jeudi 31 juillet 2008

Le beau joujou qui demande à être touché

Le beau joujou est arrivé par Chronopost. Et moins de 5 minutes après l'ouverture du paquet, la synchronisation avec le carnet d'adresses et les agendas une fois réalisée, je naviguais sur le net ! 


Heureusement, ledit Matthieu qui se veut "à contre courant", en listant les 8 bonnes raisons de ne pas acheter d'iPhone 3G, se surprend quand même à plusieurs notes positives, comme celle qui introduit son article : ni HTC ni Samsung, ni Nokia, ni RIM ou Sony Ericsson n’ont encore rejoint l’ergonomie made in Apple

Le meilleur résumé de ce qui fait la différence avec les autres soit-disant "smart phones" vient d'un autre chroniqueur du même site (Dimitri Charitsis) qui introduit son dossier avec cette phrase : une confrontation entre le dernier né d’Apple et l’un de ses prétendants ? Soyons sérieux, qui peut prétendre concurrencer l’iPhone 3G aujourd’hui ?

Car, en effet, sa conception est nativement tactile*, intuitive et d'apprentissage très simple ! Au point qu'on n'imagine pas qu'il peut exister un manuel (téléchageable sur le site Apple, en pdf) ! Sauf quand on s'étonne de ne pas trouver de fonction copier-coller — absolument indispensable et promise pour la prochaine mise à jour du système !! 

Extraits et commentaires de l'article qui résument bien ce que l'iPhone apporte à un consultant nomade : au premier abord, c'est un objet d’art (ce qui peut flatter nos pauvres egos) ; ensuite, c'est une alternative à l'ordinateur (très pratique, quand on n'a pas son ordinateur portable ou qu'on ne peut ou ne veut pas l'ouvrir) ; c'est enfin et surtout un terminal mobile intégré (qui permet de naviguer sur le net, de voir comment se rendre à un rendez-vous avec la fonction GPS, de gérer son ou ses agendas mieux qu'un Palm du siècle dernier, de consulter ses mails et d'y répondre, de montrer des documents, des images, des vidéos, etc.). On serait presque tenté de dire que c'est accessoirement un téléphone, puisque le téléphone n'est qu'une des possibilités de communication avec les autres.

(*) tactile… et donc laissant des traces de doigts ! La lingette est la bienvenue, pour ne pas avoir l'air trop souillon ! L'iPhone aime être touché, au propre (et forcément au sale !) comme au figuré !! Et on est touché par tant de réactivité et d'efficacité ! La version 2008 est devenue un objet plus professionnel, et c'est tant mieux pour les consultants !!

jeudi 17 juillet 2008

Le marché de mode du coaching à tout faire …

On trouve de tout — et parfois n'importe quoi — dans la mode envahissante du "coaching". C'est ce que je vois ici ou là, et c'est ce qui rend difficile le positionnement des "coachs" qui essaient de faire valoir leur sérieux.

Accompagner les individus — parfois les équipes — est un vrai métier. Qui est susceptible de l'exercer le mieux ? La personne qui a un "diplôme de coaching" de telle ou telle enseigne ou association ? Ou bien celle qui a vécu les situations professionnelles (ou personnelles) de celle qu'elle accompagne ? Ou les deux ? Je serais tenté de dire les deux, avec la primeur au vécu, en tous cas au vécu de l'entreprise, de l'économie, du monde du travail, etc.

L'article publié ce jour dans Newzy fustige les gourous et l'appât du gain de ceux qui donnent une si mauvaise image à une méthode galvaudée, utilisée à toutes les sauces. L'introduction est sans nuances : "Le marché de la détresse psychologique ne pouvait pas échapper aux pros de la manipulation mentale. C’est par la formation qu’ils font leur beurre…"

Coachs ou gourous ?
Newzy.fr - 17-07-2008

vendredi 27 juin 2008

Avantages et inconvénients des solos


Question posée par l'APCE à une créatrice d'activité solo : "Pour vous, quels sont les avantages et les inconvénients de travailler en solo ?Ses réponses…

Les avantages sont nombreux : je suis indépendante, autonome et responsable de mes décisions. Sur un plan plus personnel, je me sens épanouie et assez fière d'avoir réalisé cela moi-même.

Pour les inconvénients, je pense que beaucoup de personnes idéalisent la création d'entreprise. Comme je l'ai dit, la solitude est importante et il faut vraiment s'y préparer. Le stress est également présent et personne ne peut le gérer pour vous. Il faut également savoir que l'on ne "décroche" jamais. Enfin, les contacts avec les administrations et les banques ne sont pas toujours aisés au quotidien. Il est nécessaire de bien choisir ses interlocuteurs.

Commentaires : du côté des consultants autonomes et salariés d'une entreprise de portage salarial, il est plus rare d'idéaliser la création de son activité. Certains ont choisi cette démarche pour gérer une seconde partie de carrière, pour gérer leur vie personnelle, pour répondre de manière plus souple à des donneurs d'ordre multiples.

De même, les problèmes administratifs ou bancaires ne se posent pas, puisque le consultant ne s'est pas inscrit au registre du commerce et n'a pas besoin de concours bancaire.

Pour autant, il est vrai qu'il peut souffrir de solitude et que le stress commercial n'est pas partageable dans le cercle privé, et s'il l'est c'est parfois inefficace ou négatif.

Comment font les solos "portés" ? Tout naturellement, ils ressentent le besoin de partager, d'échanger, de développer du réseau, bref de retrouver ce qui fait le lien social ou le soutien moral qui était présent en entreprise. La différence est que les solos peuvent choisir les membres de ce réseau professionnel, et c'est mieux ainsi, car plusieurs collègues me disent que 2/3 à 3/4 de leur "business" se fait par le réseau au sens large du terme : clients, collègues, partenaires, contacts, etc. D'où l'intérêt des clubs, des formations et des dispositifs de mises en relation professionnelle et conviviale chez ITG, notamment, qui font la différence entre le service de base (purement administratif et financier) et l'appartenance à une organisation véritable.

(*) Pour lire le dossier Créer en solo de l'APCE

lundi 16 juin 2008

Le marketing du consultant : du personnel pro !

Intéressant billet de Thierry Do Espirito, il y a quelques jours ! Il y parle de "Marketing Personnel", sujet qu'il traite dans des journées de formation, co-animées avec Marc Traverson.

Je retiens ces quelques points :

• au sujet des profils laissés sur le net, il insiste la nécessité de les relire, de les actualiser, de faire le ménage.

• mais surtout, il recommande de garder la tête froide face au tourbillon de ceux qui se font appeler les réseaux "sociaux", en retournant aux questions de base : Quel est mon projet ? Qu'ai-je envie de faire ? Les outils ne sont rien s'ils ne sont pas mis au service d'une stratégie personnelle. C'est ainsi qu'on se définit soi-même, en tant qu'individu en lien direct avec son offre de service.

• ensuite, il nous dit qu'il faut faire ce qu'on a envie de faire, de ne pas laisser les autres décider pour soi, de cultiver sa "marque".

• enfin, il nous explique la nécessité de "distribuer" son image (carte de visite, autres supports) car, pour les consultants indépendants ou autonomes, c'est une condition absolue de survie ou de longue vie. Comme il le rappelle : Les affaires vont bien, vous avez du boulot jusque là ? C'est le moment de réfléchir à votre stratégie, aux partenariats de demain, aux vaches maigres d'après demain. Qui vous connait, à part vos contacts habituels ? 

lundi 9 juin 2008

iPhone 3G, futur meilleur ami du consultant nomade


Le 17 juillet, Orange vendra le terminal mobile deuxième génération d'Apple.

Deux fois plus rapide que la première génération, deux fois moins cher !! La 3G, le GPS inclus, le courriel d'entreprise Microsoft Exchange. Pour les consultants autonomes, Apple va fournir les mêmes fonctions qu'un serveur Exchange, avec le service MobileMe (79€ par an), qui donnera la synchro (contacts, agenda, courriels, 20 Go de fichiers et galerie photos) avec tout ordinateur Windows ou Mac, avec l'iPhone ou l'iPodTouch. Le tout compatible avec les trois courrielleurs du PC (Outlook, Outlook Express, Windows Mail), et bien entendu ceux du Mac (Apple Mail et Microsoft Entourage).


Quelles conséquences ? Plus besoin de Palm ou autre PocketPC ! Plus besoin de "smart phone" — soi-disant téléphone intelligent !!?? — comme le proposent Nokia ou autres ! Les consultants nomades vont pouvoir gérer leur activité avec un outil connecté (wifi, 3G), autonome (on peut se déplacer sans son ordinateur), tout-en-un (on peut aussi lire sa musique, ses vidéos, ses fichiers bureautique habituels*), communicant (courriels, sites web avec ses clients ou autres contacts).

Plus qu'à patienter !!

Tout savoir sur l'iPhone 2, en allant sur le site Apple

(*) Prise en charge des formats iWork, PDF, JPEG, Microsoft Word, Excel et PowerPoint

samedi 31 mai 2008

Comment exploiter les prestataires individuels

Il y a quelque temps, une formatrice me demandait comment réagir face à un organisme de formation qui lui proposait d'animer des stages à 15 € de l'heure, en sous-traitance. La perspective d'en tirer environ 7 € de l'heure en salaire net ne l'enchantait pas particulièrement. C'est exactement le SMIC horaire net !!

Ma réaction était de lui conseiller de répondre qu'elle préférait faire du repassage pour rendre service à une personne âgée qui va la rémunérer en Chèque Emploi Service. Elle toucherait deux fois plus ; son "employeur" aurait à payer les charges sociales, puis récupérerait un peu plus que les charges en réduction ou crédit d'impôt.

Mais voilà que je lis la mésaventure arrivée à une amie de Facebook et de la vie réelle : elle raconte ce qu'elle a ressenti quand on lui a proposé une collaboration au tarif de 12,5 euros de l'heure. Lisez-le : ça vaut le jus !



Les traducteurs, depuis longtemps, sont devenus des "smicards" sous-payés. Il y a quelques mois, une offre d'emploi de l’ANPE, proposait 13 euros de l’heure pour traduire un roman du français en arabe, effectuer les tâches ménagères sans oublier de faire les courses!!

A qui le tour ? Bientôt celui des informaticiens ? On aurait tord de se gêner !!

Mais qui sont ces "exploiteurs" ? Souvent des toutes petites sociétés, comme ces organismes de formation "en chambre", comme on dit, créés, animés et gérés par une seule personne, qui sortent des plaquettes ronflantes ou portent beau sur le net. Croient-ils avoir affaire à des gogos, ou simplement font-ils le pari qu'il y aura toujours quelques gogos pour les enrichir ?

mardi 27 mai 2008

Agir sur sa carrière, créer son propre emploi

Les consultants le savent bien : les carrières ne sont plus linéaires, ni véritablement gérées par les entreprises. Même si la GPEC est beaucoup mise en avant, est-elle un outil de gestion, est-elle prévisionnelle, agit-elle de façon significative sur l'emploi ?

Ceux qui conseillent, forment et accompagnent les acteurs RH en entreprise ont parfois du mal à faire passer le message aux financiers qui ont souvent pris la place des investisseurs classiques, des entrepreneurs ou des "développeurs" que nous connaissions au siècle dernier. C'est ce que disait Pierre Blanc Sahnoun, en clôture du Colloque, organisé à BeM, le mois dernier.


Nouveaux rapports à l'emploi, aux carrières et au travail, tels étaient les thèmes de ce Colloque. La plupart des témoignages intéressants et des enquêtes présentés ont fait ressortir la prise en main croissante de son propre destin professionnel par les individus. Accompagnés par leurs entreprises, par les institutionnels ou par les associations, ils ont davantage de chance de ré-orienter leurs perspectives professionnelles.

Pour lire et voir le résumé des interventions, suivre ce lien.

Parmi les consultants, prestataires ou autres intervenants que je rencontre aux quatre coins de l'Aquitaine, il y a les retraités et futurs retraités qui veulent se rendre utiles et faire profiter de leur savoir-faire. Ils savent bien que leur nouvelle carrière n'a plus rien à voir avec la précédente. Je vois aussi de plus en plus de jeunes — et encore jeunes — qui veulent donner un nouveau départ à leur carrière ou rebondir à la suite d'une rupture professionnelle : ce sont également des candidats à la création de son propre emploi. Et puis, il y a les créateurs d'entreprise. Or, il existe des solutions précisément "créatives", alternatives à l'inscription au registre du commerce, ne serait-ce que pour valider leur projet et tester leur marché : le temps partagé, pour les opérationnels, le portage salarial, pour les prestataires ou consultants.


A ce sujet, le Salon de l'entreprise se tient les 4 et 5 juin à Bordeaux-Lac. Les organisateurs innovent cette année, en proposant un parcours en 7 étapes pour valider les projets d'entreprise des visiteurs. ITG, accompagnateur des créateurs d'activité solo, sera présent dans la zone dédiée à la seconde étape des créateurs : "je valide mon projet". Pour avoir d'autres informations et réserver son badge d'entrée gratuite (afin d'entrer plus vite), suivre ce lien.

vendredi 23 mai 2008

L'association NGRH fête ses 20 ANS le 14 juin 2008


L'association réunit des professionnels de la gestion des Ressources Humaines ou des personnes souhaitant s’orienter vers ce domaine d’activité qui veulent échanger, partager, réfléchir sur les enjeux de la fonction RH, le tout de manière conviviale.

Elle organise donc son anniversaire avec ses présidents, ses partenaires, ses adhérents et ex-adhérents. Elle accueillera aussi avec plaisir ses sympathisants et les personnes qui voudraient la rejoindre. Une occasion festive pour faire connaissance !!

Comme le dit l'invitation, accessible depuis le site NGRH, cette journée d'exception se tiendra le samedi 14 juin 2008, au Château Grattequina (Blanquefort).

Programme :

11:30 Accueil des Présidents et cocktail
12:30 Déjeuner
14:30 – 18:00 Après-midi ludique, NGRH met en musique les valeurs actuelles et futures de l'association.

Voir l'article de Sud-Ouest du 16 mai.

jeudi 22 mai 2008

Un billet d'humour et d'humeur sur le DIF


Sous le titre provocateur "DIF : Dissuader d'Investir en Formation", l'auteur du billet publié par le blog de Formaeva, explique que le DIF est "plutôt pensé comme étant un Droit à la Consommation de Formation".

Pour lire le billet.

Jonathan Pottiez fait mention de l'étude "La formation professionnelle des adultes : un système à la dérive", réalisée par Pierre Cahuc et André Zylberberg (10 juillet 2006), qui se termine par la recommandation de "supprimer le dispositif du droit individuel à la formation et réorienter la dépense publique en offrant à des publics en difficulté des formations longues, intensives et ancrées dans le secteur marchand".

L'auteur du billet, quant à lui, suggère notamment de ne pas mettre la charrue avant les bœufs !! Extrait : "Partir des besoins réels de formation (et non des envies !), puis penser aux aspects juridiques et financiers en second (comme trouver le moyen d'intégrer le DIF dans le plan de formation), c'est probablement une séquence plus logique que procéder dans le sens contraire."

Pour nous, consultants ou formateurs, c'est toujours la même histoire, depuis des lustres : investir sur le développement des compétences ou dépenser un budget qui doit l'être en faisant un cadeau à des personnels qui n'en ont pas forcément le besoin ou l'envie.

mardi 13 mai 2008

Le harcèlement psychologique décrypté par des "coachs"


L'association NGRH organisait la semaine dernière au Mégarama (Bordeaux-Bastide) une projection privée d'un film passé un peu inaperçu, lors de sa sortie en septembre 2006 : Fair Play.

Comme annoncé, l'histoire était celle de "petits défis pas très sport entre salariés, une comédie féroce sur la vie en entreprise".

Le réalisateur, Lionel Bailliu, était parti de l'idée de parler de "harcèlement psychologique à travers des séquences de sport."

A l'issue de la projection, Eric DAZOLS (formateur en management et coach) et Francis ZUAMABAR (fondateur du CRET) ont conduit un débat fort intéressant, prolongé par d'autres échanges conviviaux autour du buffet qui a suivi.

Résumé du film : Quand les salariés de l'entreprise ne sont pas au bureau, ils se réunissent sur les terrains de sport afin de libérer le stress accumulé. De l'aviron au squash, du parcours de santé au canyoning en passant par le golf et la piscine, patrons et employés profitent en réalité de l'occasion pour régler leurs querelles intestines au cours de duels sans merci... Un patron dominateur compulsif, une nouvelle recrue à l'arrivisme forcené, un cadre calculateur et machiavélique et une employée trop victime pour être honnête règlent leurs comptes sur les terrains de sport. La sueur se mêle à la manipulation, la domination sportive se transforme en harcèlement et la résistance physique devient le dernier rempart contre le licenciement...

Pour voir la bande-annonce.

Lire aussi une critique de Caroline Leroy, qui reprend quelques-unes des idées échangées ce soir-là au Mégarama.