Affichage des articles dont le libellé est salon de l'entreprise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est salon de l'entreprise. Afficher tous les articles

samedi 6 juin 2009

Les entrepreneurs se cherchent au Salon de l'entreprise aquitaine

Bordeaux, les 3 et 4 juin 2009. Cette année, le Salon de l'entreprise aquitaine se tenait au centre de Bordeaux, Hangar 14. Météo aidant, les visiteurs semblaient retardés par une promenade sur les quais ! Ceux que j'ai vu ici ou là étaient comme d'habitude des personnes qui cherchent : une idée, un statut, un financement, des conseils, etc.

Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.



Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.

Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !

mardi 27 mai 2008

Agir sur sa carrière, créer son propre emploi

Les consultants le savent bien : les carrières ne sont plus linéaires, ni véritablement gérées par les entreprises. Même si la GPEC est beaucoup mise en avant, est-elle un outil de gestion, est-elle prévisionnelle, agit-elle de façon significative sur l'emploi ?

Ceux qui conseillent, forment et accompagnent les acteurs RH en entreprise ont parfois du mal à faire passer le message aux financiers qui ont souvent pris la place des investisseurs classiques, des entrepreneurs ou des "développeurs" que nous connaissions au siècle dernier. C'est ce que disait Pierre Blanc Sahnoun, en clôture du Colloque, organisé à BeM, le mois dernier.


Nouveaux rapports à l'emploi, aux carrières et au travail, tels étaient les thèmes de ce Colloque. La plupart des témoignages intéressants et des enquêtes présentés ont fait ressortir la prise en main croissante de son propre destin professionnel par les individus. Accompagnés par leurs entreprises, par les institutionnels ou par les associations, ils ont davantage de chance de ré-orienter leurs perspectives professionnelles.

Pour lire et voir le résumé des interventions, suivre ce lien.

Parmi les consultants, prestataires ou autres intervenants que je rencontre aux quatre coins de l'Aquitaine, il y a les retraités et futurs retraités qui veulent se rendre utiles et faire profiter de leur savoir-faire. Ils savent bien que leur nouvelle carrière n'a plus rien à voir avec la précédente. Je vois aussi de plus en plus de jeunes — et encore jeunes — qui veulent donner un nouveau départ à leur carrière ou rebondir à la suite d'une rupture professionnelle : ce sont également des candidats à la création de son propre emploi. Et puis, il y a les créateurs d'entreprise. Or, il existe des solutions précisément "créatives", alternatives à l'inscription au registre du commerce, ne serait-ce que pour valider leur projet et tester leur marché : le temps partagé, pour les opérationnels, le portage salarial, pour les prestataires ou consultants.


A ce sujet, le Salon de l'entreprise se tient les 4 et 5 juin à Bordeaux-Lac. Les organisateurs innovent cette année, en proposant un parcours en 7 étapes pour valider les projets d'entreprise des visiteurs. ITG, accompagnateur des créateurs d'activité solo, sera présent dans la zone dédiée à la seconde étape des créateurs : "je valide mon projet". Pour avoir d'autres informations et réserver son badge d'entrée gratuite (afin d'entrer plus vite), suivre ce lien.

vendredi 22 février 2008

Bill Gates et le charisme de la moule


Voilà un immense personnage !! L'ex-homme le plus riche de la planète !! Sa récente intervention au Salon des Entrepreneurs, le 7 février (à Paris, Porte Maillot), a montré encore une fois une bouille sympa de post-ado, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession et qui a pourtant été l'initiateur du fameux "hold-up planétaire*" … Mais d'où vient ce charisme que certains lui prêtent et qui ne me saute pas aux yeux — c'est le moins qu'on puisse dire ?!! Le respect du pouvoir ? La flatterie devant les riches ? La soumission au modèle unique ? La croyance à la sincérité du manipulateur ?

Ce sympathique chef d'entreprise a été accueilli avec un "lèche-cu-isme" appuyé par le journaliste François-Xavier Pietri, directeur de la rédaction de La Tribune. Point d'orgue d'un "Grand Débat : Ils ont révolutionné leur marché !", Bill Gates a été présenté comme "le symbole, à lui seul, de la révolution technologique d'une génération, celle qui a vu naître le micro-ordinateur, une révolution sans laquelle l'entrée dans le monde de l'internet n'aurait pas pu avoir lieu (sic !)." Pour voir la vidéo (durée 38 minutes).

On s'étranglerait presque, quand on connaît l'histoire de ce "visionnaire" qui a créé son empire à partir de son antique système d'exploitation (MS-DOS) qui n'était pas à lui** ! Quant au symbole de la révolution technologique, que dire de son client et copain d'alors (Steve Jobs) ? Pour les jeunes qui ne connaissent pas non plus cette histoire, revoir l'article à propos d'une émission Capital sur M6 qui avait si bien raconté la naissance de Windows !! Ou comment ajouter l'interface graphique indispensable à un système rebutant pour le commun des mortels (le fameux DOS) (lien vers l'article).

Si on compare ce "charisme de la moule" a celui de Steve Jobs, on a un personnage bien différent !! Moins sympathique, d'ailleurs, voire même tyrannique avec ses troupes, au point que le concept de CDR (Champ de Distorsion de la Réalité) a même été défini pour décrire l'effet produit sur son entourage proche (lien vers l'article). Moins sympa peut-être, mais avec une vision plus claire et un enthousiasme communicatif. Bill Gates avait rêvé que le micro-ordinateur serait présent dans tous les foyers ; Steve Jobs avait voulu que la micro-informatique soit simple, élégante et conviviale. Autrement dit, que l'expérience utilisateur soit pleinement satisfaisante, masquant au maximum la sophistication technologique en arrière plan.

Pour finir, on peut aussi comparer les présentations ou discours d'ouverture de nos deux personnages (les "keynotes", comme on dit couramment) :
- Bill Gates, au CES (International Consumer Electronics Show) de 2007 a employé 21,6 mots par phrase ; la densité lexicale était de 21 %, avec 5,11 % de mots difficiles et un indice de lisibilité de 10,7 %
- En comparaison, Steve Jobs, à la Macworld Conference and Expo deux ou trois jours après a employé 10,5 mots par phase ; la densité lexicale était de 16,5 %, avec 2,9 % de mots difficiles et un indice de lisibilité de 5,5 %
Nous ne parlerons pas ici des supports visuels utilisés ; de nombreux articles comparent les PowerPoints de Bill, contre-exemples patents symbolisant les visuels à ne pas utiliser, avec les présentations Keynote (logiciel maison), nettement plus dépouillées, visuelles et entraînantes du charismatique Steve.

(*) "Le hold-up planétaire" est un livre, publié chez Calmann-Lévy, en 1998. Ce livre a été écrit par Dominique Nora, journaliste et grand reporter au Nouvel Obs, autour d'un long entretien avec Roberto Di Cosmo, professeur d'informatique à l'École normale supérieure de Paris. Il passe en revue les pratiques commerciales prédatrices de Microsoft, la médiocrité objective de ses produits, la longue passivité de la communauté scientifique, des médias et des gouvernements à son égard, les freins à l'innovation engendrés par la domination de Microsoft et les dangers qu'elle fait courir, selon Di Cosmo, à toute l'humanité. Le livre est épuisé mais les auteurs ont récupéré leurs droits pour le mettre à disposition en téléchargement ici.

(**) Wikipedia résume assez bien l'histoire : En 1980, Microsoft signe un contrat avec IBM pour développer le système d'exploitation MS-DOS, à commercialiser avec chaque ordinateur personnel IBM PC. MS-DOS est commercialisé aux États-Unis à partir du 12 août 1981, mais n'est pas développé par Microsoft: Il a, le 6 janvier 1981 acquis des droits d'exploitation de 86-DOS à la société Seattle Computer Product (SCP) 3, puis le 22 juillet 1981 a conclu un accord de commercialisation4 avec la société SCP permettant à Microsoft de présenter le produit comme sien et à SCP de toucher des royalties sur le volume de vente. Notons que l'accord incluait déjà une version multi-utilisateurs.
Sa fortune est faite, et ne cessera plus de croître à des niveaux record. Bill Gates est persuadé qu'un jour tous les foyers et le monde professionnel seront équipés d'ordinateurs personnels. IBM est loin d'être le premier sur le marché: Apple, entre autres, s'était déjà lancé sur ce marché quatre ans auparavant avec un succès foudroyant. Le poids d'IBM et le génie commercial de Bill Gates sont alors d'une importance primordiale pour le décollage de MS-DOS.

jeudi 31 mai 2007

Le Salon de l'Entreprise à Bordeaux


Des acteurs bien différents au Salon de l'Entreprise, à Bordeaux Lac, les 30 et 31 mai. Au delà de ceux qui créent des entreprises "dans le dur", avec investissements importants, financements bancaires et besoins de prestations destinées aux PME, il y avait bon nombre d'individuels, porteurs de projets plus "légers" et plus rapides à lancer : untel, faisant partie de la charette d'une entreprise fort connue de la région, souhaitant proposer des missions d'accompagnement à la reprise d'entreprise ; un autre qui se lance dans la prestation web, en sous-traitance ou en direct pour des clients déjà approchés autrement, une autre encore qui crée son blog, pour mettre en relation les différentes initiatives en liaison avec la création d'entreprise, ou simplement de son propre emploi.

Justement, tel était le thème d'une conférence, animée par Alain RIBET, Rédacteur en Chef d'Objectif Aquitaine, intitulée "Comment créer son emploi, à partir de zéro ?". Où l'on a convenu que ça ne pouvait justement pas être à partir de zéro, mais de quelques ingrédients minimum.

Quels sont ces ingrédients ? Réponse partielle, avec un témoignage qui a beaucoup intéressé la salle : celui de ce producteur de légumes, poulets bios, etc. qui nous a parlé de sa petite entreprise, lancée avec enthousiasme, que l'ADIE lui a permis de financer. Son système c'est l'abonnement de 40 familles à quelques kilomètres de son exploitation, qui payent 600 € pour 24 semaines de paniers, avec tous les légumes, œufs, poulets, etc., bios, d'avril à octobre : tout le monde y trouve son compte, les familles soutiennent son activité et ses revenus, partagent le risque (en cas d'intempéries ou de maladie sur une production) ; en plus, elles font acte de civisme, en évitant de trop engraisser la grande distribution, de trop détruire l'emploi en France et de trop polluer notre air et nos routes avec les camions qui transportent les denrées venues du Maroc ou d'ailleurs. Ce créateur est dans des valeurs de partage et de relocalisation de l'économie.

Jean-Marc EWALD, Délégué régional ADIE, a indiqué que 35% des créations se maintiennent sur la durée (une statistique nationale, alors que le chiffre passe à 42% pour les projets accompagnés par eux). Pour autant, il a ajouté que ça ne veut pas dire que 60% des créateurs se retrouvent chocolat après, car souvent ça débouche sur autre chose, un emploi, une reconversion. Thierry GEFFARD, Directeur de l'ANPE de Cenon, a confirmé qu'on sent très bien quand les porteurs de projet sont motivés : les démarches qu'ils entreprennent les arment pour rebondir, sous une forme ou sous une autre.

Ceux d'entre-nous qui se sont lancés comme consultants, avec cet état d'esprit de l'autonomie professionnelle, se retrouvent pleinement dans dans ce constat.