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samedi 27 mars 2010

Fiasco Awards 2010 : le gagnant est l'iPad, fiasco à venir pour les organisateurs ?

L'iPad a été nommé en février dernier, parmi d'autres projets informatiques et high tech qui ont raté leurs objectifs ou se sont révélés des fours monumentaux !  Pourquoi cet acharnement sur un produit qui n'est pas encore sorti ? Un peu comme le prix Nobel de la Paix pour Obama !! On ne peut pas gagner à tous les coups avec de l'humour olé olé !! On espère que nos amis de Barcelona retrouveront la main l'an prochain, sinon c'est le fiasco qui les guette à leur tour !

Pourtant, la première édition de cette récompense, organisée sur le net par des catalans dotés d'un certain humour, c'est Windows Vista qui l'avait emporté l'an dernier face notamment à Second Life, autre soufflet qui est vite retombé. Plus de 80% des 6400 votants avaient choisi Vista, parfait fiasco de Microsoft, qui depuis a sorti Windows 7, la version enfin aboutie de Vista !

Cette année, l'iPad était comparé, entre autres, à Google Wave (mort-né), au format HD-DVD (enterré depuis longtemps) et au réseau professionnel Xing (plateforme d'origine allemande qui s'est fait dépassée par Linkedin). Il aurait sans doute été plus logique de choisir Google Wave, puisque c'est bel et bien un fiasco, et que le signe envoyé à la pieuvre mondiale aurait été plus évident. C'est en tous cas pour Google Wave que j'avais voté…

samedi 20 mars 2010

Les enjeux du web 2.0, vus pas le premier éditeur de progiciels de gestion

Je me voyais déjà en haut de l'affiche !! En l'occurrence, c'est plutôt "je voudrais bien être encore en haut de l'affiche" ! Telle est l'impression que j'ai retirée de la conférence organisée par le Groupe CEGID, premier éditeur français de progiciels de gestion, notamment RH, le jeudi 11 mars, à Paris. C'était au Salon Solutions Ressources Humaines, à quelques mètres du stand très moderne de leur concurrent ADP/GSI (numéro 1 des progiciels RH). 

La conférence intitulée "Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux au service des DRH : Enjeux et perspectives autour du WEB 2.0" se proposait de traiter de l'impact sur la gestion des ressources humaines, les responsabilités de la DRH sur la mise en place et l'usage de ces outils et son rôle de leader sur l'intégration de ces nouvelles technologies.

Après avoir défini les choses — le web 2.0, le cloud computing, et naturellement le savoir-faire de Cegid —, une avocate nous expliqué les contraintes juridiques liées aux blogs des salariés ou organisations syndicales, à la protection de la vie privée en matière de géolocalistion ou aux questions de conservation des données, de traçabilité et de preuve des déclarations sociales, bulletins de paye, etc.

On nous a ensuite parlé de la dématérialisation des formulaires, notamment de l'entretien d'appréciation de performances, comme si l'entretien était un formulaire ou le formulaire un entretien !! Puis, ont été cités les "annuaires riches" contenant les compétences, expériences et expertises des salariés, la gestion et le suivi de la formation, mais aussi la mise en relation communautaire et la notion de nouvelles hiérarchies, si présentes dans les gênes de la génération Y.

On comprend bien l'enjeu pour les DRH d'attirer mieux les compétences et les talents, de les développer ensuite, pour pouvoir mieux les mobiliser et les conserver, puisque les nouvelles générations de salariés sont davantage mobiles et "zappeuses" maintenant. Ce gentil conseil de Cegid à ses clients n'est évidemment pas sans arrière-pensée commerciale, ainsi qu'on peut le voir dans sa présentation (téléchargeable depuis le lien ci-dessus) : création de plateformes collaboratives d'entreprises.

Pour ma part, je pense que cet objectif commercial est plutôt défensif, car j'imagine que Cegid a bien pris la mesure du défi des nouveaux usages du web dans et hors de l'entreprise. Les nouveaux salariés sont comme les nouveaux clients : ils en savent parfois davantage que leur patron ou vendeur, ils ne sont pas fidèles, ils veulent un résultat immédiat, ils ne veulent pas de contrainte ni de surveillance. Quand ils communiquent sur un des outils du "ouaibe-deux" (blog, Facebook, Twitter, Viadeo, Linkedin, etc.), ils ne veulent pas être récupérés par une plateforme interne fournie par Cegid ou autre et sous la surveillance de leur employeur !! Ils savent qu'il ne pourront pas parler librement de leur entreprise, d'ailleurs même si c'est à l'extérieur sur un réseau public, on le voit maintenant. Ils cherchent naturellement leur prochain job ou des échanges entre pairs bien au delà des frontières de leur entreprise.

lundi 8 mars 2010

Les microjobs : nouvelle forme du travail parcellisé, au service de la délocalisation forcenée

Les nouveaux entrepreneurs ne manquent pas d'imagination pour faire du "high sell" avec du "low cost" !! L'autre jour, c'était David Baguet, Directeur associé de Logo Facile sur BFM* (émission L'entreprise BFM du 06/03) qui parlait de ses créatifs travaillant en Inde et lui permettant de proposer à des prix plancher un logo, une charte graphique, etc. à des créateurs d'entreprise avec de petits moyens. Les professionnels auront beau expliquer qu'un logo c'est pour longtemps, ça visualise l'entreprise, ses valeurs, etc. et ça ne s'improvise pas, on va être inondé de ces logos que dénonce avec humour un couple de graphistes sur leur blog : comment faire un bon gros logo web 2.0 qui tâche
(*) Pour écouter les 6 minutes consacrées au "logo facile", cliquer ci-dessous :

Un nouvel avatar de l'économie potentiellement destructrice d'emplois et/ou de valeur est décrit dans cette page du numéro 26 de mars-avril 2010 de "La lettre d’information d’Aquitaine Europe Communication" que je viens de recevoir. Dans l'article titré "Faut-il s'inquiéter des microjobs et du freelance numérique ?", l'excellente Agence Europe Communication, présidée par Marcel Desvergnes, nous résume les thèmes abordés lors de la conférence "Signaux numériques 2010" du 8 février dernier, à laquelle je n'ai pas pu assister.
Extraits du dossier réalisé par Antoine Chotard (page 17 du document pdf à consulter sur le site d'AEC) : […] nous observons un nouveau type d’embauche délocalisée et promue par l’avènement de l’internet et du portable. Jusqu’ici le morcellement du travail en micro-tâches concernait surtout le travail manuel et sa sous-traitance. Il se déploie dorénavant sur le travail intellectuel et bureaucratique fort du déploiement du portable et de l’internet mobile dans le monde. Force est de constater que les outils numériques modifient les modalités et les hiérarchies du travail. Un constat vérifiable autour des nouvelles plateformes web connectant employeurs du Nord et main d’œuvre précaire du globe pour des jobs minute exécutables en ligne […] Risque ou espoir pour l’emploi mondial ? Pour ces jobs payés à la tâche (traduction de mode d’emploi, saisie de données, vidéo-surveillance de magasins, transcription, secrétariat en ligne), le cadre contractuel vacille : les horaires de travail sont inexistants, la législation est rendue floue par la distance entre le pays de l’employeur et celui du salarié, les salaires sont faibles.
Vos réactions et commentaires sont les bienvenus …

lundi 12 octobre 2009

Viadeo à Bordeaux

Une initiative du réseau professionnel le plus répandu en France : mieux se faire connaître dans 8 grandes villes, dont Bordeaux. C'était le jeudi 8 octobre et la rencontre était organisée avec l'Echangeur Bordeaux Aquitaine, dans une salle surchauffée, tout en hauteur, prêtée par l'Institut des Saveurs, dans le complexe formation de Bordeaux-Lac.

Frédéric Chancholle (que j'avais vu la veille à Paris, au Salon des micro-entreprises) nous a présenté un certain nombre de fonctions de Viadeo qui n'étaient pas forcément connues de tous : par exemple, la possibilité de créer un hub privé. Surtout, il a expliqué comment optimiser son profil Viadeo, notamment en ajoutant une photo, ce que trop de personnes oublient, et on les consulte deux fois moins. Voir le compte-rendu de Claire Decroix (Retour sur un Viadeo Tour plebiscité) qui avait introduit la rencontre avec une utile introduction sur les réseaux sociaux.

Après Viadeo, c'était le tour de Jean-Etienne Durand, gérant de Wopata, toute nouvelle société bordelaise, spécialisée dans les applications web et mobiles. Quel plaisir d'avoir une présentation élégante, claire, avec peu de mots ! Tout le contraire des tristounets slides habituels dits "PowerPoint". Il faut dire que c'était fait avec Keynote, l'équivalent Mac, que j'ai la flemme d'utiliser… Comme quoi, Microsoft a atteint par contagion la quasi-totalité des personnes qui ont une présentation à faire ! Wopata ira loin — je l'espère —, car cette société a compris la valeur ajoutée à fournir aux entreprises pour profiter au mieux du web et sait l'expliquer simplement.

Pour finir, nous avons eu le témoignage de Susana Avila, que les membres du club BE33 connaissent bien, pour sa fraîcheur expressive et communicative (¡ Hola, Susana, que tal !). A propos du BE33, nous avons noté — avec Luc Deleplanque et Kathryn Larcher — le loupé de Viadeo qui n'a contacté qu'un seul club affaires pour proposer de terminer la session avec un pot ou une soirée réseau.


samedi 11 juillet 2009

Pourquoi nous bassiner avec le savoir-être ?

Un peu partout, on lit et on entend ce mot valise “savoir-être” que bien peu définissent, car on peut faire son marché très librement. Pourquoi le répète-t-on à l'envi ? Que fait-on des candidats à un poste qui n'ont pas ce “savoir-être” requis* ? Comment faire progresser les personnes qui sont en poste ? Telle est la tâche des formateurs, coachs et autres consultants internes ou externes, qui justifient leur rémunération ou leurs honoraires sur la base d'une promesse qu'il est parfois bien difficile de tenir !!

En effet, de quoi parle-t-on ? Le mot n'est ni dans le Larousse, ni dans le Littré, mais un peu partout sur le web. Commençons par l'article "savoir-être" sur Wikipedia qui nous dit ceci :
Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l'environnement humain et écologique. Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs spécifiques. Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver tous les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir au mieux la maîtrise d'actions et de réactions adaptées à leur organisme et à leur environnement : préservation de l'environnement, hygiène, empathie, contrôle émotionnel, contrôle comportemental, responsabilisation, actions pro-sociales, coopération, discours autocentré (langage "je"), gestion des conflits ...

Quel rapport avec l'acception habituelle des formateurs, coachs et consultants de tout poil ? S'agit-il de l'attitude de chacun de nous ? Certains l'écrivent en effet, en insistant sur le fait que votre attitude “parle” pour vous : il est important d'en prendre conscience et de maîtriser quelques techniques pour optimiser son comportement. S'agit-il tout simplement de notre “façon d'être” ? Comme le disait très concrètement et sans fioritures Nicole Raoult, passée de l'Anact à son cabinet d'accompagnement des seniors (Maturescence), évoquant le travail par missions que les seniors font de plus en plus pour les entreprises, lors du colloque organisé par ITG sur ce thème.

S'agit-il d'une valeur humaine fondamentale ? Voire d'une morale ? La morale est un facteur clé du bien-être collectif. L'immoralité a toujours un coût, même s'il est souvent caché car porté par les plus faibles. C'est pourquoi le savoir-être est une composante clé du recrutement et de la formation […] qui seront demain responsables de groupes humains. Ah que … ! … mais que c'est beau !!

S'agit-il de management relationnel, comme le dit comme le dit un livre intitulé “Savoir-être” ? Le savoir-être devient la nouvelle norme d'excellence professionnelle au sein des organismes pour le développement personnel de chacun et la qualité relationnelle du réseau clients-fournisseurs. [Il] passe notamment par la connaissance des comportements, des relations humaines et de la maîtrise d'outils de gestion, de communication, etc. Pourtant, ce n'est pas parce que l'on sait se comporter que l'on va agir en conséquence. En d'autres termes, le tout n'est pas de connaître le comportement adéquat, mais de le mettre en pratique, de le transformer en action. CQFD !! Toute progression dépasse la simple connaissance, ou la perception intellectuelle, voire la prise de conscience : elle a besoin de mise en pratique, d'exercice, d'entraînement.

Serait-ce du charisme** ? Ou bien — comme le dit l'article simpliste de Monster “Savoir, savoir-faire et savoir être ?” — s'agit-il des “points forts de votre caractère ainsi que votre comportement en groupe [qui] forment votre savoir-être.” Extrait de l'article du célèbre site de recrutement en ligne : “savoir = connaissances, savoir-faire = compétences, savoir-être = mode de fonctionnement […] On peut aussi définir le(s) savoir-être comme une synthèse de vos qualités, de vos défauts, de vos points forts et points faibles, de vos qualités humaines, de vos goûts et de vos motivations.” N'est-ce pas plutôt la définition même du mot “personnalité” (= ce qui distingue un individu) ? Que faire pour un candidat en recrutement ? Changer sa personnalité ? Pas possible ! Feindre ? Modifier son comportement ? Ce qu'attends le recruteur, c'est une illustration par des exemples (ou une mise en situation) des actions que le candidat a menées (ou mène spontanément) pour atteindre un résultat donné. On est bien là en plein dans le savoir-faire humain, relationnel, commercial, etc. , et donc les compétences qu'il estime avoir développées (ou qu'il devrait mettre en œuvre) dans des situations professionnelles antérieures (ou futures) !!

J'ai même trouvé sur le net une liste de critères ou dimensions du savoir-être, encore plus large et fourre-tout !! Cette liste combine des compétences plutôt cognitives (Adaptabilité, Analyse, Communication écrite, Négociation, Organisation et gestion des priorités, Orientation vers les résultats, Prise de décision, Synthèse) et/ou plutôt comportementales (Adaptabilité, Communication, Communication écrite, Négociation, Sens relationnel, Travail en équipe). J'ai aussi trouvé les “savoir-être comportementaux (sic !) : organisation, analyse et synthèse, rigueur, sens du relationnel, capacité d'écoute, curiosité, …” Faudrait savoir ! On s'intéresse à ce que je suis ou plutôt à la façon dont je me comporte, je me conduit, j'agis ?

Je crois donc — pour ma part — que le plus simple pour se faire comprendre est de parler de “savoir se comporter”. Les professionnels sérieux de la formation, du coaching ou du conseil ne vont pas s'aventurer à changer la personnalité : leur client ne le demande pas (sauf exception que je préfère mettre sur le compte d'un abus de langage), et il n'en n'a pas le droit, pas même en vertu du lien de subordination qui ne veut plus dire grand-chose ! Si on limite le “savoir-être” à ce que l'on entend le plus souvent, alors “savoir se comporter” est un autre savoir-faire (essentiellement relationnel, interpersonnel) facile à décliner en différents comportements à acquérir, améliorer, gommer, augmenter, corriger, par l'entraînement. Et cet entraînement peut se faire avec un formateur, un coach ou un consultant, avec des méthodes*** certes différentes, mais avec toujours le même résultat recherché pour développer ces compétences comportementales.

(*) par exemple, on dit à un candidat que le savoir-être compte davantage que le savoir-faire technique ou métier pour le poste. Mais comment sera-t-il est payé ? La rémunération reste trop souvent directement liée au savoir, réputé acquis lors de la formation initiale : les diplômes ont la vie dure en France ! Si part variable, elle sera calculée sur des objectifs chiffrés, avec plus ou moins de pondération individuelle ou collective.

(**) qualité d'une personne qui séduit, influence, voire fascine les autres par ses discours, ses attitudes, son tempérament, ses actions.

(***) à propos de méthodes, une émission hier de BFM parlait de "serious games", avec une société qui se propose de créer des jeux d'entreprise (pourquoi ne pas parler français ? surtout quand le concept et le produit ont déjà été créés depuis plus de 30 ans ! seule la technologie change !) pour faire travailler les comportements, en dehors du présentiel, avec une personne qualifiée ; même le journaliste était assez dubitatif, quant à l'idée qu'un jeu de rôle avec un avatar puisse significativement augmenter l'aisance relationnelle d'un commercial lorsqu'il sera en face de ses clients !!

samedi 13 décembre 2008

Ne laissons pas internet nous envahir !


La pub d'Orange nous invite à nous laisser envahir par internet, par le divertissement et par les cadeaux !! Pas besoin de souffler cette idée aux familles qui sont prises sous l'ardente obligation de faire plaisir aux enfants, ados et post-ados.

Envahis par internet, nous le sommes déjà ! Baignant dans des rayonnements de longueurs d'onde variées, les consultants nomades sont forcément irradiés : nos outils nomades — mobile et portable — nuisent forcément à notre santé.

Quand ce n'est pas l'iPhone qui cherche son réseau, c'est l'ordinateur qui cherche un accès wifi. Et quand il n'en trouve pas — ou alors un accès payant très cher, dans un hôtel complaisant —, il s'affuble d'une clé 3G qui fait le même travail que le téléphone mobile.

Alors, respirons un peu, marchons, évacuons le stress et les calories, déconnectons-nous, et réfléchissons un peu, préparons, anticipons.

dimanche 7 décembre 2008

J'ai testé sncf.mobi sur iPhone

C'est en lisant le magazine du TGV, que j'ai vu que la SNCF venait de lancer un site spécialement adapté aux téléphones mobiles. L'article est titré "SNCF.MOBI : CREATEUR DE MOBILITE". Des mauvaises langues diront que le transporteur ferroviaire est parfois créateur d'immobilité !! Soyons rassurés, puisqu'on nous dit que les mobinautes peuvent consulter les horaires des trains, réserver des voyages ou même acheter leurs billets au moyen d'une connexion sécurisée.


De retour vers Bordeaux, j'ai donc pu tester quelques pages, y compris des vidéos reprises de l'INA, avec des vieux souvenirs de télévision, comme par exemple des extraits d'Apostrophe de Bernard Pivot. On peut semble-t-il réserver et acheter un billet en 2 minutes au lieu de 4 au moins sur le site normal depuis un ordinateur classique. En tous cas, le site est très simple, plutôt élégant et la navigation bien adaptée à l'iPhone. D'ailleurs, il titre même "Bienvenue sur le site iPhone de Voyages SNCF" !!

Espérons qu'en cas de retard ou arrêt imprévu en rase campagne, les informations seront disponibles, comme annoncé. Mais, je ne me fais pas d'illusion ! La grande maison n'annoncera que les retards prévus — si j'ose dire — à savoir ceux qui sont annoncés avant le départ du train à la gare ou en raison d'une grève, mais sans doute pas l'information pendant le trajet, depuis le poste du conducteur ou de son centre le plus proche.

(*) l'adresse du site ici

dimanche 30 novembre 2008

L'avance de l'iPhone : du perso au pro

Malgré les efforts des concurrents d'Apple, le "beau joujou" est promis à un bel avenir, en suivant les traces de son iPod de géniteur !!

Quelques nouvelles récentes le confirment :

• La tempête promise en provenance du Canada, appelée BlackBerry Storm, pour affronter l'iPhone est morte dans l'œuf ! "Accueil critique désastreux", nous relate MacPlus : "franchement, jouez avec le Storm pendant deux jours et vous admirerez ma patience de ne pas l’avoir jeté par la fenêtre". Avance de l’iPhone en terme de navigation dans les menus bien plus rapide, de vitesse d’exécution des programmes et de web avec Safari Mobile, comme le dit Abricocotier, un blog de jeunes "geeks" avec les fautes de frappe qui vont avec !

• Les professionnels préfèrent l'iPhone : lire ceci qui note un plus faible taux de pannes et cite l'enquête auprès de 1388 professionnels nord-américains. On constate que la préférence pour l'iPhone sur cinq des six critères de l'étude : satisfaction générale, manipulation, OS, design et fonctionnalité. Seul le critère de la batterie est moins apprécié. Un sondage français, réalisé par le Journal du Net, le confirme. L'iPhone arrive en tête pour l'écran, la solidité, la simplicité, le clavier, le design, l'audio-vidéo, l'agenda, l'internet, les accessoires et même les jeux !! Excusez du peu ! L'iPhone est en seconde position pour la réception téléphone et la foncion GPS. Les deux points faibles restent l'autonomie et la fonction photo-caméra.

• L'iPhone décolle dans les entreprises, comme le commente Mac Génération.

Le mois dernier, je témoignais après 3 mois d'utilisation de l'iPhone, comme consultant nomade, télétravailleur ici ou là, dans le train par exemple. Bordeaux-Paris et retour, avec un œil de temps en temps, pour se distraire d'une lecture ou d'un petit travail à terminer. Bien sûr, la 3G+ ne suit pas partout, loin s'en faut ! En rase campagne, le signal Orange a quelques problèmes (mais rien à voir avec Bouygues Telecom, pourtant si bon en ville). Et sous les tunnels de Massy à Paris, le téléphone a lui aussi les oreilles qui sifflent, se préparant à l'atterrissage dans la jungle parisienne…

PS : Rions un peu en ces temps de crise, pour prendre un peu de recul, avec cette parodie trouvée sur DailyMotion. Ou comment on peut toujours faire sans iPhone … Est-ce une autre façon de jouer au "téléphone arabe" ?

samedi 25 octobre 2008

Trois mois avec l'iPhone : comment faire sans ?



Après un peu plus de 3 mois d'utilisation de l'iPhone, un premier bilan en situation.

Le mobile annoncé comme le futur terminal du consultant nomade (voir billet de juillet 2007) est en effet un objet devenu incontournable pour moi. Il m'accompagne en voiture, en train, en animation de réunions et de formation. Il remplace — au moins en partie — l'ordinateur portable, quand on ne l'a pas avec soi ou ne peut pas l'utiliser : manque de place, risque de gêne, plus de batterie, pas de réseau wifi.

Même si les traces de doigts, conséquence inévitable du clavier et de la navigation tactile, me semblaient gênantes au départ (voir billet de juillet 2008), les véritables points faibles* restent acceptables au vu des énormes qualités du mobile.

Concrètement, voici les fonctions incontournables consultant autonome, confirmées par les échos des plusieurs collègues qui sont passés à l'iPhone :
la gestion intuitive des mails, permet de voir ce qui arrive sur plusieurs boîtes de messagerie, d'un seul coup d'œil, de regarder les pièces jointes assez rapidement, ou encore consulter le site indiqué dans un message. Bien sûr, ce n'est pas aussi rapide que dans la pub télé, mais la 3G+ change beaucoup les choses par rapport à la 3G et surtout la lenteur de l'Edge.
la navigation web facile, pour beaucoup de sites, pourtant pas conçus pour les mobiles. La taille de l'écran, le zoom avec les doigts, la saisie de formulaires, procurent une "expérience utilisateur" poussée à son maximum comme Apple sait si bien le faire.
la gestion synchronisée du calendrier et des contacts, qui permet de voir, compléter, mettre à jour ou ajouter des rendez-vous et des personnes, le tout en synchronisation avec son ordinateur (Mac ou PC, sans sectarisme).


(*) Les points qui me gênent sont : l'absence de copier-coller, de lecteur Flash, d'enregistrement vidéo, de fonction MMS. J'ai soigné le manque d'autonomie, en corrigeant les paramètres qui consomment trop, et en achetant un petit chargeur externe qui redonne environ 50% d'énergie à la batterie interne.

lundi 29 septembre 2008

Le Net oblige à se reposer la question : se protéger ou se projeter ?


Quelques questions que me posent des collègues ou futurs collègues consultants : vaut-il mieux créer un site web pour promouvoir son offre de service ou est-il préférable de communiquer de manière plus classique ? faut-il passer du temps sur Viadeo et quelles informations donner ? quid de Facebook ? de LinkedIn ?

Ces questions vont également être traitées à l'initiative du Forum des droits sur l’internet et de la CNIL qui ont lancé une large consultation publique se terminant le 15 janvier 2009, avec pour titre : « Votre vie privée vous intéresse et vous n’êtes pas les seuls ! ». Voir le communiqué de la CNIL.

Parmi les débats publics thématiques, organisés en régions et à Paris, notons celui du jeudi 6 novembre 2008 (de 17h à 19h30), organisé à l’Institut du Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA) par Aquitaine Europe Communication et animé par Laurent-Pierre GILIARD. L'incontournable Président d'AEC (Marcel DESVERGNE) échangera avec Isabelle FALQUE-PIERROTIN (Présidente du Forum des droits sur l'internet) sur le thème : « Les TIC et la vie privée : faut-il avoir peur des effets secondaires ? », en présence de Jeanne BOSSI (CNIL), Jean-Pierre LABADIE, Médecin et Président de l’URMLA (Union Régionale des Médecins Libéraux d’Aquitaine), Jean-Marie DARMIAN, Maire de Créon (33), conseiller général de la Gironde et Stéphane GRÉGOIRE, Chargé de mission au Forum des droits sur l’internet.

Peut-on contrôler son image et son identité sur le net ? Pourquoi les autres s’intéressent-ils à notre vie ? Comment améliorer la protection de la vie privée dans l’univers numérique de demain ? Autant de questions qui nous intéressent tous et sur lesquelles nous avons notre mot à dire !

En attendant les éclairages du débat du 6 novembre et les conclusions de la consultation publique, je repense à ce jeu de mots assez parlant qui consiste à se demander jusqu'où un consultant doit projeter son image, son offre, son réseau, et jusqu'où il peut ou doit se protéger ou protéger sa vie privée, ses principes, son éthique, par rapport à ses missions, ses collègues, ses clients… Car, en effet, les journalistes parlent souvent des jeunes et des recruteurs, avec les risques de confusion d'image entre leurs "délires" d'étudiant et la "rentrée en atmosphère" à la recherche de l'entreprise, mais ils ne parlent pas des consultants et autres prestataires ou intervenants, que leurs clients vont choisir ou pas, en fonction de leur réputation. Or, statistiquement, la fréquence de ce choix est bien plus fréquente en situation d'offre de service qu'en situation de recherche d'emploi !!

• Visiter le site du Forum des droits sur l’internet.
• Participer au forum lui-même
• Voir et écouter la présentation de sa Présidente, qui sera à Bordeaux, le 6 novembre (ci-dessous).


lundi 8 septembre 2008

Ce qui manque encore à l'iPhone pour s'imposer vraiment


Cette "lettre ouverte à Steve Jobs" de la rédaction de Tom's Guide, en plein été, fait le point sur les fonctions souhaitées par beaucoup d'utilisateurs du nouvel iPhone : le Flash, pour naviguer sur beaucoup de sites qui ont au moins des animations ou vidéos utilisant ce format incontournable, le copier-coller, pour envoyer des mails plus complets et sans avoir à tout saisir, une synchonisation plus rapide, voire libérée d'iTunes, l'ajout de l'option "envoyer par MMS" quand on a une photo à transmettre à une personne dont on n'a pas l'adresse mail, la capture vidéo depuis l'appareil photo numérique.

L'article ajoute d'autres souhaits, moins utiles pour les consultants nomades, si ce n'est l'augmentation de l'autonomie, mais là on peut toujours rêver !! L'activation de toutes les possibilités du mobile limite passablement l'autonomie : la 3G, le Wifi, le GPS, la fréquence de récupération des mails, sans compter les déplacements en voiture ou transports en commun.

lundi 25 août 2008

Le racket des opérateurs de téléphonie mobile

Même si ce titre a déjà été utilisé par l'UFC Que choisir, il y a 6 ans*, j'ai pu ce mois-ci en goûter tout le sel — je veux dire la note salée !! Qu'ai-je fait ? Un, j'ai acheté l'iPhone 3G chez Orange, en demandant le portage de mon numéro de mobile chez Bouygtel. Deux, j'ai pris un peu de vacances en Espagne, et j'ai essayé de consulter mes mails sur mon nouveau "joujou". Résultats : d'un côté, une facture Bouygues Telecom de solde de tout compte, avec des frais de résiliation parfaitement obscènes ! De l'autre, des SMS Orange pour prévenir de la consommation hors forfait, en attendant la facture.

Le racket n'est donc pas fini !! Loin de là ! Pourtant, il y a 2 ans, la Cour d'appel de Paris avait confirmé la décision du Conseil de la concurrence sanctionnant les opérateurs de téléphonie mobile Orange, Bouygues Telecom et SFR pour pratiques anticoncurrentielles, condamnés à verser 534 millions d’euros à l’Etat Français. Par ailleurs, le Parlement européen avait adopté en mai 2007 un texte contre les abus des opérateurs en matière de tarifs à l'étranger : baisse des prix annoncée de 70 % sur les communications passées ou reçues à l'étranger avec un téléphone mobile. Même si c'est vrai, il y a maintenant bien d'autres coûts que celui des communications "voix".

Les engagements de 12 ou 24 mois, contre un nouveau mobile sont un leurre. D'ailleurs, les jeunes souvent se moquent de conserver leur numéro ; ils n'hésitent pas à changer d'opérateur pour avoir un nouveau mobile à prix canon. Les clients fidèles — c'était mon cas, depuis l'arrivée de Bouygues Telecom sur le marché — subissent la "double peine" : des points de fidélité qui réduisent (un peu) le prix du nouveau mobile, un nouvel engagement de 24 mois qui donne à l'opérateur une rente de situation qu'il a le droit de réclamer au client qui le quitte.

L'autre dépense imprévue est celle de l'utilisation du téléphone en Espagne : l'itinérance rapporte gros aux opérateurs. Dans le cas des terminaux mobiles connectés à l'internet, notamment pour récupérer les mails, il suffit de passer la frontière — qui pourtant n'existe plus — entre deux pays européens pour que tout change !! On passe d'Orange France à Orange Espagne !! La belle affaire !! Les possibilités de wifi gratuit étant nettement plus réduites qu'en France, on reste sur le réseau téléphonique (Edge ou 3G) et c'est hors forfait de l'autre côté des Pyrénées !!

Un bien beau métier que celui d'opérateur de téléphonie mobile ! Profitez-en bien, avant que des nouveaux acteurs, sans foi ni loi, arrivent sur le marché européen.

(*) Bouygues Telecom avait demandé la condamnation de l'association et a été débouté pour campagne médiatique trompeuse et dénigrante.

jeudi 31 juillet 2008

Le beau joujou qui demande à être touché

Le beau joujou est arrivé par Chronopost. Et moins de 5 minutes après l'ouverture du paquet, la synchronisation avec le carnet d'adresses et les agendas une fois réalisée, je naviguais sur le net ! 


Heureusement, ledit Matthieu qui se veut "à contre courant", en listant les 8 bonnes raisons de ne pas acheter d'iPhone 3G, se surprend quand même à plusieurs notes positives, comme celle qui introduit son article : ni HTC ni Samsung, ni Nokia, ni RIM ou Sony Ericsson n’ont encore rejoint l’ergonomie made in Apple

Le meilleur résumé de ce qui fait la différence avec les autres soit-disant "smart phones" vient d'un autre chroniqueur du même site (Dimitri Charitsis) qui introduit son dossier avec cette phrase : une confrontation entre le dernier né d’Apple et l’un de ses prétendants ? Soyons sérieux, qui peut prétendre concurrencer l’iPhone 3G aujourd’hui ?

Car, en effet, sa conception est nativement tactile*, intuitive et d'apprentissage très simple ! Au point qu'on n'imagine pas qu'il peut exister un manuel (téléchageable sur le site Apple, en pdf) ! Sauf quand on s'étonne de ne pas trouver de fonction copier-coller — absolument indispensable et promise pour la prochaine mise à jour du système !! 

Extraits et commentaires de l'article qui résument bien ce que l'iPhone apporte à un consultant nomade : au premier abord, c'est un objet d’art (ce qui peut flatter nos pauvres egos) ; ensuite, c'est une alternative à l'ordinateur (très pratique, quand on n'a pas son ordinateur portable ou qu'on ne peut ou ne veut pas l'ouvrir) ; c'est enfin et surtout un terminal mobile intégré (qui permet de naviguer sur le net, de voir comment se rendre à un rendez-vous avec la fonction GPS, de gérer son ou ses agendas mieux qu'un Palm du siècle dernier, de consulter ses mails et d'y répondre, de montrer des documents, des images, des vidéos, etc.). On serait presque tenté de dire que c'est accessoirement un téléphone, puisque le téléphone n'est qu'une des possibilités de communication avec les autres.

(*) tactile… et donc laissant des traces de doigts ! La lingette est la bienvenue, pour ne pas avoir l'air trop souillon ! L'iPhone aime être touché, au propre (et forcément au sale !) comme au figuré !! Et on est touché par tant de réactivité et d'efficacité ! La version 2008 est devenue un objet plus professionnel, et c'est tant mieux pour les consultants !!

samedi 12 avril 2008

Les consultants nomades sont-ils irradiés ?


Les outils favoris du consultant nomade — mobile et portable — nuisent-ils gravement à la santé ?

Le téléphone mobile, tout d'abord : improprement appelé "portable", notre téléphone mobile est un terminal qui cherche en permanence le signal du relais le plus proche. Si on suivait les recommandations du Criirem :
- on changerait son mobile si sa valeur de DAS* était supérieure à 0,7 W/kg
- on utiliserait toujours le kit piéton filaire
- on ne téléphonerait ni en marchant, ni en voiture, même à l'arrêt
- on ne se servirait pas de son mobile comme réveil, en déplacement, quand on a oublié le sien ou qu'on craint que le téléphone de l'hôtel ne nous oublie

L'ordinateur portable ensuite : wifi, naturellement, il est tellement pratique !! Chez un client, dans un hôtel, dans une gare, on peut facilement se connecter, même s'il faut soit obtenir le mot de passe de l'administrateur réseau (parfois, on se rend compte qu'on a posé une question très compliquée !?), soit payer en ligne à un des racketteurs du marché (Orange notamment, avec ses 10 € pour 3 heures de Wifi), soit retrouver un identifiant communiqué par son fournisseur d'accès.

Et puis, il y a les Mac'Do, avec le wifi gratuit et même accessible depuis le parking, sans avoir besoin de consommer une de ces horreurs qui nous rajoute des bourrelets, et qui fait les nouveaux jeunes "styles-cochons-gras" qui s'y restaurent. Si, si, il paraît que ce sont des restaurants (sic !) !!??

N'oublions pas les nouveaux mobiles, hybrides à mi-chemin entre l'ordinateur portable et le téléphone mobile : l'iPhone étant l'une des icônes, un rêve de consultant (moi, en tous cas), le futur BlackBerry "killer", en juin porchain, quand il sera 3G, push-mail avec Exchange, j'en passe et des meilleures…

Donc, ce wifi fait à nouveau parler de lui, ces derniers jours, avec la nouvelle de l'interruption du WiFi par la Mairie de Paris dans 5 bibliothèques de la capitale par « principe de précaution », suite à des plaintes de certains employés.

Voir le sujet du journal télévisé de 20 heures de France 2 le vendredi 11 avril, repris par l'association next-up : ici.

Voir aussi les chiffres : ici.

Ecouter enfin le sujet de France Inter, le 31 janvier dernier. Extraits de l'émission Reporters du 31 janvier 2008 (enquête signée Hélène Chevalier "Inquiétudes autour du WiFi, l'Internet sans fil" ; témoignages et interviews Pr Jean-François Veil, Michèle Rivasi).

La question à vous, collègues consultants nomades : avez-vous eu ces troubles mentionnés par les média ? (maux de tête, perturbation du sommeil, audition affaiblie…). L'autre question, en attendant le rapport qu'a commandé le ministère de la Santé a commandé un rapport à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) : avez-vous d'autres sources scientifiques sur les effets de de ces émissions d'ondes à destination de nos appareils mobiles : UMTS – WIFI – WIMAX – BLUETOOTH – DECT ?

(*) le DAS ou Débit d'Absorption Spécifique (SAR en anglais). Exprimée en Watt par kilogramme (W/kg), cette unité traduit la « quantité maximale de puissance qui peut être absorbée par les tissus » et correspond à ce que l’on appelle l’effet thermique. La réglementation française et européenne ont imposé une limite maximum de 2 W/kg.

vendredi 22 février 2008

Bill Gates et le charisme de la moule


Voilà un immense personnage !! L'ex-homme le plus riche de la planète !! Sa récente intervention au Salon des Entrepreneurs, le 7 février (à Paris, Porte Maillot), a montré encore une fois une bouille sympa de post-ado, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession et qui a pourtant été l'initiateur du fameux "hold-up planétaire*" … Mais d'où vient ce charisme que certains lui prêtent et qui ne me saute pas aux yeux — c'est le moins qu'on puisse dire ?!! Le respect du pouvoir ? La flatterie devant les riches ? La soumission au modèle unique ? La croyance à la sincérité du manipulateur ?

Ce sympathique chef d'entreprise a été accueilli avec un "lèche-cu-isme" appuyé par le journaliste François-Xavier Pietri, directeur de la rédaction de La Tribune. Point d'orgue d'un "Grand Débat : Ils ont révolutionné leur marché !", Bill Gates a été présenté comme "le symbole, à lui seul, de la révolution technologique d'une génération, celle qui a vu naître le micro-ordinateur, une révolution sans laquelle l'entrée dans le monde de l'internet n'aurait pas pu avoir lieu (sic !)." Pour voir la vidéo (durée 38 minutes).

On s'étranglerait presque, quand on connaît l'histoire de ce "visionnaire" qui a créé son empire à partir de son antique système d'exploitation (MS-DOS) qui n'était pas à lui** ! Quant au symbole de la révolution technologique, que dire de son client et copain d'alors (Steve Jobs) ? Pour les jeunes qui ne connaissent pas non plus cette histoire, revoir l'article à propos d'une émission Capital sur M6 qui avait si bien raconté la naissance de Windows !! Ou comment ajouter l'interface graphique indispensable à un système rebutant pour le commun des mortels (le fameux DOS) (lien vers l'article).

Si on compare ce "charisme de la moule" a celui de Steve Jobs, on a un personnage bien différent !! Moins sympathique, d'ailleurs, voire même tyrannique avec ses troupes, au point que le concept de CDR (Champ de Distorsion de la Réalité) a même été défini pour décrire l'effet produit sur son entourage proche (lien vers l'article). Moins sympa peut-être, mais avec une vision plus claire et un enthousiasme communicatif. Bill Gates avait rêvé que le micro-ordinateur serait présent dans tous les foyers ; Steve Jobs avait voulu que la micro-informatique soit simple, élégante et conviviale. Autrement dit, que l'expérience utilisateur soit pleinement satisfaisante, masquant au maximum la sophistication technologique en arrière plan.

Pour finir, on peut aussi comparer les présentations ou discours d'ouverture de nos deux personnages (les "keynotes", comme on dit couramment) :
- Bill Gates, au CES (International Consumer Electronics Show) de 2007 a employé 21,6 mots par phrase ; la densité lexicale était de 21 %, avec 5,11 % de mots difficiles et un indice de lisibilité de 10,7 %
- En comparaison, Steve Jobs, à la Macworld Conference and Expo deux ou trois jours après a employé 10,5 mots par phase ; la densité lexicale était de 16,5 %, avec 2,9 % de mots difficiles et un indice de lisibilité de 5,5 %
Nous ne parlerons pas ici des supports visuels utilisés ; de nombreux articles comparent les PowerPoints de Bill, contre-exemples patents symbolisant les visuels à ne pas utiliser, avec les présentations Keynote (logiciel maison), nettement plus dépouillées, visuelles et entraînantes du charismatique Steve.

(*) "Le hold-up planétaire" est un livre, publié chez Calmann-Lévy, en 1998. Ce livre a été écrit par Dominique Nora, journaliste et grand reporter au Nouvel Obs, autour d'un long entretien avec Roberto Di Cosmo, professeur d'informatique à l'École normale supérieure de Paris. Il passe en revue les pratiques commerciales prédatrices de Microsoft, la médiocrité objective de ses produits, la longue passivité de la communauté scientifique, des médias et des gouvernements à son égard, les freins à l'innovation engendrés par la domination de Microsoft et les dangers qu'elle fait courir, selon Di Cosmo, à toute l'humanité. Le livre est épuisé mais les auteurs ont récupéré leurs droits pour le mettre à disposition en téléchargement ici.

(**) Wikipedia résume assez bien l'histoire : En 1980, Microsoft signe un contrat avec IBM pour développer le système d'exploitation MS-DOS, à commercialiser avec chaque ordinateur personnel IBM PC. MS-DOS est commercialisé aux États-Unis à partir du 12 août 1981, mais n'est pas développé par Microsoft: Il a, le 6 janvier 1981 acquis des droits d'exploitation de 86-DOS à la société Seattle Computer Product (SCP) 3, puis le 22 juillet 1981 a conclu un accord de commercialisation4 avec la société SCP permettant à Microsoft de présenter le produit comme sien et à SCP de toucher des royalties sur le volume de vente. Notons que l'accord incluait déjà une version multi-utilisateurs.
Sa fortune est faite, et ne cessera plus de croître à des niveaux record. Bill Gates est persuadé qu'un jour tous les foyers et le monde professionnel seront équipés d'ordinateurs personnels. IBM est loin d'être le premier sur le marché: Apple, entre autres, s'était déjà lancé sur ce marché quatre ans auparavant avec un succès foudroyant. Le poids d'IBM et le génie commercial de Bill Gates sont alors d'une importance primordiale pour le décollage de MS-DOS.

samedi 9 février 2008

Vista sur Mac : le meilleur des deux mondes

Vista, à l'usage, c'est autre chose. J'avais cru ce que disaient les détracteurs de Vista : mal ficelé, trop lourd, moins bien que XP, etc. Mais, j'avais lu aussi le test comparatif de vitesse des ordinateurs portables faisant tourner Vista. Ce test montrait que le plus rapide des PC portables est un Mac !! Le MacBook Pro…

Alors, j'ai essayé, à la faveur d'une baisse de prix de l'OS du quasi-monopole. J'ai fait différents essais : en redémarrant le Mac sous Windows, puis en utilisant le logiciel Parralels Desktop, qui affiche simultanément les deux systèmes. C'est là qu'on vérifie l'inspiration Mac de Vista !! Tout comme — parfois, reconnaissons-le — des idées Windows passées sur Mac*.



Ce qui frappe surtout c'est la simplification des choses : le système est presque intuitif, il propose des réponses, la recherche est enfin au niveau. Et aussi le look très propre et moderne, qui se rapproche du Mac. Bien entendu, il y a toujours ces cachoteries de Windows qui fait des choses sans rien vous dire, et ces icônes d'installation de logiciels venues du siècle dernier.

Pour un consultant qui veut le meilleur des deux mondes, il y a la solution Mac : un équipement qui sait faire tourner Windows, un système Mac, basé sur Unix, à la fois robuste et convivial. Attention : ne pas se laisser griser, se souvenir que Windows est attaqué, se connecter au web le moins possible, préférer le Mac. Avantage pour un nouveau venu au Mac : le passage progressif vers le plaisir, le temps d'apprendre la simplicité et l'élégance…

(*) Lire le comparatif Leopard/Vista de Tom's Guide.

mardi 26 juin 2007

Victimes de la tyrannie technologique ?


Un livre paru il y a quelques semaines fait parler de lui. Sous le titre “La tyrannie technologique : critique de la société numérique”, il dresse un bilan de notre société numérique, avec la destruction du lien social, la vitesse, la superficialité et le profit.

Pas encore lu, mais visiblement ses auteurs critiquent sévèrement ”l’invasion technologique et ses ravages - télévision, Internet, portable, biométrie, puces RFID (radio frequency identification, permettant de détecter un objet ou une per sonne) -, acceptés sans sourciller par une société endormie, disent-ils, par le mythe du progrès.”

De la critique à l'activisme, il n'y a qu'un pas que certains franchissent, puisque j'ai relevé ceci. :
“Une majorité (58 %) des 742 experts interrogés par l’institut américain Pew [en septembre 2006] imagine que, d’ici à 2020, des groupes de Refuznik (les «tech-refuzniks») hostiles à la technologie apparaîtront et pourront avoir recours à des actions terroristes pour perturber le fonctionnement de l’Internet.

lundi 23 avril 2007

Je googelise, tu googelises, …


“Faut-il avoir peur de Google ?” ARTE a produit un documentaire sur le phénomène Google, entreprise à la réussite fulgurante dont la puissance inquiète.

Il est visible gratuitement jusqu'au 27 avril, sur le site d'Arte.

Pour télécharger le documentaire complet (1 h 18 mn), choisissez l'un des formats suivants :
FLV, pour le lecteur Flash.
AVI.
MP4.

Et vous, quel est votre usage de Google ? Il y a ceux qui croient que Google est un navigateur internet, au point de taper systématiquement la marque ou le nom de la société recherchée dans le champ de saisie Google de leur navigateur (!?) — et tombent parfois sur des noms de domaines imprévus (.com au lieu de .fr, par exemple). Il y a ceux qui “googlisent” tous les noms de leurs contacts (réseau, clients, collègues, prestataires, sous-traitants, …) : je saisis et je regarde le pédigree de la personne. Il y a ceux qui utilisent les services les plus connus de Google : GMail, Calendar ou Google Earth. Ce dernier est en pleine actualité, avec les résultats du premier tour en France, dans toutes les communes (passer par la fenêtre Services du logiciel). Il y a aussi les adeptes du “ouaibe deux”, comme on dit, avec les services de photo (Picasa) et de vidéo (Google Video, rachat de YouTube), les blogs comme celui-ci (Blogger) ou même des applications bureautiques légères en ligne (Document, Tableur et, bientôt, Présentations).

lundi 5 mars 2007

Travailler chez soi… un peu, beaucoup, passionément


Consultants, prestataires, formateurs, etc., nous travaillons en différents endroits : chez nos clients, dans des hôtels ou des trains. Mais au fond, nous travaillons surtout chez nous.

Nomades, nous le sommes, mais aussi chez nous ! Et je ne parle pas de ceux qui, comme moi, ont deux "chez soi" ! Nomades, en effet, car il n'est pas rare d'avoir à changer de place dans sa maison ou son appartement. Contrainte liée aux obligations familiales ou besoin de changer d'espace selon l'humeur ou la saison.

Il y a pourtant une autre dimension dans le travail chez soi qui amène une grande satisfaction, quand on a un projet mobilisateur. Et qui peut confiner à la drogue, parfois. Alors, changer d'air, sortir de chez soi, ne pas travailler tout le temps, ou tout simplement penser à aller se coucher, pour rechager les batteries… Bonne nuit !