exercer une activité de consultant à temps partiel, un cadre dans une grande entreprise qui fabrique des objets d’art pendant son temps libre et qui aimerait les commercialiser.

D'autres commentaires dans la chronique "portage salarial/activité solo" du site Envie d'entreprendre.

vendredi 27 juin 2008

Avantages et inconvénients des solos


Question posée par l'APCE à une créatrice d'activité solo : "Pour vous, quels sont les avantages et les inconvénients de travailler en solo ?Ses réponses…

Les avantages sont nombreux : je suis indépendante, autonome et responsable de mes décisions. Sur un plan plus personnel, je me sens épanouie et assez fière d'avoir réalisé cela moi-même.

Pour les inconvénients, je pense que beaucoup de personnes idéalisent la création d'entreprise. Comme je l'ai dit, la solitude est importante et il faut vraiment s'y préparer. Le stress est également présent et personne ne peut le gérer pour vous. Il faut également savoir que l'on ne "décroche" jamais. Enfin, les contacts avec les administrations et les banques ne sont pas toujours aisés au quotidien. Il est nécessaire de bien choisir ses interlocuteurs.

Commentaires : du côté des consultants autonomes et salariés d'une entreprise de portage salarial, il est plus rare d'idéaliser la création de son activité. Certains ont choisi cette démarche pour gérer une seconde partie de carrière, pour gérer leur vie personnelle, pour répondre de manière plus souple à des donneurs d'ordre multiples.

De même, les problèmes administratifs ou bancaires ne se posent pas, puisque le consultant ne s'est pas inscrit au registre du commerce et n'a pas besoin de concours bancaire.

Pour autant, il est vrai qu'il peut souffrir de solitude et que le stress commercial n'est pas partageable dans le cercle privé, et s'il l'est c'est parfois inefficace ou négatif.

Comment font les solos "portés" ? Tout naturellement, ils ressentent le besoin de partager, d'échanger, de développer du réseau, bref de retrouver ce qui fait le lien social ou le soutien moral qui était présent en entreprise. La différence est que les solos peuvent choisir les membres de ce réseau professionnel, et c'est mieux ainsi, car plusieurs collègues me disent que 2/3 à 3/4 de leur "business" se fait par le réseau au sens large du terme : clients, collègues, partenaires, contacts, etc. D'où l'intérêt des clubs, des formations et des dispositifs de mises en relation professionnelle et conviviale chez ITG, notamment, qui font la différence entre le service de base (purement administratif et financier) et l'appartenance à une organisation véritable.

(*) Pour lire le dossier Créer en solo de l'APCE

samedi 31 mai 2008

Comment exploiter les prestataires individuels

Il y a quelque temps, une formatrice me demandait comment réagir face à un organisme de formation qui lui proposait d'animer des stages à 15 € de l'heure, en sous-traitance. La perspective d'en tirer environ 7 € de l'heure en salaire net ne l'enchantait pas particulièrement. C'est exactement le SMIC horaire net !!

Ma réaction était de lui conseiller de répondre qu'elle préférait faire du repassage pour rendre service à une personne âgée qui va la rémunérer en Chèque Emploi Service. Elle toucherait deux fois plus ; son "employeur" aurait à payer les charges sociales, puis récupérerait un peu plus que les charges en réduction ou crédit d'impôt.

Mais voilà que je lis la mésaventure arrivée à une amie de Facebook et de la vie réelle : elle raconte ce qu'elle a ressenti quand on lui a proposé une collaboration au tarif de 12,5 euros de l'heure. Lisez-le : ça vaut le jus !



Les traducteurs, depuis longtemps, sont devenus des "smicards" sous-payés. Il y a quelques mois, une offre d'emploi de l’ANPE, proposait 13 euros de l’heure pour traduire un roman du français en arabe, effectuer les tâches ménagères sans oublier de faire les courses!!

A qui le tour ? Bientôt celui des informaticiens ? On aurait tord de se gêner !!

Mais qui sont ces "exploiteurs" ? Souvent des toutes petites sociétés, comme ces organismes de formation "en chambre", comme on dit, créés, animés et gérés par une seule personne, qui sortent des plaquettes ronflantes ou portent beau sur le net. Croient-ils avoir affaire à des gogos, ou simplement font-ils le pari qu'il y aura toujours quelques gogos pour les enrichir ?

samedi 12 avril 2008

Les consultants nomades sont-ils irradiés ?


Les outils favoris du consultant nomade — mobile et portable — nuisent-ils gravement à la santé ?

Le téléphone mobile, tout d'abord : improprement appelé "portable", notre téléphone mobile est un terminal qui cherche en permanence le signal du relais le plus proche. Si on suivait les recommandations du Criirem :
- on changerait son mobile si sa valeur de DAS* était supérieure à 0,7 W/kg
- on utiliserait toujours le kit piéton filaire
- on ne téléphonerait ni en marchant, ni en voiture, même à l'arrêt
- on ne se servirait pas de son mobile comme réveil, en déplacement, quand on a oublié le sien ou qu'on craint que le téléphone de l'hôtel ne nous oublie

L'ordinateur portable ensuite : wifi, naturellement, il est tellement pratique !! Chez un client, dans un hôtel, dans une gare, on peut facilement se connecter, même s'il faut soit obtenir le mot de passe de l'administrateur réseau (parfois, on se rend compte qu'on a posé une question très compliquée !?), soit payer en ligne à un des racketteurs du marché (Orange notamment, avec ses 10 € pour 3 heures de Wifi), soit retrouver un identifiant communiqué par son fournisseur d'accès.

Et puis, il y a les Mac'Do, avec le wifi gratuit et même accessible depuis le parking, sans avoir besoin de consommer une de ces horreurs qui nous rajoute des bourrelets, et qui fait les nouveaux jeunes "styles-cochons-gras" qui s'y restaurent. Si, si, il paraît que ce sont des restaurants (sic !) !!??

N'oublions pas les nouveaux mobiles, hybrides à mi-chemin entre l'ordinateur portable et le téléphone mobile : l'iPhone étant l'une des icônes, un rêve de consultant (moi, en tous cas), le futur BlackBerry "killer", en juin porchain, quand il sera 3G, push-mail avec Exchange, j'en passe et des meilleures…

Donc, ce wifi fait à nouveau parler de lui, ces derniers jours, avec la nouvelle de l'interruption du WiFi par la Mairie de Paris dans 5 bibliothèques de la capitale par « principe de précaution », suite à des plaintes de certains employés.

Voir le sujet du journal télévisé de 20 heures de France 2 le vendredi 11 avril, repris par l'association next-up : ici.

Voir aussi les chiffres : ici.

Ecouter enfin le sujet de France Inter, le 31 janvier dernier. Extraits de l'émission Reporters du 31 janvier 2008 (enquête signée Hélène Chevalier "Inquiétudes autour du WiFi, l'Internet sans fil" ; témoignages et interviews Pr Jean-François Veil, Michèle Rivasi).

La question à vous, collègues consultants nomades : avez-vous eu ces troubles mentionnés par les média ? (maux de tête, perturbation du sommeil, audition affaiblie…). L'autre question, en attendant le rapport qu'a commandé le ministère de la Santé a commandé un rapport à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) : avez-vous d'autres sources scientifiques sur les effets de de ces émissions d'ondes à destination de nos appareils mobiles : UMTS – WIFI – WIMAX – BLUETOOTH – DECT ?

(*) le DAS ou Débit d'Absorption Spécifique (SAR en anglais). Exprimée en Watt par kilogramme (W/kg), cette unité traduit la « quantité maximale de puissance qui peut être absorbée par les tissus » et correspond à ce que l’on appelle l’effet thermique. La réglementation française et européenne ont imposé une limite maximum de 2 W/kg.

samedi 22 mars 2008

Travail, emplois, carrières : ce qui a changé dans la gestion de l'activité professionnelle


Le 11 avril 2008, se tiendra à BEM (Bordeaux Ecole de Management), à Talence un très intéressant colloque intitulé "Nouveau travail, Nouveaux emplois, Nouvelles carrières".

L’Executive Center de l'école accueillera des chercheurs et des professionnels des ressources humaines, toute la journée du vendredi 11 avril. Ensemble, ils livreront leurs analyses des nouvelles relations qui lient les individus à leur emploi : apparition de nouveaux métiers (relation de service, emplois à la personne), de nouveaux statuts (travail temporaire, portage salarial…) et de nouvelles techniques de travail (gestion individualisée, réseaux sociaux, entreprise 2.0…).

Les consultants autonomes vivent ces changements, parfois en aller-retour vers et hors de l'entreprise. Les DRH, en interne, sont confrontés aux souhaits contradictoires de fidélisation et de flexibilité. Les individus — qu'ils soient salariés (temps plein, temps partiel, temps partagé, intérimaires) ou externes (prestataires, consultants, enregistrés au RCS ou "portés") sont pris entre deux besoins : trouver la satisfaction recherchée et répondre au besoin de performance des entreprises.

Parmi les témoignages, ceux des consultants autonomes seront mis en valeur, en illustrant les initiatives originales mises en place autour de l'autonomie professionnelle et de la sécurisation des parcours.

Voir le billet suite au colloque.

jeudi 6 mars 2008

Humour entrepreneurial… (les péchés des jeunes créateurs)


Ce blog a encore gagné des places dans le classement High-Tech de Top Blogs. Pour autant, ce n'est pas volontaire, mais le simple effet de l'humeur du moment. Revenons aux sujets principaux des consultants — pas seulement “nomades” et équipés ou qui voudraient bien l'être mieux.

Les consultants autonomes sont d'abord des créateurs d'activité, des entrepreneurs solos. “Les 7 péchés capitaux de l'entrepreneur...”, c'est le titre d'une chronique publiée il y a quelques jours sur Envie d'entreprendre, par Mathilde Le Rouzic, Entrepreneuse. Sa “petite adaptation, personnelle et partiale, des 7 péchés capitaux au cas du créateur d'entreprise...“ est pleine d'humour : lire la chronique.

Côté consultant, on peut retrouver à peu près les mêmes péchés :

- envie : liberté, indépendance, dire "merde" à son ancien patron, et finalement … ne pas pouvoir envoyer balader ses nouveaux patrons : les clients !

- orgueil : "je vais faire évoluer les PME, leur donner les outils que j'ai connu en grande entreprise", et puis ensuite, à qui est-ce que je tiens ce discours ? qui m'écoute ? ai-je la possibilité de le tenir ? Evidemment, non !! Je comprends qu'il faut se placer du côté du client, de ce qu'il veut, de ce qu'il peut, de ce qui va lui apporter un résultat palpable.

- avarice : contrairement à l'entrepreneur en libéral ou en société, le consultant porté ne se fait pas trop d'illusion sur le salaire qu'il va pouvoir se faire, puisque sa stratégie consiste à tester son marché, pour monter en puissance, avec la professionnalisation de ses pratiques.

- gourmandise et luxure : no comment !! chacun ses plaisirs et son hygiène de vie …

- colère : chez nous, pas de problèmes de TVA, d'URSAFF, etc !! contrairement aux entrepreneurs qui décident de s'immatriculer …

- paresse : là, on retrouve les mêmes modes d'organisation ou de désorganisation que ceux évoqués par notre chroniqueuse pleine d'humour !

vendredi 11 mai 2007

Développer son activité depuis l'Aquitaine

En contact avec nombre de consultants et futurs consultants, je vois de plus en plus de personnes provenant d'autres régions que la nôtre et qui ont fait un choix de “seconde vie professionnelle”, en quelque sorte.

Nos belles villes — Bordeaux chic, nettoyée et rajeunie, Pau avec son ambiance “so british”, BAB dynamique et ouverte — mais aussi nos belles contrées — le Périgord, les Landes, le pays Basque, le Béarn, et le reste de la Guyenne et de la Gascogne — attirent toujours plus les nordistes du pays d'oïl.

La qualité de vie n'est pas tout !! Il faut aussi avoir les moyens d'en profiter !! Comment font les consultants autonomes qui viennent d'autres régions ?

Sans surprise, les témoignages montrent invariablement les conditions sine qua non pour développer son activité : avoir une base de clientèle sur place et/ou ailleurs (donc être nomade et connecté, être disposé aux déplacements professionnels) et/ou avoir un réseau d'accueil et/ou avoir une personnalité qui décoiffe, quelle que soit la région !!

En parlant de Guyenne et Gascogne, nous englobons le sud de la région voisine Midi-Pyrénées, presque jusqu'à Toulouse. Dans cette région, je connais d'autres consultants qui ont aussi fait le choix du Sud-Ouest, et qui y sont heureux.

lundi 23 avril 2007

Création d'entreprise et création d'activité, une question de choix personnel

"Le salariat c'est has-been", se demande François Planque dans son billet “Le salariat a-t-il un avenir?” le 22/02/07. Une semaine plus tard, "plus-blog-star-que-moi-tu-loïc-le-meur" !!, celui qui “démarre des conversations”, commente en disant :
- je suis persuadé que sur le long terme c'est la tendance profonde, l'autonomie.

Voir le blog.

Les lecteurs de notre blog du grand-sud-ouest, consultants nomades se déplaçant un peu partout en France et ailleurs, savent bien ce qu'est l'autonomie. Ils l'ont souvent choisie, parfois subie au départ (voir le billet du 6 avril).

Loïc, quand tu auras le temps, après tes apparitions médiatiques sur CNN et autres, et sans doute après le 6 mai (!?), on pourrait faire un podcast, entre Mac users, qui apprécient l'élégance, la convivialité et le “multimedia inside” de nos machines tant aimées.

P.S. : le premier billet de François Planque était celui du 8 mars — “Créer une entreprise c'est facile! (tu parles...)”, dans lequel il se demandait s'il n'aurait pas mieux fait de “toucher 24 mois d’assédics pépère”. Le XXIème siècle n'est plus le temps du “OU” mais celui du “ET” : les deux mon Général !! On peut facilement travailler à temps partiel et alléger la trésorerie de l'Unedic, qui en a bien besoin !!

lundi 5 mars 2007

Travailler chez soi… un peu, beaucoup, passionément


Consultants, prestataires, formateurs, etc., nous travaillons en différents endroits : chez nos clients, dans des hôtels ou des trains. Mais au fond, nous travaillons surtout chez nous.

Nomades, nous le sommes, mais aussi chez nous ! Et je ne parle pas de ceux qui, comme moi, ont deux "chez soi" ! Nomades, en effet, car il n'est pas rare d'avoir à changer de place dans sa maison ou son appartement. Contrainte liée aux obligations familiales ou besoin de changer d'espace selon l'humeur ou la saison.

Il y a pourtant une autre dimension dans le travail chez soi qui amène une grande satisfaction, quand on a un projet mobilisateur. Et qui peut confiner à la drogue, parfois. Alors, changer d'air, sortir de chez soi, ne pas travailler tout le temps, ou tout simplement penser à aller se coucher, pour rechager les batteries… Bonne nuit !

mardi 30 janvier 2007

Bienvenue

Bienvenue sur le blog des "consultants autonomes portés", une nouvelle race d'indépendants.

Les consultants, prestataires, formateurs, et autres intervenants individuels, peuvent créer leur activité en France, en choisissant entre 3 grandes formules :
• la création d'entreprise
• le statut libéral
• le portage salarial

Dans les trois cas, ils sont les créateurs de leur activité et sont responsables de leur "petite affaire" (business, pour parler franglais). S'ils préfèrent sous-traiter leur gestion administrative et comptable, ils choisiront la solution du "portage salarial".

Ce blog est ouvert à tous les consultants basés en région Aquitaine, quel que soit le mode opératoire. Portés par leur enthousiasme, portés par leur mobilité (nécessaire pour leurs interventions), et pour certains, portés administrativement.