Affichage des articles dont le libellé est auto-entrepreneurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est auto-entrepreneurs. Afficher tous les articles

samedi 15 mai 2010

Ce blog se dédouble, pour mieux se concentrer

Ce blog a démarré le 30 janvier 2007. Après 3 ans et 3 mois, il était temps de changer le décor et de recentrer le contenu sur un thème bien identifié.

Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.

Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.

Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
    1.    le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
    2.    et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)

Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.

Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.

Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.

Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.

lundi 15 février 2010

400.000 nouveaux chômeurs au lieu de 700.000 initialement prévus en 2009 et 300.000 déclarations d'auto-entrepreneurs : cherchez l'erreur !!

Très fier le jeune Vauquier ce matin sur Europe 1 !!

No comment !! En comptant bien, on a fait disparaitre des statistiques du chômage, tous les auto-entrepreneurs déclarés, même s'ils n'ont pas eu d'activité !

jeudi 4 février 2010

Auto-entrepreneurs : choisir ou subir

Deux mises en avant à la télévision, la semaine dernière : une auto-entrepreneuse heureuse, dialoguant avec le Président Sarkozy, des auto-entrepreneurs forcés par leur ancien employeur, découvrant la profondeur de leur nouvelle précarité. Heureusement, les consultants, experts, formateurs, ne sont pas dans cette dynamique de la précarisation, si j'ose dire ! Petit retour en vidéo sur deux émissions : lundi 25 janvier, sur TF1, avec la désormais célèbre Elodie qui fait du service aux particuliers, naguère boosté par le CESU et maintenant par l'auto-entrepreneur ; dimanche 31, sur M6, avec la fin du sujet sur les auto-entrepreneurs.

La première a été vue par plus de 8 million de téléspectateurs. Son message : c'est formidable de créer aussi facilement son entreprise, c'est rapide, mais elle se sent bien seule, elle aurait besoin d'un accompagnement. La réponse, à côté de la plaque, du "bon roi Nicolas" : j'en parle à Monsieur Novelli, le ministre qui a lancé cette expérience, dont le succès nous a dépassé, et il faut envisager de la formation.





La seconde émission consacrée à "la France qui redémarre" comprenait un sujet sur les 320000 auto-entrepreneurs déclarés en un an, depuis le lancement du nouveau régime d'entreprise individuelle. Après deux exemples d'activités de prestations pour les particuliers (animation de soirées disco et transfert de photos et vidéos familiales sur des supports DVD), le reportage s'est concentré sur des dérives très inquiétantes de la part d'anciens employeurs. 





Le résultat : l'entreprise se décharge des tracasseries administratives en réglant de simples factures de prestations, elle reporte une partie du risque d'entreprendre sur le prestataire, l'auto-entrepreneur est certes libre de ne plus travailler pour l'entreprise devenue cliente (s'il a d'autres clients), mais il n'a plus droit au chômage, il est devenu un travailleur jetable.


Lire aussi "L'auto-entrepreneur séduit toujours plus, parfois au détriment des salariés", publié par l'AFP.

samedi 23 janvier 2010

Auto-entrepreneur ou le travail au stade germinal

C'est le titre d'un article publié dans Agoravox, avec pas mal de fautes ! A lire quand même, pour sa dénonciation des pratiques de servage qui se développent de plus en plus. En même temps, je note diverses initiatives aboutissant finalement au même résultat : la précarité croissante de l'emploi paré de costumes variés.

Il n'y a pas que l'auto-entrepreneur, initié avec de bonnes intentions — en tous cas affichées comme telles ! — pour produire des résultats non désirés : révolte de l'artisanat, concurrence déloyale, baisse des prix imposée par les clients avisés, chantage à l'embauche, fin de contrat de travail transformé en "je te reprends comme auto-entrepreneur", j'en passe et des pires !

Quelques acteurs du portage salarial ou connexe font une macédoine assez indigeste, en mélangeant des choses étonnantes ou en lançant des offres hybrides, pour essayer de convaincre les pas-si-autonomes et pas-si-entrepreneurs de préférer leur formule ou de recourir à leurs services :
  • une Scop de la région aquitaine, qui entretient la confusion entre les notions d'activité et d'emploi dans une coopérative du même nom, annonce l'avènement du "salarié-entrepreneur", avec un fonctionnement* identique au portage salarial, mais sans le revendiquer, 
  • une EPS nationale connue (Entreprise de Portage Salarial) — pourtant membre du SNEPS — vient de lancer sa "nouvelle solution d'autonomie professionnelle", en déposant sa marque "devenir auto-salarié®" (!!) pour "concilier indépendance et salariat", dit-elle dans son communiqué de presse,
  • un de ses confrères parisiens — également membre du SNEPS — avait essayé la même idée il y a pile un an, au démarrage du régime d'auto-entrepreneur,
  • un autre acteur du portage salarial — membre de la FeNPS, originaire de la région Aquitaine — se dit préoccupé par les négociations en cours avec le Prisme**, et déclare que "l'incompétence de l'intérim [qui] n'a aucune légitimité en la matière" se traduit par les premiers résultats des négociations poussives avec les syndicats de salariés, prévoyant de réserver le portage salarial aux seuls cadres et aux activités intellectuelles,
  • la même fédération, second syndicat historique du portage salarial, militant en faveur de la prise en charge de tous les métiers de prestations de services, tant auprès des entreprises que des particuliers, tant intellectuelles que productives, artisanales ou artistiques, vient de publier un communiqué de presse qui reprend les mêmes griefs que le précédent membre cité.
Que penser de ces réactions ? Quand cette fédération professionnelle pointe du doigt les risques d'exclusion des métiers hors prestations intellectuelles, elle fait une confusion entre "métiers" et "prestations" ou travail par missions, notamment en mode projet. Le désaccord avec le SNEPS, qui a poussé des EPS à créer la FeNPS, portait notamment sur les activités acceptées en portage salarial. Rien de bien étonnant, puisque les membres fondateurs du SNEPS ont précisément créé la formule — et déposé la marque — pour apporter la sécurité juridique et financière à une profession, avant de signer le seul accord paritaire de branche, en novembre 2008, suite aux accords d'entreprises de 11 d'entre elles.

En insistant pour porter toutes les activités, l'autre syndicat communique involontairement sur la précarité professionnelle d'un nombre croissant de personnes. De même, en regrettant l'idée que le portage salarial est plutôt une solution transitoire (vers le retour à l'emploi, vers la création d'entreprise, vers la retraite). Pour autant, elle vise juste sur d'autres points, notamment en soulignant le conflit d'intérêt entre les sociétés d'intérim qui se mettront à proposer du portage salarial en alternance avec l'intérim et les CDD. (C'est aussi ce que dit le SNEPS). 

(*) citation : "L'entrepreneur-salarié est payé au prorata du chiffre d'affaires réalisé, déduction faite des cotisations sociales (salariales et patronales) et d'une participation aux frais de la structure qui représentent 10% de son chiffre d'affaires H.T" 
(**) le PRISME (Professionnels de l'Intérim, Services et Métiers de l'Emploi) est le nouveau nom du SETT (Syndicat des Entreprises de Travail Temporaire), depuis juin 2006, un an après que le secteur de l'intérim ait obtenu l'autorisation de faire du recrutement et du placement public.

samedi 19 décembre 2009

Pourquoi de nouvelles dispositions pour l'entreprise individuelle en 2010


Sur le portail internet du gouvernement, vient d'être publié un article intitulé "François Fillon annonce de nouvelles mesures pour accompagner la création d’entreprise en France". Net-Iris, portail juridique d'information, titre notamment La création d'entreprise sans bouger de chez soi” (sic !). Que penser de ce boom médiatisé de la création d'entreprise à la portée de tous ? L'auto-entrepreneur est-il toujours un entrepreneur ? Son inscription a-t-elle abouti à la création d'une entreprise individuelle ? Son auto-entreprise a-t-elle décollé ? Est-elle viable ? On ne nous dit pas tout !!, comme le scande Anne Roumanoff 

Que retient-on du discours du Premier Ministre, en présence d'Hervé Novelli ? “François Fillon célébrait, le 16 décembre 2009, la 500 000e création d'entreprise de l'année. Un record qui confirme le succès du nouveau régime de l'auto-entrepreneur et qui encourage la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur de la création d’entreprise.” … “Une nation sans entrepreneurs, c’est une nation qui est vouée au déclin. En revanche, une société qui rend hommage à ses entrepreneurs, c’est une société qui croit en l’avenir.”. Qu'en est-il réellement ? Où veut-on aller ?

Une enquête de l’UAE (Union des Auto-Entrepreneurs) portant sur un échantillon de 1000 auto-entrepreneurs vient de dresser le portrait moyen d'un homme de 44 ans dont l'activité est essentiellement dans le secteur des services — 39% dans les services à la personne et 28% dans les services aux entreprises —, avec un CA de 1044 € mensuel sur une moyenne de 5 mois d’ancienneté. Et comme chiffre d'affaires ne veut pas dire revenus, et encore moins revenus nets, on comprend pourquoi on note un recul du nombre d'inscriptions depuis novembre ! Derrière l'objectif louable de promouvoir l'envie d'entreprendre, et de compléter ses revenus, d'autres raisons non affichées ont poussé le gouvernement à améliorer la micro-entreprise bien connue depuis plusieurs années : la volonté de faire baisser artificiellement les statistiques du chômage et celle de "dégriser" des pans de l'activité qui se faisaient au noir (vente de biens sur e-Bay, par exemple, ou services aux particuliers qui ne passaient pas en CESU). Sur ce dernier point, le gouvernement a peut-être réussi, puisque près de 40% des auto-entrepreneurs rendent des services à la personne. Espérons toutefois qu'ils ne sont pas sous-traitants d'entreprises de services à la personne ! Auquel cas, ils seraient fortement précarisés. 

Quant à ceux, moins nombreux, qui déclarent vendre des services aux entreprises, il y a les personnes qui le font dans l'espoir de gagner davantage que s'ils créaient leur société ou s'ils utilisaient la formule du portage salarial. Hélas, les auto-entrepreneurs déclarés que je rencontre constatent plus souvent une forte baisse des prix, le client profitant de leur "statut" pour obtenir de meilleures conditions. Et je ne parle pas de cet auto-entrepreneur qui me disait le mois dernier que son offre de service sera l'assistance administrative et la comptabilité des auto-entrepreneurs !! Il n'a sans doute pas vu la CCI du coin, qui lui aurait demandé s'il avait fait ne serait-ce qu'une ébauche d'étude de marché ! Un précaire au service des précaires !! Tel pourrait être son slogan…

Alors, quelles sont ces trois nouvelles mesures pour “simplifier, sécuriser et élargir la création d'entreprise” ? “[le] "guichet unique" qui sera mis en place le 1er janvier 2010 et qui permettra de réaliser l’ensemble des démarches administratives nécessaires à la création d’entreprise, y compris par voie électronique […] ; le nouveau statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) qui donnera aux entrepreneurs la possibilité de protéger leurs biens personnels en cas d’échec ;  […] permettre aux mineurs émancipés de devenir commerçants, et aux mineurs non émancipés de créer leur entreprise, avec l’autorisation de leurs parents." […] Se réjouissant d’une France “s’empare des forces qui sont en elles”, le Premier ministre a assuré que “toutes les mesures que nous essayons de prendre, notamment sur le plan de la fiscalité, pour essayer d'améliorer la compétitivité des entreprises sont des mesures qui sont fondamentales pour la croissance de l'économie, donc pour l'emploi et pour le maintien du mode de vie qui est le nôtre”.” Le mot est lâché ! Après son initiative sur les retraites pour essayer de sauver ce qui peut l'être, le Premier Ministre rappelle en filigrane que si la France était une entreprise, elle serait en état de cessation de paiement. 

Ne revenons pas sur le "guichet unique", ou comment créer son entreprise sans bouger de chez soi ! Ni sur les mineurs qui pourront créer leur entreprise avant d'avoir essayé d'avoir un emploi. Je crois que ceci pourrait d'ailleurs être une très bonne idée, puisqu'on sait que c'est mieux de prendre des risques quand on est jeune, que les discriminations parfois multiples bloquent fortement l'accès à l'emploi et que c'est bien qu'ils ne rêvent pas tous de devenir fonctionnaires. En revanche, la possibilité de protéger ses biens personnels, avec la future EIRL risque de rendre définitivement schizophrènes les CCI et autres organismes censés conseiller les futurs créateurs. L'EIRL sera-elle un hybride à mi-chemin entre l'EI et la Sarl ? Un hybride conçu pour résister à tous les maladies de l'économie, à l'image des OGM ? 

En lisant l'article, certes très orienté, de Marianne2, on y voit plus clair sur la faible marge de manœuvre du gouvernement : “Bolkestein revient, et on n'en parle pas...”. Deux extraits : “Contrairement à beaucoup d’anciennes directives, celle-ci n’entreprend pas le démantèlement d’une entreprise publique. Elle les épargne même explicitement, laissant à d’autres textes le soin de s’en charger, pour se concentrer sur son unique objectif : tout le reste. Tous les secteurs économiques sont en effet concernées, et pas seulement, comme des parlementaires le répètent trop souvent, les « professions réglementées ».” … “on trouve des morceaux de Bolkestein éclatés un peu partout. La loi de modernisation de l’économie (LME) de mai 2008 avait créé des « guichets uniques » pour l’information et les démarches administratives des entreprises européennes, avec une publicité toute particulière faite au nouveau statut d’auto-entrepreneur. Vision glorieuse, non ? 500 millions d’auto-entrepreneurs « libres » de s’établir et de « prester » là où ils le veulent.

mercredi 18 novembre 2009

Entreprendre et réussir, selon Novelli

Co-écrit avec Louis Le Duff, créateur des enseignes franchisées Brioche Dorée et de (Pizza) Del Arte, notamment, le livre a été présenté par Hervé Novelli au Salon des micro-entreprises le mois dernier. Depuis, on croise la pub un peu partout, notamment dans les Relais H devenus Relay, pour faire davantage French !! Et que lit-on comme arguments ? Sécurité, rentabilité, performance. Parlons-en…

Le livre comporte trois parties : l’entrepreneur, l’auto-entrepreneur et le franchisé. Concernant la franchise, il est dit que 1250 réseaux de franchise cherchent des partenaires, mais sont-ce des purs entrepreneurs ? Ils cherchent la sécurité, espèrent la rentabilité et la performance. Les connaisseurs savent qu'il faut pas mal relativiser, selon les franchises, et que l'investissement est très important. Concernant l'auto-entrepreneur (2/3 des inscriptions Insee en octobre), sont-ce des entreprises ? Pas encore, pas vraiment, pas forcément au bout du compte*.

Si 56% des français rêvent de créer leur entreprise, on prévoit que quelque 500 000 auront sauté le pas de la création en 2009. Mais que se passe-t-il dans les faits ? Parmi les articles récents, je citerai celui de l'entreprise.com. Car, même s'il est titré "Encore un bon cru pour les créations d’entreprises en octobre 2009", il explique clairement qu'il s'agit aussi d'un "dispositif détourné de sa vocation première". Extrait :… il s’avère fréquent que des salariés utilisent ce dispositif non pas pour créer leur société, mais tout simplement pour se faire rémunérer. Le régime de l’auto-entrepreneur se révèle pratique pour les employeurs qui, tout en ayant besoin de main-d’œuvre supplémentaire, rechignent à embaucher un salarié en CDD ou en CDI, une procédure jugée trop lourde ou trop coûteuse en termes de charges sociales pour les comptes de l’entreprise.

Sécurité, donc ! Est-ce bien la quête de ces faux entrepreneurs qui préfèreraient un contrat de travail pour assurer un service sous la responsabilité et la conduite d'un employeur de fait ? La re-qualification en contrat de travail est un risque que leur faux clients n'ont même pas imaginé. A vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, on aboutit à du n'importe quoi !

Rentabilité, ensuite ! Est-ce que les "créateurs", comme on appelle sans nuance les auto-entrepreneurs inscrits, s'y retrouvent quand leurs clients (et faux clients) leur dictent leurs conditions ? Le vrai client a tendance a user de sa position de force par rapport à la prestation de service qu'il pourrait confier à l'auto-entrepreneur, en faisant baisser anormalement les tarifs. Le faux client (employeur qui ne veut pas le reconnaître) reprend cette complainte des cotisations sociales qu'il veut économiser, en essayant de négocier (d'imposer ?) des prix sans charges. Mais qui va payer les pots cassés ? Celui qui n'est ni autonome ni entrepreneur risque fort de confondre chiffre d'affaires et revenus.

Performance, enfin ! Est-ce que les créateurs optant pour le régime d'auto-entrepreneur en tirent un bénéfice réel ? Combien leur restera-t-il une fois déduites les charges, certes moindres ? Une fois payés les frais inévitables associés à la création (temps passé à une mini-étude de marché, fournitures, équipement minimum, invitations, prospection, voire formation, etc.) ? Ne vaudrait-il pas mieux démarrer tout de suite en portage salarial pour bénéficier de services plus performants, et faire baisser plus vite les frais de gestions appliqués sur le CA facturé ? Ou ne vaudrait-il pas mieux créer une vraie entreprise pour adopter dès le départ les bonnes pratiques de gestion qu'il faudra de toute manière intégrer une fois dépassé le plafond du régime d'auto-entrepreneur ? Est-ce que les clients y retrouvent leur compte ? Qu'arrive-t-il si la prestation ne convient pas, si le prestataire n'est pas qualifié, pas assuré ? Quel est le gain au final ? Est-ce que le système économique dans son ensemble fonctionne efficacement ? Crée-t-il de la valeur ajoutée ?

(*) voir aussi "Auto-entrepreneurs : bien voir les choses derrière les mots"


mardi 22 septembre 2009

Un blog commercial pour les nomades


SBF (Sans Bureau Fixe) est le clin d'œil d'un nouveau blog créé par une consultante en communication et création d'activité, qui a créé une agence appelée Rêve des Muses. Tatiana Georges en est l'inspiratrice inspirée ! Et elle rappelle quelques vérités pas forcément comprises par certains créateurs en phase de réflexion : vous serez seul, vous allez travailler beaucoup plus, vous allez être "fauché", vous allez être soumis au stress, vous allez devoir apprendre ! Elle propose des réponses et des services pour ces SBF, qui fonctionnent en mode nomade.


L'entrepreneur nomade est en effet un télé-travailleur bien différent du salarié détaché par son entreprise, pour réaliser les objectifs fixés par son employeur. Son "patron" ce sont ses clients, et il y a des incontournables quel que soit le statut choisi : l'entreprise avec capital social (Eurl, Sarl, etc.), l'entreprise individuelle ou son avatar récent très médiatisé, le régime de l'auto-entrepreneur, qui n'est pas un statut mais un dispositif simplifié améliorant le régime micro-entreprise. Tatiana oublie le portage salarial, pourtant très utilisé par des consultants faisant son métier.

Quoi qu'il en soit, les professionnels qui conseillent et accompagnent les créateurs, nomades ou pas, insistent bien sur les priorités à traiter (offre de service, marché, réseau, clients), avant la question du statut, des outils et des investissements éventuels. Ces professionnels sont évidemment les CCI et les autres interlocuteurs officiels ou associatifs, mais aussi les sociétés sérieuses de portage salarial qui assurent de vrais services à valeur ajoutée, au delà de la simple gestion des factures et des salaires.

vendredi 24 juillet 2009

Loto entre preneurs (voir aussi prédateur, proie)

Face à la déferlante médiatique du régime de l'auto-entrepreneur (encore trop souvent appelé "statut" encore ce jour sur BFM), l'Urssaf de Paris région parisienne vient de réaliser un guide pratique intitulé "Tout ce que vous devez savoir sur les formalités et les cotisations de l’auto-entrepreneur". Face aux dérives possibles, ce n'est pas seulement l'Urssaf, mais aussi l'Inspecteur du Travail ou les Prud'hommes qui pourraient bien mettre leur grain de sel dans un plat qui commence à se faisander.

Le guide commence par les inévitables rappels sur "les facilités administratives, fiscales et sociales", le plafonnement du chiffre d'affaires, etc. Il est surtout consacré au détail pratique concernant les différentes déclarations, cotisations, y compris de la sortie du régime.

Mais ce qui fait écho à l'actualité en période de crise, ce sont surtout les questions préalables : "points à vérifier avant de s'inscrire". Par exemple : "Mon activité est-elle éligible ?", "Mon statut me permet-il de devenir auto-entrepreneur au titre d’une activité indépendante ?", "Ai-je besoin d’une qualification professionnelle pour bénéficier du statut d’auto-entrepreneur ?".

Et là, on est au cœur des critiques sur la légalisation d'activités en concurrence directe avec son employeur (détournement de clientèle), la question des professionnels qui ont une formation ou une qualification obligatoire (artisans notamment), ou pire encore l'arrivée d'un système pour des employeurs peu scrupuleux qui voudraient faire sortir des salariés de leur entreprise pour exploiter des sous-traitants peu armés. D'où l'avertissement non voilé : "Salariés, attention ! En aucun cas votre employeur ne peut décider de vous faire adhérer à ce régime en lieu et place de votre statut de salarié."

Morale de l'histoire : une idée généreuse au départ, avec la volonté de développer une attitude d'entrepreneur, de décloisonner l'économie, risque de se retourner contre l'économie justement, avec une précarisation accrue de certaines personnes. Ceux qui croyaient prendre de nouveaux revenus, une certaine indépendance, un élan, vont peut-être devenir la cible de prédateurs qui se servent sur des proies faciles.

Voir aussi mon billet du 25 mars sur l'effet d'aubaine pour certaines entreprises.

Voir également "les dérives d'un statut"

lundi 29 juin 2009

Encore du chemin pour changer l'image du portage salarial

Dans le supplément "Les services aux entreprises" du numéro de juillet-août 2009* de l'excellent mensuel Objectif Aquitaine, on trouve une page intitulée "Portage salarial, un rôle d'intermédiaire". Il semble que l'article soit écrit, non pas pour les entreprises, mais pour les professionnels qui veulent "se libérer des contraintes administratives, juridiques et sociales".

Seuls les aspects financiers sont réellement mis en avant, y compris dans l'illustration de l'article, la conclusion se faisant autour du "statut" — qui n'en est pas un — d'auto-entrepreneur, avec des "prélèvements diminués de moitié, par rapport à ceux du salarié porté". Une analyse sérieuse des mérites comparés du régime d'auto-entrepreneur et du portage salarial, pratiqué par les entreprises les plus professionnelles et les plus éthiques, montre qu'il ne faut pas comparer les fraises et les carottes : les deux sont sucrées, mais on les choisit pour une consommation différente !

Sur ces "entre-fesses", bonnes vacances aux journalistes…

(*) un numéro estival qui racole un peu, et sort du cadre habituel de l'information plutôt économique de la région !

samedi 6 juin 2009

Les entrepreneurs se cherchent au Salon de l'entreprise aquitaine

Bordeaux, les 3 et 4 juin 2009. Cette année, le Salon de l'entreprise aquitaine se tenait au centre de Bordeaux, Hangar 14. Météo aidant, les visiteurs semblaient retardés par une promenade sur les quais ! Ceux que j'ai vu ici ou là étaient comme d'habitude des personnes qui cherchent : une idée, un statut, un financement, des conseils, etc.

Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.



Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.

Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !

jeudi 21 mai 2009

Combien de créations d'entreprises ? Premières réponses en juillet


Deux fois plus de déclarations au répertoire de l'Insee que l'an dernier. La presse et le gouvernement se félicitent de cette formidable bouffée d'air, preuve que les français peuvent avoir l'esprit d'entreprendre.

Pour autant, se faire immatriculer n'induit pas forcément que l'on va démarrer : en avril, près de 50.000 auto-entrepreneurs se sont inscrits, mais seulement 10.000 se sont manifestés auprès des Urssaf. On commence même à voir arriver les premières radiations, suite à des déclarations de cessation d'activité au centre de formalités des entreprises (CFE) compétent, comme me le disait tout récemment une Chambre de Commerce et d'Industrie.

Les premiers éléments de réponse à la question posée viendront des chiffres du mois de juillet. La seconde échéance sera en janvier prochain, après une année de fonctionnement du régime, puisque seuls les auto-entrepreneurs qui auront réalisé un chiffre d'affaires — même sur un seul mois d'activité — pourront rester auto-entrepreneurs, avec les avantages associés (micro-social, réductions de cotisations et d'impôts). Les créations nettes aboutissant à une immatriculation soit au Registre du Commerce et des Sociétés soit au Registre des Métiers seront celles des vrais entreprises.

En tous cas, on est actuellement dans le flou total, comme l'explique Les Echos (dans un article intitulé Le décompte des créations d'entreprises plus complexe) :
Les chiffres mensuels de l'autoentrepreneur fournis par Bercy (« Les Echos » du 14 mai) parlent d'eux-mêmes : en janvier, sur 33.000 entreprises nouvelles recensées par l'Insee, 32.000 étaient des autoentrepreneurs. En février, ces derniers étaient 37.000 sur un total de 42.000. En mars, les données deviennent incohérentes puisque Hervé Novelli atteste de 51.000 autoentrepreneurs supplémentaires quand l'Insee affiche 47.000 entreprises créées ! Un écart sans doute lié aux délais d'enregistrement auprès de l'institut.

Espérons que les chômeurs créateurs ne se retrouvent pas dans cette image à l'humour dévastateur !!

mercredi 25 mars 2009

Les auto-entrepreneurs sont-ils une aubaine pour les acheteurs ?

Par temps de crise, chacun cherche des prix plus justes en toute occasion — le particulier comme l'entreprise—, ce qui est bien naturel. Prix plus juste ne veut pas dire prix bradé ! Dans la consommation de tous les jours, nous le savons bien : les baisses de prix des "artistes" de la grande distribution sont bien souvent illusoires ! Parfois même une parfaite tromperie : produits spécialement commandés pour la période des soldes, produits déclassés, de la génération précédente, de basse qualité ou de provenance peu sûre, étiquettes d'anciens prix artificiellement gonflés, etc.

Dans la prestation de service aux entreprises, un certain nombre d'acteurs font converger leur mode de fonctionnement vers le bas : le moins-disant pour les acheteurs, le dumping pour les prestataires.

L'interview récente de François Amblard, Président de la chambre de l'ingénierie et du conseil de France (CICF), illustre bien cette tendance :La CICF qui est très bien implantée en région constate depuis quelques semaines que des prestataires font des offres anormalement basses. Selon nos statistiques, la journée consolidée de technicien et ingénieur se rémunère entre 600 et 800 euros. Or, des offres sont faites jusqu'à moitié prix pour garnir les carnets de commandes. Ces prestataires sont dans un système de vente à perte ou, encore plus grave, en dessous de ce qui est nécessaire pour bien faire leur travail. Il y a là un risque fort de générer des relations contractuelles conflictuelles, des prestations incomplètes voire pas faites, des sous-traitances dans les pays à bas coûts, des sinistres à retardement... Ne sacrifions pas la qualité de l'ingénierie à la crise.”

François Amblard précise également que le portage [salarial] n'est pas destructeur d'emploi. Il est plus souple, moins contraignant et moins cher. Il doit être encadré. Le Syndicat national des entreprises de portage salarial, adhérent de la CICF, joue ce rôle.

Or, au moment où les indépendants (entreprise individuelle ou société) souffrent des interruptions ou retards de missions client, on assiste à une collusion objective entre certains donneurs d'ordre et certains nouveaux (pas forcément) auto- (et pas forcément) entrepreneurs. Une fausse aubaine du point de vue commercial pour ces nouveaux prestataires de service qui espèrent tirer un meilleur revenu de leur activité que s'ils avaient créé une vraie entreprise ou avaient commencé par une société de portage salarial. Car, il ne faut pas se leurrer : les clients savent négocier et faire pression pour obtenir une baisse des prix d'un auto-entrepreneur, en jouant sur les moindres charges que permet ce régime.

Au final, on risque de brader la prestation "intellectuelle", comme le constate la CICF. Les clients en auront forcément pour leur argent : le prestataire sera moins performant, moins complet, moins à l'écoute de son client, … Les prestataires ne mettront pas à jour leurs pratiques, seront moins bien formés, resteront isolés, … Au bout du compte, les clients seront moins satisfaits, minimiseront le recours à des experts, consultants, spécialistes externes… jusqu'à ce qu'ils en ait à nouveau un besoin urgent, au moment du re-décollage de leur activité. Mais peut-être sera-t-il trop tard, car ils auront négligé de se préparer, de mettre en place de nouveaux process, de former leurs équipes, d'anticiper…

jeudi 19 février 2009

On cherche le loto, via l'auto-entrepreneur !!

Lu dans le magazine web "Aide Création Entreprise", cet article : LA CRÉATION D'ENTREPRISE FACILITÉE : INFO OU INTOX ?

Au delà les fautes d'orthographe (!), il y a du bon sens dans ce décodage du lancement très médiatique du régime de l'auto-entrepreneur. Comme le dit l'auteure, certains tentent de profiter de la situation en lançant des services pour les auto-entrepreneurs. Je viens d'en voir un qui fait la promo de son site de partenariat pour auto-entrepreneurs (conseil, financement, commercial, que sais-je ?). Il écrit que quand "on constate que plus de ¾ des entreprises créées avant ce nouveau statut n'était déjà constitué que d'un seul salarié, il n'y a aucun risque à encourager l'auto-entreprenariat même en période de crise".

Rappelons encore une fois que l'auto-entrepreneur n'est pas un statut mais un régime, un ensemble de dispositifs pour faciliter la création d'activité, le plus souvent complémentaire. Le statut qui est le leur est celui de l'entrepreneur individuel ; il ne faut donc pas s'étonner que les auto-entrepreneurs soient seuls !! Quand on veut s'associer, il faut créer un autre type d'entreprise : Sarl, Sa, Scop, etc.

Quant à moi, j'ai également essayé de décoder les choses, en regardant ce qu'il y a derrière les mots.

vendredi 13 février 2009

Curieux intérêt pour l'auto-entrepreneur à Bordeaux


Ce matin, la Maison de l'emploi de Bordeaux organisait un atelier d'information sur l'auto-entrepreneur, à Cap Sciences. Même si sa mission première consiste à développer les "synergies entre les différents acteurs de l’emploi", la MDE s'attache à informer les personnes qui la sollicitent sur tous les dispositifs existant en matière d'activité professionnelle, y compris la création d'entreprise, et ponctuellement le portage salarial, même si peu de personnes ont des projets d'activité intellectuelle.

Elle avait convié des représentants de différentes entités à présenter le dispositif et à répondre aux questions de la salle : le RSI (Régime Social des Indépendants) qui remplace l'Assedic pour la protection des entrepreneurs individuels, l'ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique), qui met en place le microcrédit, la DGI (Direction Générale des Impôts) et surtout l'URSSAF, qui gère les cotisations sociales et la CCIB (Chambre de Commerce et d'Industrie de Bordeaux), qui accompagne les créateurs.

Gabrielle Denis* a su animer avec efficacité les échanges avec la salle. Pas de langue de bois, notamment de la part des interlocuteurs URSSAF et CCI, qui ont insisté sur les conseils communs à tous les entrepreneurs indépendants. Et c'était plus que nécessaire, car la majorité des questions étaient confondantes de manque d'esprit d'entreprendre et/ou de manque de réflexion sérieuse sur son projet. Un exemple parmi d'autres : une personne qui voulait se lancer sur une idée très vague, en croyant que sa volonté suffisait ; posant sa question avec insistance, on lui demandait si elle avait interrogé un syndicat ou une fédération professionnelle, mais elle ne savait pas ce qu'était.


En conclusion, la curiosité était importante (des questions sur les charges, les impôts, la TVA, l'assurance responsabilité civile, les métiers possibles ou non, …), mais l'intérêt était parfois également assez "curieux" (comment avoir le beurre, l'argent du beurre, etc. ?). J'ai bien apprécié le résumé sur le dernier transparent de la CCI, rappelant que "peu de cotisations sociales donne peu de prestations sociales".

(*) Gabrielle Denis, après avoir lancé son activité en indépendante, vient de créer sa société : Editoile. Elle anime également un blog d'actualités sur le développement économique territorial, notamment en Aquitaine.

mercredi 28 janvier 2009

Un forum sur l'auto-entrepreneur

Chez les consultants, on parle ces temps-ci du nouveau statut de l'auto-entrepreneur. Et ce, qu'ils soient en phase de projet, qu'ils aient démarré ou qu'ils fonctionnent depuis un certain temps sous un autre statut.

L'Institut du Temps Géré vient d'ouvrir un blog à ce sujet, pour avoir un forum ouvert à ses consultants, et plus largement à "ceux qui ont cotoyé ITG à un moment de leur parcours". Ouvert à toutes les remarques et prises de position, voire débats, sur ce nouveau statut de l'auto entrepreneur, il permet d'apporter des contributions utiles pour clarifier pas mal de points qui ont besoins de l'être.

En effet, un certain nombre de questions restent en suspens : un rodage est nécessaire ; il est urgent de ne pas se précipiter, dans un sens ou dans l'autre ! La semaine prochaine, je serai au Salon des Entrepreneurs à Paris, où il sera notamment question de l'auto-entrepreneur.

En attendant les prochaines contributions, vous pouvez écouter l'émission du 19 janvier — Grands Débats de BFM, animée par Nicolas Doze — qui entre deux approximations a principalement rappelé qu'il s'agit avant tout d'un statut de complément ou de transition. Pour écouter l'émission depuis le site de BFM : ici (1h de podcast). Si l'émission n'est plus disponible ou si vous voulez vous épargner la pub et les journaux, j'ai fait le montage : ici (37 minutes).