Les 4x4 n'étaient plus à la mode. On les a remplacés par les "crossover". Appauvrissement supplémentaire de la langue ! Maintenant que les constructeurs automobiles — assembleurs de pièces ou distributeurs de technologies de sous-traitants, devrait-on dire — ont repris espoir avec le succès des modèles économiques, il leur faut refaire leurs marges et ré-imposer la toute puissance de la bagnole "m'as-tu-vu" en ville.lundi 22 mars 2010
Pub Nissan : la culture du graffitti dégueule dans le métro
Les 4x4 n'étaient plus à la mode. On les a remplacés par les "crossover". Appauvrissement supplémentaire de la langue ! Maintenant que les constructeurs automobiles — assembleurs de pièces ou distributeurs de technologies de sous-traitants, devrait-on dire — ont repris espoir avec le succès des modèles économiques, il leur faut refaire leurs marges et ré-imposer la toute puissance de la bagnole "m'as-tu-vu" en ville.lundi 11 janvier 2010
Un petit café entre deux rendez-vous ou déplacements !
mardi 1 décembre 2009
Comment adresser la problématique avec le savoir-être du facilitateur ?
Et il commente l'utilisation de ces mots ou expressions : dans quelles circonstances, pourquoi, dans quel vide linguistique ou existentiel se trouvent les locuteurs !
Une page qui me plait bien : celle qui parle de "problématique". Extrait : La différence entre problème et problématique ? Elles est de taille, si on en croit notre bon vieux Robert : la problématique "prête à discussion", le problème est "une question à résoudre qui prête à discussion". Nuance ! vaste débat ! … La problématique c'est surtout la conséquence de ce goût affiné pour les mots de quatre syllabes (ou plus), tellement chics qu'ils vous confèrent un savoir que vous ignorez posséder. Comme l'opportunité parée de vertus dont l'occasion est dépourvue, la problématique éblouit et relègue le problème & aux oubliettes.Dommage qu'il n'y ait pas aussi "savoir-être" ou "facilitateur" (facili-tâteur !? -tâteuse !?), mais on pourra relire mes coups de gueule à ce sujet !
La langue française est encore en usage, même sur le web !
ou encore Parlons-nous bien français, in the text ?
NB : voir aussi "Problème et problématique" de nos amis de l'Office québecois de la langue française.
mercredi 18 novembre 2009
Entreprendre et réussir, selon Novelli
Co-écrit avec Louis Le Duff, créateur des enseignes franchisées Brioche Dorée et de (Pizza) Del Arte, notamment, le livre a été présenté par Hervé Novelli au Salon des micro-entreprises le mois dernier. Depuis, on croise la pub un peu partout, notamment dans les Relais H devenus Relay, pour faire davantage French !! Et que lit-on comme arguments ? Sécurité, rentabilité, performance. Parlons-en…Sécurité, donc ! Est-ce bien la quête de ces faux entrepreneurs qui préfèreraient un contrat de travail pour assurer un service sous la responsabilité et la conduite d'un employeur de fait ? La re-qualification en contrat de travail est un risque que leur faux clients n'ont même pas imaginé. A vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, on aboutit à du n'importe quoi !
Rentabilité, ensuite ! Est-ce que les "créateurs", comme on appelle sans nuance les auto-entrepreneurs inscrits, s'y retrouvent quand leurs clients (et faux clients) leur dictent leurs conditions ? Le vrai client a tendance a user de sa position de force par rapport à la prestation de service qu'il pourrait confier à l'auto-entrepreneur, en faisant baisser anormalement les tarifs. Le faux client (employeur qui ne veut pas le reconnaître) reprend cette complainte des cotisations sociales qu'il veut économiser, en essayant de négocier (d'imposer ?) des prix sans charges. Mais qui va payer les pots cassés ? Celui qui n'est ni autonome ni entrepreneur risque fort de confondre chiffre d'affaires et revenus.
Performance, enfin ! Est-ce que les créateurs optant pour le régime d'auto-entrepreneur en tirent un bénéfice réel ? Combien leur restera-t-il une fois déduites les charges, certes moindres ? Une fois payés les frais inévitables associés à la création (temps passé à une mini-étude de marché, fournitures, équipement minimum, invitations, prospection, voire formation, etc.) ? Ne vaudrait-il pas mieux démarrer tout de suite en portage salarial pour bénéficier de services plus performants, et faire baisser plus vite les frais de gestions appliqués sur le CA facturé ? Ou ne vaudrait-il pas mieux créer une vraie entreprise pour adopter dès le départ les bonnes pratiques de gestion qu'il faudra de toute manière intégrer une fois dépassé le plafond du régime d'auto-entrepreneur ? Est-ce que les clients y retrouvent leur compte ? Qu'arrive-t-il si la prestation ne convient pas, si le prestataire n'est pas qualifié, pas assuré ? Quel est le gain au final ? Est-ce que le système économique dans son ensemble fonctionne efficacement ? Crée-t-il de la valeur ajoutée ?
(*) voir aussi "Auto-entrepreneurs : bien voir les choses derrière les mots"
samedi 11 juillet 2009
Pourquoi nous bassiner avec le savoir-être ?
S'agit-il d'une valeur humaine fondamentale ? Voire d'une morale ? La morale est un facteur clé du bien-être collectif. L'immoralité a toujours un coût, même s'il est souvent caché car porté par les plus faibles. C'est pourquoi le savoir-être est une composante clé du recrutement et de la formation […] qui seront demain responsables de groupes humains. Ah que … ! … mais que c'est beau !!
mercredi 13 mai 2009
Au moment où Intel est condamné, … Microsoft se souvient de son passé glorieux

Dépêche AFP aujourd'hui : L’Union Européenne vient de condamner Intel pour abus de position dominante. Après neuf ans d'enquête, la Commission européenne a infligé une amende record de 1,06 milliard d'euros au numéro un mondial des microprocesseurs, condamné pour avoir illégalement écarté du marché son concurrent AMD. Intel bat le record de Microsoft, condamné l'an dernier à payer 899 millions d'euros. L'ardoise cumulée du géant américain des logiciels, dans le collimateur de Bruxelles depuis des années, reste toutefois bien supérieure, à 1,676 milliard d'euros.
mardi 28 avril 2009
Le buzz et la bouse

La grande maladie post-bulle internet c'est la persistance des idées de création d'entreprise fondées sur l'économie de crise. Un exemple parmi tant d'autres : Stéphane Boukris. Ce personnage sait faire du buzz, peut-être pas des affaires. Au moins, il sait se vendre.
Qui est-il ? Diplômé de l'EPSCI (ESSEC), il obtient en 2007 son Mastère Spécialisé en "Innovation et Entreprenariat" du groupe ESCP-EAP, puis travaille en Californie à la Warner dans les produits dérivés. Rentré en France il écrit et compose un spectacle musical, puis se lance dans la création de ce qu'il appelle "le premier marché des services à domicile", sous la marque Staaff. Staaf, qui n'a pas publié de bilan, devient Tboks un an plus tard. Que veut dire "Tboks" ? "T pour Talents et boks pour boite (box) : la boîte à talents !".
Quelle est l'activité ? C'est un service de mise en relation entre des particuliers qui ont besoin de services et les personnes qui les proposent. Ces dernières sont appelées des "experts" : ça fait plus chic ! Et on peut les payer en Chèques Emploi Service Universel (CESU) si ce sont des services à domicile, sinon on est invité à se déclarer comme auto-entrepreneur. La belle affaire ! Quand on ne trouve pas d'idée créatrice de valeur, on se replie sur une idée destructrice de valeur ! Car, le client est tenté de chercher le moins-disant, naturellement. Plus de fidélisation de la personne dont on aura apprécié les services : on essaie de trouver une autre personne sur le net.
Dans une interview, Stéphane Boukris parlait de la loi Tépa qui "permet aux personnes assujetties à l’ISF de déduire une grande partie de cet impôt en investissant dans une PME innovante, ce qui facilite les levées de fond pour des jeunes entrepreneurs". Et c'est là qu'on retrouve le syndrome des années "bulle internet", sauf que ce ne sont plus les "business angels" qu'on cherche à attirer mais les contribuables qui payent l'ISF, statistiquement surtout des gens pas forcément très riches, conseillés par leur banquier et qui cherchent de la défiscalisation.
Sa dernière aventure a beaucoup fait parlé de lui : Faismesdevoirs.com, un site qui a très vite fermé suite à la polémique qu'il a suscitée. Petite mise à jour, si nécessaire : ici, ici, ici et ici.
Aux dernières nouvelles, il s'est fait embaucher chez Rentabiliweb, justement pour travailler sur le projet du Groupe en matière de soutien scolaire, "afin de développer une offre de E-learning et de E-conferencing". (voir le communiqué).
La boucle est bouclée : il a fait beaucoup de buzz, il est tombé dans la bouse, et on la ramassé(e) !!
vendredi 16 janvier 2009
Messier se paye notre tête grâce aux media

L'ex-roi du monde nous revient avec un livre dicté au magnétophone que je ne vais évidemment pas acheter, et sans doute pas lire non plus. Pas besoin d'ailleurs, puisque les leçons de J2M sont largement diffusées sur les medias !
Jean-Marie Messier le prouve: le ridicule ne tue pas
Si vous ne l'avez pas entendu sur France Inter, regardez la captation de son échange avec les journalistes et les auditeurs. En plus du son, on a l'image du visage poupin, à qui on donnerait le bon dieu sans confession si on ne l'avait pas pratiqué ! Régis Soubrouillard, qui publie cette séquence sur le blog de Marianne, se dit sans voix. Ses commentateurs le sont moins : un qui se défoule, un autre qui admire le calme et le sourire du "faux-cul", etc.
Jean-Marie Messier, toute honte bue
C'est le titre de l'article de Libération, dans lequel Nicolas Cori nous raconte comment "l’ancien patron de Vivendi, symbole déchu d’une finance arrogante, se fait désormais le chantre d’un «capitalisme éthique»". Il conclut son article en citant une personne proche de J2M : «Il a fait des conneries, mais il a toujours fait les choses avec sincérité, en y mettant ses tripes». Sans blague !
Messier : Le retour de l’illusionniste
Un qui s'étonne c'est David Medioni, dans coZop (espace web que je ne connaissais pas et qui se définit lui-même comme une "sorte de club de lecture géant"). L'auteur croyait un instant que "ce cher Jean-Marie Messier [venait] (enfin ?) nous parler de la faillite industrielle, financière, morale et sociale qu’a été Vivendi Universal pendant les quatre ans (1998-2002) où il a présidé aux destinées de cette entreprise". Eh bien non : il est juste venu faire sa promo, pour vendre son bouquin, faire parler de lui et essayer de reprendre pied dans le système économique français qu'il connaît si bien, avec les politiques, les financiers et les copains pour lui servir la soupe. Car, s'il a l'air nunuche, il n'en est pas moins intelligent ! Et il a bien vu que la situation économique aux USA était vraiment terrible !
Mon sentiment va bien au delà de l'étonnement : comment ose-t-il parler des entrepreneurs par opposition aux financiers ? Se compare-t-il à Bouygues ou Dassault, pour ne parler que des plus connus des grands capitaines ? A-t-il réalisé ses prouesses avec son argent, en investissant dans ce qu'il se plaît à appeler de la création de valeur ? Il dit aussi qu'il a créé beaucoup d'emplois chez Cegetel, mais combien a-t-il laissé de personnes sur le carreau ? Combien également de petits porteurs ont été plumés par ses mensonges à propos de la situation de Vivendi Universal ? Comment cet ancien banquier d'affaires de chez Lazard peut-il donner des leçons de vertu pour notre économie ? Ce qu'il a fait avec la CGE, on s'en souvient : il a utilisé les énormes ressources financières d'une Compagnie qui se la coulait douce, en vendant ses tuyaux et son eau en situation de monopole ; avec le trésor de guerre de la CGE, J2M a voulu réaliser son fameux rêve de convergence numérique, à coup de mégalomanie, et il a explosé en vol. Exactement comme les banquiers avec l'argent des autres qui s'amusent et nous font payer ensuite leurs joujous cassés*.
Alors, comme le titre détourné de la couverture du livre le suggère, à quand le jour où le ciel lui retombera sur la tête ? Le plus tôt sera le mieux.
(*) voir le billet intitulé La dictature de la finance et le déclin de l'économie qui date déjà d'un an !!
samedi 13 décembre 2008
Ne laissons pas internet nous envahir !

La pub d'Orange nous invite à nous laisser envahir par internet, par le divertissement et par les cadeaux !! Pas besoin de souffler cette idée aux familles qui sont prises sous l'ardente obligation de faire plaisir aux enfants, ados et post-ados.
Envahis par internet, nous le sommes déjà ! Baignant dans des rayonnements de longueurs d'onde variées, les consultants nomades sont forcément irradiés : nos outils nomades — mobile et portable — nuisent forcément à notre santé.
Quand ce n'est pas l'iPhone qui cherche son réseau, c'est l'ordinateur qui cherche un accès wifi. Et quand il n'en trouve pas — ou alors un accès payant très cher, dans un hôtel complaisant —, il s'affuble d'une clé 3G qui fait le même travail que le téléphone mobile.
Alors, respirons un peu, marchons, évacuons le stress et les calories, déconnectons-nous, et réfléchissons un peu, préparons, anticipons.
vendredi 12 décembre 2008
Vous souhaitez devenir consultant-formateur : "the" gag !!

Cette "offre d'emploi" vue sur Emploi Région, que m'a fait passer un collègue, ressemble à un mauvais gag !
VOUS SOUHAITEZ DEVENIR CONSULTANT FORMATEUR en vente et management, vds CAUSE RETRAITE, tout le nécessaire pour être opérationnel rapidement : ordinateur, scanner, caméra, vidéo-projecteur, valise tél., combiné TV cassette VHS, une centaine de fichiers word et powerpoint, une centaine d'ouvrages sur le sujet, etc, prix à débattre
Le futur retraité a-t-il travaillé depuis le siècle dernier ? Les livres dont il veut se débarrasser sont-ils aussi dépassés que son combiné télé/VHS ? Quel rapport entre "vous souhaitez devenir consultant-formateur" et le vide-grenier de ce personnage ? Et, plus généralement, comment une telle annonce est-elle passée comme "offre d'emploi" ?!!
La morale de l'histoire est triple :
(1) les sites d'emploi manquent cruellement de matière depuis quelques temps, y compris les plus institutionnels (ANPE ou APEC) ; la tentation est grande de publier du "n'importe quoi"*
(2) les fantasmes de certains ont la vie dure, en matière d'entreprise de conseil ou de formation, ou de prestation intellectuelle au sens large. Pas étonnant que certains rapaces essaient de leur voler un peu de chair, avant même qu'ils ne trépassent dans la jungle des créateurs ; c'est le cas de ce Monsieur avec son espoir de récupérer un peu d'argent avec des "centaines de fichiers Word et PowerPoint" !! c'est aussi le cas de certaines "écoles" de coaching, pas très regardantes, qui font payer cher une formation pas sérieuse que jamais le nouveau "coach" qui arrive sur le marché ne réussira à rentabiliser !
(3) devenir consultant est le produit d'une expérience, d'une formation et d'une méthode construite. C'est ce que nous avons observé en accompagnant des milliers de consultants depuis plus de 12 ans, au plan national, chez ITG. En Aquitaine, je vois plus de 200 personnes chaque année ; une partie de ces candidats créateurs va effectivement se lancer, via portage ou inscription au RC ; et une partie de cette partie est — ou sera — dans une réelle posture de consultant, avec le professionnalisme et les modes opératoires en cohérence. On peut vivre en tant que prestataire, voire même sous-traitant, et il n'est pas indispensable de s'auto-proclamer "consultant".
(*) Un autre ami me le disait récemment : il tombe essentiellement sur des offres d'emploi émanant de sociétés qui n'ont pas d'existence avérée ou de solos qui n'arrivent pas à décoller et s'imaginent "pomper la sève" de commerciaux avec la vague promesse d'une rémunération, et parfois même d'un contrat de travail qui ne vient jamais. J'en connais un dans cette situation, qui a eu des salaires partiels et à retardement, mais aucun remboursement de frais et qui est allé aux Prud'hommes. La société qui lui a fait 2 bulletins de paye n'a pas d'existence légale, juste un individu qui a utilisé le nom de la société avec laquelle on ne connaît pas les liens exacts, si ce n'est commerciaux. Le tribunal a renvoyé à 9 mois plus tard, le temps de trouver qui tire les ficelles et a été à l'origine de l'offre publiée par l'ANPE.
mardi 9 décembre 2008
Les idées reçues à propos du portage salarial

Dans sa rubrique "Les Jeudis Mag", le site lesjeudis.com, le prochain statut d'auto-entrepreneur est mis en valeur pour sa simplicité. La solution "freelance" est un mode d’activité jugé moins protecteur et plus complexe. Quant au portage salarial, il est jugé "simple mais coûteux".
Le texte étant très court, j'ai pensé utile d'apporter quelques commentaires précis, pour éviter le risque de multiplier les idées reçues. Voir la rubrique et les commentaires, ici.
(*) édité par le Groupe Les Jeudis, spécialisé dans les métiers de l'informatique et de l'ingénierie
jeudi 20 novembre 2008
La nul(l)'s pub pour le Boy's Book : mais, qui parle encore français ?

On entendait ces jours-ci une pub radio pour le "Boy's Book" édité par Larousse, pour les cadeaux de fin d'année. Il y a aussi le "Girl's Book" ! Au ton employé par la voix, je me demandais si ce message publicitaire n'était pas un gag !? Ou un "teaser" (aguicheur en bon français) !? Eh bien, non, c'est dans la vie réelle, comme on dit. Ce n'est qu'un des nombreux exemples du glissement vers une langue floue, informe, métissée.
Chez les consultants, ou chez les clients, on entend aussi beaucoup de mots ou d'expressions qui sonnent comme une inflation ou une invention de spécialistes qui jargonnent. Je me suis amusé à vérifier quelques mots qui veulent snober, alors qu'il sonnent parfois assez creux.
La "problématique" est employée à tort et à travers pour désigner tout simplement les "problèmes" auxquels on est confrontés ou les "questions" qui se posent ou sont à traiter. En tous cas, l'immense majorité des locuteurs ne l'emploie pas dans le sens de l'ensemble des questions posées par un sujet précis, avec pour synonyme "questionnement".
"Implémenter", qui est l'action de programmer une fonction particulière, est un verbe purement informatique. Or, il est très souvent utilisé à la place de "mettre en place" ou "mettre en œuvre". "Facilitateur" est dans la bouche de tant de personnes qu'on oublie qu'il est parfaitement abusif, car — comme le dit Wikipedia — il est directement traduit de l'anglais 'facilitator". En bon français, on facilite le travail, la réflexion, l'échange, la créativité, etc. La personne qui anime, régule, facilite ce processus est donc simplement un "faciliteur". Le verbe est "faciliter" et non "FACILITATER" (!!), comme l'anglais "to facilitate".
On pourrait multiplier les exemples à l'infini… mais je m'arrête là ! Peut-on faire un effort pour parler français ?
Concluons par une note d'humour involontaire de nos amis informaticiens : en cherchant le mot "upgrader", sabir de la communauté pour simplement dire "mettre à jour", je tombe sur ce site du Jargon Français, qui liste quelques mots en TIQUE et NIQUE, dont l'auteur s'appelle Roland Trique !! Pas étonnant que les TIC nous niquent !!??
jeudi 17 juillet 2008
Le marché de mode du coaching à tout faire …
samedi 31 mai 2008
Comment exploiter les prestataires individuels
Ma réaction était de lui conseiller de répondre qu'elle préférait faire du repassage pour rendre service à une personne âgée qui va la rémunérer en Chèque Emploi Service. Elle toucherait deux fois plus ; son "employeur" aurait à payer les charges sociales, puis récupérerait un peu plus que les charges en réduction ou crédit d'impôt.
Mais voilà que je lis la mésaventure arrivée à une amie de Facebook et de la vie réelle : elle raconte ce qu'elle a ressenti quand on lui a proposé une collaboration au tarif de 12,5 euros de l'heure. Lisez-le : ça vaut le jus !

Les traducteurs, depuis longtemps, sont devenus des "smicards" sous-payés. Il y a quelques mois, une offre d'emploi de l’ANPE, proposait 13 euros de l’heure pour traduire un roman du français en arabe, effectuer les tâches ménagères sans oublier de faire les courses!!
A qui le tour ? Bientôt celui des informaticiens ? On aurait tord de se gêner !!
Mais qui sont ces "exploiteurs" ? Souvent des toutes petites sociétés, comme ces organismes de formation "en chambre", comme on dit, créés, animés et gérés par une seule personne, qui sortent des plaquettes ronflantes ou portent beau sur le net. Croient-ils avoir affaire à des gogos, ou simplement font-ils le pari qu'il y aura toujours quelques gogos pour les enrichir ?
jeudi 22 mai 2008
Un billet d'humour et d'humeur sur le DIF

Sous le titre provocateur "DIF : Dissuader d'Investir en Formation", l'auteur du billet publié par le blog de Formaeva, explique que le DIF est "plutôt pensé comme étant un Droit à la Consommation de Formation".
Pour lire le billet.
Jonathan Pottiez fait mention de l'étude "La formation professionnelle des adultes : un système à la dérive", réalisée par Pierre Cahuc et André Zylberberg (10 juillet 2006), qui se termine par la recommandation de "supprimer le dispositif du droit individuel à la formation et réorienter la dépense publique en offrant à des publics en difficulté des formations longues, intensives et ancrées dans le secteur marchand".
L'auteur du billet, quant à lui, suggère notamment de ne pas mettre la charrue avant les bœufs !! Extrait : "Partir des besoins réels de formation (et non des envies !), puis penser aux aspects juridiques et financiers en second (comme trouver le moyen d'intégrer le DIF dans le plan de formation), c'est probablement une séquence plus logique que procéder dans le sens contraire."
Pour nous, consultants ou formateurs, c'est toujours la même histoire, depuis des lustres : investir sur le développement des compétences ou dépenser un budget qui doit l'être en faisant un cadeau à des personnels qui n'en ont pas forcément le besoin ou l'envie.
samedi 12 avril 2008
Les consultants nomades sont-ils irradiés ?

Les outils favoris du consultant nomade — mobile et portable — nuisent-ils gravement à la santé ?
Le téléphone mobile, tout d'abord : improprement appelé "portable", notre téléphone mobile est un terminal qui cherche en permanence le signal du relais le plus proche. Si on suivait les recommandations du Criirem :
- on changerait son mobile si sa valeur de DAS* était supérieure à 0,7 W/kg
- on utiliserait toujours le kit piéton filaire
- on ne téléphonerait ni en marchant, ni en voiture, même à l'arrêt
- on ne se servirait pas de son mobile comme réveil, en déplacement, quand on a oublié le sien ou qu'on craint que le téléphone de l'hôtel ne nous oublie
L'ordinateur portable ensuite : wifi, naturellement, il est tellement pratique !! Chez un client, dans un hôtel, dans une gare, on peut facilement se connecter, même s'il faut soit obtenir le mot de passe de l'administrateur réseau (parfois, on se rend compte qu'on a posé une question très compliquée !?), soit payer en ligne à un des racketteurs du marché (Orange notamment, avec ses 10 € pour 3 heures de Wifi), soit retrouver un identifiant communiqué par son fournisseur d'accès.
Et puis, il y a les Mac'Do, avec le wifi gratuit et même accessible depuis le parking, sans avoir besoin de consommer une de ces horreurs qui nous rajoute des bourrelets, et qui fait les nouveaux jeunes "styles-cochons-gras" qui s'y restaurent. Si, si, il paraît que ce sont des restaurants (sic !) !!??
N'oublions pas les nouveaux mobiles, hybrides à mi-chemin entre l'ordinateur portable et le téléphone mobile : l'iPhone étant l'une des icônes, un rêve de consultant (moi, en tous cas), le futur BlackBerry "killer", en juin porchain, quand il sera 3G, push-mail avec Exchange, j'en passe et des meilleures…Donc, ce wifi fait à nouveau parler de lui, ces derniers jours, avec la nouvelle de l'interruption du WiFi par la Mairie de Paris dans 5 bibliothèques de la capitale par « principe de précaution », suite à des plaintes de certains employés.
Voir le sujet du journal télévisé de 20 heures de France 2 le vendredi 11 avril, repris par l'association next-up : ici.Voir aussi les chiffres : ici.
Ecouter enfin le sujet de France Inter, le 31 janvier dernier. Extraits de l'émission Reporters du 31 janvier 2008 (enquête signée Hélène Chevalier "Inquiétudes autour du WiFi, l'Internet sans fil" ; témoignages et interviews Pr Jean-François Veil, Michèle Rivasi).
La question à vous, collègues consultants nomades : avez-vous eu ces troubles mentionnés par les média ? (maux de tête, perturbation du sommeil, audition affaiblie…). L'autre question, en attendant le rapport qu'a commandé le ministère de la Santé a commandé un rapport à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) : avez-vous d'autres sources scientifiques sur les effets de de ces émissions d'ondes à destination de nos appareils mobiles : UMTS – WIFI – WIMAX – BLUETOOTH – DECT ?
(*) le DAS ou Débit d'Absorption Spécifique (SAR en anglais). Exprimée en Watt par kilogramme (W/kg), cette unité traduit la « quantité maximale de puissance qui peut être absorbée par les tissus » et correspond à ce que l’on appelle l’effet thermique. La réglementation française et européenne ont imposé une limite maximum de 2 W/kg.
samedi 26 janvier 2008
La dictature de la finance et le déclin de l'économie
Quand on glosait sur la bulle financière de l'internet, on sait maintenant que certaines entreprises avaient un avenir, car elles créent maintenant de la valeur. Alors que maintenant les financiers fous, irresponsables et criminels ont pris le pouvoir sur les entrepreneurs : seule la croissance forte de valeurs — qui n'en sont pas — les fait vibrer. Ils shootent leurs “traders” à coup de jeux sophistiqués, mis au point par des jeunes qui ne savent pas ce que veut dire créer, vendre, gérer des produits ou des services réels et qui gagnent des “bonus” ahurissants. Qu'ont-ils fait ces voleurs de valeurs ? Ces destructeurs d'avenir !
Où est passé le trio vertueux pour créer de la richesse ? Des clients qui aiment les produits de l'entreprise, dans laquelle les salariés aiment créer et travailler, et pour laquelle un entrepreneur a mis ses économies et son enthousiasme pour développer son projet. Le cas échéant, l'entrepreneur a su convaincre des investisseurs de contribuer, pour s'associer aux autres acteurs, venir en appui, mais pas les écraser.
Des analyses très intéressantes entendues sur deux radios d'info : Europe 1 et BFM.
Si vous n'avez que 3 minutes, écoutez la courte interview d'un patron d'entreprise qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'était dans l'émission “Faites comme chez vous” de Pierre-Louis BASSE, sur Europe1, samedi 26 janvier 2008 (lecteur ci-dessous) :
Eric Renard, Porte-parole de la fédération des entreprises et entrepreneurs de France, nous dit qu'il faut que Daniel Bouton soit démis immédiatement.
Si vous avez 9 minutes, écoutez quelques extrais du Grand Débat de BFM, le vendredi 25 janvier 2008, sur le thème “Economie : fin de partie ?” (lecteur ci-dessous) :
Les intervenants parlent du système bancaire, de l'économie déconnectée du réel, et de la crise durable. Liste complète :
- Christian David, rédacteur en chef de l’Expansion
- Anthony Bellanger, chef des informations au Courrier International
- David Victoroff, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles
- Michel Aglietta, Professeur d'économie à Paris X Nanterre
- Christophe Donay, Directeur de la recherche économique et de la stratégie d'investissement
- Pierre Henri Leroy, Président de Proxinvest
mardi 2 octobre 2007
Blackle, sympa pour s'abimer les yeux !!

Parmi les gadgets, voici que sort Blackle, l'équivalent de Google, en version noire, avec texte blanc (en réserve, comme disent les graphistes et imprimeurs).
On nous dit que ça permet d'économiser de l'électricité !! Car les écrans blancs sont plus lumineux. Mais, seuls les tubes cathodiques sont concernés — en avez-vous encore un chez vous ? —, les LCD n'étant pas impactés par ce phénomène. Regardez comme c'est beau !?
Ceci me rappelle les premiers PC, les vrais, ceux d'IBM, qui affichaient de très vilains caractères verts sur fond noir !! C'était avant la révolution Mac et avant les copies progressives de Windows.
Bientôt, on va nous dire qu'on peut économiser du carburant, dans les descentes, en mettant sa voiture au point mort, voire mieux encore en coupant le contact !! N'essayez surtout pas !!
vendredi 27 juillet 2007
Microsoft copie toujours aussi mal, mais vends encore assez bien !
Microsoft a mis 5 ans pour s'inspirer largement de Mac OS X et sortir son système mal abouti et instable. Déjà en chantier, Windows Seven, pour essayer de s'inspirer de Leopard, prochainement sur Mac.
L'histoire ne fait que se répéter !! Le péché originel date de plus de 20 ans, lorsque Bill Gates était un modeste fournisseur de logiciels (Word, Excel) pour les début du Mac.
L'excellente émission Capital, de M6, avait sorti en 2005 une histoire de Steve Jobs, le gourou mégalo d'Apple. La production ne pouvant pas confirmer par écrit son autorisation orale de reprendre un extrait de l'émission, la vidéo n'est pas accessible au public, sur DailyMotion. La séquence dure 6 minutes 34.
Quand vous aurez vu (ou revu) cette histoire, vous vous direz que — bien tard — après le retour de Steve Jobs, après le passage à Unix pour son système, puis aux puces Intel pour ses machines, le Mac est en train de devenir l'ordinateur multi-systèmes rêvé : Mac et Windows dans une machine belle, performante, au rapport qualité/prix excellent. Essayez donc de voir dans quelles machines les fabricants de PC mettent les puces Intel présentes dans les Mac !! Et à quel prix ils les sortent !!
Pour voir le sujet complet de l'émission Capital de M6 : ici (deux fois 17 minutes).
Pour voir une histoire très complète des "cinglés de l'informatique" : ici (vidéos en 3 parties ou en 9 morceaux).
samedi 3 février 2007
Le VRP de microch… chez PPDA

Le 1er février, à la grand-messe du 20 h, "l'homme le plus riche du monde" a succédé de quelques minutes à José Bové, le faux paysan, mais vrai altermondialiste.
Après un sujet risible du fils Collaro (qui a dit que Bill Gates "a acheté le MS Dos" (sic !) et l'a vendu à IBM, faisant ainsi fortune !), PPDA l'a interrogé sur des questions d'argent notamment. Pour finir, sur la question du contrôle des ordinateurs, l'invité a fait une pirouette pour dire que c'est l'utilisateur qui contrôle sa machine, car on lui donne les outils de sa créativité !!
On le saurait si windaube était conçu pour libérer la créativité !! Celui qui s'est largement inspiré de Mac OS depuis le début n'ignore pas que la créativité informatique a été enfantée par Apple (avec son Macintosh), Adobe (avec le language Postscript puis Photoshop) et d'autres encore.


