samedi 15 mai 2010
Ce blog se dédouble, pour mieux se concentrer
Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.
Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.
Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
1. le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
2. et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)
Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.
Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.
Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.
Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.
samedi 23 janvier 2010
Auto-entrepreneur ou le travail au stade germinal
Quelques acteurs du portage salarial ou connexe font une macédoine assez indigeste, en mélangeant des choses étonnantes ou en lançant des offres hybrides, pour essayer de convaincre les pas-si-autonomes et pas-si-entrepreneurs de préférer leur formule ou de recourir à leurs services :
- une Scop de la région aquitaine, qui entretient la confusion entre les notions d'activité et d'emploi dans une coopérative du même nom, annonce l'avènement du "salarié-entrepreneur", avec un fonctionnement* identique au portage salarial, mais sans le revendiquer,
- une EPS nationale connue (Entreprise de Portage Salarial) — pourtant membre du SNEPS — vient de lancer sa "nouvelle solution d'autonomie professionnelle", en déposant sa marque "devenir auto-salarié®" (!!) pour "concilier indépendance et salariat", dit-elle dans son communiqué de presse,
- un de ses confrères parisiens — également membre du SNEPS — avait essayé la même idée il y a pile un an, au démarrage du régime d'auto-entrepreneur,
- un autre acteur du portage salarial — membre de la FeNPS, originaire de la région Aquitaine — se dit préoccupé par les négociations en cours avec le Prisme**, et déclare que "l'incompétence de l'intérim [qui] n'a aucune légitimité en la matière" se traduit par les premiers résultats des négociations poussives avec les syndicats de salariés, prévoyant de réserver le portage salarial aux seuls cadres et aux activités intellectuelles,
- la même fédération, second syndicat historique du portage salarial, militant en faveur de la prise en charge de tous les métiers de prestations de services, tant auprès des entreprises que des particuliers, tant intellectuelles que productives, artisanales ou artistiques, vient de publier un communiqué de presse qui reprend les mêmes griefs que le précédent membre cité.
En insistant pour porter toutes les activités, l'autre syndicat communique involontairement sur la précarité professionnelle d'un nombre croissant de personnes. De même, en regrettant l'idée que le portage salarial est plutôt une solution transitoire (vers le retour à l'emploi, vers la création d'entreprise, vers la retraite). Pour autant, elle vise juste sur d'autres points, notamment en soulignant le conflit d'intérêt entre les sociétés d'intérim qui se mettront à proposer du portage salarial en alternance avec l'intérim et les CDD. (C'est aussi ce que dit le SNEPS).
(*) citation : "L'entrepreneur-salarié est payé au prorata du chiffre d'affaires réalisé, déduction faite des cotisations sociales (salariales et patronales) et d'une participation aux frais de la structure qui représentent 10% de son chiffre d'affaires H.T"
(**) le PRISME (Professionnels de l'Intérim, Services et Métiers de l'Emploi) est le nouveau nom du SETT (Syndicat des Entreprises de Travail Temporaire), depuis juin 2006, un an après que le secteur de l'intérim ait obtenu l'autorisation de faire du recrutement et du placement public.
lundi 4 janvier 2010
2009 est fini, vive 2010 !
Pour chacun, en tous cas, 2010 commence une nouvelle décennie. Alors, il faut la saisir avec autre chose que des "bons vœux" ou des "bonnes résolutions". A ce propos, Anne Roumanoff rappelait ce matin que "la différence entre les deux c'est que les premiers on les adresse aux autres mais ils n'engagent à rien alors que les seconds on se les fait à soi-même mais ils n'engagent à rien non plus !".Pour ma part, je crois que Jacques Attali a vu juste en écrivant à propos de la France et de notre destin que rien n'est inéluctable, en tous cas au niveau individuel. J'aime bien ses "trois principes simples pour 2010" :
1. Avoir un projet personnel […] ambitieux, et réaliste à la fois […] changer quelque chose dans sa vie, personnelle ou professionnelle […] se fixer des objectifs précis, concrets, vérifiables. […]
2. Ne rien attendre de personne pour réaliser ce projet […] pour vivre comme si on n'avait rien à espérer de qui que ce soit. Ni de ses proches, ni de ses employeurs, ni d'un parti politique, ni d'un syndicat, ni d'un gouvernement. Rien. Radical changement, qui ne conduit à chercher de ressort à son destin qu'en soi même, en sachant que tout ce qui viendra du monde viendra en plus.
3. Trouver du plaisir à être utile aux autres, sans rien n'attendre d'eux, au moins dans un cercle restreint, sinon plus largement. Cela passera par un comportement civiquement, éthiquement, écologiquement et socialement responsable.
Vive donc 2010, pour tous les consultants autonomes aquitains ou non, créateurs, développeurs, entrepreneurs, qui croient en leur projet, qui ne sont pas en attente des autres ou des recettes miracles, et qui fonctionnent en mode coopératif.
vendredi 23 janvier 2009
Innover, cibler, durer : quelques recettes d'Apple à méditer pour nous les consultants
Le chiffre d’affaires du dernier trimestre est de 16,6 milliards de $, alors que celui d'Apple a dépassé les 10 milliards. De sacrés performances pour une entreprise qui compte quatre fois moins de salariés !Alors, d'où vient la différence ? De plusieurs leçons d'un "paranoïaque génial dont l’obsession du détail et le génie inventif ont contribué par deux fois à faire de l’entreprise créée par lui en 1976 une des marques les plus populaires au monde" : Steve Jobs. Comme certains l'ont observé, "son génie est aussi une méthode de travail, une façon d’aborder l’innovation dans le domaine des technologies de l’information, de comprendre, de devancer ce que les utilisateurs attendent".
Ces leçons, Mike Elgan, éditorialiste à ComputerWorld, les appelait des secrets*, les secrets de la réussite d'Apple, une entreprise différentes de toutes les autres dans l'informatique. Alors que Steve Ballmer, l'actuel P-DG de Microsoft, crie son amour pour sa compagnie, c'est la communauté Apple qui crie son amour pour la compagnie dont elle est cliente !
Je ne reprendrai que quatre points :
• les ingénieurs au service des designers : il a fallu faire tenir l'unité centrale dans un écran plat ; les ingénieurs ont réussi et l'iMac est devenu un produit totalement innovant, maintenant copié par des constructeurs de PC ; pour nous, ceci veut dire concevoir le produit, la solution, l'intervention, en se mettant à la place du client, en imaginant comment il va découvrir, se former, modifier ses processus, adopter de nouveaux comportements, …
• peu de produits : pas besoin d'une flopée de versions de logiciel système, comme avec Windows Vista (Édition Familiale Basique, Édition Familiale Premium, Professionnel, Édition Intégral), mais seulement une version Mac OS X Leopard avec deux prix (Utilisateur unique ou Pack familial) ; pour nous, ceci veut dire ne pas garnir sa vitrine (web ou plaquette) d'offres de services multiples, compliquées à retenir ou à choisir ; nos clients nous choisissent pour le point fort avec lequel ils nous ont connus ; il vaut mieux le maintenir, le développer ou le revoir de fond en comble, tout en restant concentré sur cet objectif principal…
• l'expérience utilisateur : l'iPhone n'est pas un de ces téléphones dits "intelligents" ou communicants, mais un terminal d'une nouvelle espèce que Nokia ou Palm viennent seulement d'essayer de copier ; copier les caractéristiques ne suffit pas, c'est la vie quotidienne de l'utilisateur qu'Apple a voulu et su transformer, avec un écran tactile, une facilité de consultation web et mail, et bien d'autres choses que chacun peut personnaliser, en ajoutant des applications qui lui rendent service ; pour nous, c'est la totalité de l'approche qui fait la différence ; par exemple, le client n'achète pas uniquement le produit de formation, mais aussi le formateur avec sa façon de faire ; il faut que les participants vivent une expérience pédagogique unique ou différente…• on ne peut pas plaire à tout le monde : depuis le départ, Apple a choisi de créer et de "penser différent", de faire du beau, de ne pas s'adresser au plus grand nombre (ce qui a failli lui être fatal, il y a 15 ans ! ) ; pour nous, ceci veut dire garder sa personnalité ; un consultant autonome n'a pas besoin d'avoir beaucoup de clients lui achetant des prestations banalisées, mais des clients ciblés, avec qui il peut co-construire sur la durée…
(*) Voir l'article original en anglais dans Computerworld ou son résumé en français dans macgeneration.
mardi 9 décembre 2008
Les idées reçues à propos du portage salarial

Dans sa rubrique "Les Jeudis Mag", le site lesjeudis.com, le prochain statut d'auto-entrepreneur est mis en valeur pour sa simplicité. La solution "freelance" est un mode d’activité jugé moins protecteur et plus complexe. Quant au portage salarial, il est jugé "simple mais coûteux".
Le texte étant très court, j'ai pensé utile d'apporter quelques commentaires précis, pour éviter le risque de multiplier les idées reçues. Voir la rubrique et les commentaires, ici.
(*) édité par le Groupe Les Jeudis, spécialisé dans les métiers de l'informatique et de l'ingénierie
lundi 17 novembre 2008
Une envie d'auto-entreprendre

Hervé NOVELLI, le Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyens entreprises, du tourisme et des services — excusez du peu — a lancé LE SITE DE L'AUTO-ENTREPRENEUR.
On y trouve notamment le Guide de l'auto-entrepreneur et des conseils pour toute personne qui "souhaite créer une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 32 000 euros HT pour les prestations de services en 2009".
Le "© urssaf tous droits réservés", en bas de page du site, montre bien l'objectif essentiel de ce nouveau statut, qui cherche à simplifier la création d'activité, lorsqu'il ne s'agit pas d'une entreprise au sens plein : il s'agit bien de légaliser des activités qui jusqu’à présent échappaient à la fiscalité... Il suffit de lire les exemples donnés par le site : un étudiant souhaitant exercer une activité de serveur saisonnier durant ses vacances, une assistante en télétravail à la campagne qui veut améliorer ses revenus en gérant des chambres d’hôtes, un demandeur d’emploi qui veut se lancer dans la création d'un site internet, une mère de famille qui veut mettre en vente sur internet des robes pour femme enceinte faites sur mesure, un retraité qui souhaite exercer une activité de consultant à temps partiel, un cadre dans une grande entreprise qui fabrique des objets d’art pendant son temps libre et qui aimerait les commercialiser.
D'autres commentaires dans la chronique "portage salarial/activité solo" du site Envie d'entreprendre.
samedi 25 octobre 2008
Trois mois avec l'iPhone : comment faire sans ?

Après un peu plus de 3 mois d'utilisation de l'iPhone, un premier bilan en situation.
Le mobile annoncé comme le futur terminal du consultant nomade (voir billet de juillet 2007) est en effet un objet devenu incontournable pour moi. Il m'accompagne en voiture, en train, en animation de réunions et de formation. Il remplace — au moins en partie — l'ordinateur portable, quand on ne l'a pas avec soi ou ne peut pas l'utiliser : manque de place, risque de gêne, plus de batterie, pas de réseau wifi.
Même si les traces de doigts, conséquence inévitable du clavier et de la navigation tactile, me semblaient gênantes au départ (voir billet de juillet 2008), les véritables points faibles* restent acceptables au vu des énormes qualités du mobile.
Concrètement, voici les fonctions incontournables consultant autonome, confirmées par les échos des plusieurs collègues qui sont passés à l'iPhone :
• la gestion intuitive des mails, permet de voir ce qui arrive sur plusieurs boîtes de messagerie, d'un seul coup d'œil, de regarder les pièces jointes assez rapidement, ou encore consulter le site indiqué dans un message. Bien sûr, ce n'est pas aussi rapide que dans la pub télé, mais la 3G+ change beaucoup les choses par rapport à la 3G et surtout la lenteur de l'Edge.
• la navigation web facile, pour beaucoup de sites, pourtant pas conçus pour les mobiles. La taille de l'écran, le zoom avec les doigts, la saisie de formulaires, procurent une "expérience utilisateur" poussée à son maximum comme Apple sait si bien le faire.

• la gestion synchronisée du calendrier et des contacts, qui permet de voir, compléter, mettre à jour ou ajouter des rendez-vous et des personnes, le tout en synchronisation avec son ordinateur (Mac ou PC, sans sectarisme).
(*) Les points qui me gênent sont : l'absence de copier-coller, de lecteur Flash, d'enregistrement vidéo, de fonction MMS. J'ai soigné le manque d'autonomie, en corrigeant les paramètres qui consomment trop, et en achetant un petit chargeur externe qui redonne environ 50% d'énergie à la batterie interne.
vendredi 27 juin 2008
Avantages et inconvénients des solos

Question posée par l'APCE à une créatrice d'activité solo : "Pour vous, quels sont les avantages et les inconvénients de travailler en solo ?" Ses réponses…
Les avantages sont nombreux : je suis indépendante, autonome et responsable de mes décisions. Sur un plan plus personnel, je me sens épanouie et assez fière d'avoir réalisé cela moi-même.
Pour les inconvénients, je pense que beaucoup de personnes idéalisent la création d'entreprise. Comme je l'ai dit, la solitude est importante et il faut vraiment s'y préparer. Le stress est également présent et personne ne peut le gérer pour vous. Il faut également savoir que l'on ne "décroche" jamais. Enfin, les contacts avec les administrations et les banques ne sont pas toujours aisés au quotidien. Il est nécessaire de bien choisir ses interlocuteurs.
Commentaires : du côté des consultants autonomes et salariés d'une entreprise de portage salarial, il est plus rare d'idéaliser la création de son activité. Certains ont choisi cette démarche pour gérer une seconde partie de carrière, pour gérer leur vie personnelle, pour répondre de manière plus souple à des donneurs d'ordre multiples.
De même, les problèmes administratifs ou bancaires ne se posent pas, puisque le consultant ne s'est pas inscrit au registre du commerce et n'a pas besoin de concours bancaire.
Pour autant, il est vrai qu'il peut souffrir de solitude et que le stress commercial n'est pas partageable dans le cercle privé, et s'il l'est c'est parfois inefficace ou négatif.
Comment font les solos "portés" ? Tout naturellement, ils ressentent le besoin de partager, d'échanger, de développer du réseau, bref de retrouver ce qui fait le lien social ou le soutien moral qui était présent en entreprise. La différence est que les solos peuvent choisir les membres de ce réseau professionnel, et c'est mieux ainsi, car plusieurs collègues me disent que 2/3 à 3/4 de leur "business" se fait par le réseau au sens large du terme : clients, collègues, partenaires, contacts, etc. D'où l'intérêt des clubs, des formations et des dispositifs de mises en relation professionnelle et conviviale chez ITG, notamment, qui font la différence entre le service de base (purement administratif et financier) et l'appartenance à une organisation véritable.
(*) Pour lire le dossier Créer en solo de l'APCE.
lundi 16 juin 2008
Le marketing du consultant : du personnel pro !
Je retiens ces quelques points :
• au sujet des profils laissés sur le net, il insiste la nécessité de les relire, de les actualiser, de faire le ménage.
• mais surtout, il recommande de garder la tête froide face au tourbillon de ceux qui se font appeler les réseaux "sociaux", en retournant aux questions de base : Quel est mon projet ? Qu'ai-je envie de faire ? Les outils ne sont rien s'ils ne sont pas mis au service d'une stratégie personnelle. C'est ainsi qu'on se définit soi-même, en tant qu'individu en lien direct avec son offre de service.samedi 22 mars 2008
Travail, emplois, carrières : ce qui a changé dans la gestion de l'activité professionnelle

Le 11 avril 2008, se tiendra à BEM (Bordeaux Ecole de Management), à Talence un très intéressant colloque intitulé "Nouveau travail, Nouveaux emplois, Nouvelles carrières".
L’Executive Center de l'école accueillera des chercheurs et des professionnels des ressources humaines, toute la journée du vendredi 11 avril. Ensemble, ils livreront leurs analyses des nouvelles relations qui lient les individus à leur emploi : apparition de nouveaux métiers (relation de service, emplois à la personne), de nouveaux statuts (travail temporaire, portage salarial…) et de nouvelles techniques de travail (gestion individualisée, réseaux sociaux, entreprise 2.0…).
Les consultants autonomes vivent ces changements, parfois en aller-retour vers et hors de l'entreprise. Les DRH, en interne, sont confrontés aux souhaits contradictoires de fidélisation et de flexibilité. Les individus — qu'ils soient salariés (temps plein, temps partiel, temps partagé, intérimaires) ou externes (prestataires, consultants, enregistrés au RCS ou "portés") sont pris entre deux besoins : trouver la satisfaction recherchée et répondre au besoin de performance des entreprises.
Parmi les témoignages, ceux des consultants autonomes seront mis en valeur, en illustrant les initiatives originales mises en place autour de l'autonomie professionnelle et de la sécurisation des parcours.
Voir le billet suite au colloque.
jeudi 6 mars 2008
Humour entrepreneurial… (les péchés des jeunes créateurs)

Ce blog a encore gagné des places dans le classement High-Tech de Top Blogs. Pour autant, ce n'est pas volontaire, mais le simple effet de l'humeur du moment. Revenons aux sujets principaux des consultants — pas seulement “nomades” et équipés ou qui voudraient bien l'être mieux.
Les consultants autonomes sont d'abord des créateurs d'activité, des entrepreneurs solos. “Les 7 péchés capitaux de l'entrepreneur...”, c'est le titre d'une chronique publiée il y a quelques jours sur Envie d'entreprendre, par Mathilde Le Rouzic, Entrepreneuse. Sa “petite adaptation, personnelle et partiale, des 7 péchés capitaux au cas du créateur d'entreprise...“ est pleine d'humour : lire la chronique.
Côté consultant, on peut retrouver à peu près les mêmes péchés :
- envie : liberté, indépendance, dire "merde" à son ancien patron, et finalement … ne pas pouvoir envoyer balader ses nouveaux patrons : les clients !
- orgueil : "je vais faire évoluer les PME, leur donner les outils que j'ai connu en grande entreprise", et puis ensuite, à qui est-ce que je tiens ce discours ? qui m'écoute ? ai-je la possibilité de le tenir ? Evidemment, non !! Je comprends qu'il faut se placer du côté du client, de ce qu'il veut, de ce qu'il peut, de ce qui va lui apporter un résultat palpable.

- avarice : contrairement à l'entrepreneur en libéral ou en société, le consultant porté ne se fait pas trop d'illusion sur le salaire qu'il va pouvoir se faire, puisque sa stratégie consiste à tester son marché, pour monter en puissance, avec la professionnalisation de ses pratiques.
- gourmandise et luxure : no comment !! chacun ses plaisirs et son hygiène de vie …
- colère : chez nous, pas de problèmes de TVA, d'URSAFF, etc !! contrairement aux entrepreneurs qui décident de s'immatriculer …
- paresse : là, on retrouve les mêmes modes d'organisation ou de désorganisation que ceux évoqués par notre chroniqueuse pleine d'humour !
vendredi 11 mai 2007
Développer son activité depuis l'Aquitaine
Nos belles villes — Bordeaux chic, nettoyée et rajeunie, Pau avec son ambiance “so british”, BAB dynamique et ouverte — mais aussi nos belles contrées — le Périgord, les Landes, le pays Basque, le Béarn, et le reste de la Guyenne et de la Gascogne — attirent toujours plus les nordistes du pays d'oïl.
La qualité de vie n'est pas tout !! Il faut aussi avoir les moyens d'en profiter !! Comment font les consultants autonomes qui viennent d'autres régions ?
Sans surprise, les témoignages montrent invariablement les conditions sine qua non pour développer son activité : avoir une base de clientèle sur place et/ou ailleurs (donc être nomade et connecté, être disposé aux déplacements professionnels) et/ou avoir un réseau d'accueil et/ou avoir une personnalité qui décoiffe, quelle que soit la région !!
En parlant de Guyenne et Gascogne, nous englobons le sud de la région voisine Midi-Pyrénées, presque jusqu'à Toulouse. Dans cette région, je connais d'autres consultants qui ont aussi fait le choix du Sud-Ouest, et qui y sont heureux.
vendredi 6 avril 2007
Autonomie subie ou choisie ?
Ceux qui ont eu un ou des accidents de parcours professionnel sont dans deux cas de figure :
• soit, il ont découvert, parfois sur le tard, qu'ils étaient passé à côté de la réalisation d'eux-mêmes, de l'accomplissement personnel ou d'un objectif de vie. Ils se sont tournés vers l'indépendance, sous l'une des formes ou statuts possibles,
• soit, on les a poussé dehors, et au cours d'un accompagnement individuel ou collectif, ils ont vu une piste s'ouvrir, mais qui trop souvent reste à leurs yeux un pis aller, une solution d'attente, avant de retrouver l'idéal du CDI “sécurisant”.
Ceux qui davantage choisi leur autonomie se recrutent parmi les profils suivants :
• ceux qui ont su “faire le deuil” des carrières linéaires, en vivant dans la réalité de notre vie du 21ème siècle,
• ceux qui abhorent les carrières linéaires justement, et ont toujours su profiter des opportunités qui se présentaient autour d'eux, sachant déjà les repérer, ce qui est un signe d'écoute indispensable pour nos métiers,
• ceux qui préfèrent, par tempérament, l'interdépendance, riche de connexions, des métiers du conseil, de la formation, de l'expertise ou de la prestation de service.
Dans quels cas de figure êtes-vous ? Témoignez sur ce blog. Je trouve, chaque jour, plus intéressante, la variété des profils, des origines professionnelles ou géographiques, des “professionnels autonomes”, dans notre grande région Aquitaine et ses voisins proches.
lundi 2 avril 2007
Les services du quaternaire (suite)
Les "Grands Débats" du vendredi sur BFM, animés par Vincent Giret, le 23 mars, étaient autrement plus concrets et nous donnent un peu plus de matière que l'interview d'Europe 1.
Les passages limités aux services à la personne ont été enlevés : Maxime Aiäch, P-DG d'Acadomia, qui n'a fait que de l'auto-promotion, et Marie-Béatrice Levaux, Présidente de la Fepem, la Fédération nationale des particuliers employeurs. J'ai juste conservé une brève intervention de cette dernière, à la fin de l'émission. La durée du montage est de 17 mn 30 sec !!
Ecouter le montage en deux parties (lecteur ci-dessous) :
(suite et fin) :
Si vous préférez récupérer le montage complet (télécharger le mp3, à partir de ce lien).
Petit résumé en attendant de charger le fichier : Espoir pour les économies “riches” de sortir du cercle vicieux des prix les plus bas. Il s'agit de rebondir par le service et par la qualité. Aujourd’hui, nos industries et nos services partent vers les pays en voie de développement. Après avoir lancé, avec succès, les services à la personne, avec les réductions d'impôts, qui ne sont que l'équivalent, pour les particuliers employeurs, des nombreuses aides données à l'économie classique, d'autres services vont se développer autour — ou à la place — de la vente de produit. Par exemple, au lieu d'acheter une voiture, on achètera un service de mise à disposition de voitures, livrée, éventuellement avec chauffeur. Le prix sera rentabilisé par le meilleur service rendu et l’économie réalisée sur le budget transport de l’année. Les TIC permettent de rendre des services en temps réels, en optimisant le parc automobile, le personnel et les besoins des clients. Ces services supposent de nouveaux emplois, cette fois-ci localement, pas dans les pays lointains !
Quels services inventer pour les emplois du futur ? Quels rôles pour les consultants, formateurs, coachs, prestataires ? A vos plumes !!
mardi 20 mars 2007
Les consultants autonomes sont-ils des précurseurs de l'économie du quaternaire

Consultants autonomes, travaillant en missions pour les entreprises, collectivités et autres organisations, serions-nous les précurseurs de nouvelle formes de services ? Les services du “quaternaire”, comme l'écrit Michèle Debonneuil, dans son livre L’Espoir économique : Vers la révolution du quaternaire, chez Bourin.
L'économie est désormais en conflit ouvert avec la société. Nous vivons l'épuisement d'un modèle qui fut extraordinairement fécond mais débouche aujourd'hui sur des dilemmes insolubles. Comment choisir entre relancer la croissance par la flexibilité tout en créant des inégalités insoutenables, et assurer la cohésion sociale dans un contexte de croissance molle minée par la perte de compétitivité et les déficits publics ? D'autre part, la concurrence des pays émergents est telle qu'elle pousse les pays développés à choisir entre écraser les salaires et mener à terme des politiques protectionnistes. Enfin, l'économie tire tellement sur les ressources naturelles qu'il va falloir choisir entre le dépérissement de la planète et l'arrêt de la croissance. La situation est-elle sans espoir ? 'L'Espoir économique' veut montrer qu'une solution est possible. Elle consiste à réorienter la croissance des pays les plus riches vers les services, et en particulier vers un nouveau type de services.
Ecouter son interview dans l'émission “C'est arrivé demain” de Dominique Souchier, sur Europe1, dimanche 18 mars (lecteur ci-dessous) :
vendredi 16 février 2007
Se protéger ou se projeter ? Telle est la question…
• celle du professionnel qui préfère se protéger, c'est-à-dire communiquer majoritairement par écrit, en utilisant le courrier postal et électronique, si pratique !!
• celle du professionnel qui aime se projeter, conscient de sa valeur, référence dans son métier, et qui va choisir la communication orale au téléphone, en entretien, réunion, salons et manifestations divers,
• et il y a ceux, sans doute assez nombreux (on dirait un résultat de test psycho dans un magazine grand public !!), qui empruntent (et non pas empreintent, comme disent certains !!) des deux postures, selon les circonstances, les domaines de spécialité ou les interlocuteurs.
Se protéger, au sens négatif, c'est se cacher derrière son ordinateur, ses écrits ; au sens positif, c'est réfléchir avant de parler, préparer sa matière, organiser sa pensée.
Se projeter, au sens négatif, c'est se montrer en toutes occasions, risquer de lasser, s'auto-glorifier, perdre le sens et le fond ; au sens positif, c'est mettre en avant ses idées, savoir dire "non", donner l'occasion de recevoir du "feedback", affiner sa démarche.
Et vous, comment faites-vous ?
mardi 6 février 2007
Du vécu chez les consultants

Morceaux choisis, sur Le Journal du Net : quelques témoignages de consultants sur leur début d'activité.
"Il ne suffit pas d'être expert dans un métier pour faire un bon consultant."
"Savoir que la prospection directe ne fonctionne pas, sauf à avoir un produit très spécifique."
"On ne vous confie pas un contrat parce que vous êtes un bon expert, mais parce que vous paraissez être la femme ou l'homme de la situation."
"Se positionner très clairement pour éviter les "je fais tout" qui perturbe les futurs prospects."
"J'ai développé mon réseau de clients grâce à mon expérience de portage salarial."
"Un bon cadre ne fait pas un bon consultant. Etre autonome, savoir tout faire (même les tâches ingrates), avoir la niaque, disposer d'un bon réseau et surtout, que votre conjoint ou conjointe partage le projet."
"Essayer d'avoir un grand nombre de clients pour éviter d'être tributaire de l'un ou l'autre et les soigner en leur apportant une satisfaction supérieure à leur attentes afin de les fidéliser."
"Réfléchissez bien [au statut]. Si ça ne marche pas [en libéral], on vous refuse même le RMI parce que vous êtes indépendant et non pas salarié. Attention également au système des taxes et charges si vous subissez une chute brutale de revenus."
"Valider le projet avec une année de portage si vous avez des droits Assedic."
Pour lire les témoignages
jeudi 1 février 2007
La solitude et le réseau

Il y a un an environ, je lisais un livre distrayant, intitulé "Comment travailler...chez soi" de Courte et Lukino, publié chez Eyrolles 2006 (ISBN : 2-7081-3417-5).
Ces deux collègues travaillent chacun de chez eux et ont écrit un petit bouquin, mi-textes mi-illustrations, l'un des deux croquant avec humour les scènes de la vie d'un prestataire à la maison. Parlant des divers aspects de l'installation de son activité et du fonctionement au quotidien, les deux auteurs parlent, entre autres, du besoin de réseau.
Extrait : Être seul chez soi doit vous inciter à intégrer un réseau de professionnels avec qui partager idées, conseils et, accessoirement, des missions... C’est le paradoxe : on recherche une certaine solitude pour travailler mieux mais on a aussi besoin d’échanger. Constituer un petit réseau de bons professionnels, des personnes spécialisées dans des domaines complémentaires au vôtre devient vite primordial. Et passionnant ! Les gains sont multiples. Échanges techniques comme amicaux, conseils et coups de main face à des problèmes précis, le réseau fonctionne comme une véritable communauté.
Néanmoins, distinguez bien les divers groupes qui le composent. Les amis véritables avec lesquels vous ne travaillerez jamais. Les relations de business qui peuvent, au fil du temps, devenir des amis. Et les clients. De fait, on a besoin de dialoguer, de parler. Le fait de correspondre avec des gens qui sont sur la même longueur d’onde bien que distants géographiquement vous aidera, au quotidien comme en cas de crise, à conserver un mental de vainqueur ! Les blogs sont parfois une bonne manière de créer des liens et de constituer une amorce de réseau. Il faut passer du temps, écrire, lire, échanger, apporter pour trouver – ou non – les atomes crochus d’un relationnel agréable. Voire plus si affinités... !
