Ce blog a démarré le 30 janvier 2007. Après 3 ans et 3 mois, il était temps de changer le décor et de recentrer le contenu sur un thème bien identifié.
Le lien actuel reste actif et conservera tout l'historique des billets. Rappelons que le propos initial consistait à parler librement des métiers, de l'organisation, des réseaux, des aspects marketing et des outils nomades (ordinateur portable, mobiles,…) des consultants. Le blog prévoyait que tout consultant basé en région Aquitaine puisse contribuer, en publiant des billets.
Il faisait l'hypothèse que ces consultants autonomes partagent leur enthousiasme, leur vécu et leurs conseils de mobilité, de créateurs d'activité ou d'entreprise, même s'ils étaient auto-entrepreneurs par nécessité. La réalité a fait que les lecteurs ou amis n'ont pas eu l'envie — et donc pas le temps — de proposer des sujets. L'immense majorité, d'ailleurs, n'écrit pas, n'a pas de blog ni de site.
Ce blog historique est donc maintenant dédoublé en deux blogs bien distincts :
1. le blog du "portage salarial en Aquitaine" (accessible ici)
2. et le blog des "consultants autonomes" (accessible ici)
Le premier reprend donc les mots-clés à l'origine du blog initial : le portage salarial en région Aquitaine. Il se concentrera sur les sujets en rapport avec la création d'entreprise ou d'activité de conseil et de prestations intellectuelles, au sens large, telles que les EPS (Entreprises de Portage Salarial) les plus structurées, expérimentées, éthiques et sérieuses les portent, les accompagnent et les sécurisent.
Tous les "portés" ne sont pas des créateurs dans l'âme et tous les créateurs ne pensent pas forcément au portage salarial ou que cette solution puisse leur donner des bénéfices durables. Ce blog parlera donc également de re-positionnement professionnel, des populations en tension sur un marché de l'emploi difficile, ou plus positivement des envies de changement, de nouveau parcours, de transmission ou de ré-organisation de ses priorités, pour lequel le portage salarial est une réponse intéressante.
Il abordera aussi les autres statuts ou régimes, comme celui de l'auto-entrepreneur dont la promesse est essentiellement de faire faire quelques économies : économie de temps pour vite démarrer !? économie d'argent pour gagner davantage !? économie d'effort pour devenir entrepreneur !? Tous les jours, on constate dans les activités de conseil "B2B" (aux entreprises) que ces économies de l'Entreprise Individuelle sont illusoires, ou même à effet boomerang, à terme. Mieux vaut créer sa société, si on a besoin d'investissements importants, d'associés, de locaux, de salariés. Et si, comme dans la vaste majorité des cas, on n'a aucun de ces besoins au départ, il vaut mieux rejoindre une EPS, de préférence adhérente au principal syndicat professionnel (le SNEPS), qui donne au créateur toutes les caractéristiques d'une société dont il est salarié : numéro de RC, numéro de formateur, garanties de salaires, recouvrement, dispositifs de formation, etc.
Le second blog traitera des sujets en rapport avec le vécu des consultants autonomes, indépendamment de leurs statuts. Par ailleurs, il ne sera plus limité à la région Aquitaine, puisque beaucoup de consultants autonomes sont par essence ou par nécessité des nomades. On y retrouvera donc de nouveaux billets sur les sujets couverts par le blog d'origine : les métiers, l'organisation, les réseaux, les aspects marketing et les outils nomades des consultants.
Affichage des articles dont le libellé est portage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est portage. Afficher tous les articles
samedi 15 mai 2010
samedi 19 décembre 2009
Pourquoi de nouvelles dispositions pour l'entreprise individuelle en 2010
Sur le portail internet du gouvernement, vient d'être publié un article intitulé "François Fillon annonce de nouvelles mesures pour accompagner la création d’entreprise en France". Net-Iris, portail juridique d'information, titre notamment “La création d'entreprise sans bouger de chez soi” (sic !). Que penser de ce boom médiatisé de la création d'entreprise à la portée de tous ? L'auto-entrepreneur est-il toujours un entrepreneur ? Son inscription a-t-elle abouti à la création d'une entreprise individuelle ? Son auto-entreprise a-t-elle décollé ? Est-elle viable ? On ne nous dit pas tout !!, comme le scande Anne Roumanoff…
Que retient-on du discours du Premier Ministre, en présence d'Hervé Novelli ? “François Fillon célébrait, le 16 décembre 2009, la 500 000e création d'entreprise de l'année. Un record qui confirme le succès du nouveau régime de l'auto-entrepreneur et qui encourage la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur de la création d’entreprise.” … “Une nation sans entrepreneurs, c’est une nation qui est vouée au déclin. En revanche, une société qui rend hommage à ses entrepreneurs, c’est une société qui croit en l’avenir.”. Qu'en est-il réellement ? Où veut-on aller ?
Une enquête de l’UAE (Union des Auto-Entrepreneurs) portant sur un échantillon de 1000 auto-entrepreneurs vient de dresser le portrait moyen d'un homme de 44 ans dont l'activité est essentiellement dans le secteur des services — 39% dans les services à la personne et 28% dans les services aux entreprises —, avec un CA de 1044 € mensuel sur une moyenne de 5 mois d’ancienneté. Et comme chiffre d'affaires ne veut pas dire revenus, et encore moins revenus nets, on comprend pourquoi on note un recul du nombre d'inscriptions depuis novembre ! Derrière l'objectif louable de promouvoir l'envie d'entreprendre, et de compléter ses revenus, d'autres raisons non affichées ont poussé le gouvernement à améliorer la micro-entreprise bien connue depuis plusieurs années : la volonté de faire baisser artificiellement les statistiques du chômage et celle de "dégriser" des pans de l'activité qui se faisaient au noir (vente de biens sur e-Bay, par exemple, ou services aux particuliers qui ne passaient pas en CESU). Sur ce dernier point, le gouvernement a peut-être réussi, puisque près de 40% des auto-entrepreneurs rendent des services à la personne. Espérons toutefois qu'ils ne sont pas sous-traitants d'entreprises de services à la personne ! Auquel cas, ils seraient fortement précarisés.
Quant à ceux, moins nombreux, qui déclarent vendre des services aux entreprises, il y a les personnes qui le font dans l'espoir de gagner davantage que s'ils créaient leur société ou s'ils utilisaient la formule du portage salarial. Hélas, les auto-entrepreneurs déclarés que je rencontre constatent plus souvent une forte baisse des prix, le client profitant de leur "statut" pour obtenir de meilleures conditions. Et je ne parle pas de cet auto-entrepreneur qui me disait le mois dernier que son offre de service sera l'assistance administrative et la comptabilité des auto-entrepreneurs !! Il n'a sans doute pas vu la CCI du coin, qui lui aurait demandé s'il avait fait ne serait-ce qu'une ébauche d'étude de marché ! Un précaire au service des précaires !! Tel pourrait être son slogan…
Alors, quelles sont ces trois nouvelles mesures pour “simplifier, sécuriser et élargir la création d'entreprise” ? “[le] "guichet unique" qui sera mis en place le 1er janvier 2010 et qui permettra de réaliser l’ensemble des démarches administratives nécessaires à la création d’entreprise, y compris par voie électronique […] ; le nouveau statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) qui donnera aux entrepreneurs la possibilité de protéger leurs biens personnels en cas d’échec ; […] permettre aux mineurs émancipés de devenir commerçants, et aux mineurs non émancipés de créer leur entreprise, avec l’autorisation de leurs parents." […] Se réjouissant d’une France “s’empare des forces qui sont en elles”, le Premier ministre a assuré que “toutes les mesures que nous essayons de prendre, notamment sur le plan de la fiscalité, pour essayer d'améliorer la compétitivité des entreprises sont des mesures qui sont fondamentales pour la croissance de l'économie, donc pour l'emploi et pour le maintien du mode de vie qui est le nôtre”.” Le mot est lâché ! Après son initiative sur les retraites pour essayer de sauver ce qui peut l'être, le Premier Ministre rappelle en filigrane que si la France était une entreprise, elle serait en état de cessation de paiement.
Ne revenons pas sur le "guichet unique", ou comment créer son entreprise sans bouger de chez soi ! Ni sur les mineurs qui pourront créer leur entreprise avant d'avoir essayé d'avoir un emploi. Je crois que ceci pourrait d'ailleurs être une très bonne idée, puisqu'on sait que c'est mieux de prendre des risques quand on est jeune, que les discriminations parfois multiples bloquent fortement l'accès à l'emploi et que c'est bien qu'ils ne rêvent pas tous de devenir fonctionnaires. En revanche, la possibilité de protéger ses biens personnels, avec la future EIRL risque de rendre définitivement schizophrènes les CCI et autres organismes censés conseiller les futurs créateurs. L'EIRL sera-elle un hybride à mi-chemin entre l'EI et la Sarl ? Un hybride conçu pour résister à tous les maladies de l'économie, à l'image des OGM ?
En lisant l'article, certes très orienté, de Marianne2, on y voit plus clair sur la faible marge de manœuvre du gouvernement : “Bolkestein revient, et on n'en parle pas...”. Deux extraits : “Contrairement à beaucoup d’anciennes directives, celle-ci n’entreprend pas le démantèlement d’une entreprise publique. Elle les épargne même explicitement, laissant à d’autres textes le soin de s’en charger, pour se concentrer sur son unique objectif : tout le reste. Tous les secteurs économiques sont en effet concernées, et pas seulement, comme des parlementaires le répètent trop souvent, les « professions réglementées ».” … “on trouve des morceaux de Bolkestein éclatés un peu partout. La loi de modernisation de l’économie (LME) de mai 2008 avait créé des « guichets uniques » pour l’information et les démarches administratives des entreprises européennes, avec une publicité toute particulière faite au nouveau statut d’auto-entrepreneur. Vision glorieuse, non ? 500 millions d’auto-entrepreneurs « libres » de s’établir et de « prester » là où ils le veulent.”
Que retient-on du discours du Premier Ministre, en présence d'Hervé Novelli ? “François Fillon célébrait, le 16 décembre 2009, la 500 000e création d'entreprise de l'année. Un record qui confirme le succès du nouveau régime de l'auto-entrepreneur et qui encourage la mise en œuvre de nouvelles mesures en faveur de la création d’entreprise.” … “Une nation sans entrepreneurs, c’est une nation qui est vouée au déclin. En revanche, une société qui rend hommage à ses entrepreneurs, c’est une société qui croit en l’avenir.”. Qu'en est-il réellement ? Où veut-on aller ?
Une enquête de l’UAE (Union des Auto-Entrepreneurs) portant sur un échantillon de 1000 auto-entrepreneurs vient de dresser le portrait moyen d'un homme de 44 ans dont l'activité est essentiellement dans le secteur des services — 39% dans les services à la personne et 28% dans les services aux entreprises —, avec un CA de 1044 € mensuel sur une moyenne de 5 mois d’ancienneté. Et comme chiffre d'affaires ne veut pas dire revenus, et encore moins revenus nets, on comprend pourquoi on note un recul du nombre d'inscriptions depuis novembre ! Derrière l'objectif louable de promouvoir l'envie d'entreprendre, et de compléter ses revenus, d'autres raisons non affichées ont poussé le gouvernement à améliorer la micro-entreprise bien connue depuis plusieurs années : la volonté de faire baisser artificiellement les statistiques du chômage et celle de "dégriser" des pans de l'activité qui se faisaient au noir (vente de biens sur e-Bay, par exemple, ou services aux particuliers qui ne passaient pas en CESU). Sur ce dernier point, le gouvernement a peut-être réussi, puisque près de 40% des auto-entrepreneurs rendent des services à la personne. Espérons toutefois qu'ils ne sont pas sous-traitants d'entreprises de services à la personne ! Auquel cas, ils seraient fortement précarisés.
Quant à ceux, moins nombreux, qui déclarent vendre des services aux entreprises, il y a les personnes qui le font dans l'espoir de gagner davantage que s'ils créaient leur société ou s'ils utilisaient la formule du portage salarial. Hélas, les auto-entrepreneurs déclarés que je rencontre constatent plus souvent une forte baisse des prix, le client profitant de leur "statut" pour obtenir de meilleures conditions. Et je ne parle pas de cet auto-entrepreneur qui me disait le mois dernier que son offre de service sera l'assistance administrative et la comptabilité des auto-entrepreneurs !! Il n'a sans doute pas vu la CCI du coin, qui lui aurait demandé s'il avait fait ne serait-ce qu'une ébauche d'étude de marché ! Un précaire au service des précaires !! Tel pourrait être son slogan…
Alors, quelles sont ces trois nouvelles mesures pour “simplifier, sécuriser et élargir la création d'entreprise” ? “[le] "guichet unique" qui sera mis en place le 1er janvier 2010 et qui permettra de réaliser l’ensemble des démarches administratives nécessaires à la création d’entreprise, y compris par voie électronique […] ; le nouveau statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) qui donnera aux entrepreneurs la possibilité de protéger leurs biens personnels en cas d’échec ; […] permettre aux mineurs émancipés de devenir commerçants, et aux mineurs non émancipés de créer leur entreprise, avec l’autorisation de leurs parents." […] Se réjouissant d’une France “s’empare des forces qui sont en elles”, le Premier ministre a assuré que “toutes les mesures que nous essayons de prendre, notamment sur le plan de la fiscalité, pour essayer d'améliorer la compétitivité des entreprises sont des mesures qui sont fondamentales pour la croissance de l'économie, donc pour l'emploi et pour le maintien du mode de vie qui est le nôtre”.” Le mot est lâché ! Après son initiative sur les retraites pour essayer de sauver ce qui peut l'être, le Premier Ministre rappelle en filigrane que si la France était une entreprise, elle serait en état de cessation de paiement.
Ne revenons pas sur le "guichet unique", ou comment créer son entreprise sans bouger de chez soi ! Ni sur les mineurs qui pourront créer leur entreprise avant d'avoir essayé d'avoir un emploi. Je crois que ceci pourrait d'ailleurs être une très bonne idée, puisqu'on sait que c'est mieux de prendre des risques quand on est jeune, que les discriminations parfois multiples bloquent fortement l'accès à l'emploi et que c'est bien qu'ils ne rêvent pas tous de devenir fonctionnaires. En revanche, la possibilité de protéger ses biens personnels, avec la future EIRL risque de rendre définitivement schizophrènes les CCI et autres organismes censés conseiller les futurs créateurs. L'EIRL sera-elle un hybride à mi-chemin entre l'EI et la Sarl ? Un hybride conçu pour résister à tous les maladies de l'économie, à l'image des OGM ?
En lisant l'article, certes très orienté, de Marianne2, on y voit plus clair sur la faible marge de manœuvre du gouvernement : “Bolkestein revient, et on n'en parle pas...”. Deux extraits : “Contrairement à beaucoup d’anciennes directives, celle-ci n’entreprend pas le démantèlement d’une entreprise publique. Elle les épargne même explicitement, laissant à d’autres textes le soin de s’en charger, pour se concentrer sur son unique objectif : tout le reste. Tous les secteurs économiques sont en effet concernées, et pas seulement, comme des parlementaires le répètent trop souvent, les « professions réglementées ».” … “on trouve des morceaux de Bolkestein éclatés un peu partout. La loi de modernisation de l’économie (LME) de mai 2008 avait créé des « guichets uniques » pour l’information et les démarches administratives des entreprises européennes, avec une publicité toute particulière faite au nouveau statut d’auto-entrepreneur. Vision glorieuse, non ? 500 millions d’auto-entrepreneurs « libres » de s’établir et de « prester » là où ils le veulent.”
Libellés :
activité,
auto-entrepreneurs,
économie,
entreprises,
portage
lundi 29 juin 2009
Encore du chemin pour changer l'image du portage salarial
Dans le supplément "Les services aux entreprises" du numéro de juillet-août 2009* de l'excellent mensuel Objectif Aquitaine, on trouve une page intitulée "Portage salarial, un rôle d'intermédiaire". Il semble que l'article soit écrit, non pas pour les entreprises, mais pour les professionnels qui veulent "se libérer des contraintes administratives, juridiques et sociales".Seuls les aspects financiers sont réellement mis en avant, y compris dans l'illustration de l'article, la conclusion se faisant autour du "statut" — qui n'en est pas un — d'auto-entrepreneur, avec des "prélèvements diminués de moitié, par rapport à ceux du salarié porté". Une analyse sérieuse des mérites comparés du régime d'auto-entrepreneur et du portage salarial, pratiqué par les entreprises les plus professionnelles et les plus éthiques, montre qu'il ne faut pas comparer les fraises et les carottes : les deux sont sucrées, mais on les choisit pour une consommation différente !
Sur ces "entre-fesses", bonnes vacances aux journalistes…

(*) un numéro estival qui racole un peu, et sort du cadre habituel de l'information plutôt économique de la région !

samedi 6 juin 2009
Les entrepreneurs se cherchent au Salon de l'entreprise aquitaine
Bordeaux, les 3 et 4 juin 2009. Cette année, le Salon de l'entreprise aquitaine se tenait au centre de Bordeaux, Hangar 14. Météo aidant, les visiteurs semblaient retardés par une promenade sur les quais ! Ceux que j'ai vu ici ou là étaient comme d'habitude des personnes qui cherchent : une idée, un statut, un financement, des conseils, etc.
Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.
Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.
Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !
Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.
Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.
Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !
Libellés :
aquitaine,
auto-entrepreneurs,
consultants,
emploi,
entrepreneurs,
portage,
salon de l'entreprise,
sud-ouest
mercredi 25 mars 2009
Les auto-entrepreneurs sont-ils une aubaine pour les acheteurs ?
Par temps de crise, chacun cherche des prix plus justes en toute occasion — le particulier comme l'entreprise—, ce qui est bien naturel. Prix plus juste ne veut pas dire prix bradé ! Dans la consommation de tous les jours, nous le savons bien : les baisses de prix des "artistes" de la grande distribution sont bien souvent illusoires ! Parfois même une parfaite tromperie : produits spécialement commandés pour la période des soldes, produits déclassés, de la génération précédente, de basse qualité ou de provenance peu sûre, étiquettes d'anciens prix artificiellement gonflés, etc.
Dans la prestation de service aux entreprises, un certain nombre d'acteurs font converger leur mode de fonctionnement vers le bas : le moins-disant pour les acheteurs, le dumping pour les prestataires.
L'interview récente de François Amblard, Président de la chambre de l'ingénierie et du conseil de France (CICF), illustre bien cette tendance : “La CICF qui est très bien implantée en région constate depuis quelques semaines que des prestataires font des offres anormalement basses. Selon nos statistiques, la journée consolidée de technicien et ingénieur se rémunère entre 600 et 800 euros. Or, des offres sont faites jusqu'à moitié prix pour garnir les carnets de commandes. Ces prestataires sont dans un système de vente à perte ou, encore plus grave, en dessous de ce qui est nécessaire pour bien faire leur travail. Il y a là un risque fort de générer des relations contractuelles conflictuelles, des prestations incomplètes voire pas faites, des sous-traitances dans les pays à bas coûts, des sinistres à retardement... Ne sacrifions pas la qualité de l'ingénierie à la crise.”
François Amblard précise également que “le portage [salarial] n'est pas destructeur d'emploi. Il est plus souple, moins contraignant et moins cher. Il doit être encadré. Le Syndicat national des entreprises de portage salarial, adhérent de la CICF, joue ce rôle.”
François Amblard précise également que “le portage [salarial] n'est pas destructeur d'emploi. Il est plus souple, moins contraignant et moins cher. Il doit être encadré. Le Syndicat national des entreprises de portage salarial, adhérent de la CICF, joue ce rôle.”
Or, au moment où les indépendants (entreprise individuelle ou société) souffrent des interruptions ou retards de missions client, on assiste à une collusion objective entre certains donneurs d'ordre et certains nouveaux (pas forcément) auto- (et pas forcément) entrepreneurs. Une fausse aubaine du point de vue commercial pour ces nouveaux prestataires de service qui espèrent tirer un meilleur revenu de leur activité que s'ils avaient créé une vraie entreprise ou avaient commencé par une société de portage salarial. Car, il ne faut pas se leurrer : les clients savent négocier et faire pression pour obtenir une baisse des prix d'un auto-entrepreneur, en jouant sur les moindres charges que permet ce régime.
Au final, on risque de brader la prestation "intellectuelle", comme le constate la CICF. Les clients en auront forcément pour leur argent : le prestataire sera moins performant, moins complet, moins à l'écoute de son client, … Les prestataires ne mettront pas à jour leurs pratiques, seront moins bien formés, resteront isolés, … Au bout du compte, les clients seront moins satisfaits, minimiseront le recours à des experts, consultants, spécialistes externes… jusqu'à ce qu'ils en ait à nouveau un besoin urgent, au moment du re-décollage de leur activité. Mais peut-être sera-t-il trop tard, car ils auront négligé de se préparer, de mettre en place de nouveaux process, de former leurs équipes, d'anticiper…
vendredi 13 février 2009
Curieux intérêt pour l'auto-entrepreneur à Bordeaux

Ce matin, la Maison de l'emploi de Bordeaux organisait un atelier d'information sur l'auto-entrepreneur, à Cap Sciences. Même si sa mission première consiste à développer les "synergies entre les différents acteurs de l’emploi", la MDE s'attache à informer les personnes qui la sollicitent sur tous les dispositifs existant en matière d'activité professionnelle, y compris la création d'entreprise, et ponctuellement le portage salarial, même si peu de personnes ont des projets d'activité intellectuelle.
Elle avait convié des représentants de différentes entités à présenter le dispositif et à répondre aux questions de la salle : le RSI (Régime Social des Indépendants) qui remplace l'Assedic pour la protection des entrepreneurs individuels, l'ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique), qui met en place le microcrédit, la DGI (Direction Générale des Impôts) et surtout l'URSSAF, qui gère les cotisations sociales et la CCIB (Chambre de Commerce et d'Industrie de Bordeaux), qui accompagne les créateurs.
Gabrielle Denis* a su animer avec efficacité les échanges avec la salle. Pas de langue de bois, notamment de la part des interlocuteurs URSSAF et CCI, qui ont insisté sur les conseils communs à tous les entrepreneurs indépendants. Et c'était plus que nécessaire, car la majorité des questions étaient confondantes de manque d'esprit d'entreprendre et/ou de manque de réflexion sérieuse sur son projet. Un exemple parmi d'autres : une personne qui voulait se lancer sur une idée très vague, en croyant que sa volonté suffisait ; posant sa question avec insistance, on lui demandait si elle avait interrogé un syndicat ou une fédération professionnelle, mais elle ne savait pas ce qu'était.

En conclusion, la curiosité était importante (des questions sur les charges, les impôts, la TVA, l'assurance responsabilité civile, les métiers possibles ou non, …), mais l'intérêt était parfois également assez "curieux" (comment avoir le beurre, l'argent du beurre, etc. ?). J'ai bien apprécié le résumé sur le dernier transparent de la CCI, rappelant que "peu de cotisations sociales donne peu de prestations sociales".
(*) Gabrielle Denis, après avoir lancé son activité en indépendante, vient de créer sa société : Editoile. Elle anime également un blog d'actualités sur le développement économique territorial, notamment en Aquitaine.
Libellés :
aquitaine,
auto-entrepreneurs,
bordeaux,
chômage,
consultants,
portage
vendredi 5 décembre 2008
Les professionnels du Conseil dans le Sud-Ouest

La Chambre Professionnelle des Conseils du Grand Sud-Ouest* organisait les Ateliers du Conseil, le 27 novembre, à la pépinière-technopole Bordeaux Montesquieu. Cette journée se proposait de mieux définir le métier du conseil, avec ce constat : "L’économie est morose, les clients aussi. C’est le moment de se poser les bonnes questions, [en analysant] la perception de notre métier par notre environnement. C’est aussi le moment d’échanger avec ses confrères … C’est surtout le moment de bien définir son positionnement pour définir une offre de Conseil encore plus pertinente."
Le constat de "sous-consommation de conseil" en Aquitaine ayant été rappelé, un certain nombre d'invités utilisateurs ou prescripteurs ont donné un retour intéressant, qui mérite réflexion et traitement : les entreprises ont parfois du mal à percevoir la qualité de service par rapport au prix ; elles sont insatisfaites lorsque le cahier des charges a été mal ou pas défini ; il arrive aussi qu'elles interrompent certaines missions, car insatisfaites des conditions de déroulement, ce qui se fait aussi parfois à l'initiative des consultants eux-mêmes.
Les ateliers proprement-dit — ainsi que les séances plénières — ont permis de réfléchir aux moyens d'améliorer l'image du métier, de mieux le promouvoir. La CPC a mené un travail sérieux concernant le périmètre du conseil, afin de délimiter plus précisément les contours du métier. Le "conseil pur" a notamment été défini en creux. Il exclut les professions réglementées, l'expertise auprès des tribunaux, la prestation de service ou la formation lorsqu'elles sont isolées d'une mission de conseil, le coaching, le reclassement (outplacement), l'apport d'affaires ou les approches thérapeutiques.
Poursuivant son objectif de développement de la professionnalisation de ses membres, la CPC a pris position par rapport à deux populations qui peuvent intervenir sur des missions en entreprise : les salariés en temps partagé ne sont pas indépendants par définition ; les consultants "portés", eux, sont entièrement autonomes et peuvent être accueillis par la Chambre, le temps de développer leur activité, avant de créer leur entreprise de conseil. Naturellement, les entreprise de portage elles-mêmes sont exclues, car elles ne réalisent pas de mission de conseil aux clients, puisque les clients sont ceux de leurs consultants "portés".(*) Forte de près de 250 consultants au sein de plus de 60 entreprises, cette organisation professionnelle est la première en France, à regrouper autant de professionnels du conseil. La plupart des expertises est représentée : de la stratégie d'entreprise aux achats, en passant par les RH, le commercial, la gestion et la finance, les SI, la logistique, etc. Pour en savoir plus, voir le site de la CPC GSO.
Libellés :
conseil,
consultants,
CPC,
portage,
sud-ouest
samedi 22 mars 2008
Travail, emplois, carrières : ce qui a changé dans la gestion de l'activité professionnelle

Le 11 avril 2008, se tiendra à BEM (Bordeaux Ecole de Management), à Talence un très intéressant colloque intitulé "Nouveau travail, Nouveaux emplois, Nouvelles carrières".
L’Executive Center de l'école accueillera des chercheurs et des professionnels des ressources humaines, toute la journée du vendredi 11 avril. Ensemble, ils livreront leurs analyses des nouvelles relations qui lient les individus à leur emploi : apparition de nouveaux métiers (relation de service, emplois à la personne), de nouveaux statuts (travail temporaire, portage salarial…) et de nouvelles techniques de travail (gestion individualisée, réseaux sociaux, entreprise 2.0…).
Les consultants autonomes vivent ces changements, parfois en aller-retour vers et hors de l'entreprise. Les DRH, en interne, sont confrontés aux souhaits contradictoires de fidélisation et de flexibilité. Les individus — qu'ils soient salariés (temps plein, temps partiel, temps partagé, intérimaires) ou externes (prestataires, consultants, enregistrés au RCS ou "portés") sont pris entre deux besoins : trouver la satisfaction recherchée et répondre au besoin de performance des entreprises.
Parmi les témoignages, ceux des consultants autonomes seront mis en valeur, en illustrant les initiatives originales mises en place autour de l'autonomie professionnelle et de la sécurisation des parcours.
Voir le billet suite au colloque.
lundi 21 mai 2007
Le Far West des sociétés dites de portage
“Le portage étant une pratique et non un statut, il s'y fait un peu tout et n'importe quoi. C'est le Far West”, a déclaré Laurent Coquelin, chargé de mission Professionnels autonomes à la F3C (Fédération CFDT communication conseil culture), à Libération (Travailleurs portés, les salariés de l'ombre - Le portage, solution intermédiaire entre salariat et travail indépendant, reste une pratique mal encadrée, où les dérives sont nombreuses. Article de Stéphanie PLATAT, lundi 19 mars 2007).
Beaucoup de "n'importe quoi" donc, et pour la grande majorité des entreprises !! Quelles sont les pratiques douteuses ou, à tout le moins, mauvaises ou insuffisantes ?
• le délit de marchandage et l'apport d'affaires sont deux déviances graves : voir l'exemple de l'article de Libération titré = “Employeur fantôme”,
• la fragilité financière du porteur : pas de caution bancaire pour les salaires (comme l'exige l'adhésion au principal syndicat du secteur, le SNEPS), craintes sur la solvabilité de l'entreprise (capital social très faible, identité, voire même adresse non vérifiable), pas d'assurance civile professionnelle automatique,
• un marketing bas de gamme : promotion sur un faible taux de gestion, une formule soit-disant "low cost" (souvent un chiffre trompeur, une fois qu'on a demandé une simulation réelle de revenus et de salaires), services réels facturés en sus,
• le versement d'un salaire subordonné au règlement du client : illégal, car toute société de portage salarial doit obligatoirement déclarer et établir un contrat de travail à son intervenant au plus tard le premier jour de sa mission ; d'autre part, chaque mois travaillé, un bulletin de salaire doit être établi et un salaire doit lui être réglé (salaire conventionnel, suivant accord d'entreprise, comme toutes les entreprises du SNEPS),
• et bien d'autres encore, comme par exemple le non remboursement de la TVA récupérée par le porteur, sur les frais de fonctionnement du consultant salarié : des montants qui restent chez le porteur et passent sous le nez du salarié !!
En attendant la suite des initiatives des "porteurs sérieux", notamment dans le cadre de l'Observatoire Paritaire du Portage Salarial, et les futures actions du nouveau gouvernement, la meilleure recommandation consiste à :
1. comparer les coûts complets, pas les taux affichés (comme les crédits bancaires ou les réductions à moins x% des commerçants en ligne ou GMS !),
2. étudier attentivement les services et prestations proposés (plateforme de gestion, assistance, présence, suivi, etc.),
3. penser à l'avenir, avec le maintien ou le développement de son réseau, de son savoir-faire et de son offre de service : le plan de formation pour les consultants salariés, la mise en relation (Clubs, réseaux, etc.),
4. interroger des salariés réels, pas seulement ses représentants, pour vérifier notamment la solidité et la réactivité du porteur.
Beaucoup de "n'importe quoi" donc, et pour la grande majorité des entreprises !! Quelles sont les pratiques douteuses ou, à tout le moins, mauvaises ou insuffisantes ?
• le délit de marchandage et l'apport d'affaires sont deux déviances graves : voir l'exemple de l'article de Libération titré = “Employeur fantôme”,
• la fragilité financière du porteur : pas de caution bancaire pour les salaires (comme l'exige l'adhésion au principal syndicat du secteur, le SNEPS), craintes sur la solvabilité de l'entreprise (capital social très faible, identité, voire même adresse non vérifiable), pas d'assurance civile professionnelle automatique,
• un marketing bas de gamme : promotion sur un faible taux de gestion, une formule soit-disant "low cost" (souvent un chiffre trompeur, une fois qu'on a demandé une simulation réelle de revenus et de salaires), services réels facturés en sus,
• le versement d'un salaire subordonné au règlement du client : illégal, car toute société de portage salarial doit obligatoirement déclarer et établir un contrat de travail à son intervenant au plus tard le premier jour de sa mission ; d'autre part, chaque mois travaillé, un bulletin de salaire doit être établi et un salaire doit lui être réglé (salaire conventionnel, suivant accord d'entreprise, comme toutes les entreprises du SNEPS),
• et bien d'autres encore, comme par exemple le non remboursement de la TVA récupérée par le porteur, sur les frais de fonctionnement du consultant salarié : des montants qui restent chez le porteur et passent sous le nez du salarié !!
En attendant la suite des initiatives des "porteurs sérieux", notamment dans le cadre de l'Observatoire Paritaire du Portage Salarial, et les futures actions du nouveau gouvernement, la meilleure recommandation consiste à :
1. comparer les coûts complets, pas les taux affichés (comme les crédits bancaires ou les réductions à moins x% des commerçants en ligne ou GMS !),
2. étudier attentivement les services et prestations proposés (plateforme de gestion, assistance, présence, suivi, etc.),
3. penser à l'avenir, avec le maintien ou le développement de son réseau, de son savoir-faire et de son offre de service : le plan de formation pour les consultants salariés, la mise en relation (Clubs, réseaux, etc.),
4. interroger des salariés réels, pas seulement ses représentants, pour vérifier notamment la solidité et la réactivité du porteur.
Libellés :
création,
emploi,
indépendants,
portage,
SNEPS
mardi 13 mars 2007
Le portage salarial fait débat
Alors que les candidats à la présidentielle se talonnent, et que Jean-Louis Borloo se met en scène, les articles pleuvent sur les différentes formes d'emploi ou de contrats de travail !!
Deux exemples du mois :
• celui de Denis CLERC (dans Alternatives Économiques, n°255, février 2007) intitulé “15 000 salariés portés” ; selon lui, “Le système du portage salarial, qui maquille des indépendants en salariés, est de plus en plus contesté”
• celui du Nouvel Observateur (Rubrique Emploi, 15/03/07) qui titre “Salarié... et indépendant : Polémique sur une nouvelle forme d'emploi”
Extraits : Trois sociologues et un statisticien de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) ont mené une très longue enquête sur le terrain… … “Le portage a son utilité sociale”, ont constaté deux des sociologues… Il s'est révélé une solution de transition appréciable pour certaines personnes : seniors en attente de la retraite, femmes soucieuses de gérer leur temps, quadras entre deux jobs, jeunes voulant s'insérer sur le marché du travail. « Le portage existe dans la pratique, l'Etat n'a plus les moyens de l'interdire. Si l'on ne veut pas qu'il déstabilise le contrat de travail, il faut le réguler », insiste Laurent Coquelin, … qui s'occupe à la CFDT des “professionnels autonomes” et a créé — avec le Sneps (Syndicat national des Entreprises de Portage salarial), la CFE-CGC et la CFTC — un “observatoire paritaire“ du portage salarial.
Comment ? Les sociétés de portage doivent offrir à leurs salariés, selon le syndicaliste, une rémunération minimum, de la formation, de l'accompagnement. Les plus sérieuses ont compris que c'était le seul moyen de trouver leur légitimité. Ainsi, certaines d'entre elles garantissent une rémunération minimum avant l'encaissement des factures, font se rencontrer des “portés” pour qu'ils puissent utilement se repasser des missions, organisent des modules de formation. Elles attendent avec impatience que Gérard Larcher, le ministre délégué à l'Emploi, concrétise sa promesse formulée dans le plan pour l'emploi des seniors : expérimenter, en lien avec les partenaires sociaux et l'Unedic, cette nouvelle forme d'emploi pour le retour des plus âgés sur le marché du travail. Cela ouvrirait la voie vers une meilleure reconnaissance du système. Le fera-t-il avant les élections ?
Deux exemples du mois :
• celui de Denis CLERC (dans Alternatives Économiques, n°255, février 2007) intitulé “15 000 salariés portés” ; selon lui, “Le système du portage salarial, qui maquille des indépendants en salariés, est de plus en plus contesté”
• celui du Nouvel Observateur (Rubrique Emploi, 15/03/07) qui titre “Salarié... et indépendant : Polémique sur une nouvelle forme d'emploi”
Extraits : Trois sociologues et un statisticien de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) ont mené une très longue enquête sur le terrain… … “Le portage a son utilité sociale”, ont constaté deux des sociologues… Il s'est révélé une solution de transition appréciable pour certaines personnes : seniors en attente de la retraite, femmes soucieuses de gérer leur temps, quadras entre deux jobs, jeunes voulant s'insérer sur le marché du travail. « Le portage existe dans la pratique, l'Etat n'a plus les moyens de l'interdire. Si l'on ne veut pas qu'il déstabilise le contrat de travail, il faut le réguler », insiste Laurent Coquelin, … qui s'occupe à la CFDT des “professionnels autonomes” et a créé — avec le Sneps (Syndicat national des Entreprises de Portage salarial), la CFE-CGC et la CFTC — un “observatoire paritaire“ du portage salarial.
Comment ? Les sociétés de portage doivent offrir à leurs salariés, selon le syndicaliste, une rémunération minimum, de la formation, de l'accompagnement. Les plus sérieuses ont compris que c'était le seul moyen de trouver leur légitimité. Ainsi, certaines d'entre elles garantissent une rémunération minimum avant l'encaissement des factures, font se rencontrer des “portés” pour qu'ils puissent utilement se repasser des missions, organisent des modules de formation. Elles attendent avec impatience que Gérard Larcher, le ministre délégué à l'Emploi, concrétise sa promesse formulée dans le plan pour l'emploi des seniors : expérimenter, en lien avec les partenaires sociaux et l'Unedic, cette nouvelle forme d'emploi pour le retour des plus âgés sur le marché du travail. Cela ouvrirait la voie vers une meilleure reconnaissance du système. Le fera-t-il avant les élections ?
mardi 30 janvier 2007
Bienvenue
Bienvenue sur le blog des "consultants autonomes portés", une nouvelle race d'indépendants.
Les consultants, prestataires, formateurs, et autres intervenants individuels, peuvent créer leur activité en France, en choisissant entre 3 grandes formules :
• la création d'entreprise
• le statut libéral
• le portage salarial
Dans les trois cas, ils sont les créateurs de leur activité et sont responsables de leur "petite affaire" (business, pour parler franglais). S'ils préfèrent sous-traiter leur gestion administrative et comptable, ils choisiront la solution du "portage salarial".
Ce blog est ouvert à tous les consultants basés en région Aquitaine, quel que soit le mode opératoire. Portés par leur enthousiasme, portés par leur mobilité (nécessaire pour leurs interventions), et pour certains, portés administrativement.
Les consultants, prestataires, formateurs, et autres intervenants individuels, peuvent créer leur activité en France, en choisissant entre 3 grandes formules :
• la création d'entreprise
• le statut libéral
• le portage salarial
Dans les trois cas, ils sont les créateurs de leur activité et sont responsables de leur "petite affaire" (business, pour parler franglais). S'ils préfèrent sous-traiter leur gestion administrative et comptable, ils choisiront la solution du "portage salarial".
Ce blog est ouvert à tous les consultants basés en région Aquitaine, quel que soit le mode opératoire. Portés par leur enthousiasme, portés par leur mobilité (nécessaire pour leurs interventions), et pour certains, portés administrativement.
Libellés :
activité,
aquitaine,
consultants,
formateurs,
intervenants individuels,
portage,
prestataires
Inscription à :
Articles (Atom)
