Affichage des articles dont le libellé est ingénieurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ingénieurs. Afficher tous les articles

mercredi 25 mars 2009

Les auto-entrepreneurs sont-ils une aubaine pour les acheteurs ?

Par temps de crise, chacun cherche des prix plus justes en toute occasion — le particulier comme l'entreprise—, ce qui est bien naturel. Prix plus juste ne veut pas dire prix bradé ! Dans la consommation de tous les jours, nous le savons bien : les baisses de prix des "artistes" de la grande distribution sont bien souvent illusoires ! Parfois même une parfaite tromperie : produits spécialement commandés pour la période des soldes, produits déclassés, de la génération précédente, de basse qualité ou de provenance peu sûre, étiquettes d'anciens prix artificiellement gonflés, etc.

Dans la prestation de service aux entreprises, un certain nombre d'acteurs font converger leur mode de fonctionnement vers le bas : le moins-disant pour les acheteurs, le dumping pour les prestataires.

L'interview récente de François Amblard, Président de la chambre de l'ingénierie et du conseil de France (CICF), illustre bien cette tendance :La CICF qui est très bien implantée en région constate depuis quelques semaines que des prestataires font des offres anormalement basses. Selon nos statistiques, la journée consolidée de technicien et ingénieur se rémunère entre 600 et 800 euros. Or, des offres sont faites jusqu'à moitié prix pour garnir les carnets de commandes. Ces prestataires sont dans un système de vente à perte ou, encore plus grave, en dessous de ce qui est nécessaire pour bien faire leur travail. Il y a là un risque fort de générer des relations contractuelles conflictuelles, des prestations incomplètes voire pas faites, des sous-traitances dans les pays à bas coûts, des sinistres à retardement... Ne sacrifions pas la qualité de l'ingénierie à la crise.”

François Amblard précise également que le portage [salarial] n'est pas destructeur d'emploi. Il est plus souple, moins contraignant et moins cher. Il doit être encadré. Le Syndicat national des entreprises de portage salarial, adhérent de la CICF, joue ce rôle.

Or, au moment où les indépendants (entreprise individuelle ou société) souffrent des interruptions ou retards de missions client, on assiste à une collusion objective entre certains donneurs d'ordre et certains nouveaux (pas forcément) auto- (et pas forcément) entrepreneurs. Une fausse aubaine du point de vue commercial pour ces nouveaux prestataires de service qui espèrent tirer un meilleur revenu de leur activité que s'ils avaient créé une vraie entreprise ou avaient commencé par une société de portage salarial. Car, il ne faut pas se leurrer : les clients savent négocier et faire pression pour obtenir une baisse des prix d'un auto-entrepreneur, en jouant sur les moindres charges que permet ce régime.

Au final, on risque de brader la prestation "intellectuelle", comme le constate la CICF. Les clients en auront forcément pour leur argent : le prestataire sera moins performant, moins complet, moins à l'écoute de son client, … Les prestataires ne mettront pas à jour leurs pratiques, seront moins bien formés, resteront isolés, … Au bout du compte, les clients seront moins satisfaits, minimiseront le recours à des experts, consultants, spécialistes externes… jusqu'à ce qu'ils en ait à nouveau un besoin urgent, au moment du re-décollage de leur activité. Mais peut-être sera-t-il trop tard, car ils auront négligé de se préparer, de mettre en place de nouveaux process, de former leurs équipes, d'anticiper…

mercredi 13 février 2008

L'Estia, une école d'ingénieurs qui comprend les entreprises

Au delà du cycle de formation professionnelle à la création d’entreprises, conventionné avec l’État et la région Aquitaine, destiné aux porteurs de projets de création d’entreprise, dont je parlais précédemment, j'ai vu hier différentes personnes qui sont prêtes à se lancer dans le conseil et la prestation de service aux entreprises.

Depuis le site d'Izarbel — avec cette vue magnifique sur la Rhune ! —, en pépinière ou dans un hôtel d’entreprises géré par l’ESTIA, ou encore depuis chez eux, où ils finalisent leur projet, les voilà prêts à apporter aux entreprises des services dont celles-ci ne disposent pas en interne ou que seul un profil bien spécifique peut leur fournir.



(*) Pour visiter le site de l'incubateur entreprise de l'Estia.

vendredi 19 octobre 2007

Des futurs consultants formés à l'ESTIA

L'Ecole Supérieure des Technologies Industrielles Avancées (Estia), à Bidart, assure une formation internationale de consultants et chefs de projet.

Réalisée sur un an, en alternance, elle permet à des jeunes ingénieurs de se spécialiser dans ces métiers, mais surtout à des personnes issues de l'entreprise de prendre un virage vers le conseil et l'accompagnement de projets.

Ce sont ces personnes que j'ai pu rencontrer dernièrement. Certaines ont déjà des pistes de clients pour lesquels ils vont avoir à réaliser des missions. D'autres ont en train de définir leur offre potentielle, et peuvent la tester ou en parler dans le cadre de leur stage en entreprise, en alternance avec la formation à l'Estia.

Ce qui est particulièrement intéressant chez eux c'est une double perspective :
• conseiller les jeunes pousses — notamment celles qui naissent dans le giron de l'Estia — sur les aspects qui peuvent manquer au créateur (management, commercial, par exemple),
• intervenir sur des projets plus lourds, comme expert fonctionnel ou prestataire, en synergie avec d'autres consultants individuels.

Nous avons là ce que retrouvent beaucoup de consultants et que certains appellent du néologisme américain : la coopétition.