samedi 13 décembre 2008

Ne laissons pas internet nous envahir !


La pub d'Orange nous invite à nous laisser envahir par internet, par le divertissement et par les cadeaux !! Pas besoin de souffler cette idée aux familles qui sont prises sous l'ardente obligation de faire plaisir aux enfants, ados et post-ados.

Envahis par internet, nous le sommes déjà ! Baignant dans des rayonnements de longueurs d'onde variées, les consultants nomades sont forcément irradiés : nos outils nomades — mobile et portable — nuisent forcément à notre santé.

Quand ce n'est pas l'iPhone qui cherche son réseau, c'est l'ordinateur qui cherche un accès wifi. Et quand il n'en trouve pas — ou alors un accès payant très cher, dans un hôtel complaisant —, il s'affuble d'une clé 3G qui fait le même travail que le téléphone mobile.

Alors, respirons un peu, marchons, évacuons le stress et les calories, déconnectons-nous, et réfléchissons un peu, préparons, anticipons.

vendredi 12 décembre 2008

Soirée du 11 décembre du Club Bordeaux Entreprises 33


Hier soir, le Club Bordeaux Entreprises 33 se réunissait à la Cité Mondiale. Luc Deleplanque, un de ses animateurs, accueillait plusieurs clubs d'entreprises autour de Bordeaux. Ensuite, BMC-stat a proposé de tester un sondage en direct vidéo-projeté, en confiant des télécommandes aux participants, pour effectuer leur vote.

Les questions étaient assez générales (avenir de l'économie, moral pour 2009, investissements et recrutements envisagés, …). Par ailleurs, bon nombre de participants étaient des créateurs d'entreprise toute jeunes ou des indépendants. En tous cas, le résultat a montré que les participants n'étaient pas trop déprimés !! Comme personne n'avait encore bu, on peut se dire que les réponses étaient en toute connaissance et en toute sincérité.

En tous cas, bravo aux organisateurs !! Et la vue est toujours aussi belle depuis le Club Pernod !

Vous souhaitez devenir consultant-formateur : "the" gag !!


Cette "offre d'emploi" vue sur Emploi Région, que m'a fait passer un collègue, ressemble à un mauvais gag !

VOUS SOUHAITEZ DEVENIR CONSULTANT FORMATEUR en vente et management, vds CAUSE RETRAITE, tout le nécessaire pour être opérationnel rapidement : ordinateur, scanner, caméra, vidéo-projecteur, valise tél., combiné TV cassette VHS, une centaine de fichiers word et powerpoint, une centaine d'ouvrages sur le sujet, etc, prix à débattre

Le futur retraité a-t-il travaillé depuis le siècle dernier ? Les livres dont il veut se débarrasser sont-ils aussi dépassés que son combiné télé/VHS ? Quel rapport entre "vous souhaitez devenir consultant-formateur" et le vide-grenier de ce personnage ? Et, plus généralement, comment une telle annonce est-elle passée comme "offre d'emploi" ?!!

La morale de l'histoire est triple :

(1) les sites d'emploi manquent cruellement de matière depuis quelques temps, y compris les plus institutionnels (ANPE ou APEC) ; la tentation est grande de publier du "n'importe quoi"*

(2) les fantasmes de certains ont la vie dure, en matière d'entreprise de conseil ou de formation, ou de prestation intellectuelle au sens large. Pas étonnant que certains rapaces essaient de leur voler un peu de chair, avant même qu'ils ne trépassent dans la jungle des créateurs ; c'est le cas de ce Monsieur avec son espoir de récupérer un peu d'argent avec des "centaines de fichiers Word et PowerPoint" !! c'est aussi le cas de certaines "écoles" de coaching, pas très regardantes, qui font payer cher une formation pas sérieuse que jamais le nouveau "coach" qui arrive sur le marché ne réussira à rentabiliser !

(3) devenir consultant est le produit d'une expérience, d'une formation et d'une méthode construite. C'est ce que nous avons observé en accompagnant des milliers de consultants depuis plus de 12 ans, au plan national, chez ITG. En Aquitaine, je vois plus de 200 personnes chaque année ; une partie de ces candidats créateurs va effectivement se lancer, via portage ou inscription au RC ; et une partie de cette partie est — ou sera — dans une réelle posture de consultant, avec le professionnalisme et les modes opératoires en cohérence. On peut vivre en tant que prestataire, voire même sous-traitant, et il n'est pas indispensable de s'auto-proclamer "consultant".


(*) Un autre ami me le disait récemment : il tombe essentiellement sur des offres d'emploi émanant de sociétés qui n'ont pas d'existence avérée ou de solos qui n'arrivent pas à décoller et s'imaginent "pomper la sève" de commerciaux avec la vague promesse d'une rémunération, et parfois même d'un contrat de travail qui ne vient jamais. J'en connais un dans cette situation, qui a eu des salaires partiels et à retardement, mais aucun remboursement de frais et qui est allé aux Prud'hommes. La société qui lui a fait 2 bulletins de paye n'a pas d'existence légale, juste un individu qui a utilisé le nom de la société avec laquelle on ne connaît pas les liens exacts, si ce n'est commerciaux. Le tribunal a renvoyé à 9 mois plus tard, le temps de trouver qui tire les ficelles et a été à l'origine de l'offre publiée par l'ANPE.

mardi 9 décembre 2008

Les idées reçues à propos du portage salarial


Dans sa rubrique "Les Jeudis Mag", le site lesjeudis.com, le prochain statut d'auto-entrepreneur est mis en valeur pour sa simplicité. La solution "freelance" est un mode d’activité jugé moins protecteur et plus complexe. Quant au portage salarial, il est jugé "simple mais coûteux".

Le texte étant très court, j'ai pensé utile d'apporter quelques commentaires précis, pour éviter le risque de multiplier les idées reçues. Voir la rubrique et les commentaires, ici.

(*) édité par le Groupe Les Jeudis, spécialisé dans les métiers de l'informatique et de l'ingénierie

dimanche 7 décembre 2008

J'ai testé sncf.mobi sur iPhone

C'est en lisant le magazine du TGV, que j'ai vu que la SNCF venait de lancer un site spécialement adapté aux téléphones mobiles. L'article est titré "SNCF.MOBI : CREATEUR DE MOBILITE". Des mauvaises langues diront que le transporteur ferroviaire est parfois créateur d'immobilité !! Soyons rassurés, puisqu'on nous dit que les mobinautes peuvent consulter les horaires des trains, réserver des voyages ou même acheter leurs billets au moyen d'une connexion sécurisée.


De retour vers Bordeaux, j'ai donc pu tester quelques pages, y compris des vidéos reprises de l'INA, avec des vieux souvenirs de télévision, comme par exemple des extraits d'Apostrophe de Bernard Pivot. On peut semble-t-il réserver et acheter un billet en 2 minutes au lieu de 4 au moins sur le site normal depuis un ordinateur classique. En tous cas, le site est très simple, plutôt élégant et la navigation bien adaptée à l'iPhone. D'ailleurs, il titre même "Bienvenue sur le site iPhone de Voyages SNCF" !!

Espérons qu'en cas de retard ou arrêt imprévu en rase campagne, les informations seront disponibles, comme annoncé. Mais, je ne me fais pas d'illusion ! La grande maison n'annoncera que les retards prévus — si j'ose dire — à savoir ceux qui sont annoncés avant le départ du train à la gare ou en raison d'une grève, mais sans doute pas l'information pendant le trajet, depuis le poste du conducteur ou de son centre le plus proche.

(*) l'adresse du site ici

vendredi 5 décembre 2008

Les professionnels du Conseil dans le Sud-Ouest


La Chambre Professionnelle des Conseils du Grand Sud-Ouest* organisait les Ateliers du Conseil, le 27 novembre, à la pépinière-technopole Bordeaux Montesquieu. Cette journée se proposait de mieux définir le métier du conseil, avec ce constat : "L’économie est morose, les clients aussi. C’est le moment de se poser les bonnes questions, [en analysant] la perception de notre métier par notre environnement. C’est aussi le moment d’échanger avec ses confrères … C’est surtout le moment de bien définir son positionnement pour définir une offre de Conseil encore plus pertinente."

Le constat de "sous-consommation de conseil" en Aquitaine ayant été rappelé, un certain nombre d'invités utilisateurs ou prescripteurs ont donné un retour intéressant, qui mérite réflexion et traitement : les entreprises ont parfois du mal à percevoir la qualité de service par rapport au prix ; elles sont insatisfaites lorsque le cahier des charges a été mal ou pas défini ; il arrive aussi qu'elles interrompent certaines missions, car insatisfaites des conditions de déroulement, ce qui se fait aussi parfois à l'initiative des consultants eux-mêmes.

Les ateliers proprement-dit — ainsi que les séances plénières — ont permis de réfléchir aux moyens d'améliorer l'image du métier, de mieux le promouvoir. La CPC a mené un travail sérieux concernant le périmètre du conseil, afin de délimiter plus précisément les contours du métier. Le "conseil pur" a notamment été défini en creux. Il exclut les professions réglementées, l'expertise auprès des tribunaux, la prestation de service ou la formation lorsqu'elles sont isolées d'une mission de conseil, le coaching, le reclassement (outplacement), l'apport d'affaires ou les approches thérapeutiques.

Poursuivant son objectif de développement de la professionnalisation de ses membres, la CPC a pris position par rapport à deux populations qui peuvent intervenir sur des missions en entreprise : les salariés en temps partagé ne sont pas indépendants par définition ; les consultants "portés", eux, sont entièrement autonomes et peuvent être accueillis par la Chambre, le temps de développer leur activité, avant de créer leur entreprise de conseil. Naturellement, les entreprise de portage elles-mêmes sont exclues, car elles ne réalisent pas de mission de conseil aux clients, puisque les clients sont ceux de leurs consultants "portés".

(*) Forte de près de 250 consultants au sein de plus de 60 entreprises, cette organisation professionnelle est la première en France, à regrouper autant de professionnels du conseil. La plupart des expertises est représentée : de la stratégie d'entreprise aux achats, en passant par les RH, le commercial, la gestion et la finance, les SI, la logistique, etc. Pour en savoir plus, voir le site de la CPC GSO.

dimanche 30 novembre 2008

L'avance de l'iPhone : du perso au pro

Malgré les efforts des concurrents d'Apple, le "beau joujou" est promis à un bel avenir, en suivant les traces de son iPod de géniteur !!

Quelques nouvelles récentes le confirment :

• La tempête promise en provenance du Canada, appelée BlackBerry Storm, pour affronter l'iPhone est morte dans l'œuf ! "Accueil critique désastreux", nous relate MacPlus : "franchement, jouez avec le Storm pendant deux jours et vous admirerez ma patience de ne pas l’avoir jeté par la fenêtre". Avance de l’iPhone en terme de navigation dans les menus bien plus rapide, de vitesse d’exécution des programmes et de web avec Safari Mobile, comme le dit Abricocotier, un blog de jeunes "geeks" avec les fautes de frappe qui vont avec !

• Les professionnels préfèrent l'iPhone : lire ceci qui note un plus faible taux de pannes et cite l'enquête auprès de 1388 professionnels nord-américains. On constate que la préférence pour l'iPhone sur cinq des six critères de l'étude : satisfaction générale, manipulation, OS, design et fonctionnalité. Seul le critère de la batterie est moins apprécié. Un sondage français, réalisé par le Journal du Net, le confirme. L'iPhone arrive en tête pour l'écran, la solidité, la simplicité, le clavier, le design, l'audio-vidéo, l'agenda, l'internet, les accessoires et même les jeux !! Excusez du peu ! L'iPhone est en seconde position pour la réception téléphone et la foncion GPS. Les deux points faibles restent l'autonomie et la fonction photo-caméra.

• L'iPhone décolle dans les entreprises, comme le commente Mac Génération.

Le mois dernier, je témoignais après 3 mois d'utilisation de l'iPhone, comme consultant nomade, télétravailleur ici ou là, dans le train par exemple. Bordeaux-Paris et retour, avec un œil de temps en temps, pour se distraire d'une lecture ou d'un petit travail à terminer. Bien sûr, la 3G+ ne suit pas partout, loin s'en faut ! En rase campagne, le signal Orange a quelques problèmes (mais rien à voir avec Bouygues Telecom, pourtant si bon en ville). Et sous les tunnels de Massy à Paris, le téléphone a lui aussi les oreilles qui sifflent, se préparant à l'atterrissage dans la jungle parisienne…

PS : Rions un peu en ces temps de crise, pour prendre un peu de recul, avec cette parodie trouvée sur DailyMotion. Ou comment on peut toujours faire sans iPhone … Est-ce une autre façon de jouer au "téléphone arabe" ?

jeudi 20 novembre 2008

La nul(l)'s pub pour le Boy's Book : mais, qui parle encore français ?


On entendait ces jours-ci une pub radio pour le "Boy's Book" édité par Larousse, pour les cadeaux de fin d'année. Il y a aussi le "Girl's Book" ! Au ton employé par la voix, je me demandais si ce message publicitaire n'était pas un gag !? Ou un "teaser" (aguicheur en bon français) !? Eh bien, non, c'est dans la vie réelle, comme on dit. Ce n'est qu'un des nombreux exemples du glissement vers une langue floue, informe, métissée.

Chez les consultants, ou chez les clients, on entend aussi beaucoup de mots ou d'expressions qui sonnent comme une inflation ou une invention de spécialistes qui jargonnent. Je me suis amusé à vérifier quelques mots qui veulent snober, alors qu'il sonnent parfois assez creux.

La "problématique" est employée à tort et à travers pour désigner tout simplement les "problèmes" auxquels on est confrontés ou les "questions" qui se posent ou sont à traiter. En tous cas, l'immense majorité des locuteurs ne l'emploie pas dans le sens de l'ensemble des questions posées par un sujet précis, avec pour synonyme "questionnement".

"Implémenter", qui est l'action de programmer une fonction particulière, est un verbe purement informatique. Or, il est très souvent utilisé à la place de "mettre en place" ou "mettre en œuvre". "Facilitateur" est dans la bouche de tant de personnes qu'on oublie qu'il est parfaitement abusif, car — comme le dit Wikipedia — il est directement traduit de l'anglais 'facilitator". En bon français, on facilite le travail, la réflexion, l'échange, la créativité, etc. La personne qui anime, régule, facilite ce processus est donc simplement un "faciliteur". Le verbe est "faciliter" et non "FACILITATER" (!!), comme l'anglais "to facilitate".

On pourrait multiplier les exemples à l'infini… mais je m'arrête là ! Peut-on faire un effort pour parler français ?

Concluons par une note d'humour involontaire de nos amis informaticiens : en cherchant le mot "upgrader", sabir de la communauté pour simplement dire "mettre à jour", je tombe sur ce site du Jargon Français, qui liste quelques mots en TIQUE et NIQUE, dont l'auteur s'appelle Roland Trique !! Pas étonnant que les TIC nous niquent !!??

lundi 17 novembre 2008

Une envie d'auto-entreprendre


Hervé NOVELLI, le Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyens entreprises, du tourisme et des services — excusez du peu — a lancé LE SITE DE L'AUTO-ENTREPRENEUR.

On y trouve notamment le Guide de l'auto-entrepreneur et des conseils pour toute personne qui "souhaite créer une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 32 000 euros HT pour les prestations de services en 2009".

Le "© urssaf tous droits réservés", en bas de page du site, montre bien l'objectif essentiel de ce nouveau statut, qui cherche à simplifier la création d'activité, lorsqu'il ne s'agit pas d'une entreprise au sens plein : il s'agit bien de légaliser des activités qui jusqu’à présent échappaient à la fiscalité... Il suffit de lire les exemples donnés par le site : un étudiant souhaitant exercer une activité de serveur saisonnier durant ses vacances, une assistante en télétravail à la campagne qui veut améliorer ses revenus en gérant des chambres d’hôtes, un demandeur d’emploi qui veut se lancer dans la création d'un site internet, une mère de famille qui veut mettre en vente sur internet des robes pour femme enceinte faites sur mesure, un retraité qui souhaite exercer une activité de consultant à temps partiel, un cadre dans une grande entreprise qui fabrique des objets d’art pendant son temps libre et qui aimerait les commercialiser.

D'autres commentaires dans la chronique "portage salarial/activité solo" du site Envie d'entreprendre.

mardi 4 novembre 2008

Un bon vieux club de passionnés du Mac, à Paris


Quelques jours à Paris, j'ai enfin pu voir le Club HyperPomme Paris !! Cette association a maintenant 20 ans et a suivi, semble-t-il, toutes les évolutions du monde Mac. Et il y en a eu des changements ! Le vieux système 9 a cédé la place à un système fondé sur Unix ; les processeurs Motorola sont devenus PowerPC, puis Intel. Le Mac est devenu un PC comme les autres, en plus beau, bien plus convivial et meilleur encore, capable de faire tourner Vista plus vite que ses confrères Dell ou autres munis du même processeur, et c'est rare, car les fabricants de PC rognent le plus souvent sur le processeur, et sur la qualité générale du matériel pour présenter des prix attractifs à première vue.

Alors, ce Club !? Eh bien, son âge n'empêche pas son dynamisme ! Ses animateurs et ses membres se réunissent tous les jeudis soir, à Paris, avenue de la Grande Armée, au Temple de l'Etoile (enfin, à l'entrée adjacente, à gauche), pour recevoir et former les débutants Mac, pour réunir ceux qui veulent se perfectionner, pour présenter les nouveautés logicielles ou matérielles, etc.

Si vous vous dites que les photos trahissent l'âge des membres (!), disons que les amateurs de Mac vieillissent bien. Comme la réunion du 30 octobre était consacrée à une soirée "bidouille", ceci explique peut-être celà : armés de leurs portables Mac, ils avaient besoin des conseils éclairés de leurs collègues. Chacune des tables était dédiée à un thème ou une question posée par les participants.

Et en Aquitaine, que se passe-t-il ? Visiblement, pas grand-chose !! Dans l'autre partie du Sud-Ouest, j'ai trouvé un HyperPomme à Toulouse, qui a la même antériorité.

Je crois qu'il serait bon que les bordelais amateurs de Mac fassent quelque chose !!