mardi 28 août 2007

Comment le corps du consultant télétravaillle-t-il ?

Claude Boiocchi, dans son article publié sur le site Actineo, nous donne un éclairage intéressant sur les réponses de notre corps aux formes variés de travail du consultant autonome.

Même s'il parle des salariés d'entreprise amenés à télétravailler sur différents lieux, comme les commerciaux, les techniciens, ingénieurs ou autres, il re-situe bien les aspects que nous connaissons bien :
- les nouvelles formes de management personnel,
- l’expansion des constellations professionnelles,
- les capacités d’adaptation personnelles,
- les différents seuils de qualité de présence,
- la compétence nécessaire pour jongler avec les temps et les lieux de travail.

Il note surtout que "le corps reste un invariant, un point unique de référence". Il ajoute que "C’est notre corporéité qui nous sert de garde fou et nous permet de conserver un ancrage dans la réalité même si nous évoluons toujours plus dans des contextes virtuels et complexes". En conclusion, il rappelle que "le travailleur nomade ne doit pas faire du corps le « parent pauvre » de son intelligence en action".

vendredi 27 juillet 2007

Microsoft copie toujours aussi mal, mais vends encore assez bien !

Dell, HP, Acer réinstallent Windows XP sur leurs machines, à la place de Vista, autrement surnommé "Virus Inside Switch To Apple", à sa sortie par des détracteurs humoristiques. Le PDG d’Acer a même déclaré que Vista « déçoit toute l’industrie ».

Microsoft a mis 5 ans pour s'inspirer largement de Mac OS X et sortir son système mal abouti et instable. Déjà en chantier, Windows Seven, pour essayer de s'inspirer de Leopard, prochainement sur Mac.

L'histoire ne fait que se répéter !! Le péché originel date de plus de 20 ans, lorsque Bill Gates était un modeste fournisseur de logiciels (Word, Excel) pour les début du Mac.

L'excellente émission Capital, de M6, avait sorti en 2005 une histoire de Steve Jobs, le gourou mégalo d'Apple. La production ne pouvant pas confirmer par écrit son autorisation orale de reprendre un extrait de l'émission, la vidéo n'est pas accessible au public, sur DailyMotion. La séquence dure 6 minutes 34.




Quand vous aurez vu (ou revu) cette histoire, vous vous direz que — bien tard — après le retour de Steve Jobs, après le passage à Unix pour son système, puis aux puces Intel pour ses machines, le Mac est en train de devenir l'ordinateur multi-systèmes rêvé : Mac et Windows dans une machine belle, performante, au rapport qualité/prix excellent. Essayez donc de voir dans quelles machines les fabricants de PC mettent les puces Intel présentes dans les Mac !! Et à quel prix ils les sortent !!

Pour voir le sujet complet de l'émission Capital de M6 : ici (deux fois 17 minutes).

Pour voir une histoire très complète des "cinglés de l'informatique" : ici (vidéos en 3 parties ou en 9 morceaux).

samedi 21 juillet 2007

Petit à petit, le Mac fait son nid !


Vista n’a pas d’effet dopant, nous relate MacGregor, de MacPlus, pour commenter une article de l'Expansion.

Extraits : La sortie de la mise à jour « médiatique », Windows Vista en janvier dernier, n’a pas eu l’effet espéré à savoir doper les ventes sur le marché du PC. … Paradoxalement, c’est durant cette période que les ventes de Macintosh ont nettement progressé … et permis à Apple de se hisser à la troisième place du hit-parade américain. Une relation de cause à effet... ? :)

Apple, toujours en grande forme (+26,2%) se hisse en troisième position, avec 5,6% des ventes aux Etats-Unis

lundi 16 juillet 2007

Nouvelles générations de consultants

Au fil des secousses du "désemploi" et de l'instabilité des recruteurs, on voit arriver de nouveaux profils de consultants, bien différents de ceux qui ont fait le "fond de catalogue" des sociétés dites de "portage salarial", notamment.

Au départ, les quinquas ont constitué le principal bataillon des consultants individuels des années 90. C'est la génération des "Baby-Boomers" (1943 - 1960), qui veut finir son parcours professionnel autrement, par nécessité ou par volonté. Ensuite, se sont ajoutés les représentants de la "Génération X" (1961 – 1981), avec notamment les femmes désireuses de changer leur rapport à l'activité professionnelle et de maitriser la gestion de leur temps.

Depuis peu, on voit arriver des porteurs de projets d'activité émanant des moins de 30 ans, une génération surnommée ”Génération Y", par les blogs et articles récents.

Pour voir les traits caractéristiques de cette nouvelle génération, lire le sujet de Benjamin Chaminade : Les moins de 30 ans n’ont pas peur de l’entrepreneuriat, nous dit-il.

Comment faire collaborer ce beau monde ? Telle est la question à laquelle répond ainsi Lionel Bruel, consultant-formateur toulousain : En comprenant que les quinqua-sexas peuvent apporter de la tolérance, de l'acceptation et une sorte de parentalité symbolique aux X (qui tiennent leur qualificatif, entre autres, de l'éclatement de l'identité familiale et institutionnelle en général), les X peuvent apporter de la formation, des conseils et de l'humour aux Y, qui - eux - régénèrent tout ce beau monde au minimum par la technologie, au maximum par les angles mentaux originaux de ce début de XXIe siècle (questionnement de l'utilité des choses, de leur efficacité).

Pour lire les autres propos de Lionel, cliquer ici : : il parle surtout aux DRH, au sujet de la cohabitation des générations X et Y.

Ma conclusion pour les consultants autonomes : quand on voit la liste des "attentes de la génération Y", tirée du livre "Génération Y", du québecois Stéphane Simard, on se demande dans quelle mesure les autonomes ne sont pas des professionnels nouvelle génération, quelque soit l'âge de leurs artères !!

Extraits :
• engagement = envers les personnes
• accès à l’information = latéral et illimité
• place du travail dans la vie = moyen de réaliser sa vie personnelle
• travail – vie personnelle = fusionnés
• valeurs dominantes = autonomie, changement et innovation, reconnaissance des compétences, communication naturelle et instantanée, partage d’idées constant, reconnaissance existentielle


Etonnant, non !?

mercredi 11 juillet 2007

iPhone, futur objet mobile des consultants nomades ?


Difficile de passer à côté de la ferveur iPhone !! Même si, pour ce qui me concerne, je suis un chaud partisan d'Apple, je n'ai jamais succombé aux sirènes de l'iPod !! Quand j'écoute de la musique c'est sur iTunes, directement sur mon Mac, ou en déplacement sur mon téléphone mobile ou une vulgaire clé USB MP3 !!

D'après ce que l'ont voit arriver, l'iPhone — dont le nom est trompeur — ne sera pas vraiment un téléphone dit "intelligent", comme les gogos technophiles appellent leurs gadgets de dernière génération. L'iPhone sera plutôt un objet mobile qui va amener de nouveaux utilisateurs à consulter leurs courriels et à surfer sur le web, avec la facilité incomparable qui est la constante d'Apple.

Comme le dit un commentateur (Paul Amsellem, P-DG, Cellcast Interactif), "la grande force de la firme américaine est de comprendre que l’interface homme/machine ainsi que le design est clef dans la commercialisation de produits technologiques. Les autres constructeurs de terminaux n'ont que peu travaillé les interfaces de leurs terminaux mobiles. Dommage [pour eux !], Apple l'a fait à leur place."

Un autre commentateur (JAMIL HIJAZI, Directeur général, EGS Media) explique : "L’iPhone n’est pas une révolution technique. Mais sa simplicité d’usage va créer une nouvelle génération de "mobinautes" qui n’appréhendera plus de naviguer sur le mobile."

Comme consultant, je commence à me demander si l'iPhone ne sera pas le nouveau terminal du consultant nomade, bien plus mobile que l'ordinateur — seulement portable — et bien plus convivial que les "smart phones" et autres fruits très chers — les fameuses "mûres" qui fleurissent dans les offres des opérateurs de téléphonie mobile !!

jeudi 5 juillet 2007

Les grands du conseil ont-ils de l'humour ?


Un peu d'humour n'a jamais fait de mal !?

Sous le titre "Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?", un blogueur grenoblois nous donne le point de vue d'un grand du consulting. Dommage qu'il ne soit pas au courant qu'Andersen Consulting n'existe plus, depuis le scandale Enron, mais, bon, on peut dire Accenture, si on veut !!

La démarche du consultant est racontée à partir de l'histoire du poulet, au bord d'une route, et qui la traverse.
La question a laquelle le consultant va répondre est toute bête (le blog emploie un autre mot !) : Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

Voir la réponse, … et rigoler un peu !! Soit afficher le blog, soit la capture d'écran.

mardi 3 juillet 2007

Nouvelles carrières (suite)

Sur le blog des "Nouvelles Carrières", Jean Pralong revient sur sa conférence bordelaise et fait une copie de sa présentation. Voir ici.

Les consultants, experts, indépendants, formateurs, etc., qui pratiquent au quotidien les nouveaux modes de fonctionnement décrits par Jean Pralong, sont invités à commenter, apporter leur témoignage.

vendredi 29 juin 2007

Les nouvelles carrières, les consultants les pratiquent !!


Hier, à Bègles, l'AREPT(*) organisait, en partenariat avec l’association NGRH(**), une conférence-débat avec ce titre “Les carrières sont mortes, vive les nouvelles carrières”. L'invité était Jean Pralong, Psychologue et enseignant au Département "Stratégie, Hommes et Organisation" d'ESCP-EAP (PARIS).

Parmi les idées à retenir, Jean Pralong rappelait que les entreprises ont besoin d’agilité, de créativité et de flexibilité, d'où le recours notamment à la sous traitance et à l’externalisation, qui génère quelques-unes de nos missions. Par ailleurs, il ajoutait que les salariés attendent toujours plus de leur emploi, et recherchent le changement, le progrès, la créativité… Changer d’employeur est plus facile ; créer une entreprise est tentant. Créer son activité, comme nous le faisons, est un prolongement logique, pour les prestations de services intellectuels.

Les changements viennent le plus souvent des individus, qui ont maintenant un rapport très “contractuel” avec leur entreprise : on veut tout de suite de la motivation, du développement, de la créativité. Les plans ou promesses de carrière n'engagent que ceux qui y croient !! Les promotions linéaires, hiérarchiques, ont vécu… dans la plupart des cas, même si certains grands groupes essaient de croire encore dans la valeur "loyauté". Les nouvelles carrières sont celles des experts, des entrepreneurs, des parcours multi-entreprises, avec les situations pluri-statuts (salariat, intérim, indépendance, …).

Pour Jean Pralong, il en découle une première compétence à développer chez les individus et à promouvoir de la part des DRH : la compétence à s'orienter. Celle qui permet d'être acteur de son appréciation de performance, pour se donner du sens, associer ses compétences, promulguer sa stratégie, pratiquer la veille quotidienne et se doter d'un cadre de référence en propre. Ce dernier point est majeur, car Jean Pralong a observé des situations réelles dans diverses entreprises et a pu observer la différence de résultats entre deux grands systèmes de référence : marché de l'emploi régulé vs chaotique, évolution par vocation vs opportunisme, enjeu de carrière centré sur le développement personnel vs l'évitement du chômage, la volonté de contribution stratégique vs technique, la vision des collègues comme de simples pairs vs des partenaires, et le rapport au n + 1 comme partenaire vs donneur d'ordres.

En la matière, ce sont les ressources qui créent la valeur, et non plus l'adaptation à un marché. De même, qu'un marketing produit s'appuyant sur une analyse classique (SWOT ***), ne donne aucun avantage concurrentiel décisif. A ce sujet, voir l'article “ Microsoft décline… mais pas seulement ses technologies !” dans MacPlus, qui conclut par ceci :
Il ne s’agit rien de plus qu’un simple constat clinique, ou plutôt l’illustration de ce que Steve Ballmer le CEO avait lui-même décrit comme le modèle industriel de son entreprise, devant les étudiants de la Stanford Graduate School of Business : trouver une idée, et en tirer le maximum de revenus possibles en la déclinant au maximum, jusqu’à plus soif… La différence entre déclin et déclinaison, quelle que soit la racine commune, tient décidément beaucoup moins à la désinence qu’à l’état d’esprit. Un peu comme dans innovation par exemple…
En comparant Microsoft (ou Sony) avec Apple, à propos du raz-de-marée iPod, qui pourrait se renouveler avec l'iPhone, on voit bien que Steve Jobs, patron d'Apple, a d'abord regardé les talents et les technologies qu'il avait en interne pour créer son iPod puis son iPhone, quitte à acquérir des technologies complémentaires pour boucler le produit innovant. De son côté, Microsoft a essayé de copier laborieusement divers produits, concepts et logiciels (comme d'habitude !), pour coller à un besoin du marché identifié à un instant donné.

Pour Jean Pralong, la même classique démarche "SWOT” appliquée au marché de l'emploi amène aux impasses ou insuffisances des divers organismes censés favoriser le retour à l'emploi.

Alors, que faire, quelles pistes de réflexions pour les acteurs RH ? Jean Pralong nous en a livré quelques-unes :
• Reconnaître et développer les compétences et la diversité.
• Accepter les comportements "mercenaires" des cadres.
• Aider les personnes qui ont une vision du monde inadaptée à agir sur leur système de référence.

En somme du cognitif et du comportemental.

D'autres idées sur le blog de l'auteur.

(*) AREPT = Association Régionale des Psychologues du Travail
(**) le site de NGRH.
(***) SWOT analysis = analyse forces/faiblesses, opportunités/menaces (de l'anglais Strenghts/Weaknesses, Opportunities/Threats

mardi 26 juin 2007

Victimes de la tyrannie technologique ?


Un livre paru il y a quelques semaines fait parler de lui. Sous le titre “La tyrannie technologique : critique de la société numérique”, il dresse un bilan de notre société numérique, avec la destruction du lien social, la vitesse, la superficialité et le profit.

Pas encore lu, mais visiblement ses auteurs critiquent sévèrement ”l’invasion technologique et ses ravages - télévision, Internet, portable, biométrie, puces RFID (radio frequency identification, permettant de détecter un objet ou une per sonne) -, acceptés sans sourciller par une société endormie, disent-ils, par le mythe du progrès.”

De la critique à l'activisme, il n'y a qu'un pas que certains franchissent, puisque j'ai relevé ceci. :
“Une majorité (58 %) des 742 experts interrogés par l’institut américain Pew [en septembre 2006] imagine que, d’ici à 2020, des groupes de Refuznik (les «tech-refuzniks») hostiles à la technologie apparaîtront et pourront avoir recours à des actions terroristes pour perturber le fonctionnement de l’Internet.

vendredi 15 juin 2007

Vendre du conseil

Dans son blog, Thierry Do Espirito, écrivait cette semaine que les consultants se posent la question, “au bout de quelque temps d'activité : comment faire pour vendre plus de conseil. Et par voie de conséquence pour vendre moins de production ?

Ce qui revient à ré-évaluer sa position d'expert. D'où l'intérêt de “faire évoluer son métier pour apporter plus de valeur ajoutée”.

Ensuite, Thierry Do Espirito rappellait qu'il faut les mots pour le dire : ne pas hésiter à “parler d'un cabinet conseil, d'un département Conseil ou d'un consultant free-lance […] afficher la couleur.

Ensuite, il y a la qualité d'écoute et d'analyse : “identifier ce qui se passe”. Et, bien entendu “la méthodologie : […] des outils […] des livrables très concrets“.

Thierry Do Espirito concluait en disant que "le conseil, ce n'est pas un monde de gourous délivrant quelques oracles sentencieux (il y a en plein les plateaux télé, en ce moment). C'est un univers d'experts capables de proposer des solutions de communication qui marchent et qui donnent des résultats.“

Pour lire son billet.