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samedi 15 mai 2010

Ce blog se dédouble, pour mieux se concentrer

Ce blog a démarré le 30 janvier 2007. Après 3 ans et 3 mois, il était temps de changer le décor et de recentrer le contenu sur un thème bien identifié.

Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.

Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.

Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
    1.    le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
    2.    et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)

Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.

Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.

Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.

Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.

mercredi 22 juillet 2009

La pomme a vraiment la pêche !

Les titres de la presse sont éloquents : "Résultats : Apple ne connaît pas la crise et bat des records" (Le Mag IT), "Apple snobe la crise" (Le Figaro), "Pour Apple, "la récession n'existe pas" (Le Monde)", "Apple se joue de la crise grâce à l'iPhone" (ZDNet), "Apple a trouvé la recette miracle de la croissance" (le Journal des Finances)". Comment expliquer une telle pêche pour la pomme ?

Les faits sont têtus ! "Des produits plus novateurs que jamais et des consommateurs qui y répondent", dixit Steve Jobs, de retour aux commandes, après ses ennuis de santé. Co-créateur d'Apple, en 1976, "père" du Macintosh en 1984, viré de sa compagnie en 1985, il est revenu en 1996. Le Mac, devenu trop confiné dans le monde des créatifs, refaisait surface dans le grand public avec le premier iMac aux couleurs acidulées (1998). Puis ce fut le changement radical du système d'exploitation — Mac OS X — développé à partir d'Unix (2001), mais aussi le passage aux processeurs dits "x86", permettant de faire tourner aussi bien le système Mac que Windows XP ou Vista et la plupart des Linux (2006). Après 13 ans d'innovation, les ordinateurs représentent environ 50% du chiffre d'affaires d'Apple, si l'on inclut les logiciels qui les font tourner. Ceux qui se vendent le mieux sont les portables, avec une qualité et un prix supérieurs à la moyenne des PC portables.

L'autre moitié de l'activité d'Apple vient de la famille iPod (depuis 2001), iTunes (depuis 2003) et iPhone (depuis 2007). Le mouvement est un peu inverse par rapport aux ordinateurs, puisque l'iPod a été créé pour le grand public et la musique, alors que l'iPhone est plutôt un outil de travail pour les personnes en situation de mobilité. Là encore, contrairement au Mac d'origine, la technologie n'est pas la règle numéro 1. L'iPod est arrivé assez tard sur le marché des baladeurs mp3, déjà bien installé, mais il a innové par un duo design/facilité d'utilisation, ensuite complété par la musique en ligne sur iTunes. Itou pour l'iPhone, avec en face un Nokia numéro 1, un RIM avec son Blackberry roi des professionnels. Sauf que l'iPhone n'est pas vraiment un téléphone, mais un mobile communicant et tactile, avec une fonction téléphone.

En période de crise, les leçons d'Apple sont plus que jamais valables. Les entreprises ne se remettent en cause que sous la pression, alors que Steve Jobs a cherché à "jouer un coup d'avance" au lieu de copier et transformer comme continue de la faire Microsoft, vraiment en panne d'idées et de souffle inspiré. Se pourrait-il que certaines des leçons d'Apple puissent guider les consultants et autres créateurs d'activités de conseil ? Je le crois toujours et mon billet du 23 janvier dernier l'expliquait.

PS : (mise à jour du 23/07/09) lire l'excellent MacPlus, malgré ses fautes de frappe ou de style, qui titrait ce matin "Apple plus chère que Google", voulant dire que la valorisation boursière est supérieure !! Déjà qu'on répète que le matériel Apple est plus cher que la concurrence, même quand ce n'est pas vrai, en regardant ce qui est sous le capot, et encore moins quand on compare le coût total d'utilisation (Total Cost of Ownership) !!

(mise à jour du 24/07/09) on ne résiste pas au plaisir d'ajouter que Microsoft, de son côté, mange "la soupe à la grimace […] avec un trimestre financier […] encore pire que prévu. Le géant (aux pieds d’argile) de Redmond a ainsi annoncé un chiffre d’affaires de 13,1 milliards de dollars, soit 17% de moins qu’au même trimestre l’an passé."

samedi 11 juillet 2009

Pourquoi nous bassiner avec le savoir-être ?

Un peu partout, on lit et on entend ce mot valise “savoir-être” que bien peu définissent, car on peut faire son marché très librement. Pourquoi le répète-t-on à l'envi ? Que fait-on des candidats à un poste qui n'ont pas ce “savoir-être” requis* ? Comment faire progresser les personnes qui sont en poste ? Telle est la tâche des formateurs, coachs et autres consultants internes ou externes, qui justifient leur rémunération ou leurs honoraires sur la base d'une promesse qu'il est parfois bien difficile de tenir !!

En effet, de quoi parle-t-on ? Le mot n'est ni dans le Larousse, ni dans le Littré, mais un peu partout sur le web. Commençons par l'article "savoir-être" sur Wikipedia qui nous dit ceci :
Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l'environnement humain et écologique. Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs spécifiques. Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver tous les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir au mieux la maîtrise d'actions et de réactions adaptées à leur organisme et à leur environnement : préservation de l'environnement, hygiène, empathie, contrôle émotionnel, contrôle comportemental, responsabilisation, actions pro-sociales, coopération, discours autocentré (langage "je"), gestion des conflits ...

Quel rapport avec l'acception habituelle des formateurs, coachs et consultants de tout poil ? S'agit-il de l'attitude de chacun de nous ? Certains l'écrivent en effet, en insistant sur le fait que votre attitude “parle” pour vous : il est important d'en prendre conscience et de maîtriser quelques techniques pour optimiser son comportement. S'agit-il tout simplement de notre “façon d'être” ? Comme le disait très concrètement et sans fioritures Nicole Raoult, passée de l'Anact à son cabinet d'accompagnement des seniors (Maturescence), évoquant le travail par missions que les seniors font de plus en plus pour les entreprises, lors du colloque organisé par ITG sur ce thème.

S'agit-il d'une valeur humaine fondamentale ? Voire d'une morale ? La morale est un facteur clé du bien-être collectif. L'immoralité a toujours un coût, même s'il est souvent caché car porté par les plus faibles. C'est pourquoi le savoir-être est une composante clé du recrutement et de la formation […] qui seront demain responsables de groupes humains. Ah que … ! … mais que c'est beau !!

S'agit-il de management relationnel, comme le dit comme le dit un livre intitulé “Savoir-être” ? Le savoir-être devient la nouvelle norme d'excellence professionnelle au sein des organismes pour le développement personnel de chacun et la qualité relationnelle du réseau clients-fournisseurs. [Il] passe notamment par la connaissance des comportements, des relations humaines et de la maîtrise d'outils de gestion, de communication, etc. Pourtant, ce n'est pas parce que l'on sait se comporter que l'on va agir en conséquence. En d'autres termes, le tout n'est pas de connaître le comportement adéquat, mais de le mettre en pratique, de le transformer en action. CQFD !! Toute progression dépasse la simple connaissance, ou la perception intellectuelle, voire la prise de conscience : elle a besoin de mise en pratique, d'exercice, d'entraînement.

Serait-ce du charisme** ? Ou bien — comme le dit l'article simpliste de Monster “Savoir, savoir-faire et savoir être ?” — s'agit-il des “points forts de votre caractère ainsi que votre comportement en groupe [qui] forment votre savoir-être.” Extrait de l'article du célèbre site de recrutement en ligne : “savoir = connaissances, savoir-faire = compétences, savoir-être = mode de fonctionnement […] On peut aussi définir le(s) savoir-être comme une synthèse de vos qualités, de vos défauts, de vos points forts et points faibles, de vos qualités humaines, de vos goûts et de vos motivations.” N'est-ce pas plutôt la définition même du mot “personnalité” (= ce qui distingue un individu) ? Que faire pour un candidat en recrutement ? Changer sa personnalité ? Pas possible ! Feindre ? Modifier son comportement ? Ce qu'attends le recruteur, c'est une illustration par des exemples (ou une mise en situation) des actions que le candidat a menées (ou mène spontanément) pour atteindre un résultat donné. On est bien là en plein dans le savoir-faire humain, relationnel, commercial, etc. , et donc les compétences qu'il estime avoir développées (ou qu'il devrait mettre en œuvre) dans des situations professionnelles antérieures (ou futures) !!

J'ai même trouvé sur le net une liste de critères ou dimensions du savoir-être, encore plus large et fourre-tout !! Cette liste combine des compétences plutôt cognitives (Adaptabilité, Analyse, Communication écrite, Négociation, Organisation et gestion des priorités, Orientation vers les résultats, Prise de décision, Synthèse) et/ou plutôt comportementales (Adaptabilité, Communication, Communication écrite, Négociation, Sens relationnel, Travail en équipe). J'ai aussi trouvé les “savoir-être comportementaux (sic !) : organisation, analyse et synthèse, rigueur, sens du relationnel, capacité d'écoute, curiosité, …” Faudrait savoir ! On s'intéresse à ce que je suis ou plutôt à la façon dont je me comporte, je me conduit, j'agis ?

Je crois donc — pour ma part — que le plus simple pour se faire comprendre est de parler de “savoir se comporter”. Les professionnels sérieux de la formation, du coaching ou du conseil ne vont pas s'aventurer à changer la personnalité : leur client ne le demande pas (sauf exception que je préfère mettre sur le compte d'un abus de langage), et il n'en n'a pas le droit, pas même en vertu du lien de subordination qui ne veut plus dire grand-chose ! Si on limite le “savoir-être” à ce que l'on entend le plus souvent, alors “savoir se comporter” est un autre savoir-faire (essentiellement relationnel, interpersonnel) facile à décliner en différents comportements à acquérir, améliorer, gommer, augmenter, corriger, par l'entraînement. Et cet entraînement peut se faire avec un formateur, un coach ou un consultant, avec des méthodes*** certes différentes, mais avec toujours le même résultat recherché pour développer ces compétences comportementales.

(*) par exemple, on dit à un candidat que le savoir-être compte davantage que le savoir-faire technique ou métier pour le poste. Mais comment sera-t-il est payé ? La rémunération reste trop souvent directement liée au savoir, réputé acquis lors de la formation initiale : les diplômes ont la vie dure en France ! Si part variable, elle sera calculée sur des objectifs chiffrés, avec plus ou moins de pondération individuelle ou collective.

(**) qualité d'une personne qui séduit, influence, voire fascine les autres par ses discours, ses attitudes, son tempérament, ses actions.

(***) à propos de méthodes, une émission hier de BFM parlait de "serious games", avec une société qui se propose de créer des jeux d'entreprise (pourquoi ne pas parler français ? surtout quand le concept et le produit ont déjà été créés depuis plus de 30 ans ! seule la technologie change !) pour faire travailler les comportements, en dehors du présentiel, avec une personne qualifiée ; même le journaliste était assez dubitatif, quant à l'idée qu'un jeu de rôle avec un avatar puisse significativement augmenter l'aisance relationnelle d'un commercial lorsqu'il sera en face de ses clients !!

lundi 8 juin 2009

Des cadres seniors en harmonie avec eux-mêmes et leurs entreprises clientes

Des professionnels autonomes, il y en a partout en France, pas seulement en Aquitaine. On le sait, le portage salarial — un des statuts ouverts aux créateurs d'entreprises de prestations intellectuelles — a été créé à l'origine pour permettre aux quinquas de rebondir. Maintenant, il concerne en majorité d'autres populations : des femmes qui souhaitent gérer leurs temps personnels et professionnel, avec une meilleure qualité de vie, des jeunes (30 à 45 ans) qui veulent vivre un rapport au travail plus autonome, des retraités qui transmettent leur expérience, etc.

Pour autant, le cas des quinquas (oh !) reste très révélateur des discriminations et des pratiques en matière d'emploi. Je suis donc allé dans deux autres régions (Rhône-Alpes et région parisienne) pour rencontrer et recueillir le témoignage de plusieurs consultants, de métiers différents, ayant opté pour l'autonomie à partir de motivations différentes, mais tous très satisfaits de leur nouvelle vie. Au delà, une enquête réalisée l'an dernier, par l'Institut de Gestion Sociale (IGS) auprès de 131 personnes de plus de 45 ans, m'a été commentée par Erwan Poiraud, chargé de mission Recherche et Développement à l'IGS. Passionné de vidéo, j'ai enregistré et monté ces différents témoignages.

La vidéo obtenue a servi de lancement à deux tables rondes sur "le travail par missions des seniors", que l'Institut du Temps Géré (ITG) organisait, à l'occasion d'un colloque, le vendredi 5 juin, salle Clémenceau, dans l'enceinte prestigieuse du Sénat. La première table ronde a complété les témoignages des consultants et l'enquête IGS, pour traiter des spécificités de cette (nouvelle) forme de travail et de ce qu'elle apportait aux professionnels qui la vivent. La seconde table ronde s'est tournée vers les entreprises, et leurs expériences pour accompagner les seniors vers ces nouveaux métiers pour eux. Pour en savoir plus, voir l'article Quand experts et entreprises profitent pleinement du travail par missions, ainsi que l'article "Les seniors et le travail par missions" du site régional ITG Aquitaine.

vendredi 5 décembre 2008

Les professionnels du Conseil dans le Sud-Ouest


La Chambre Professionnelle des Conseils du Grand Sud-Ouest* organisait les Ateliers du Conseil, le 27 novembre, à la pépinière-technopole Bordeaux Montesquieu. Cette journée se proposait de mieux définir le métier du conseil, avec ce constat : "L’économie est morose, les clients aussi. C’est le moment de se poser les bonnes questions, [en analysant] la perception de notre métier par notre environnement. C’est aussi le moment d’échanger avec ses confrères … C’est surtout le moment de bien définir son positionnement pour définir une offre de Conseil encore plus pertinente."

Le constat de "sous-consommation de conseil" en Aquitaine ayant été rappelé, un certain nombre d'invités utilisateurs ou prescripteurs ont donné un retour intéressant, qui mérite réflexion et traitement : les entreprises ont parfois du mal à percevoir la qualité de service par rapport au prix ; elles sont insatisfaites lorsque le cahier des charges a été mal ou pas défini ; il arrive aussi qu'elles interrompent certaines missions, car insatisfaites des conditions de déroulement, ce qui se fait aussi parfois à l'initiative des consultants eux-mêmes.

Les ateliers proprement-dit — ainsi que les séances plénières — ont permis de réfléchir aux moyens d'améliorer l'image du métier, de mieux le promouvoir. La CPC a mené un travail sérieux concernant le périmètre du conseil, afin de délimiter plus précisément les contours du métier. Le "conseil pur" a notamment été défini en creux. Il exclut les professions réglementées, l'expertise auprès des tribunaux, la prestation de service ou la formation lorsqu'elles sont isolées d'une mission de conseil, le coaching, le reclassement (outplacement), l'apport d'affaires ou les approches thérapeutiques.

Poursuivant son objectif de développement de la professionnalisation de ses membres, la CPC a pris position par rapport à deux populations qui peuvent intervenir sur des missions en entreprise : les salariés en temps partagé ne sont pas indépendants par définition ; les consultants "portés", eux, sont entièrement autonomes et peuvent être accueillis par la Chambre, le temps de développer leur activité, avant de créer leur entreprise de conseil. Naturellement, les entreprise de portage elles-mêmes sont exclues, car elles ne réalisent pas de mission de conseil aux clients, puisque les clients sont ceux de leurs consultants "portés".

(*) Forte de près de 250 consultants au sein de plus de 60 entreprises, cette organisation professionnelle est la première en France, à regrouper autant de professionnels du conseil. La plupart des expertises est représentée : de la stratégie d'entreprise aux achats, en passant par les RH, le commercial, la gestion et la finance, les SI, la logistique, etc. Pour en savoir plus, voir le site de la CPC GSO.

mercredi 13 février 2008

L'Estia, une école d'ingénieurs qui comprend les entreprises

Au delà du cycle de formation professionnelle à la création d’entreprises, conventionné avec l’État et la région Aquitaine, destiné aux porteurs de projets de création d’entreprise, dont je parlais précédemment, j'ai vu hier différentes personnes qui sont prêtes à se lancer dans le conseil et la prestation de service aux entreprises.

Depuis le site d'Izarbel — avec cette vue magnifique sur la Rhune ! —, en pépinière ou dans un hôtel d’entreprises géré par l’ESTIA, ou encore depuis chez eux, où ils finalisent leur projet, les voilà prêts à apporter aux entreprises des services dont celles-ci ne disposent pas en interne ou que seul un profil bien spécifique peut leur fournir.



(*) Pour visiter le site de l'incubateur entreprise de l'Estia.

samedi 19 janvier 2008

Réseaux sociaux : passer du virtuel au réel

C'était jeudi dernier. Le Club Commnication* se réunissait, comme tous les mois. C'était chez ITG, à Paris. Un réseau bien réel qui a été créé à l'initiative de communicants solos, ayant choisi de développer leur activité de conseil, formation, prestations (web, print) de façon autonome, sous statut de salariés.

Parmi les sujets de la réunion, Marie-Jeanne Marti, co-auteur du livre "Cultiver vos réseaux", a apporté un témoignage vivant et personnel de son vécu en matière de réseau. Internaute depuis 10 ans, comédienne, auteur, consultante, Marie-Jeanne pratique les réseaux du monde réel depuis toujours : c'est sa nature. Elle parle aux voyageurs qui lui font face, dans les trains, les métros ; elle engage la conversation avec sa boulangère… Donc, pour elle, rien ne vaut une rencontre, une discussion, un partage dans la vie réelle.

D'où vient l'explosion des réseaux sociaux ? Peut-être du bouche-à-oreille et du "buzz" relayé par tous les media, mais, ans doute, surtout de la simplicité et de la rapidité avec laquelle on peut (r)entrer en contact avec un nombre incroyable d'individus et de groupes, dans sa "tribu", sa région, son pays et même aux quatre coins du monde. Mais qu'en est-il lorsque des groupes, des "hubs" se réunissent ? On retrouve tout bonnement les modes de relation de tout être humain !! On a les apparences physiques, les codes vestimentaires, les "looks" divers, les freins psychologiques.

C'est alors qu'on retrouve le besoin de savoir "commercer", échanger, donner pour recevoir, comme dans toutes les interactions sociales normales. Pour Marie-Jeanne, c'est tout simplement d'éducation dont on a besoin, de bonnes manières, de savoir-vivre.

Les "réseaux sociaux" ne sont peut-être pas aussi "sociaux" qu'ils le croient !! Bien virtuels, "agiles" comme on dit maintenant, ce sont avant tout des accélérateurs d'échanges épistolaires, de rencontres potentielles.

Pour en savoir plus sur les réseaux sociaux, voir l'enquête "Réseaux sociaux, la déferlante", sur le site Isobar.

(*) cette séance du club comm réunissait quelques consultant(e)s, dont Catherine Monnier (Communication et Marketing par SMS, Groupe Agile Communications"), Béatrice Limal (Une perle en écriture), Laurence EVRARD (Conquête et Fidélisation de Clients), Marie-Christine Léger (Conseil en stratégie NTIC"), Sandrine Victoire (Formation, Coaching, Conseil).

mardi 6 novembre 2007

Les consultants et les PME


A quoi sert un consultant ?”, telle est la question
que pose Jacques Gautrand, consultant, animateur, auteur & conférencier.

Dans son article, il nous dit notamment que :
… beaucoup de dirigeants de PME hésitent encore à faire appel à des consultants. Ce n’est guère dans leurs habitudes, hormis le recours lorsqu’il s’avère nécessaire -parfois obligatoire - aux professionnels du chiffre et du droit.

… Mais notre dirigeant de PME, avec tout le bon sens qui le caractérise, part du principe que « les conseilleurs ne sont pas les payeurs ».

… Il est vrai que certains consultants en management, par leur attitude péremptoire, leur galimatias anglo-américain mal digéré, leur power-points énigmatiques et leurs concepts emberlificotés entretiennent ce réflexe de méfiance à l’égard de la gent consultante. La succession de modes managériales plus ou moins heureuses, la faillibilité de modèles d’organisation inspirés de multinationales ou de grandes institutions, et donc impossibles à transposer dans des petites structures, sont aussi de nature à jeter le doute sur l’efficacité réelle du consulting.

… Ni donneur de leçons, ni cireur de pompes, le consultant […] doit être en mesure de comprendre, avant même le secteur d’activité ou le métier de son client, son « vécu entrepreneurial ». Seule l’expérience du terrain donne cette faculté. On ne l’apprend pas dans une grande école.

… Le consultant n’est pas un coach. […] Tandis que le coach aura tendance à rechercher la plus grande proximité, le consultant doit conserver une certaine distance, une « distanciation », une prise de recul par rapport à l’objet de sa mission, lui permettant de garder son libre arbitre, sa faculté de jugement critique.

Si le consultant est généralement recherché pour son expertise pointue ou rare, la pertinence de son intervention reposera surtout sur la densité de son expérience humaine.


Je ne ferai qu'un commentaire à ce très bon article : modestie, profondeur, centrage sur le client font plus que frustration, jugements de valeur, centrage sur soi, volonté de plaquer des recettes de grands groupes, etc.

vendredi 5 octobre 2007

La sous-consommation de Conseil en Aquitaine


Serions-nous sur un marché moins porteur que d'autres régions ? Telle est la question que se posent un certain nombre de consultants vivant dans nos belles contrées.

En tous cas, la question a été posée jeudi soir par Dominique Alliot, Président de la CPC (Chambre Professionnelle des Conseils du Grand Sud Ouest), lors d'une rencontre à Bordeaux Ecole de Management, sur le thème Comment renforcer la compétitivité de l’Aquitaine à travers les ressources de l’entreprise.. Jacques PASSEMARD, Directeur Général de la 2ADI (Agence Aquitaine de Développement Industriel), était venu présenter les activités de l'agence et les projets en cours. Répondre à la question "Pourquoi cette sous-consommation de conseil en Aquitaine ?" n'était pas facile, car plusieurs éléments entrent en ligne de compte.

Pour résumer, les hypothèses suivantes ressortent des échanges :
• le marché du conseil est avant tout un marché caché, davantage encore ici que dans d'autres régions (c'est ce qui fait le bonheur des bénéficiaires, tant qu'ils ont le soutien de leurs interlocuteurs privilégiés chez leurs clients !)
• le marché visible vient principalement des entreprises de bonne taille, et qui privilégient l'appel à des grands cabinets nationaux ou internationaux (impératifs ou choix de sécurité face aux acheteurs ou décideurs financiers !?)
• le reste du potentiel est situé chez les plus petites entreprises, pas toujours au fait des possibilités offertes par les conseils externes, voire carrément méfiantes ou simplement radines.

Que conclure ? D'abord qu'il n'est pas étonnant que tant de consultants de la région travaillent plus souvent en dehors de l'Aquitaine ! Ensuite — peut-être — que nous avons tous un rôle dans la promotion de nos métiers auprès de ces entreprises que nous trouvons frileuses.

jeudi 5 juillet 2007

Les grands du conseil ont-ils de l'humour ?


Un peu d'humour n'a jamais fait de mal !?

Sous le titre "Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?", un blogueur grenoblois nous donne le point de vue d'un grand du consulting. Dommage qu'il ne soit pas au courant qu'Andersen Consulting n'existe plus, depuis le scandale Enron, mais, bon, on peut dire Accenture, si on veut !!

La démarche du consultant est racontée à partir de l'histoire du poulet, au bord d'une route, et qui la traverse.
La question a laquelle le consultant va répondre est toute bête (le blog emploie un autre mot !) : Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

Voir la réponse, … et rigoler un peu !! Soit afficher le blog, soit la capture d'écran.

vendredi 15 juin 2007

Vendre du conseil

Dans son blog, Thierry Do Espirito, écrivait cette semaine que les consultants se posent la question, “au bout de quelque temps d'activité : comment faire pour vendre plus de conseil. Et par voie de conséquence pour vendre moins de production ?

Ce qui revient à ré-évaluer sa position d'expert. D'où l'intérêt de “faire évoluer son métier pour apporter plus de valeur ajoutée”.

Ensuite, Thierry Do Espirito rappellait qu'il faut les mots pour le dire : ne pas hésiter à “parler d'un cabinet conseil, d'un département Conseil ou d'un consultant free-lance […] afficher la couleur.

Ensuite, il y a la qualité d'écoute et d'analyse : “identifier ce qui se passe”. Et, bien entendu “la méthodologie : […] des outils […] des livrables très concrets“.

Thierry Do Espirito concluait en disant que "le conseil, ce n'est pas un monde de gourous délivrant quelques oracles sentencieux (il y a en plein les plateaux télé, en ce moment). C'est un univers d'experts capables de proposer des solutions de communication qui marchent et qui donnent des résultats.“

Pour lire son billet.

mardi 6 février 2007

Du vécu chez les consultants


Morceaux choisis, sur Le Journal du Net : quelques témoignages de consultants sur leur début d'activité.

"Il ne suffit pas d'être expert dans un métier pour faire un bon consultant."

"Savoir que la prospection directe ne fonctionne pas, sauf à avoir un produit très spécifique."

"On ne vous confie pas un contrat parce que vous êtes un bon expert, mais parce que vous paraissez être la femme ou l'homme de la situation."

"Se positionner très clairement pour éviter les "je fais tout" qui perturbe les futurs prospects."

"J'ai développé mon réseau de clients grâce à mon expérience de portage salarial."

"Un bon cadre ne fait pas un bon consultant. Etre autonome, savoir tout faire (même les tâches ingrates), avoir la niaque, disposer d'un bon réseau et surtout, que votre conjoint ou conjointe partage le projet."

"Essayer d'avoir un grand nombre de clients pour éviter d'être tributaire de l'un ou l'autre et les soigner en leur apportant une satisfaction supérieure à leur attentes afin de les fidéliser."

"Réfléchissez bien [au statut]. Si ça ne marche pas [en libéral], on vous refuse même le RMI parce que vous êtes indépendant et non pas salarié. Attention également au système des taxes et charges si vous subissez une chute brutale de revenus."

"Valider le projet avec une année de portage si vous avez des droits Assedic."



Pour lire les témoignages