samedi 26 janvier 2008

La dictature de la finance et le déclin de l'économie

Quand on glosait sur la bulle financière de l'internet, on sait maintenant que certaines entreprises avaient un avenir, car elles créent maintenant de la valeur.

Alors que maintenant les financiers fous, irresponsables et criminels ont pris le pouvoir sur les entrepreneurs : seule la croissance forte de valeurs — qui n'en sont pas — les fait vibrer. Ils shootent leurs “traders” à coup de jeux sophistiqués, mis au point par des jeunes qui ne savent pas ce que veut dire créer, vendre, gérer des produits ou des services réels et qui gagnent des “bonus” ahurissants. Qu'ont-ils fait ces voleurs de valeurs ? Ces destructeurs d'avenir !

Où est passé le trio vertueux pour créer de la richesse ? Des clients qui aiment les produits de l'entreprise, dans laquelle les salariés aiment créer et travailler, et pour laquelle un entrepreneur a mis ses économies et son enthousiasme pour développer son projet. Le cas échéant, l'entrepreneur a su convaincre des investisseurs de contribuer, pour s'associer aux autres acteurs, venir en appui, mais pas les écraser.

Des analyses très intéressantes entendues sur deux radios d'info : Europe 1 et BFM.

Si vous n'avez que 3 minutes, écoutez la courte interview d'un patron d'entreprise qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'était dans l'émission “Faites comme chez vous” de Pierre-Louis BASSE, sur Europe1, samedi 26 janvier 2008 (lecteur ci-dessous) :



Eric Renard, Porte-parole de la fédération des entreprises et entrepreneurs de France, nous dit qu'il faut que Daniel Bouton soit démis immédiatement.

Si vous avez 9 minutes, écoutez quelques extrais du Grand Débat de BFM, le vendredi 25 janvier 2008, sur le thème “Economie : fin de partie ?” (lecteur ci-dessous) :



Les intervenants parlent du système bancaire, de l'économie déconnectée du réel, et de la crise durable. Liste complète :
- Christian David, rédacteur en chef de l’Expansion
- Anthony Bellanger, chef des informations au Courrier International
- David Victoroff, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles
- Michel Aglietta, Professeur d'économie à Paris X Nanterre
- Christophe Donay, Directeur de la recherche économique et de la stratégie d'investissement
- Pierre Henri Leroy, Président de Proxinvest

vendredi 25 janvier 2008

Bordeaux 33, un hub de Viadeo qui se poursuit dans la vie réelle


"Carrières & Opportunités", c'est le thème fédérateur des membres du hub Bordeaux 33.

Tous les mois, le 4ème jeudi, ses responsables alternent une soirée repas et une soirée apéritif. Hier soir — au restaurant “Les 3 B” — j'ai pu revoir, dans un autre environnement, des collègues, des contacts et d'autres encore.

Ce cher Jacques CARREAU, avec Camille et Magali, accueille chacun avec le sourire. L'apéro est sympa, puis une partie des visiteurs s'éclipse discrètement. Ensuite, on a eu 3 présentations de Cabinets de recrutement : deux sans surprise, classiques, présentant bien, mais surtout un fort original, atypique, qui place les militaires en reconversion dans le civil*. Deux associés s'en occupent — Christiane Aurensan, depuis un an, et Didier Desvergnes, tout récemment. L'intervention de Christiane a amené un vent de concret, avec des explications simples, directes et des réponses itou. Bravo Christiane !

Ensuite, d'autres membres se sont évanouis dans la nature, le "solde" restant pour partager un repas mono-plat, qui a surpris quelques personnes …

A la prochaine !! Et bravo encore pour le temps consacré par les organisateurs, pour préparer, annoncer, recevoir.

(*) le Cabinet s'appelle CabMili ; pour voir le site.

samedi 19 janvier 2008

Réseaux sociaux : passer du virtuel au réel

C'était jeudi dernier. Le Club Commnication* se réunissait, comme tous les mois. C'était chez ITG, à Paris. Un réseau bien réel qui a été créé à l'initiative de communicants solos, ayant choisi de développer leur activité de conseil, formation, prestations (web, print) de façon autonome, sous statut de salariés.

Parmi les sujets de la réunion, Marie-Jeanne Marti, co-auteur du livre "Cultiver vos réseaux", a apporté un témoignage vivant et personnel de son vécu en matière de réseau. Internaute depuis 10 ans, comédienne, auteur, consultante, Marie-Jeanne pratique les réseaux du monde réel depuis toujours : c'est sa nature. Elle parle aux voyageurs qui lui font face, dans les trains, les métros ; elle engage la conversation avec sa boulangère… Donc, pour elle, rien ne vaut une rencontre, une discussion, un partage dans la vie réelle.

D'où vient l'explosion des réseaux sociaux ? Peut-être du bouche-à-oreille et du "buzz" relayé par tous les media, mais, ans doute, surtout de la simplicité et de la rapidité avec laquelle on peut (r)entrer en contact avec un nombre incroyable d'individus et de groupes, dans sa "tribu", sa région, son pays et même aux quatre coins du monde. Mais qu'en est-il lorsque des groupes, des "hubs" se réunissent ? On retrouve tout bonnement les modes de relation de tout être humain !! On a les apparences physiques, les codes vestimentaires, les "looks" divers, les freins psychologiques.

C'est alors qu'on retrouve le besoin de savoir "commercer", échanger, donner pour recevoir, comme dans toutes les interactions sociales normales. Pour Marie-Jeanne, c'est tout simplement d'éducation dont on a besoin, de bonnes manières, de savoir-vivre.

Les "réseaux sociaux" ne sont peut-être pas aussi "sociaux" qu'ils le croient !! Bien virtuels, "agiles" comme on dit maintenant, ce sont avant tout des accélérateurs d'échanges épistolaires, de rencontres potentielles.

Pour en savoir plus sur les réseaux sociaux, voir l'enquête "Réseaux sociaux, la déferlante", sur le site Isobar.

(*) cette séance du club comm réunissait quelques consultant(e)s, dont Catherine Monnier (Communication et Marketing par SMS, Groupe Agile Communications"), Béatrice Limal (Une perle en écriture), Laurence EVRARD (Conquête et Fidélisation de Clients), Marie-Christine Léger (Conseil en stratégie NTIC"), Sandrine Victoire (Formation, Coaching, Conseil).

vendredi 11 janvier 2008

Il faut bien manger… ou il faut manger bien

Ce blog ne traite pas des sujets culinaires. Quoique !! Les travailleurs intellectuels indépendants ou autonomes ont besoin de plaisirs simples et d'une bonne hygiène de vie, qui passe par une nourriture équilibrée !! D'où le titre : il faut bien manger (quand on bosse et qu'on vit comme les autres êtres humains) ou il faut manger bien (quand on pense à son équilibre de vie, et qu'on goûte les plaisirs de la vie, sinon pourquoi bosser ?).
Sur l'un des blogs d'Hélène — une fille du web 2.0, comme elle s'annonce, très productive et facile à lire —, on trouve ceci qui parle des fromages qu'on assassine : Le documentaire récent sur France 3 parlait beaucoup du camenbert au lait cru, mais Hélène — Normande au départ et qui a même travaillé chez Lanquetot ! — ne boit plus de lait de vache ni ne mange plus de fromages de vache !! Adoptée par les aquitains, depuis quelques années, elle mange plutôt le fameux Ossau-Iraty, au lait de brebisse, comme on dit chez un industriel du n'importe quoi.
Pour compléter l'article d'Hélène, je voulais juste ajouter que ce cher Daniel Schneidermann, viré des lucarnes, remet le couvert sur le net. Et il a fait un bon dossier sur le docu de Périco sur France 3, incluant des bonus commentés par Périco soi-même. Le premier clip commence par une intro de Schneidermann, un peu longue et chiante, à son habitude de communicant pas très communicatif !! Ensuite on a Périco débatant avec Elisabeth Lévy, chroniqueuse un peu foldingue, mais marrante qui officie aussi sur Europe, chez Morandini. A voir et à écouter, pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur l'émission, la censure, les coupures au montage.

samedi 5 janvier 2008

Dans la publicité,… on se moque de la pub !!

Un grand classique de l'autodérision !! Publié en décembre 2006, sur le très prolixe "such a blog", on se marre vraiment !!



Certains consultants ne singent-ils pas les "communicants", en faisant — comme eux — de la communication à sens unique, ce qui s'appelle de l'auto-promotion, quand on ne veut pas choquer en parlant de "masturbation intellectuelle" !!

vendredi 28 décembre 2007

iPhone : dans la hotte du père Noël ou dans quelques mois ?


L'un des outils rêvé du consultant nomade est arrivé il y a un mois en France. Files d'attentes le soir de la sortie chez Orange, cours de l'Intendance à Bordeaux, ou Champs-Elysées à Paris, comme on l'a vu sur M6 (émission Capital).

Quand on l'a vu, touché (attention aux maniaques !! les doigts gras laissent des traces !!), quand on en a assez de synchroniser ses outils nomades — Palm, mobile — avec son ordinateur portable, quand on se déplace en train, quand on manque de place pour ouvrir l'ordinateur portable … on s'impatiente !!

Mais fallait-il craquer pour Noël ? Si vous l'avez fait, on attend vos commentaires !! Ou bien fallait-il (faudra-t-il) le craquer ? Pour avoir d'autres fonctions que celles prévues par Apple ? Là encore, vos commentaires sont les bienvenus !!

Quelques liens :
- l'article du JDD
- les projets d'Apple pour le futur iPhone
- le blog iPhone

vendredi 21 décembre 2007

Un réseau convivial de blogueurs bordelais qui entreprennent


Sympathique dîner, mercredi soir à Bordeaux, avec 14 “réseauteurs" natifs de l'Aquitaine, ou plus ou moins fraîchement arrivés/revenus dans la région. C'était une initiative d'Hélène Frébourg, normande d'origine, aquitaine d'adoption (pas la blonde d'Aquitaine ! mais, en tous cas, largement investie dans la promotion des producteurs agricoles). Une amie aux multiples facettes, avec deux identités sur la blogosphère, où sa plume excelle de vitalité.

Ses amis et confrères, présents au dîner, sont, pour la plupart, indépendants, créateurs de leur entreprise ou activité autonome. Ils partagent avec elle l'intérêt pour ce qu'il est convenu d'appeler les "réseaux sociaux". Beaucoup sont sur Facebook, même s'ils ont, sagement, très peu renseigné les infos personnelles sur la plateforme "big brother" ou "big danger" (voir le billet du 9 décembre : Le monde du virtuel est-il une drogue pour vous ?).

Sur ce blog, le reportage avec photos de la belle soirée Networking & Gourmandise à Bordeaux.

samedi 15 décembre 2007

Parlons-nous bien français, in the text ?

J'entends, jour après jour, certains journalistes nous appauvrir la langue avec des mots de la médiacratie — devrais-je dire de la médiocratie !? La bouillie ressemble à ceci : “Alors, en fait…, il a été nominé au dernier prime, ce qui est devenu récurrent, en fait…, même si le concept de l'infotainment a besoin d'être customisé.”

J'entends, jour après jour, certains consultants nous balancer des merveilles d'affirmations qui abusent trop de gens. Le franglais ressemble à ceci : “il est important de réaliser l'update avant la prochaine release, sinon le système ne sera pas supporté, car nous avons besoin de tracer (tracker !?) les utilisateurs finaux (finauds !?) de manière positivement proactive …”

Du côté des "coachs", c'est pas mal non plus. La musique du gourou ressemble à ceci : “après l'avoir briefé sur ma méthodologie, afin d'adresser efficacement sa problématique, j'ai vu qu'il était mieux positionné et qu'il pourrait saisir cette opportunité pour solutionner les dysfonctionnements.”

Ne parlons pas des blogueurs !! Il serait sans doute facile de repérer des mots ou expressions qui témoignent d'un relâchement de ma part !! Et pan sur le bec !!

Si vous voulez vous amuser, allez voir le Dicomoche !! Jean-Michel Gaudin, le responsable de ce site — hélas très moche graphiquement !! — est doté de pas mal d'humour, comme le montre cette petite illustration ci-contre.

Je termine par un exemple, parmi tant d'autres dans son dictionnaire des mots moches. Déformation de traducteur, j'ai regardé un de mes dadas — le mot facilitateur, du verbe "facilitater" ! Je facilitate, tu facilitates, il facilitate, nous facilitatons, … — et j'approuve ; habituellement, je disais "faciliteur/teuse", mais bon "facilitant" est pas mal et "facilitante" plutôt mieux.

dimanche 9 décembre 2007

Le monde du virtuel est-il une drogue pour vous ?

En échangeant avec d'autres blogueurs, dans le réel comme dans le virtuel, on réalise que les choses vont et viennent : on y passe beaucoup de temps, puis on met de côté ou on abandonne carrément. D'où ma question à ceux d'entre-vous qui utilisent le “web 2.0” : avez-vous ressenti une dépendance à un moment ou à un autre ?

L'exemple de la montée en puissance du web dit "social" est assez significatif. Pas mal de consultants, prestataires individuels et autres chercheurs de pistes — côté emploi ou côté mission — se sont engouffrés dans les réseaux de réseaux. Après Viadeo, Linkedin et autres, a débarqué la mode Second Life, puis "Fesse book", comme disent les méchantes langues ! Les "réseauteurs" ont investit du temps en virtuel ou en réel : en virtuel, pour envoyer des messages parfois très dispersés ; en réel, pour rencontrer physiquement les communautés auxquelles ils se sont identifiés, pour essayer de créer du vrai lien social.

Comme toujours, les limites sont humaines :
• D'abord, l'investissement en temps, considérable pour bloguer sérieusement, pour réseauter en rencontrant les autres. Car, le nombre de soit-disant “amis”, au compteur des sites sociaux, n'est rien d'autre qu'un chiffre sans signification. Lorsqu'il dépasse les 100 ou 150*, notre cerveau et notre mode de fonctionnement de modestes humains (la gestion du temps notamment) fait que nous ne pouvons plus les intégrer, ni en faire quelque chose.
• Ensuite, le besoin de se re-concentrer, pour éviter la dispersion improductive — voire compulsive pour certains—, comme ceux qui sont passés du jeu vidéo de leur jeunesse aux avatars, profils et blogs de leur nouveau contexte professionnel.

Pour autant, il y aura toujours ceux qui savent commercer naturellement avec les autres. Le medium web (social ou pas) n'est qu'un moyen pour démultiplier les choses, et pour accélérer certains contacts que les cercles de la vie réelle auraient pu ralentir, masquer ou bloquer.

Je me disais qu'il y avait là pour certains une chimère — l'illusion de la tribune et de la visibilité professionnelle pour qui n'a pas un projet solide, sérieux et original — et pour d'autres une addiction — la quête d'un lien social, peut-être déficient, ou la poursuite d'un graal inaccessible.

Et, ce matin, je tombe sur la chronique de Jacques Attali sur Europe 1.

Pour écouter la chronique (3 mn 40) :



Que dit l'excellent Attali ? Il nous raconte les ravages des méthamphétamines, une des principales drogues en usage aux Etats-Unis. Extrait : “Les méthamphétamines sont des médicaments, parfois prescrits sur ordonnance, et qui peuvent être avalés, reniflés, injectés en piqûre ou encore inhalés. Les dangers de cette drogue sont importants, car elle rend euphorique, agressif et augmente la confiance en soi. Il y a 30 millions de consommateurs dépendants, principalement aux Etats-Unis.

C'est surtout sa conclusion qui nous intéresse ici, car il nous dit que ces drogues, “symboliques de la modernité, aident à s'inscrire en apparence dans un monde de compétition, de tension, d'exaltation, dans un monde où la sensation immédiate remplace le projet”.

Ma conclusion est double : (1) sans vision et sans projet, le zapping internet, entre lecture et écriture, ne mène nulle part ! (2) en matière d'exposition, il faut sans doute raison garder, trouver le bon équilibre, pour profiter des apports indéniables du “ouèbe deux”, sans pour autant tomber dans les pièges d'un marketing parfois abusif. L'exemple de Facebook est révélateur : lire par exemple l'article du Figaro : Facebook rêve de vendre votre vie privée.

(*) Pourquoi n’avons-vous pas plus de 150 amis? La réponse sur ce blog.