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samedi 15 mai 2010

Ce blog se dédouble, pour mieux se concentrer

Ce blog a démarré le 30 janvier 2007. Après 3 ans et 3 mois, il était temps de changer le décor et de recentrer le contenu sur un thème bien identifié.

Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.

Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.

Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
    1.    le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
    2.    et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)

Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.

Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.

Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.

Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.

jeudi 4 février 2010

Auto-entrepreneurs : choisir ou subir

Deux mises en avant à la télévision, la semaine dernière : une auto-entrepreneuse heureuse, dialoguant avec le Président Sarkozy, des auto-entrepreneurs forcés par leur ancien employeur, découvrant la profondeur de leur nouvelle précarité. Heureusement, les consultants, experts, formateurs, ne sont pas dans cette dynamique de la précarisation, si j'ose dire ! Petit retour en vidéo sur deux émissions : lundi 25 janvier, sur TF1, avec la désormais célèbre Elodie qui fait du service aux particuliers, naguère boosté par le CESU et maintenant par l'auto-entrepreneur ; dimanche 31, sur M6, avec la fin du sujet sur les auto-entrepreneurs.

La première a été vue par plus de 8 million de téléspectateurs. Son message : c'est formidable de créer aussi facilement son entreprise, c'est rapide, mais elle se sent bien seule, elle aurait besoin d'un accompagnement. La réponse, à côté de la plaque, du "bon roi Nicolas" : j'en parle à Monsieur Novelli, le ministre qui a lancé cette expérience, dont le succès nous a dépassé, et il faut envisager de la formation.





La seconde émission consacrée à "la France qui redémarre" comprenait un sujet sur les 320000 auto-entrepreneurs déclarés en un an, depuis le lancement du nouveau régime d'entreprise individuelle. Après deux exemples d'activités de prestations pour les particuliers (animation de soirées disco et transfert de photos et vidéos familiales sur des supports DVD), le reportage s'est concentré sur des dérives très inquiétantes de la part d'anciens employeurs. 





Le résultat : l'entreprise se décharge des tracasseries administratives en réglant de simples factures de prestations, elle reporte une partie du risque d'entreprendre sur le prestataire, l'auto-entrepreneur est certes libre de ne plus travailler pour l'entreprise devenue cliente (s'il a d'autres clients), mais il n'a plus droit au chômage, il est devenu un travailleur jetable.


Lire aussi "L'auto-entrepreneur séduit toujours plus, parfois au détriment des salariés", publié par l'AFP.

jeudi 17 décembre 2009

Marque personnelle : une démarche qui s'applique aux consultants


Comme le dit Cadremploi.fr, “ Il y a eu le « coaching », le « self-marketing » et bien évidemment le « networking »... Voici maintenant le « personal branding ». « Développement de sa marque personnelle », pour les adeptes du bon français. Kézako ?

Il s'agit de reprendre quelques unes des techniques conçues pour le développement des marques d’entreprises en les adaptant à l'individu, la personne en situation professionnelle qui veut se démarquer des autres aux yeux des recruteurs, employeurs, clients ou prospects. Les 3 axes de développement étant : mieux se connaître (soi, ses forces, faiblesses, passions, objectifs…), mieux se faire connaître (son identité) et mieux se faire reconnaître (sa réputation).

Avec le développement du web 2.0, s'ajoutent de nouvelles manières de gérer son identité et sa réputation numériques. Or, pour nous professionnels autonomes — consultant, formateur, expert, etc. —, l'empreinte laissée sur le web est devenue incontournable. Tout comme les recruteurs (pour les personnes qui cherchent un emploi), nos prospects, clients, confrères, collègues ou contacts professionnels, s'adonnent au "googling", en "google-isant" nos nom et prénom.

Il y a bien la marque commerciale qui est protégée par un dépôt : en France, à l'INPI. Il y a aussi l'estampille qui est la marque apposée par les menuisiers ébénistes sur les meubles de leur création, ou encore la signature en bas des œuvres d'un peintre par exemple. Mais quelle est donc notre marque personnelle, cette empreinte, visible sur le web ? Pourquoi dure-t-elle et peut-on la modifier ? Quelle valeur a-t-elle ?

C'est ce que j'ai tenté d'écrire dans mon article Pourquoi et comment être présent sur le web, publié dans enviedentreprendre.com. On y voit des extraits d'une conférence de Fadhila Brahimi, qui accompagne notamment des personnes connues dans la définition, la construction et la consolidation de leur marque personnelle.

Naturellement, pour un professionnel autonome, ce n'est pas la présence sur le net qui va créer des générations spontanées de clients ! Pas plus que les CV en ligne n'arrivent à toucher les recruteurs qui recrutent ! Le professionnel doit d'abord se concentrer sur ses premiers clients : quel est son point d'entrée ? comment trouver ses premières missions ? Mais ignorer le web ou se présenter de manière péremptoire et généraliste (le modèle type du site web avec sa page "qui sommes-nous ?" du consultant solo !) risque de le desservir à terme. Quand il aura ses premières missions et ses premiers clients satisfaits, il sera en meilleure posture si sa marque personnelle, même balbutiante, est ancrée sur de bonnes bases. Il pourra ensuite la développer plus facilement.

Pour en savoir plus :
- voir
l'article Travaillez votre « marque personnelle » publié dans keljob.com
- voir aussi
le sujet de Culture Pub, en avril dernier (cliquer à droite sur la 3ème vidéo "Le Personal Branding")

La conclusion évoque le risque d'appliquer de simples recettes et d'aboutir au même profil pour tout le monde : un risque qu'a su éviter une jeune diplômée qui quémande son futur employeur. THE CARICATURE OF THE CARICATURE !! Rions un peu… sur la communication d'une assistante de communication… qui aurait bien besoin de se faire assister… pour communiquer.



mercredi 18 novembre 2009

Entreprendre et réussir, selon Novelli

Co-écrit avec Louis Le Duff, créateur des enseignes franchisées Brioche Dorée et de (Pizza) Del Arte, notamment, le livre a été présenté par Hervé Novelli au Salon des micro-entreprises le mois dernier. Depuis, on croise la pub un peu partout, notamment dans les Relais H devenus Relay, pour faire davantage French !! Et que lit-on comme arguments ? Sécurité, rentabilité, performance. Parlons-en…

Le livre comporte trois parties : l’entrepreneur, l’auto-entrepreneur et le franchisé. Concernant la franchise, il est dit que 1250 réseaux de franchise cherchent des partenaires, mais sont-ce des purs entrepreneurs ? Ils cherchent la sécurité, espèrent la rentabilité et la performance. Les connaisseurs savent qu'il faut pas mal relativiser, selon les franchises, et que l'investissement est très important. Concernant l'auto-entrepreneur (2/3 des inscriptions Insee en octobre), sont-ce des entreprises ? Pas encore, pas vraiment, pas forcément au bout du compte*.

Si 56% des français rêvent de créer leur entreprise, on prévoit que quelque 500 000 auront sauté le pas de la création en 2009. Mais que se passe-t-il dans les faits ? Parmi les articles récents, je citerai celui de l'entreprise.com. Car, même s'il est titré "Encore un bon cru pour les créations d’entreprises en octobre 2009", il explique clairement qu'il s'agit aussi d'un "dispositif détourné de sa vocation première". Extrait :… il s’avère fréquent que des salariés utilisent ce dispositif non pas pour créer leur société, mais tout simplement pour se faire rémunérer. Le régime de l’auto-entrepreneur se révèle pratique pour les employeurs qui, tout en ayant besoin de main-d’œuvre supplémentaire, rechignent à embaucher un salarié en CDD ou en CDI, une procédure jugée trop lourde ou trop coûteuse en termes de charges sociales pour les comptes de l’entreprise.

Sécurité, donc ! Est-ce bien la quête de ces faux entrepreneurs qui préfèreraient un contrat de travail pour assurer un service sous la responsabilité et la conduite d'un employeur de fait ? La re-qualification en contrat de travail est un risque que leur faux clients n'ont même pas imaginé. A vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, on aboutit à du n'importe quoi !

Rentabilité, ensuite ! Est-ce que les "créateurs", comme on appelle sans nuance les auto-entrepreneurs inscrits, s'y retrouvent quand leurs clients (et faux clients) leur dictent leurs conditions ? Le vrai client a tendance a user de sa position de force par rapport à la prestation de service qu'il pourrait confier à l'auto-entrepreneur, en faisant baisser anormalement les tarifs. Le faux client (employeur qui ne veut pas le reconnaître) reprend cette complainte des cotisations sociales qu'il veut économiser, en essayant de négocier (d'imposer ?) des prix sans charges. Mais qui va payer les pots cassés ? Celui qui n'est ni autonome ni entrepreneur risque fort de confondre chiffre d'affaires et revenus.

Performance, enfin ! Est-ce que les créateurs optant pour le régime d'auto-entrepreneur en tirent un bénéfice réel ? Combien leur restera-t-il une fois déduites les charges, certes moindres ? Une fois payés les frais inévitables associés à la création (temps passé à une mini-étude de marché, fournitures, équipement minimum, invitations, prospection, voire formation, etc.) ? Ne vaudrait-il pas mieux démarrer tout de suite en portage salarial pour bénéficier de services plus performants, et faire baisser plus vite les frais de gestions appliqués sur le CA facturé ? Ou ne vaudrait-il pas mieux créer une vraie entreprise pour adopter dès le départ les bonnes pratiques de gestion qu'il faudra de toute manière intégrer une fois dépassé le plafond du régime d'auto-entrepreneur ? Est-ce que les clients y retrouvent leur compte ? Qu'arrive-t-il si la prestation ne convient pas, si le prestataire n'est pas qualifié, pas assuré ? Quel est le gain au final ? Est-ce que le système économique dans son ensemble fonctionne efficacement ? Crée-t-il de la valeur ajoutée ?

(*) voir aussi "Auto-entrepreneurs : bien voir les choses derrière les mots"


dimanche 27 septembre 2009

L'aquitaine prise entre crise économique et qualité de vie


Il y a 10 jours, les chambres consulaires organisaient au Palais des Congrès, à Bordeaux-Lac, la 6ème édition de la Journée de l'Economie Aquitaine*.

Le matin était consacré à 3 ateliers simultanés. Je m'étais inscrit à celui qui avait pour thème "l'entreprise, ses ressources humaines, son management". L'introduction poussive d'un sociologue — qui n'a aucune idée de ce qu'est une entreprise — a failli vider la salle. Heureusement, Alain Ribet veillait au grain. Le célèbre journaliste, patron d'objectif Aquitaine, a fait une transition directe vers les "choses concrètes", en, donnant la parole à des témoins de la vie réelle des entreprises, y compris le Directeur régional du travail et de la formation professionnelle Serge Lopez, qui lui ne manque pas d'humour, contrairement au sociologue donneur de leçons au sujet de "la place de l'homme dans l'entreprise". Atelier globalement décevant, en tous cas.

Ce ne fut pas le cas du buffet, excellent, varié. Parmi les produits régionaux, je citerai le jambon de Bayonne, avec un producteur venu pour la circonstance et qui avait à cœur de faire goûter la différence, en fonction de l'affinage.

L'après-midi, en séance plénière, nous a permis d'écouter les points de vue croisés de deux économistes — Jean-Pal Betbèze et Henri Bourguinat —, avant les témoignages vivants d'entrepreneurs et de partenaires qui les accompagnent. Je citerai notamment Claude Arquizan, qui accompagne le développement de créateurs d'entreprises techniques avec les moyens de Total.


La fin de l'après-midi était une mise en perspective des enjeux de la sortie de crise, avec un débat entre les 2 économistes et Jean-Marc Daniel. Voir l'extrait ci-dessous que j'ai capturé en séance.



Je n'ai pas pu assister aux conclusions des officiels, notamment Alain Rousset. S'il a entendu Jean-Marc Daniel, ses oreilles ont peut-être sifflé à certains moments !!

(*) pour voir le programme de la journée, avec des extraits video ou audio sur le site officiel, cliquer sur "programme et extraits des interventions" ; pour voir mon diaporama, cliquer ici

jeudi 18 juin 2009

L'emploi, au cœur des enjeux à mi-année

"L'emploi des femmes et des hommes en Aquitaine, face à la conjoncture actuelle", tel était le thème d'une rencontre organisée par Objectif Aquitaine, et animée par Alain Ribet, le mercredi 17 juin, à l'hôtel Mercure Mériadeck, à Bordeaux.

Salle pleine pour un sujet qui réunissait Dominique COLLIN, déléguée régionale aux droits des femmes et à l'égalité, Jean-Yves BARRIERE, Crop Afpa, Luc VARENNE, direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, et un patron de PME, sous-traitante de l'aéronautique (dont je n'ai pas noté le nom).

C'est le témoignage de ce dernier qui m'a le plus intéressé. Arrivant du Salon du Bourget, il nous a expliqué sans langue de bois ses difficultés actuelles : baisse de commandes de 60 %, pas de visibilité sur ce que son client EADS va lui commander dans les mois à venir (puisque les compagnies aériennes n'en ont pas non plus, et que les tour opérateurs pas davantage !).

Que fais ce patron, qui a mis son capital et son enthousiasme dans son entreprise ? Il fait des pertes, il n'est pas abandonné par ses banques, il se prépare à aborder de nouveaux marchés, à sortir de nouveaux produits. Et pour y arriver, pour être prêt lorsque le moment viendra, il envoie en formation près de 30% de ses effectifs et développe le tutorat en interne. Tout pour éviter le chômage technique, ou le retarder, et la solution ultime des suppressions de poste.

On le voit, des solutions de vrai patron responsable, pas des lâchetés de grand commis interchangeables de grandes entreprises qui commencent par la fin : les suppressions de poste !

samedi 6 juin 2009

Les entrepreneurs se cherchent au Salon de l'entreprise aquitaine

Bordeaux, les 3 et 4 juin 2009. Cette année, le Salon de l'entreprise aquitaine se tenait au centre de Bordeaux, Hangar 14. Météo aidant, les visiteurs semblaient retardés par une promenade sur les quais ! Ceux que j'ai vu ici ou là étaient comme d'habitude des personnes qui cherchent : une idée, un statut, un financement, des conseils, etc.

Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.



Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.

Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !

vendredi 12 décembre 2008

Vous souhaitez devenir consultant-formateur : "the" gag !!


Cette "offre d'emploi" vue sur Emploi Région, que m'a fait passer un collègue, ressemble à un mauvais gag !

VOUS SOUHAITEZ DEVENIR CONSULTANT FORMATEUR en vente et management, vds CAUSE RETRAITE, tout le nécessaire pour être opérationnel rapidement : ordinateur, scanner, caméra, vidéo-projecteur, valise tél., combiné TV cassette VHS, une centaine de fichiers word et powerpoint, une centaine d'ouvrages sur le sujet, etc, prix à débattre

Le futur retraité a-t-il travaillé depuis le siècle dernier ? Les livres dont il veut se débarrasser sont-ils aussi dépassés que son combiné télé/VHS ? Quel rapport entre "vous souhaitez devenir consultant-formateur" et le vide-grenier de ce personnage ? Et, plus généralement, comment une telle annonce est-elle passée comme "offre d'emploi" ?!!

La morale de l'histoire est triple :

(1) les sites d'emploi manquent cruellement de matière depuis quelques temps, y compris les plus institutionnels (ANPE ou APEC) ; la tentation est grande de publier du "n'importe quoi"*

(2) les fantasmes de certains ont la vie dure, en matière d'entreprise de conseil ou de formation, ou de prestation intellectuelle au sens large. Pas étonnant que certains rapaces essaient de leur voler un peu de chair, avant même qu'ils ne trépassent dans la jungle des créateurs ; c'est le cas de ce Monsieur avec son espoir de récupérer un peu d'argent avec des "centaines de fichiers Word et PowerPoint" !! c'est aussi le cas de certaines "écoles" de coaching, pas très regardantes, qui font payer cher une formation pas sérieuse que jamais le nouveau "coach" qui arrive sur le marché ne réussira à rentabiliser !

(3) devenir consultant est le produit d'une expérience, d'une formation et d'une méthode construite. C'est ce que nous avons observé en accompagnant des milliers de consultants depuis plus de 12 ans, au plan national, chez ITG. En Aquitaine, je vois plus de 200 personnes chaque année ; une partie de ces candidats créateurs va effectivement se lancer, via portage ou inscription au RC ; et une partie de cette partie est — ou sera — dans une réelle posture de consultant, avec le professionnalisme et les modes opératoires en cohérence. On peut vivre en tant que prestataire, voire même sous-traitant, et il n'est pas indispensable de s'auto-proclamer "consultant".


(*) Un autre ami me le disait récemment : il tombe essentiellement sur des offres d'emploi émanant de sociétés qui n'ont pas d'existence avérée ou de solos qui n'arrivent pas à décoller et s'imaginent "pomper la sève" de commerciaux avec la vague promesse d'une rémunération, et parfois même d'un contrat de travail qui ne vient jamais. J'en connais un dans cette situation, qui a eu des salaires partiels et à retardement, mais aucun remboursement de frais et qui est allé aux Prud'hommes. La société qui lui a fait 2 bulletins de paye n'a pas d'existence légale, juste un individu qui a utilisé le nom de la société avec laquelle on ne connaît pas les liens exacts, si ce n'est commerciaux. Le tribunal a renvoyé à 9 mois plus tard, le temps de trouver qui tire les ficelles et a été à l'origine de l'offre publiée par l'ANPE.

jeudi 16 octobre 2008

Forum recrutement APEC


C'était aujourd'hui la deuxième édition du Forum Recrutement Cadres à Bordeaux, plus précisément à Mérignac, à l’Espace du Pin Galant, à côté de la salle de spectacle. Une trentaine d'entreprises, souvent très connues, attiraient les visiteurs, cadres confirmés ou jeunes diplômés.

Du monde notamment devant les stands AGF, AXA, CASTORAMA, C-DISCOUNT, FAYAT, PICHET, VINCI … Essentiellement des postes de commerciaux, ingénieurs, managers, dans la région ou le Sud-Ouest, ou le Grand Ouest. Les candidats faisaient la queue pour essayer d'avoir des entretiens de pré-recrutement.

D'autres se sont retrouvés au Forum, pour partager leurs projets en cours et développer leur réseau. Une ambiance assez souriante, en ces temps de crise !! Chaleur humaine et chaleur de l'air, mal ventilé ou pas refroidi, ce qui pouvait pousser à sortir pour prendre un peu d'air frais.

Une très bonne organisation par l'APEC Bordeaux, avec ses consultant(e)s et Pascal Duée, son Directeur.

mercredi 15 octobre 2008

L'emploi des seniors en Aquitaine


Pas brillant, si on écoute le sujet passé au journal de TV7, le 15 octobre !!

Les commentaires sont assez éloquents :
- le taux d'emploi des seniors en Aquitaine est de 36,4 %
- 16 % des 50-64 ans sont inscrits à l'ANPE en Aquitaine
- après 55 ans, le taux de retour à l'emploi est nettement réduit (“à c't'âge là !” comme dit la journaliste)
- les entreprises continuent de licencier les personnes considérées comme moins productives et plus chères
- on trouve plus de créateurs d'entreprises chez les plus de 50 ans

Ecouter le sujet (lecteur ci-dessous) :




Ecouter le sujet avec qqs images.

Morale : mieux vaut penser à travailler par missions, en intérim, en temps partagé, en portage salarial, …

mardi 27 mai 2008

Agir sur sa carrière, créer son propre emploi

Les consultants le savent bien : les carrières ne sont plus linéaires, ni véritablement gérées par les entreprises. Même si la GPEC est beaucoup mise en avant, est-elle un outil de gestion, est-elle prévisionnelle, agit-elle de façon significative sur l'emploi ?

Ceux qui conseillent, forment et accompagnent les acteurs RH en entreprise ont parfois du mal à faire passer le message aux financiers qui ont souvent pris la place des investisseurs classiques, des entrepreneurs ou des "développeurs" que nous connaissions au siècle dernier. C'est ce que disait Pierre Blanc Sahnoun, en clôture du Colloque, organisé à BeM, le mois dernier.


Nouveaux rapports à l'emploi, aux carrières et au travail, tels étaient les thèmes de ce Colloque. La plupart des témoignages intéressants et des enquêtes présentés ont fait ressortir la prise en main croissante de son propre destin professionnel par les individus. Accompagnés par leurs entreprises, par les institutionnels ou par les associations, ils ont davantage de chance de ré-orienter leurs perspectives professionnelles.

Pour lire et voir le résumé des interventions, suivre ce lien.

Parmi les consultants, prestataires ou autres intervenants que je rencontre aux quatre coins de l'Aquitaine, il y a les retraités et futurs retraités qui veulent se rendre utiles et faire profiter de leur savoir-faire. Ils savent bien que leur nouvelle carrière n'a plus rien à voir avec la précédente. Je vois aussi de plus en plus de jeunes — et encore jeunes — qui veulent donner un nouveau départ à leur carrière ou rebondir à la suite d'une rupture professionnelle : ce sont également des candidats à la création de son propre emploi. Et puis, il y a les créateurs d'entreprise. Or, il existe des solutions précisément "créatives", alternatives à l'inscription au registre du commerce, ne serait-ce que pour valider leur projet et tester leur marché : le temps partagé, pour les opérationnels, le portage salarial, pour les prestataires ou consultants.


A ce sujet, le Salon de l'entreprise se tient les 4 et 5 juin à Bordeaux-Lac. Les organisateurs innovent cette année, en proposant un parcours en 7 étapes pour valider les projets d'entreprise des visiteurs. ITG, accompagnateur des créateurs d'activité solo, sera présent dans la zone dédiée à la seconde étape des créateurs : "je valide mon projet". Pour avoir d'autres informations et réserver son badge d'entrée gratuite (afin d'entrer plus vite), suivre ce lien.

mardi 13 mai 2008

Le harcèlement psychologique décrypté par des "coachs"


L'association NGRH organisait la semaine dernière au Mégarama (Bordeaux-Bastide) une projection privée d'un film passé un peu inaperçu, lors de sa sortie en septembre 2006 : Fair Play.

Comme annoncé, l'histoire était celle de "petits défis pas très sport entre salariés, une comédie féroce sur la vie en entreprise".

Le réalisateur, Lionel Bailliu, était parti de l'idée de parler de "harcèlement psychologique à travers des séquences de sport."

A l'issue de la projection, Eric DAZOLS (formateur en management et coach) et Francis ZUAMABAR (fondateur du CRET) ont conduit un débat fort intéressant, prolongé par d'autres échanges conviviaux autour du buffet qui a suivi.

Résumé du film : Quand les salariés de l'entreprise ne sont pas au bureau, ils se réunissent sur les terrains de sport afin de libérer le stress accumulé. De l'aviron au squash, du parcours de santé au canyoning en passant par le golf et la piscine, patrons et employés profitent en réalité de l'occasion pour régler leurs querelles intestines au cours de duels sans merci... Un patron dominateur compulsif, une nouvelle recrue à l'arrivisme forcené, un cadre calculateur et machiavélique et une employée trop victime pour être honnête règlent leurs comptes sur les terrains de sport. La sueur se mêle à la manipulation, la domination sportive se transforme en harcèlement et la résistance physique devient le dernier rempart contre le licenciement...

Pour voir la bande-annonce.

Lire aussi une critique de Caroline Leroy, qui reprend quelques-unes des idées échangées ce soir-là au Mégarama.

samedi 22 mars 2008

Travail, emplois, carrières : ce qui a changé dans la gestion de l'activité professionnelle


Le 11 avril 2008, se tiendra à BEM (Bordeaux Ecole de Management), à Talence un très intéressant colloque intitulé "Nouveau travail, Nouveaux emplois, Nouvelles carrières".

L’Executive Center de l'école accueillera des chercheurs et des professionnels des ressources humaines, toute la journée du vendredi 11 avril. Ensemble, ils livreront leurs analyses des nouvelles relations qui lient les individus à leur emploi : apparition de nouveaux métiers (relation de service, emplois à la personne), de nouveaux statuts (travail temporaire, portage salarial…) et de nouvelles techniques de travail (gestion individualisée, réseaux sociaux, entreprise 2.0…).

Les consultants autonomes vivent ces changements, parfois en aller-retour vers et hors de l'entreprise. Les DRH, en interne, sont confrontés aux souhaits contradictoires de fidélisation et de flexibilité. Les individus — qu'ils soient salariés (temps plein, temps partiel, temps partagé, intérimaires) ou externes (prestataires, consultants, enregistrés au RCS ou "portés") sont pris entre deux besoins : trouver la satisfaction recherchée et répondre au besoin de performance des entreprises.

Parmi les témoignages, ceux des consultants autonomes seront mis en valeur, en illustrant les initiatives originales mises en place autour de l'autonomie professionnelle et de la sécurisation des parcours.

Voir le billet suite au colloque.

vendredi 16 novembre 2007

Diversité des consultants, diversité dans les entreprises

Si vous lisez ce blog, en étant consultant(e), prestataire, formateur(trice), vous faites partie d'un monde de diversité :
- diversité professionnelle : parcours, métiers, modes d'intervention, …
- mais aussi diversité personnelle : origines, âge, opinions, orientations, convictions, caractéristiques, …

L'autonomie conférée par le rapport fournisseur-client se distingue de la dépendance hiérarchique en entreprise. C'est cette autonomie que recherchent les nouveaux arrivants. Qu'il aient quitté l'entreprise, ou que l'entreprise les ait quittés (!), ils témoignent des stéréotypes fréquents à l'intérieur des entreprises dont ils sont issus, voire chez celles où ils auraient pu entrer lors d'un entretien de recrutement. Les cabinets de recrutement ne sont pas exempts de ces a priori, notamment quant à l'âge des candidats, se conformant parfois aux demandes à demi-mot de leurs clients : trop vieux, trop cher, pas formatable !!

De plus en plus d'acteurs du recrutement et des RH mettent en place des initiatives ou des labels. De plus en plus d'entreprises signent des accords sur la diversité ou la non discrimination à l'emploi, à la promotion, etc. Pour autant, ces actions sont le plus souvent décidées au niveau national et dans les grands groupes.

Mais qu'en est-il en région ? L'association NGRH organisait un échange le mardi 6 novembre dernier autour de "La Charte de la diversité". Avec ces questions pour les acteurs régionaux des ressources humaines : En janvier 2004, 314 entreprises signent la charte ... qu'en est il aujourd'hui en Gironde ? Est elle en application dans votre entreprise ou votre structure ?

D'après les informations qui m'ont été communiquées, suite aux témoignages d'entreprises et d'acteurs locaux (Conseil Régional, Maison de l'emploi de Bordeaux, ...), il semble y avoir peu ou pas d'initiatives d'origine véritablement locale ou régionale. La communication reste nationale, institutionnelle, "maison mère".

Trois jours après, le 9 novembre, la Halde organisait, à la Maison de la promotion sociale d’Artigues, une conférence dans le cadre des conférences régionales de l’année européenne 2007 sur l’égalité des chances. Le thème spécifique était celui des discriminations sexistes et homophobes dans l’emploi. Au programme, après une ouverture par les 2 “Alain” bien connus (Juppé et Rousset), des débats et témoignages : associations, syndicats, prestataires et DRH.

En attendant, là aussi, un compte-rendu de la manifestation, pourrions-nous compléter les témoignages ? Si vous êtes consultants, quelles observations pourriez-vous livrer sur vos interventions en entreprise ? Si vous êtes acteurs des RH en entreprise, quels témoignages pourriez-vous donner des pratiques terrain ?

samedi 1 septembre 2007

Blog addict ? Lecteur, contributeur, auteur ?

Un petit test — en anglais — pour donner une idée de son niveau d'addiction aux blogs. L'info a été trouvée sur le blog emploi d'Altaïde (Jacques Froissant).

Lui c'est 88% — un mordu grave —, moi, c'est 52% !! Et vous ?

52%How Addicted to Blogging Are You?

jeudi 31 mai 2007

Le Salon de l'Entreprise à Bordeaux


Des acteurs bien différents au Salon de l'Entreprise, à Bordeaux Lac, les 30 et 31 mai. Au delà de ceux qui créent des entreprises "dans le dur", avec investissements importants, financements bancaires et besoins de prestations destinées aux PME, il y avait bon nombre d'individuels, porteurs de projets plus "légers" et plus rapides à lancer : untel, faisant partie de la charette d'une entreprise fort connue de la région, souhaitant proposer des missions d'accompagnement à la reprise d'entreprise ; un autre qui se lance dans la prestation web, en sous-traitance ou en direct pour des clients déjà approchés autrement, une autre encore qui crée son blog, pour mettre en relation les différentes initiatives en liaison avec la création d'entreprise, ou simplement de son propre emploi.

Justement, tel était le thème d'une conférence, animée par Alain RIBET, Rédacteur en Chef d'Objectif Aquitaine, intitulée "Comment créer son emploi, à partir de zéro ?". Où l'on a convenu que ça ne pouvait justement pas être à partir de zéro, mais de quelques ingrédients minimum.

Quels sont ces ingrédients ? Réponse partielle, avec un témoignage qui a beaucoup intéressé la salle : celui de ce producteur de légumes, poulets bios, etc. qui nous a parlé de sa petite entreprise, lancée avec enthousiasme, que l'ADIE lui a permis de financer. Son système c'est l'abonnement de 40 familles à quelques kilomètres de son exploitation, qui payent 600 € pour 24 semaines de paniers, avec tous les légumes, œufs, poulets, etc., bios, d'avril à octobre : tout le monde y trouve son compte, les familles soutiennent son activité et ses revenus, partagent le risque (en cas d'intempéries ou de maladie sur une production) ; en plus, elles font acte de civisme, en évitant de trop engraisser la grande distribution, de trop détruire l'emploi en France et de trop polluer notre air et nos routes avec les camions qui transportent les denrées venues du Maroc ou d'ailleurs. Ce créateur est dans des valeurs de partage et de relocalisation de l'économie.

Jean-Marc EWALD, Délégué régional ADIE, a indiqué que 35% des créations se maintiennent sur la durée (une statistique nationale, alors que le chiffre passe à 42% pour les projets accompagnés par eux). Pour autant, il a ajouté que ça ne veut pas dire que 60% des créateurs se retrouvent chocolat après, car souvent ça débouche sur autre chose, un emploi, une reconversion. Thierry GEFFARD, Directeur de l'ANPE de Cenon, a confirmé qu'on sent très bien quand les porteurs de projet sont motivés : les démarches qu'ils entreprennent les arment pour rebondir, sous une forme ou sous une autre.

Ceux d'entre-nous qui se sont lancés comme consultants, avec cet état d'esprit de l'autonomie professionnelle, se retrouvent pleinement dans dans ce constat.

lundi 21 mai 2007

Le Far West des sociétés dites de portage

“Le portage étant une pratique et non un statut, il s'y fait un peu tout et n'importe quoi. C'est le Far West”, a déclaré Laurent Coquelin, chargé de mission Professionnels autonomes à la F3C (Fédération CFDT communication conseil culture), à Libération (Travailleurs portés, les salariés de l'ombre - Le portage, solution intermédiaire entre salariat et travail indépendant, reste une pratique mal encadrée, où les dérives sont nombreuses. Article de Stéphanie PLATAT, lundi 19 mars 2007).

Beaucoup de "n'importe quoi" donc, et pour la grande majorité des entreprises !! Quelles sont les pratiques douteuses ou, à tout le moins, mauvaises ou insuffisantes ?

le délit de marchandage et l'apport d'affaires sont deux déviances graves : voir l'exemple de l'article de Libération titré = “Employeur fantôme”,

la fragilité financière du porteur : pas de caution bancaire pour les salaires (comme l'exige l'adhésion au principal syndicat du secteur, le SNEPS), craintes sur la solvabilité de l'entreprise (capital social très faible, identité, voire même adresse non vérifiable), pas d'assurance civile professionnelle automatique,

un marketing bas de gamme : promotion sur un faible taux de gestion, une formule soit-disant "low cost" (souvent un chiffre trompeur, une fois qu'on a demandé une simulation réelle de revenus et de salaires), services réels facturés en sus,

le versement d'un salaire subordonné au règlement du client : illégal, car toute société de portage salarial doit obligatoirement déclarer et établir un contrat de travail à son intervenant au plus tard le premier jour de sa mission ; d'autre part, chaque mois travaillé, un bulletin de salaire doit être établi et un salaire doit lui être réglé (salaire conventionnel, suivant accord d'entreprise, comme toutes les entreprises du SNEPS),

et bien d'autres encore, comme par exemple le non remboursement de la TVA récupérée par le porteur, sur les frais de fonctionnement du consultant salarié : des montants qui restent chez le porteur et passent sous le nez du salarié !!

En attendant la suite des initiatives des "porteurs sérieux", notamment dans le cadre de l'Observatoire Paritaire du Portage Salarial, et les futures actions du nouveau gouvernement, la meilleure recommandation consiste à :

1. comparer les coûts complets, pas les taux affichés (comme les crédits bancaires ou les réductions à moins x% des commerçants en ligne ou GMS !),

2. étudier attentivement les services et prestations proposés (plateforme de gestion, assistance, présence, suivi, etc.),

3. penser à l'avenir, avec le maintien ou le développement de son réseau, de son savoir-faire et de son offre de service : le plan de formation pour les consultants salariés, la mise en relation (Clubs, réseaux, etc.),

4. interroger des salariés réels, pas seulement ses représentants, pour vérifier notamment la solidité et la réactivité du porteur.

vendredi 20 avril 2007

La prochaine présidence peut-elle surmonter le fiasco du chômage ?

A la veille du premier tour, ceux d'entre nous qui sont consultants RH notamment, peuvent se poser la question. Le chômage, une autre exception culturelle française ?! Culture des promesses, culture des chiffres, culture des blocages… culturels !

Pour celles et ceux qui n'auraient pas vu ce petit montage vidéo sur DailyMotion, marrez-vous un petit coup !! .

Pour ceux qui seraient tentés d'incriminer le Président sortant, lisez l'introduction du livre de Patrick Salmon (c'est le pseudo d'un ancien directeur d'une agence locale pour l'emploi, syndicaliste à l'ANPE) “Chômage, le fiasco des politiques”, publié chez Balland, en septembre 2006. Il nous dit que “Jacques Chirac n’est bien évidemment pas le seul à avoir pleinement échoué dans la lutte contre le chômage. Sous les deux septennats de François Mitterrand, l’inexorable montée du nombre des demandeurs d’emploi constitue un raté majeur pour la gauche au pouvoir.”

Pour lire l'introduction du livre sur le blog de l'auteur.

mardi 13 mars 2007

Le portage salarial fait débat

Alors que les candidats à la présidentielle se talonnent, et que Jean-Louis Borloo se met en scène, les articles pleuvent sur les différentes formes d'emploi ou de contrats de travail !!

Deux exemples du mois :

• celui de Denis CLERC (dans Alternatives Économiques, n°255, février 2007) intitulé “15 000 salariés portés” ; selon lui, “Le système du portage salarial, qui maquille des indépendants en salariés, est de plus en plus contesté”

• celui du Nouvel Observateur (Rubrique Emploi, 15/03/07) qui titre “Salarié... et indépendant : Polémique sur une nouvelle forme d'emploi”

Extraits : Trois sociologues et un statisticien de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) ont mené une très longue enquête sur le terrain… … “Le portage a son utilité sociale”, ont constaté deux des sociologues… Il s'est révélé une solution de transition appréciable pour certaines personnes : seniors en attente de la retraite, femmes soucieuses de gérer leur temps, quadras entre deux jobs, jeunes voulant s'insérer sur le marché du travail. « Le portage existe dans la pratique, l'Etat n'a plus les moyens de l'interdire. Si l'on ne veut pas qu'il déstabilise le contrat de travail, il faut le réguler », insiste Laurent Coquelin, … qui s'occupe à la CFDT des “professionnels autonomes” et a créé — avec le Sneps (Syndicat national des Entreprises de Portage salarial), la CFE-CGC et la CFTC — un “observatoire paritaire“ du portage salarial.

Comment ? Les sociétés de portage doivent offrir à leurs salariés, selon le syndicaliste, une rémunération minimum, de la formation, de l'accompagnement. Les plus sérieuses ont compris que c'était le seul moyen de trouver leur légitimité. Ainsi, certaines d'entre elles garantissent une rémunération minimum avant l'encaissement des factures, font se rencontrer des “portés” pour qu'ils puissent utilement se repasser des missions, organisent des modules de formation. Elles attendent avec impatience que Gérard Larcher, le ministre délégué à l'Emploi, concrétise sa promesse formulée dans le plan pour l'emploi des seniors : expérimenter, en lien avec les partenaires sociaux et l'Unedic, cette nouvelle forme d'emploi pour le retour des plus âgés sur le marché du travail. Cela ouvrirait la voie vers une meilleure reconnaissance du système. Le fera-t-il avant les élections ?