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samedi 15 mai 2010

Ce blog se dédouble, pour mieux se concentrer

Ce blog a démarré le 30 janvier 2007. Après 3 ans et 3 mois, il était temps de changer le décor et de recentrer le contenu sur un thème bien identifié.

Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.

Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.

Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
    1.    le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
    2.    et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)

Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.

Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.

Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.

Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.

lundi 8 mars 2010

Les microjobs : nouvelle forme du travail parcellisé, au service de la délocalisation forcenée

Les nouveaux entrepreneurs ne manquent pas d'imagination pour faire du "high sell" avec du "low cost" !! L'autre jour, c'était David Baguet, Directeur associé de Logo Facile sur BFM* (émission L'entreprise BFM du 06/03) qui parlait de ses créatifs travaillant en Inde et lui permettant de proposer à des prix plancher un logo, une charte graphique, etc. à des créateurs d'entreprise avec de petits moyens. Les professionnels auront beau expliquer qu'un logo c'est pour longtemps, ça visualise l'entreprise, ses valeurs, etc. et ça ne s'improvise pas, on va être inondé de ces logos que dénonce avec humour un couple de graphistes sur leur blog : comment faire un bon gros logo web 2.0 qui tâche
(*) Pour écouter les 6 minutes consacrées au "logo facile", cliquer ci-dessous :

Un nouvel avatar de l'économie potentiellement destructrice d'emplois et/ou de valeur est décrit dans cette page du numéro 26 de mars-avril 2010 de "La lettre d’information d’Aquitaine Europe Communication" que je viens de recevoir. Dans l'article titré "Faut-il s'inquiéter des microjobs et du freelance numérique ?", l'excellente Agence Europe Communication, présidée par Marcel Desvergnes, nous résume les thèmes abordés lors de la conférence "Signaux numériques 2010" du 8 février dernier, à laquelle je n'ai pas pu assister.
Extraits du dossier réalisé par Antoine Chotard (page 17 du document pdf à consulter sur le site d'AEC) : […] nous observons un nouveau type d’embauche délocalisée et promue par l’avènement de l’internet et du portable. Jusqu’ici le morcellement du travail en micro-tâches concernait surtout le travail manuel et sa sous-traitance. Il se déploie dorénavant sur le travail intellectuel et bureaucratique fort du déploiement du portable et de l’internet mobile dans le monde. Force est de constater que les outils numériques modifient les modalités et les hiérarchies du travail. Un constat vérifiable autour des nouvelles plateformes web connectant employeurs du Nord et main d’œuvre précaire du globe pour des jobs minute exécutables en ligne […] Risque ou espoir pour l’emploi mondial ? Pour ces jobs payés à la tâche (traduction de mode d’emploi, saisie de données, vidéo-surveillance de magasins, transcription, secrétariat en ligne), le cadre contractuel vacille : les horaires de travail sont inexistants, la législation est rendue floue par la distance entre le pays de l’employeur et celui du salarié, les salaires sont faibles.
Vos réactions et commentaires sont les bienvenus …

samedi 23 janvier 2010

Auto-entrepreneur ou le travail au stade germinal

C'est le titre d'un article publié dans Agoravox, avec pas mal de fautes ! A lire quand même, pour sa dénonciation des pratiques de servage qui se développent de plus en plus. En même temps, je note diverses initiatives aboutissant finalement au même résultat : la précarité croissante de l'emploi paré de costumes variés.

Il n'y a pas que l'auto-entrepreneur, initié avec de bonnes intentions — en tous cas affichées comme telles ! — pour produire des résultats non désirés : révolte de l'artisanat, concurrence déloyale, baisse des prix imposée par les clients avisés, chantage à l'embauche, fin de contrat de travail transformé en "je te reprends comme auto-entrepreneur", j'en passe et des pires !

Quelques acteurs du portage salarial ou connexe font une macédoine assez indigeste, en mélangeant des choses étonnantes ou en lançant des offres hybrides, pour essayer de convaincre les pas-si-autonomes et pas-si-entrepreneurs de préférer leur formule ou de recourir à leurs services :
  • une Scop de la région aquitaine, qui entretient la confusion entre les notions d'activité et d'emploi dans une coopérative du même nom, annonce l'avènement du "salarié-entrepreneur", avec un fonctionnement* identique au portage salarial, mais sans le revendiquer, 
  • une EPS nationale connue (Entreprise de Portage Salarial) — pourtant membre du SNEPS — vient de lancer sa "nouvelle solution d'autonomie professionnelle", en déposant sa marque "devenir auto-salarié®" (!!) pour "concilier indépendance et salariat", dit-elle dans son communiqué de presse,
  • un de ses confrères parisiens — également membre du SNEPS — avait essayé la même idée il y a pile un an, au démarrage du régime d'auto-entrepreneur,
  • un autre acteur du portage salarial — membre de la FeNPS, originaire de la région Aquitaine — se dit préoccupé par les négociations en cours avec le Prisme**, et déclare que "l'incompétence de l'intérim [qui] n'a aucune légitimité en la matière" se traduit par les premiers résultats des négociations poussives avec les syndicats de salariés, prévoyant de réserver le portage salarial aux seuls cadres et aux activités intellectuelles,
  • la même fédération, second syndicat historique du portage salarial, militant en faveur de la prise en charge de tous les métiers de prestations de services, tant auprès des entreprises que des particuliers, tant intellectuelles que productives, artisanales ou artistiques, vient de publier un communiqué de presse qui reprend les mêmes griefs que le précédent membre cité.
Que penser de ces réactions ? Quand cette fédération professionnelle pointe du doigt les risques d'exclusion des métiers hors prestations intellectuelles, elle fait une confusion entre "métiers" et "prestations" ou travail par missions, notamment en mode projet. Le désaccord avec le SNEPS, qui a poussé des EPS à créer la FeNPS, portait notamment sur les activités acceptées en portage salarial. Rien de bien étonnant, puisque les membres fondateurs du SNEPS ont précisément créé la formule — et déposé la marque — pour apporter la sécurité juridique et financière à une profession, avant de signer le seul accord paritaire de branche, en novembre 2008, suite aux accords d'entreprises de 11 d'entre elles.

En insistant pour porter toutes les activités, l'autre syndicat communique involontairement sur la précarité professionnelle d'un nombre croissant de personnes. De même, en regrettant l'idée que le portage salarial est plutôt une solution transitoire (vers le retour à l'emploi, vers la création d'entreprise, vers la retraite). Pour autant, elle vise juste sur d'autres points, notamment en soulignant le conflit d'intérêt entre les sociétés d'intérim qui se mettront à proposer du portage salarial en alternance avec l'intérim et les CDD. (C'est aussi ce que dit le SNEPS). 

(*) citation : "L'entrepreneur-salarié est payé au prorata du chiffre d'affaires réalisé, déduction faite des cotisations sociales (salariales et patronales) et d'une participation aux frais de la structure qui représentent 10% de son chiffre d'affaires H.T" 
(**) le PRISME (Professionnels de l'Intérim, Services et Métiers de l'Emploi) est le nouveau nom du SETT (Syndicat des Entreprises de Travail Temporaire), depuis juin 2006, un an après que le secteur de l'intérim ait obtenu l'autorisation de faire du recrutement et du placement public.

lundi 4 janvier 2010

2009 est fini, vive 2010 !

Pour certains, 2009 a été du style "anno horribilis" ! J'ai même reçu une carte de vœux qui disait "Enfin une bonne nouvelle : 2009 c'est fini !".

Pour chacun, en tous cas, 2010 commence une nouvelle décennie. Alors, il faut la saisir avec autre chose que des "bons vœux" ou des "bonnes résolutions". A ce propos, Anne Roumanoff rappelait ce matin que "la différence entre les deux c'est que les premiers on les adresse aux autres mais ils n'engagent à rien alors que les seconds on se les fait à soi-même mais ils n'engagent à rien non plus !".

Pour ma part, je crois que Jacques Attali a vu juste en écrivant à propos de la France et de notre destin que rien n'est inéluctable, en tous cas au niveau individuel. J'aime bien ses "trois principes simples pour 2010" :

1.  Avoir un projet personnel […] ambitieux, et réaliste à la fois […] changer quelque chose dans sa vie, personnelle ou professionnelle […] se fixer des objectifs précis, concrets, vérifiables. […]
2. Ne rien attendre de personne pour  réaliser ce projet […] pour vivre comme si on n'avait rien à espérer de qui que ce soit. Ni de ses proches, ni de ses employeurs, ni d'un parti politique, ni d'un syndicat, ni d'un gouvernement. Rien. Radical changement, qui ne conduit à chercher de ressort à son destin qu'en soi même, en sachant que  tout ce qui viendra  du monde viendra en plus.
3. Trouver du plaisir à être utile aux autres, sans rien n'attendre d'eux, au moins dans un cercle restreint, sinon plus largement. Cela passera par un comportement civiquement, éthiquement, écologiquement et socialement responsable.

Vive donc 2010, pour tous les consultants autonomes aquitains ou non, créateurs, développeurs, entrepreneurs, qui croient en leur projet, qui ne sont pas en attente des autres ou des recettes miracles, et qui fonctionnent en mode coopératif.

jeudi 3 décembre 2009

Vers un nouveau monde, avec les entreprises

Vers un nouveau monde ? Tel était le titre de la 9ème édition de l'Université des entreprises, organisée par le Medef Gironde, à Bordeaux Ecole de Management (BeM), le jeudi 26 novembre.

Les questions proposées aux intervenants, au fil de 4 débats, étaient les suivantes : Dans quel monde voulons-nous vivre ? Quelles sont les règles du jeu que nous sommes tous prêts à partager ? Sur quelles valeurs voulons-nous fonder nos sociétés ? Voulons-nous un monde plus respectueux et plus solidaire pour vivre sur une planète plus apaisée ? Quels sont la place et le rôle des chefs d’entreprise dans ce nouveau paradigme ? Passons sur les introductions des trois premiers débats par des professeurs de BeM : je ne voudrais pas être méchant ! Et zoomons sur les entrepreneurs.

Dans le premier débat, modéré par Gabrielle Denis (Editoile), Jean-François PAILLISSE (Pdt du Directoire de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes) est intervenu en premier et a dit des choses intéressantes sur le besoin de s'adapter aux attentes très fortes des "nouveaux clients", très exigeants et très peu fidèles.

Pour écouter Jean-François Paillisse, cliquer ci-dessous :




Ensuite, Pierre FONLUPT (Pdt Commission Entreprises et Société, au MEDEF) nous livré le témoignage des entrepreneurs, en nous expliquant très concrètement pourquoi il faut réintroduire du collectif, redonner de l'initiative (le droit à l'erreur) et instaurer une organisation émotionnellement intelligente.

Pour écouter Pierre Fonlupt, cliquer ci-dessous :




Il y avait également Patrick DEBAERE (Pdt de l’Union régionale, CFE-CGC) et Michel SARRAT (PD-G de GT LOCATION). Le témoignage final de Marc PRIKAZSKY (PD-G de CEVA Santé Animale) concluait ce débat, avec des idées fortes sur l'engagement humain en entreprise.

Pour écouter Marc Prikazsky, cliquer ci-dessous :




Dans le second débat, modéré par Yann Buanec (Le Journal des Entreprises), nous avons eu une brève intervention de Philip McLAUGHLIN (Directeur de BEM), avec son humour habituel, suivi de Gontran LEJEUNE (Pdt du CJD), puis de Jérôme VERSCHAVE (Directeur de Cabinet du Conseil Régional). Je retiendrais celle de Geoffroy ROUX DE BEZIEUX (Pdt de VIRGIN MOBILE et de l'UNEDIC), qui disait les choses avec beaucoup de bon sens et l'esprit d'entreprise. Il nous a expliqué les 3 ingrédients essentiels pour diriger aujourd'hui et demain : la légitimité, la vérité et l'équité.

Pour écouter Geoffroy Roux de Bézieux, cliquer ci-dessous :




Le troisième débat était modéré par l'incontournable Alain Ribet (Objectif Aquitaine). Jean-Pierre ARNAUD (Pdt DCF), Thomas BERNARD (Directeur de Galerie), Antoine BONSCH (ADEME Aquitaine) et Delphine STROH (Responsable Développement Durable, Carrefour France) ont parlé des nouvelles attentes des clients, chacun à leur manière. C'est évidemment Ralph HABABOU, conférencier professionnel, rompu à cet exercice, qui a parlé du client roi devenu client dictateur, depuis que le net a pris le pouvoir sur nos comportements d'achat. Celui qui fut co-auteur avec Philippe Bloch du célèbre livre "service compris", il y a pas mal d'années maintenant, celui qui a créé Colombus Café en France, avant de le vendre récemment, vient d'écrire "Génération W". Derrière les 3 "w", il y a évidemment le web, mais aussi "woman" et "weather" : le pouvoir du net, les femmes comme principal moteur de progrès économique et social, et les changements climatiques qui influencent fortement notre avenir.

Pour écouter Ralph Hababou, cliquer ci-dessous :




Le débat de clôture était modéré par Pierre Goguet (Pdt Medef Gironde). Des personnalités aussi différentes que Claude DAGENS (Évêque d’Angoulême et Membre de l’Académie française), Eric FOTTORINO (Le Monde), Jean-Hervé LORENZI (Pdt du Cercle des Economistes, à nouveau Geoffroy ROUX DE BEZIEUX et enfin Manuel VALLS (Député-maire d’Evry) se sont succédés. C'est l'électron libre du PS que je retiens pour sa libre parole et sa clarté par rapport aux créateurs de richesse.

Pour écouter Manuel Valls, cliquer ci-dessous :




Pour voir quelques photos.

lundi 19 octobre 2009

Jacques Marseille invité du Forum interclubs d'entreprises : les atouts de la France, après la crise

Vendredi 16 octobre, se tenait à St Estèphe le 4ème Forum interclubs d'entreprises de la Gironde. Il était organisé par le Club des entreprises du Médoc, présidé par Laurent Cadusseau très désireux de faire connaître les entreprises du Médoc. Après un buffet très bien fourni et convivial, qui a permis à nombre de personnes de se retrouver ou de faire connaissance, l'après-midi a été consacrée à 3 ateliers*, suivis d'une dégustation de St Estèphe, puis de la conférence de Jacques Marseille.

J'imagine que les hôtes ont été un peu déçus par le nombre de présents, alors qu'ils avaient davantage d'inscrits, comme en témoigne le nombre de badges restés à l'accueil. Ceci est d'ailleurs un point commun avec la Journée de l'Ecomomie (JEA), un mois plus tôt. L'éloignement a peut-être joué, car ce territoire aux vignobles prestigieux, est à 1h30 de la plupart des autres lieux des différents clubs d'entreprises.

Quoi qu'il en soit, le clou de ce Forum était l'intervention du grand témoin, Jacques Marseille, qui se présente comme "historien de l'économie". L'universitaire connu (professeur à la Sorbonne), auteur de nombreux livres et intervenant à la radio (Europe 1) ou à la télévision (France 5), a su captiver l'auditoire, en fin de journée. Autre point commun avec la JEA : la présence en fin de journée d'Alain Rousset, Président de la région Aquitaine, venu clôturer la journée ; lors de chacun des événements, le conférencier — Jean-Marc Daniel le 17 septembre, Jacques Marseille le 17 octobre — insistait sur le fait que ce sont les entreprises qui créent la richesse et alimentent la sphère publique.

En tous cas, nul doute que Jacques Marseille a redonné du baume au cœur à la majorité des participants ! Dans la vidéo, je n'ai repris que quelques extraits de plus d'une heure de conférence. Pour écouter la quasi totalité de son intervention, vous pouvez lancer le fichier audio ci-dessous (57 mn).




En résumé :
• la crise qui nous a frappée est tout ce qu'il y a de plus banal :
- une nouvelle crise survient en moyenne tous les 7 à 8 ans (les 3 dernières étant celles de 1987, de 1995 et de 2001),
- la durée moyenne d'une crise (sauf celle de 1929) est de 16 à 23 mois, la crise actuelle se terminerait donc maintenant,
- les crises ont pour origine la cupidité et l'amnésie,
- la prochaine crise viendra de la nouvelle bulle qui se crée : la dette de l'état !
- la mondialisation a considérablement créé de richesses,
- contrairement à 1929, les réserves de croissance existent avec les pays émergents,
• la France a des atouts importants pour s'en sortir :
- elle est la 5ème puissance mondiale (dans quelques années, elle va dépasser l'Allemagne, puis se fera dépasser par l'Inde, le Brésil et peut-être la Russie),
- la France est le 5ème exportateur mondial,
- la balance commerciale est un indicateur trompeur, car les grandes entreprises fabriquent à l'étranger les produits vendus à l'étranger,
- nous sommes le premier pays exportateur agro-alimentaire,
- les exportations annuelles de produits alcools, vins et spiritueux représentent 147 Airbus A320 et 273 TGV,
- mieux vaut miser sur le vin que sur l'Airbus qui sera inévitablement copié par les Chinois,
- nous sommes le quatrième exportateur mondial de services,
- les travaux publics comptent trois entreprises françaises dans les 5 premiers groupes mondiaux (Vinci, Eiffage, Bouygues),
- les investisseurs étrangers apprécient particulièrement la France et s'intéressent à nos PME,
- la France reste la première destination touristique mondiale,
• les français — champions du monde de la consommation des antidépresseurs — devraient se rendre compte des atouts de la France :
- le taux de natalité est le plus fort d'Europe et compte pour plus de 60% de l'excédent de croissance démographique (l'Allemagne va se retrouver en dessous de sa population de 1913, et nettement plus vieillissante),
- la géographie de la France (ouverture vers l'Atlantique et la Méditerranée, liaison avec la Grande-Bretagne par le tunnel, etc.),
- l'agriculture et la production alimentaire,
- l'attractivité de la marque "France" pour tous les peuples qui s'enrichissent (le luxe, la gastronomie, le vins, les architectes français, le tourisme, la culture),
- le capitalisme familial et l'édredon social qui favorisent la localisation des services.

(*) Le premier, animé par Jean-Marc Urrutibehety, président de l'interclubs, était surtout centré sur le développement des entreprises, avec notamment un point sur les aides européennes. Le second, animé par Alain Ribet, était une présentation de quatre entreprises médocaines, avec vidéos et témoignages. Le troisième a permis aux sponsors de rappeler leur action proche des entreprises : les experts comptables du réseau CER France et les conseillers de la Banque Postale.

lundi 28 septembre 2009

Malagar en concert

Le Centre François Mauriac est une de ces maisons d'écrivains en Aquitaine, entretenues par le privé ou la collectivité. Malagar était surtout une maison de vacances, au milieu de que le célèbre écrivain appelait le "paysage le plus beau du monde" ! Un peu lyrique… mais vous vous ferez votre idée, en regardant le diaporama autour du domaine, avant et après un concert original qui avait lieu hier, 27 septembre, dans l'espace culturel, où se tiennent des rencontres diverses.

Patrick Lavaud, des Nuits atypiques de Langon (à quelques kilomètres de là), prolongeait le plaisir avec un concert original. Trois musiciens tenaient une conversation musicale, un peu à la manière du jazz, comme s'ils improvisaient (parfois peut-être !?), entre des percussions persanes, un violon classique et un accordéon gascon.


Le diaporama, avec un extrait sonore du concert…


Une vidéo avec la fin du concert…

dimanche 27 septembre 2009

L'aquitaine prise entre crise économique et qualité de vie


Il y a 10 jours, les chambres consulaires organisaient au Palais des Congrès, à Bordeaux-Lac, la 6ème édition de la Journée de l'Economie Aquitaine*.

Le matin était consacré à 3 ateliers simultanés. Je m'étais inscrit à celui qui avait pour thème "l'entreprise, ses ressources humaines, son management". L'introduction poussive d'un sociologue — qui n'a aucune idée de ce qu'est une entreprise — a failli vider la salle. Heureusement, Alain Ribet veillait au grain. Le célèbre journaliste, patron d'objectif Aquitaine, a fait une transition directe vers les "choses concrètes", en, donnant la parole à des témoins de la vie réelle des entreprises, y compris le Directeur régional du travail et de la formation professionnelle Serge Lopez, qui lui ne manque pas d'humour, contrairement au sociologue donneur de leçons au sujet de "la place de l'homme dans l'entreprise". Atelier globalement décevant, en tous cas.

Ce ne fut pas le cas du buffet, excellent, varié. Parmi les produits régionaux, je citerai le jambon de Bayonne, avec un producteur venu pour la circonstance et qui avait à cœur de faire goûter la différence, en fonction de l'affinage.

L'après-midi, en séance plénière, nous a permis d'écouter les points de vue croisés de deux économistes — Jean-Pal Betbèze et Henri Bourguinat —, avant les témoignages vivants d'entrepreneurs et de partenaires qui les accompagnent. Je citerai notamment Claude Arquizan, qui accompagne le développement de créateurs d'entreprises techniques avec les moyens de Total.


La fin de l'après-midi était une mise en perspective des enjeux de la sortie de crise, avec un débat entre les 2 économistes et Jean-Marc Daniel. Voir l'extrait ci-dessous que j'ai capturé en séance.



Je n'ai pas pu assister aux conclusions des officiels, notamment Alain Rousset. S'il a entendu Jean-Marc Daniel, ses oreilles ont peut-être sifflé à certains moments !!

(*) pour voir le programme de la journée, avec des extraits video ou audio sur le site officiel, cliquer sur "programme et extraits des interventions" ; pour voir mon diaporama, cliquer ici

lundi 31 août 2009

Un mois estival en Aquitaine

Longue coupure cette fois-ci du blog des consultants autonomes en Aquitaine !! Ce qui ne veut pas dire longues vacances, ni départ à l'étranger, ni véritables vacances… mais plutôt des semi-vacances. Pas déconnecté du paysage virtuel et professionnel, grâce au joujou mobile — j'ai nommé l'iPhone — et assez régulièrement avec l'ordinateur portable — j'ai nommé le MacBook Pro.

Pour autant, il est absolument nécessaire de débrancher le cerveau besogneux toute l'année et de s'échapper aussi de sa maison, même si celle-ci prend facilement des airs de location de vacances, avec la venue de famille et amis, autour de la piscine, du barbecue, et le soir tard à table sur la terrasse. Voici donc quelques images de balades en Aquitaine, plutôt au nord de la région, les Pyrénées ayant été oubliées pour une fois !

Quelques exemples de balades : la Bataille de Castillon, la Tour de Montaigne, Bergerac (Brageirac), la Tour de By (nord du Médoc), etc.

Voir aussi la galerie sur Flickr (qualité moyenne)









lundi 29 juin 2009

Encore du chemin pour changer l'image du portage salarial

Dans le supplément "Les services aux entreprises" du numéro de juillet-août 2009* de l'excellent mensuel Objectif Aquitaine, on trouve une page intitulée "Portage salarial, un rôle d'intermédiaire". Il semble que l'article soit écrit, non pas pour les entreprises, mais pour les professionnels qui veulent "se libérer des contraintes administratives, juridiques et sociales".

Seuls les aspects financiers sont réellement mis en avant, y compris dans l'illustration de l'article, la conclusion se faisant autour du "statut" — qui n'en est pas un — d'auto-entrepreneur, avec des "prélèvements diminués de moitié, par rapport à ceux du salarié porté". Une analyse sérieuse des mérites comparés du régime d'auto-entrepreneur et du portage salarial, pratiqué par les entreprises les plus professionnelles et les plus éthiques, montre qu'il ne faut pas comparer les fraises et les carottes : les deux sont sucrées, mais on les choisit pour une consommation différente !

Sur ces "entre-fesses", bonnes vacances aux journalistes…

(*) un numéro estival qui racole un peu, et sort du cadre habituel de l'information plutôt économique de la région !

jeudi 11 juin 2009

Les CCI dans la tourmente de l'économie et de leur avenir

L'invité du dernier petit-déjeuner (mardi 9 juin), organisé par le mensuel Objectif Aquitaine, avant la pause des vacances, était Jean-Marie BERCKMANS, Président de la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie Aquitaine, mais aussi de la CCI de Bayonne Pays Basque.

Pas de langue de bois pour cet acteur de l'économie Aquitaine, qui avait récemment écrit au Président de la République pour l'alerter sur la situation de l'économie régionale !

Lors du petit-déjeuner, à la Cité Mondiale (7ème étage du Mercure), il a commenté les points qu'il estime litigieux concernant le projet de loi traitant de la réforme générale des politiques publiques (RGPP), et qui concerne notamment les CCI et les Chambres des Métiers. La Lettre des abonnés d'Objectif Aquitaine cite ses propos : “Je suis d’accord sur la volonté de mutualiser les services de back office, communication, comptabilité, ressources humaines… Pour le reste, c’est clairement une recentralisation, façon XIXe siècle, qui est voulue. On nous prive de notre patrimoine, on nous attribue nos budgets par l’entremise d’une Chambre de commerce et d’industrie de région, CCIR, qui fixe également nos objectifs stratégiques, sous la dictée de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie, à Paris. Nous ne décidons plus de rien… Les futures chambres de commerce et d’industrie territoriales ne seront plus que des guichets, sans outils pour dynamiser l’économie locale.”

Mais c'est surtout — actualité immédiate oblige — le tableau assez noir de l'économie de la région qui a frappé le public présent. Pas vraiment réjouissant d'entendre ce fin observateur des baisses de carnets de commande, de défaillances d'entreprise, des plans sociaux !

samedi 6 juin 2009

Les entrepreneurs se cherchent au Salon de l'entreprise aquitaine

Bordeaux, les 3 et 4 juin 2009. Cette année, le Salon de l'entreprise aquitaine se tenait au centre de Bordeaux, Hangar 14. Météo aidant, les visiteurs semblaient retardés par une promenade sur les quais ! Ceux que j'ai vu ici ou là étaient comme d'habitude des personnes qui cherchent : une idée, un statut, un financement, des conseils, etc.

Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.



Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.

Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !

mardi 7 avril 2009

Cultiver son réseau, une quête d'identité ?

Tous les consultants individuels qui vivent de leur métier vous le diront : leur clientèle s'est développée par le bouche-à-oreille essentiellement ou uniquement. Et ce, quelle que soit le statut : entreprise individuelle, Eurl, portage salarial. Le réseau est donc indispensable, mais quel réseau ? Et comment agir ?

On sent bien que la question est traitée différemment selon les réseaux. D'abord les réseaux dit "sociaux" : Facebook, Viadeo, par exemple. Facebook est passé d'un réseau virtuel connoté "ados" et "vie perso" à une plate-forme d'échanges également professionnels. Viadeo est tellement "pro" que certains en usent et en abusent, en l'assimilant à une plate-forme de lancement de leurs messages publicitaires, d'auto-promotion ou de marketing "bas de gamme" envahissant. Sur le portage salarial, on voit par exemple les différents hubs se résumer à peu de choses près à un affichage de réunions d'information et autres conférences gratuites de quelques sociétés de portage en mal de nouveaux prospects !!

Ensuite, les réseaux "dans la vie réelle", parfois issus de hubs Viadeo, Facebook ou autres. Quelques-uns auxquels j'ai participé à Bordeaux ou à Pau cherchent à développer la convivialité, les rencontres "business" et l'animation locale de créateurs ou d'individuels qui veulent éviter l'isolement. Hélas, il y a parfois la tentation de se contenter de mettre en avant tel ou tel membre qui fait une présentation, une animation ou une intervention pas toujours orientée "partage" mais "vente". Je constate également que parmi les créateurs qui viennent, une majorité tourne autour du conseil, de la prestation, de la formation ou des métiers libéraux en général. Ceux qui viennent avec le seul objectif de "draguer" des prospects éventuels risquent d'être déçus : entre confrères, parfois concurrents, peu de chances de faire autre chose que de se surveiller !

Enfin, les réseaux articulés autour d'un dispositif commun, comme le réseau de consultants d'ITG en région. Vendredi dernier, se tenait une réunion de ce club initié depuis 4 ans, dont la configuration change au fil du temps, en fonction des consultants présents et de leurs attentes. Une approche professionnelle forte, un besoin d'échanger à partir d'un mode de fonctionnement commun, mais avec des préoccupations commerciales, des métiers et des besoins différents. Parmi les initiatives intéressantes : le partage de savoir, de compétences ou de pratiques professionnelles. Ce qui se traduit par l'organisation d'ateliers animés par tel ou tel consultant. Dans ce genre de réseau, plus exclusif que les précédents, on ne compte pas ses "amis", mais on mesure les résultats concrets à chaque fois qu'on peut trouver le temps de venir, de participer, de s'impliquer.


D'où la question de la combinaison de deux formes de réseau : un réseau proche de personnes qui partagent au départ quelque chose de commun avec son prolongement numérique ? C'est le pari de la plate-forme collaborative qui vient d'être lancée chez ITG, avec plusieurs club métiers et clubs régionaux (dont le club aquitain). Développée par Nearbee qui a créé des "espaces de partage d'information par équipes" pour ITG, la plate-forme reprend le fonctionnement public des espaces de type Viadeo ou Facebook, en améliorant et en ajoutant un certain nombre de fonctionnalités : un wiki, un éditeur de blogs et d'articles, le téléchargement de fichiers à partager, etc., le tout en accès sécurisé.

Dans la vie réelle comme dans nos outils de prolongement numériques, les mêmes questions de posent. Il s'agit de cultiver son réseau par son identité originale et inversement ! Le réseau est un moyen de mieux se définir, même en creux ! D'où l'intérêt de suivre les conseils des experts* en la matière, pour éviter que sa réputation numérique ne soit détériorée par un abus d'auto-promotion sur Facebook ou de communiqués sur Viadeo !!

(*) Lire les 7 conseils d'Henri Kaufmann, un des "papes du marketing", qui sait de quoi il parle, dans son billet intitulé "Cultivez votre Identité "numérique" !" : préparer la terre, choisir les graines, jardiner, polliniser, entretenir, surveiller, éviter certaines erreurs. Un autre blogueur a mis en carte ces conseils, sous forme d'un schéma heuristique clair et lisible, ce qui n'est pas toujours le cas avec ce genre de carte mentale.

vendredi 13 février 2009

Curieux intérêt pour l'auto-entrepreneur à Bordeaux


Ce matin, la Maison de l'emploi de Bordeaux organisait un atelier d'information sur l'auto-entrepreneur, à Cap Sciences. Même si sa mission première consiste à développer les "synergies entre les différents acteurs de l’emploi", la MDE s'attache à informer les personnes qui la sollicitent sur tous les dispositifs existant en matière d'activité professionnelle, y compris la création d'entreprise, et ponctuellement le portage salarial, même si peu de personnes ont des projets d'activité intellectuelle.

Elle avait convié des représentants de différentes entités à présenter le dispositif et à répondre aux questions de la salle : le RSI (Régime Social des Indépendants) qui remplace l'Assedic pour la protection des entrepreneurs individuels, l'ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique), qui met en place le microcrédit, la DGI (Direction Générale des Impôts) et surtout l'URSSAF, qui gère les cotisations sociales et la CCIB (Chambre de Commerce et d'Industrie de Bordeaux), qui accompagne les créateurs.

Gabrielle Denis* a su animer avec efficacité les échanges avec la salle. Pas de langue de bois, notamment de la part des interlocuteurs URSSAF et CCI, qui ont insisté sur les conseils communs à tous les entrepreneurs indépendants. Et c'était plus que nécessaire, car la majorité des questions étaient confondantes de manque d'esprit d'entreprendre et/ou de manque de réflexion sérieuse sur son projet. Un exemple parmi d'autres : une personne qui voulait se lancer sur une idée très vague, en croyant que sa volonté suffisait ; posant sa question avec insistance, on lui demandait si elle avait interrogé un syndicat ou une fédération professionnelle, mais elle ne savait pas ce qu'était.


En conclusion, la curiosité était importante (des questions sur les charges, les impôts, la TVA, l'assurance responsabilité civile, les métiers possibles ou non, …), mais l'intérêt était parfois également assez "curieux" (comment avoir le beurre, l'argent du beurre, etc. ?). J'ai bien apprécié le résumé sur le dernier transparent de la CCI, rappelant que "peu de cotisations sociales donne peu de prestations sociales".

(*) Gabrielle Denis, après avoir lancé son activité en indépendante, vient de créer sa société : Editoile. Elle anime également un blog d'actualités sur le développement économique territorial, notamment en Aquitaine.

vendredi 12 décembre 2008

Soirée du 11 décembre du Club Bordeaux Entreprises 33


Hier soir, le Club Bordeaux Entreprises 33 se réunissait à la Cité Mondiale. Luc Deleplanque, un de ses animateurs, accueillait plusieurs clubs d'entreprises autour de Bordeaux. Ensuite, BMC-stat a proposé de tester un sondage en direct vidéo-projeté, en confiant des télécommandes aux participants, pour effectuer leur vote.

Les questions étaient assez générales (avenir de l'économie, moral pour 2009, investissements et recrutements envisagés, …). Par ailleurs, bon nombre de participants étaient des créateurs d'entreprise toute jeunes ou des indépendants. En tous cas, le résultat a montré que les participants n'étaient pas trop déprimés !! Comme personne n'avait encore bu, on peut se dire que les réponses étaient en toute connaissance et en toute sincérité.

En tous cas, bravo aux organisateurs !! Et la vue est toujours aussi belle depuis le Club Pernod !

Vous souhaitez devenir consultant-formateur : "the" gag !!


Cette "offre d'emploi" vue sur Emploi Région, que m'a fait passer un collègue, ressemble à un mauvais gag !

VOUS SOUHAITEZ DEVENIR CONSULTANT FORMATEUR en vente et management, vds CAUSE RETRAITE, tout le nécessaire pour être opérationnel rapidement : ordinateur, scanner, caméra, vidéo-projecteur, valise tél., combiné TV cassette VHS, une centaine de fichiers word et powerpoint, une centaine d'ouvrages sur le sujet, etc, prix à débattre

Le futur retraité a-t-il travaillé depuis le siècle dernier ? Les livres dont il veut se débarrasser sont-ils aussi dépassés que son combiné télé/VHS ? Quel rapport entre "vous souhaitez devenir consultant-formateur" et le vide-grenier de ce personnage ? Et, plus généralement, comment une telle annonce est-elle passée comme "offre d'emploi" ?!!

La morale de l'histoire est triple :

(1) les sites d'emploi manquent cruellement de matière depuis quelques temps, y compris les plus institutionnels (ANPE ou APEC) ; la tentation est grande de publier du "n'importe quoi"*

(2) les fantasmes de certains ont la vie dure, en matière d'entreprise de conseil ou de formation, ou de prestation intellectuelle au sens large. Pas étonnant que certains rapaces essaient de leur voler un peu de chair, avant même qu'ils ne trépassent dans la jungle des créateurs ; c'est le cas de ce Monsieur avec son espoir de récupérer un peu d'argent avec des "centaines de fichiers Word et PowerPoint" !! c'est aussi le cas de certaines "écoles" de coaching, pas très regardantes, qui font payer cher une formation pas sérieuse que jamais le nouveau "coach" qui arrive sur le marché ne réussira à rentabiliser !

(3) devenir consultant est le produit d'une expérience, d'une formation et d'une méthode construite. C'est ce que nous avons observé en accompagnant des milliers de consultants depuis plus de 12 ans, au plan national, chez ITG. En Aquitaine, je vois plus de 200 personnes chaque année ; une partie de ces candidats créateurs va effectivement se lancer, via portage ou inscription au RC ; et une partie de cette partie est — ou sera — dans une réelle posture de consultant, avec le professionnalisme et les modes opératoires en cohérence. On peut vivre en tant que prestataire, voire même sous-traitant, et il n'est pas indispensable de s'auto-proclamer "consultant".


(*) Un autre ami me le disait récemment : il tombe essentiellement sur des offres d'emploi émanant de sociétés qui n'ont pas d'existence avérée ou de solos qui n'arrivent pas à décoller et s'imaginent "pomper la sève" de commerciaux avec la vague promesse d'une rémunération, et parfois même d'un contrat de travail qui ne vient jamais. J'en connais un dans cette situation, qui a eu des salaires partiels et à retardement, mais aucun remboursement de frais et qui est allé aux Prud'hommes. La société qui lui a fait 2 bulletins de paye n'a pas d'existence légale, juste un individu qui a utilisé le nom de la société avec laquelle on ne connaît pas les liens exacts, si ce n'est commerciaux. Le tribunal a renvoyé à 9 mois plus tard, le temps de trouver qui tire les ficelles et a été à l'origine de l'offre publiée par l'ANPE.

jeudi 16 octobre 2008

Forum recrutement APEC


C'était aujourd'hui la deuxième édition du Forum Recrutement Cadres à Bordeaux, plus précisément à Mérignac, à l’Espace du Pin Galant, à côté de la salle de spectacle. Une trentaine d'entreprises, souvent très connues, attiraient les visiteurs, cadres confirmés ou jeunes diplômés.

Du monde notamment devant les stands AGF, AXA, CASTORAMA, C-DISCOUNT, FAYAT, PICHET, VINCI … Essentiellement des postes de commerciaux, ingénieurs, managers, dans la région ou le Sud-Ouest, ou le Grand Ouest. Les candidats faisaient la queue pour essayer d'avoir des entretiens de pré-recrutement.

D'autres se sont retrouvés au Forum, pour partager leurs projets en cours et développer leur réseau. Une ambiance assez souriante, en ces temps de crise !! Chaleur humaine et chaleur de l'air, mal ventilé ou pas refroidi, ce qui pouvait pousser à sortir pour prendre un peu d'air frais.

Une très bonne organisation par l'APEC Bordeaux, avec ses consultant(e)s et Pascal Duée, son Directeur.

mercredi 15 octobre 2008

L'emploi des seniors en Aquitaine


Pas brillant, si on écoute le sujet passé au journal de TV7, le 15 octobre !!

Les commentaires sont assez éloquents :
- le taux d'emploi des seniors en Aquitaine est de 36,4 %
- 16 % des 50-64 ans sont inscrits à l'ANPE en Aquitaine
- après 55 ans, le taux de retour à l'emploi est nettement réduit (“à c't'âge là !” comme dit la journaliste)
- les entreprises continuent de licencier les personnes considérées comme moins productives et plus chères
- on trouve plus de créateurs d'entreprises chez les plus de 50 ans

Ecouter le sujet (lecteur ci-dessous) :




Ecouter le sujet avec qqs images.

Morale : mieux vaut penser à travailler par missions, en intérim, en temps partagé, en portage salarial, …

lundi 29 septembre 2008

Le Net oblige à se reposer la question : se protéger ou se projeter ?


Quelques questions que me posent des collègues ou futurs collègues consultants : vaut-il mieux créer un site web pour promouvoir son offre de service ou est-il préférable de communiquer de manière plus classique ? faut-il passer du temps sur Viadeo et quelles informations donner ? quid de Facebook ? de LinkedIn ?

Ces questions vont également être traitées à l'initiative du Forum des droits sur l’internet et de la CNIL qui ont lancé une large consultation publique se terminant le 15 janvier 2009, avec pour titre : « Votre vie privée vous intéresse et vous n’êtes pas les seuls ! ». Voir le communiqué de la CNIL.

Parmi les débats publics thématiques, organisés en régions et à Paris, notons celui du jeudi 6 novembre 2008 (de 17h à 19h30), organisé à l’Institut du Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA) par Aquitaine Europe Communication et animé par Laurent-Pierre GILIARD. L'incontournable Président d'AEC (Marcel DESVERGNE) échangera avec Isabelle FALQUE-PIERROTIN (Présidente du Forum des droits sur l'internet) sur le thème : « Les TIC et la vie privée : faut-il avoir peur des effets secondaires ? », en présence de Jeanne BOSSI (CNIL), Jean-Pierre LABADIE, Médecin et Président de l’URMLA (Union Régionale des Médecins Libéraux d’Aquitaine), Jean-Marie DARMIAN, Maire de Créon (33), conseiller général de la Gironde et Stéphane GRÉGOIRE, Chargé de mission au Forum des droits sur l’internet.

Peut-on contrôler son image et son identité sur le net ? Pourquoi les autres s’intéressent-ils à notre vie ? Comment améliorer la protection de la vie privée dans l’univers numérique de demain ? Autant de questions qui nous intéressent tous et sur lesquelles nous avons notre mot à dire !

En attendant les éclairages du débat du 6 novembre et les conclusions de la consultation publique, je repense à ce jeu de mots assez parlant qui consiste à se demander jusqu'où un consultant doit projeter son image, son offre, son réseau, et jusqu'où il peut ou doit se protéger ou protéger sa vie privée, ses principes, son éthique, par rapport à ses missions, ses collègues, ses clients… Car, en effet, les journalistes parlent souvent des jeunes et des recruteurs, avec les risques de confusion d'image entre leurs "délires" d'étudiant et la "rentrée en atmosphère" à la recherche de l'entreprise, mais ils ne parlent pas des consultants et autres prestataires ou intervenants, que leurs clients vont choisir ou pas, en fonction de leur réputation. Or, statistiquement, la fréquence de ce choix est bien plus fréquente en situation d'offre de service qu'en situation de recherche d'emploi !!

• Visiter le site du Forum des droits sur l’internet.
• Participer au forum lui-même
• Voir et écouter la présentation de sa Présidente, qui sera à Bordeaux, le 6 novembre (ci-dessous).


samedi 20 septembre 2008

Le Club Affaires 64 : une association pro et conviviale

J'ai rencontré ce club la première fois à l'occasion de la Caravane des Entrepreneurs, à Pau, le 31 mars 2007*. Resté en contact avec plusieurs de ses membres, je savais que ce hub Viadeo devenu association fonctionnait bien et se développait autour de valeurs professionnelles et conviviales.
Je n'avais pas pu combiner mes visites dans le département 64 avec une de leurs réunions mensuelles** (3ème vendredi du mois, en alternance dans le Pays Basque et le Béarn). Voilà qui est fait — enfin — à l'occasion de la soirée d'hier (19 septembre 2008) à Pau ! 

La rencontre se tenait au restaurant le DUO, à Jurançon (à la sortie de Pau). Elle a commencé avec un tour de table (tour de patio, devrais-je dire !), des 30 et quelques personnes présentes : membres de l'association, élus, invités, futurs membres. 


Ensuite, c'est Véronique Sagot — par ailleurs consultante ITG, basée à Tarbes — qui intervenais sur le thème : "faire fleurir vos idées avec le mind-mapping". Véronique nous a fait découvrir les cartes heuristiques, appellation française du mind-mapping***, leur intérêt et des exemples d'utilisation. Puis, les participants se sont exercés à réaliser une carte, dans chacun des quatre sous-groupes.


C'est à la fin du dîner que les cartes ont été présentées et commentées par une personne au nom de son sous-groupe, achevant cette soirée ancrée dans la double tonalité d'un club professionnel et convivial, qui mériterait de faire des émules…