Affichage des articles dont le libellé est virtuel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est virtuel. Afficher tous les articles

lundi 8 mars 2010

Les microjobs : nouvelle forme du travail parcellisé, au service de la délocalisation forcenée

Les nouveaux entrepreneurs ne manquent pas d'imagination pour faire du "high sell" avec du "low cost" !! L'autre jour, c'était David Baguet, Directeur associé de Logo Facile sur BFM* (émission L'entreprise BFM du 06/03) qui parlait de ses créatifs travaillant en Inde et lui permettant de proposer à des prix plancher un logo, une charte graphique, etc. à des créateurs d'entreprise avec de petits moyens. Les professionnels auront beau expliquer qu'un logo c'est pour longtemps, ça visualise l'entreprise, ses valeurs, etc. et ça ne s'improvise pas, on va être inondé de ces logos que dénonce avec humour un couple de graphistes sur leur blog : comment faire un bon gros logo web 2.0 qui tâche
(*) Pour écouter les 6 minutes consacrées au "logo facile", cliquer ci-dessous :

Un nouvel avatar de l'économie potentiellement destructrice d'emplois et/ou de valeur est décrit dans cette page du numéro 26 de mars-avril 2010 de "La lettre d’information d’Aquitaine Europe Communication" que je viens de recevoir. Dans l'article titré "Faut-il s'inquiéter des microjobs et du freelance numérique ?", l'excellente Agence Europe Communication, présidée par Marcel Desvergnes, nous résume les thèmes abordés lors de la conférence "Signaux numériques 2010" du 8 février dernier, à laquelle je n'ai pas pu assister.
Extraits du dossier réalisé par Antoine Chotard (page 17 du document pdf à consulter sur le site d'AEC) : […] nous observons un nouveau type d’embauche délocalisée et promue par l’avènement de l’internet et du portable. Jusqu’ici le morcellement du travail en micro-tâches concernait surtout le travail manuel et sa sous-traitance. Il se déploie dorénavant sur le travail intellectuel et bureaucratique fort du déploiement du portable et de l’internet mobile dans le monde. Force est de constater que les outils numériques modifient les modalités et les hiérarchies du travail. Un constat vérifiable autour des nouvelles plateformes web connectant employeurs du Nord et main d’œuvre précaire du globe pour des jobs minute exécutables en ligne […] Risque ou espoir pour l’emploi mondial ? Pour ces jobs payés à la tâche (traduction de mode d’emploi, saisie de données, vidéo-surveillance de magasins, transcription, secrétariat en ligne), le cadre contractuel vacille : les horaires de travail sont inexistants, la législation est rendue floue par la distance entre le pays de l’employeur et celui du salarié, les salaires sont faibles.
Vos réactions et commentaires sont les bienvenus …

lundi 2 mars 2009

Vista et Second Life, parmi les fiascos 2009


Il n'y a pas de fumée sans feu !! L'humour de ce groupe de catalans ne manque pas de piquant !!

Leur ambition est de “récompenser les meilleurs projets dans le domaine des techniques de l'information et de la communication qui ont abouti à un fiasco. [Ils veulent] promouvoir un esprit critique, une attitude positive par rapport aux obstacles sur la route du succès, et pourquoi pas rigoler.”

Et donc, pour rire (jaune !?), on peut voir la petite vidéo de 3 minutes 22 secondes, commentée ici. Leur site :ici.

jeudi 8 mai 2008

Retour sur l'incontournable Google


Sous le titre "Google, ange et démon : faut-il lui confier notre vie numérique ?", Thomas Parisot fait un point utile sur la nécessité de garder un regard critique sur Google.

Comme lui, j'utilise Google pour la facilité de mise en place des services : Gmail, Blogger, l'agenda en ligne, YouTube, GoogleMaps, GoogleEarth.

Mais, comme lui, je constate que les recherches laissent des traces : on retrouve vite les liens, on a des pubs ciblées (ou qui essayent de l'être, car les machines ne sont pas fines !!).

Là où nous divergeons, c'est que le crédo du jeune Thomas est très OpenSource, alors que le mien est nettement Mac : il aime garder la main, je tiens à ne pas mettre la main dans le cambouis informatique (si je peux). Et là on peut dire que Google a réussi son coup : faire simple et gratuit, puis faire payer ensuite !!

Faire payer, signifie 2 conséquences possibles :
- par les clics commerciaux, l'achat de futilités dont on n'avait pas besoin,
- par l'invasion dans la sphère privée, avec ses risques de flicage marketing, et plus si on tombe entre des mains pas très recommandables.

Pour voir ou revoir le documentaire d'Arte, l'an dernier, sur Google.

dimanche 9 décembre 2007

Le monde du virtuel est-il une drogue pour vous ?

En échangeant avec d'autres blogueurs, dans le réel comme dans le virtuel, on réalise que les choses vont et viennent : on y passe beaucoup de temps, puis on met de côté ou on abandonne carrément. D'où ma question à ceux d'entre-vous qui utilisent le “web 2.0” : avez-vous ressenti une dépendance à un moment ou à un autre ?

L'exemple de la montée en puissance du web dit "social" est assez significatif. Pas mal de consultants, prestataires individuels et autres chercheurs de pistes — côté emploi ou côté mission — se sont engouffrés dans les réseaux de réseaux. Après Viadeo, Linkedin et autres, a débarqué la mode Second Life, puis "Fesse book", comme disent les méchantes langues ! Les "réseauteurs" ont investit du temps en virtuel ou en réel : en virtuel, pour envoyer des messages parfois très dispersés ; en réel, pour rencontrer physiquement les communautés auxquelles ils se sont identifiés, pour essayer de créer du vrai lien social.

Comme toujours, les limites sont humaines :
• D'abord, l'investissement en temps, considérable pour bloguer sérieusement, pour réseauter en rencontrant les autres. Car, le nombre de soit-disant “amis”, au compteur des sites sociaux, n'est rien d'autre qu'un chiffre sans signification. Lorsqu'il dépasse les 100 ou 150*, notre cerveau et notre mode de fonctionnement de modestes humains (la gestion du temps notamment) fait que nous ne pouvons plus les intégrer, ni en faire quelque chose.
• Ensuite, le besoin de se re-concentrer, pour éviter la dispersion improductive — voire compulsive pour certains—, comme ceux qui sont passés du jeu vidéo de leur jeunesse aux avatars, profils et blogs de leur nouveau contexte professionnel.

Pour autant, il y aura toujours ceux qui savent commercer naturellement avec les autres. Le medium web (social ou pas) n'est qu'un moyen pour démultiplier les choses, et pour accélérer certains contacts que les cercles de la vie réelle auraient pu ralentir, masquer ou bloquer.

Je me disais qu'il y avait là pour certains une chimère — l'illusion de la tribune et de la visibilité professionnelle pour qui n'a pas un projet solide, sérieux et original — et pour d'autres une addiction — la quête d'un lien social, peut-être déficient, ou la poursuite d'un graal inaccessible.

Et, ce matin, je tombe sur la chronique de Jacques Attali sur Europe 1.

Pour écouter la chronique (3 mn 40) :



Que dit l'excellent Attali ? Il nous raconte les ravages des méthamphétamines, une des principales drogues en usage aux Etats-Unis. Extrait : “Les méthamphétamines sont des médicaments, parfois prescrits sur ordonnance, et qui peuvent être avalés, reniflés, injectés en piqûre ou encore inhalés. Les dangers de cette drogue sont importants, car elle rend euphorique, agressif et augmente la confiance en soi. Il y a 30 millions de consommateurs dépendants, principalement aux Etats-Unis.

C'est surtout sa conclusion qui nous intéresse ici, car il nous dit que ces drogues, “symboliques de la modernité, aident à s'inscrire en apparence dans un monde de compétition, de tension, d'exaltation, dans un monde où la sensation immédiate remplace le projet”.

Ma conclusion est double : (1) sans vision et sans projet, le zapping internet, entre lecture et écriture, ne mène nulle part ! (2) en matière d'exposition, il faut sans doute raison garder, trouver le bon équilibre, pour profiter des apports indéniables du “ouèbe deux”, sans pour autant tomber dans les pièges d'un marketing parfois abusif. L'exemple de Facebook est révélateur : lire par exemple l'article du Figaro : Facebook rêve de vendre votre vie privée.

(*) Pourquoi n’avons-vous pas plus de 150 amis? La réponse sur ce blog.