jeudi 18 juin 2009

L'emploi, au cœur des enjeux à mi-année

"L'emploi des femmes et des hommes en Aquitaine, face à la conjoncture actuelle", tel était le thème d'une rencontre organisée par Objectif Aquitaine, et animée par Alain Ribet, le mercredi 17 juin, à l'hôtel Mercure Mériadeck, à Bordeaux.

Salle pleine pour un sujet qui réunissait Dominique COLLIN, déléguée régionale aux droits des femmes et à l'égalité, Jean-Yves BARRIERE, Crop Afpa, Luc VARENNE, direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, et un patron de PME, sous-traitante de l'aéronautique (dont je n'ai pas noté le nom).

C'est le témoignage de ce dernier qui m'a le plus intéressé. Arrivant du Salon du Bourget, il nous a expliqué sans langue de bois ses difficultés actuelles : baisse de commandes de 60 %, pas de visibilité sur ce que son client EADS va lui commander dans les mois à venir (puisque les compagnies aériennes n'en ont pas non plus, et que les tour opérateurs pas davantage !).

Que fais ce patron, qui a mis son capital et son enthousiasme dans son entreprise ? Il fait des pertes, il n'est pas abandonné par ses banques, il se prépare à aborder de nouveaux marchés, à sortir de nouveaux produits. Et pour y arriver, pour être prêt lorsque le moment viendra, il envoie en formation près de 30% de ses effectifs et développe le tutorat en interne. Tout pour éviter le chômage technique, ou le retarder, et la solution ultime des suppressions de poste.

On le voit, des solutions de vrai patron responsable, pas des lâchetés de grand commis interchangeables de grandes entreprises qui commencent par la fin : les suppressions de poste !

samedi 13 juin 2009

L'auto-entrepreneur fait moins rêver !

"TESTER SON ACTIVITE AVANT DE CREER SON ENTREPRISE", tel était le thème de cette manifestation organisée par la Maison de l'Emploi de Bordeaux, à Cap Sciences, le vendredi matin 12 juin. Les questions qui étaient prévues étaient celles-ci :

Mon projet d’entreprise tient-il la route ? Mon idée est-elle bonne ? Mon marché est-il suffisant pour me lancer ? Vais-je réussir à attirer des clients ? Mes prix sont-ils corrects ?


La Maison de l'Emploi voulait également présenter des "solutions intermédiaires pour tester son activité avant de se lancer et donc limiter les risques de la création d’entreprise". Elle avait donc invité une société de portage salarial, une coopérative d’activités et d’emploi, une couveuse d’entreprises (elle-même en gestation !) et le tout nouveau Club des Auto-entrepreneurs Bordelais (CAB).


Comme on le voit sur cette photo, l'assistance était très clairsemée*. Les questions, peu nombreuses, ont surtout été posées par Gabrielle Denis, créatrice de l'agence Editoile, auteur(e) du livre "Créer son entreprise", et "modératrice" de la séance. Son excellente connaissance des différentes solutions et statuts pour créer son entreprise a permis de compléter les successions de présentations qui ne voulaient aucunement traiter les questions initiales, mais seulement promouvoir trois solutions pour tester son activité.


Je retiendrai surtout l'intervention de Manon HOURDIN, la dynamique créatice de l'Agence Mieux Vivre, qui a réveillé l'auditoire. Son auto-entreprise est dans le domaine des services à la personne, pile-poil le type d'activité qu'a voulu favoriser le législateur, en créant ce nouveau régime. Cette Manon a l'enthousiasme des créateurs d'entreprise, elle ne s'arrête pas aux détails administratifs (même si parfois ils peuvent se révéler importants à l'usage), elle était faite pour communiquer son entrain aux futurs auto-entrepreneurs ! Evidemment, quand elle a présenté les tableaux de comptes que doit tenir tout auto-entrepreneur, elle a pu casser les rêves de certains, qui pensaient que simplicité de déclaration au départ rimait avec simplicité de gestion, chemin faisant. Peut-être ne connaît-elle pas Ciel Auto-entrepreneur Facile ou les services de Cap Gestion, proposés par une autre entrepreneuse bordelaise, mais en Sarl (Nathalie Dujardin).


(*) par comparaison, l'atelier auto-entrepreneur, il y a quatre mois, "jouait à guichets fermés" !

jeudi 11 juin 2009

Les CCI dans la tourmente de l'économie et de leur avenir

L'invité du dernier petit-déjeuner (mardi 9 juin), organisé par le mensuel Objectif Aquitaine, avant la pause des vacances, était Jean-Marie BERCKMANS, Président de la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie Aquitaine, mais aussi de la CCI de Bayonne Pays Basque.

Pas de langue de bois pour cet acteur de l'économie Aquitaine, qui avait récemment écrit au Président de la République pour l'alerter sur la situation de l'économie régionale !

Lors du petit-déjeuner, à la Cité Mondiale (7ème étage du Mercure), il a commenté les points qu'il estime litigieux concernant le projet de loi traitant de la réforme générale des politiques publiques (RGPP), et qui concerne notamment les CCI et les Chambres des Métiers. La Lettre des abonnés d'Objectif Aquitaine cite ses propos : “Je suis d’accord sur la volonté de mutualiser les services de back office, communication, comptabilité, ressources humaines… Pour le reste, c’est clairement une recentralisation, façon XIXe siècle, qui est voulue. On nous prive de notre patrimoine, on nous attribue nos budgets par l’entremise d’une Chambre de commerce et d’industrie de région, CCIR, qui fixe également nos objectifs stratégiques, sous la dictée de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie, à Paris. Nous ne décidons plus de rien… Les futures chambres de commerce et d’industrie territoriales ne seront plus que des guichets, sans outils pour dynamiser l’économie locale.”

Mais c'est surtout — actualité immédiate oblige — le tableau assez noir de l'économie de la région qui a frappé le public présent. Pas vraiment réjouissant d'entendre ce fin observateur des baisses de carnets de commande, de défaillances d'entreprise, des plans sociaux !

lundi 8 juin 2009

Des cadres seniors en harmonie avec eux-mêmes et leurs entreprises clientes

Des professionnels autonomes, il y en a partout en France, pas seulement en Aquitaine. On le sait, le portage salarial — un des statuts ouverts aux créateurs d'entreprises de prestations intellectuelles — a été créé à l'origine pour permettre aux quinquas de rebondir. Maintenant, il concerne en majorité d'autres populations : des femmes qui souhaitent gérer leurs temps personnels et professionnel, avec une meilleure qualité de vie, des jeunes (30 à 45 ans) qui veulent vivre un rapport au travail plus autonome, des retraités qui transmettent leur expérience, etc.

Pour autant, le cas des quinquas (oh !) reste très révélateur des discriminations et des pratiques en matière d'emploi. Je suis donc allé dans deux autres régions (Rhône-Alpes et région parisienne) pour rencontrer et recueillir le témoignage de plusieurs consultants, de métiers différents, ayant opté pour l'autonomie à partir de motivations différentes, mais tous très satisfaits de leur nouvelle vie. Au delà, une enquête réalisée l'an dernier, par l'Institut de Gestion Sociale (IGS) auprès de 131 personnes de plus de 45 ans, m'a été commentée par Erwan Poiraud, chargé de mission Recherche et Développement à l'IGS. Passionné de vidéo, j'ai enregistré et monté ces différents témoignages.

La vidéo obtenue a servi de lancement à deux tables rondes sur "le travail par missions des seniors", que l'Institut du Temps Géré (ITG) organisait, à l'occasion d'un colloque, le vendredi 5 juin, salle Clémenceau, dans l'enceinte prestigieuse du Sénat. La première table ronde a complété les témoignages des consultants et l'enquête IGS, pour traiter des spécificités de cette (nouvelle) forme de travail et de ce qu'elle apportait aux professionnels qui la vivent. La seconde table ronde s'est tournée vers les entreprises, et leurs expériences pour accompagner les seniors vers ces nouveaux métiers pour eux. Pour en savoir plus, voir l'article Quand experts et entreprises profitent pleinement du travail par missions, ainsi que l'article "Les seniors et le travail par missions" du site régional ITG Aquitaine.

samedi 6 juin 2009

Les entrepreneurs se cherchent au Salon de l'entreprise aquitaine

Bordeaux, les 3 et 4 juin 2009. Cette année, le Salon de l'entreprise aquitaine se tenait au centre de Bordeaux, Hangar 14. Météo aidant, les visiteurs semblaient retardés par une promenade sur les quais ! Ceux que j'ai vu ici ou là étaient comme d'habitude des personnes qui cherchent : une idée, un statut, un financement, des conseils, etc.

Et puis, il y avaient les conférences, la plus suivie étant celle traitant de l'auto-entrepreneur, avec des intervenants locaux (Adie, club des auto-entrepreneurs, etc.). Sans oublier l'incontournable François Hurel, ancien DG de l’Agence pour la création d'entreprise, auteur du rapport sur le développement de l'initiative économique et la création d'entreprise, remis au premier ministre, l'an dernier.



Comme on peut l'entendre sur cette petite vidéo, au milieu du brouhaha, il a une fois de plus vanté la "révolution sociale et sociétale" de l'auto-entrepreneur, "une vague qu'il faut prendre". Espérons que la vague ne se transformera pas en tsunami de l'emploi : accélération du chômage, principe des vases communicants entre les artisans et les auto-entrepreneurs, etc.

Si les aspirants entrepreneurs se cherchent, nos gouvernants aussi, en quête de la génération spontanée de création d'entreprises et d'emploi !

vendredi 29 mai 2009

La convivialité à Bordeaux, ça existe…


C'était le 26 mai, c'était à Bordeaux. C'était — semble-t-il — la dernière soirée version 1 d'un Club bien sympathique. Eh oui, mauvaises langues, ça existe la convivialité à Bordeaux ! Ce dîner spécial Avenir du Club Networking & Gourmandise (initialement un club informel, celui des Amis2Stella de La Rhune, créé par Hélène Frébourg) se tenait, comme précédemment Place du Parlement, au restaurant Chez Jean.

Depuis environ un an et demi, Hélène a su organiser des rencontres autour de ses deux passions : les producteurs de fruits, légumes, vins, etc., d'une part, les acteurs pros ou amateurs éclairés du "ouaibe-deux", d'autre part. L'idée donc est de faire se rencontrer dans la vie réelle des techno-communicants parfois un peu virtuels et des "viti- ou agro-producteurs", pour échanger, avoir envie de prolonger (pour certains), partager des moments autour de quelques verres et de plats agréables, bien présentés ou bien préparés.

Petite vidéo, en souvenir de cette soirée…



Quelle que soit la nouvelle mouture (version 2 donc), on ne peut que féliciter Hélène de tant d'enthousiasme ! Maintenant qu'elle a créé officiellement sa société (La Libellule Digitale), elle va naturellement se concentrer davantage sur ses clients. Ce qui ne veut pas dire abandonner le web, Facebook et les bonnes occasions de nourritures terrestres ou intellectuelles.

jeudi 21 mai 2009

Combien de créations d'entreprises ? Premières réponses en juillet


Deux fois plus de déclarations au répertoire de l'Insee que l'an dernier. La presse et le gouvernement se félicitent de cette formidable bouffée d'air, preuve que les français peuvent avoir l'esprit d'entreprendre.

Pour autant, se faire immatriculer n'induit pas forcément que l'on va démarrer : en avril, près de 50.000 auto-entrepreneurs se sont inscrits, mais seulement 10.000 se sont manifestés auprès des Urssaf. On commence même à voir arriver les premières radiations, suite à des déclarations de cessation d'activité au centre de formalités des entreprises (CFE) compétent, comme me le disait tout récemment une Chambre de Commerce et d'Industrie.

Les premiers éléments de réponse à la question posée viendront des chiffres du mois de juillet. La seconde échéance sera en janvier prochain, après une année de fonctionnement du régime, puisque seuls les auto-entrepreneurs qui auront réalisé un chiffre d'affaires — même sur un seul mois d'activité — pourront rester auto-entrepreneurs, avec les avantages associés (micro-social, réductions de cotisations et d'impôts). Les créations nettes aboutissant à une immatriculation soit au Registre du Commerce et des Sociétés soit au Registre des Métiers seront celles des vrais entreprises.

En tous cas, on est actuellement dans le flou total, comme l'explique Les Echos (dans un article intitulé Le décompte des créations d'entreprises plus complexe) :
Les chiffres mensuels de l'autoentrepreneur fournis par Bercy (« Les Echos » du 14 mai) parlent d'eux-mêmes : en janvier, sur 33.000 entreprises nouvelles recensées par l'Insee, 32.000 étaient des autoentrepreneurs. En février, ces derniers étaient 37.000 sur un total de 42.000. En mars, les données deviennent incohérentes puisque Hervé Novelli atteste de 51.000 autoentrepreneurs supplémentaires quand l'Insee affiche 47.000 entreprises créées ! Un écart sans doute lié aux délais d'enregistrement auprès de l'institut.

Espérons que les chômeurs créateurs ne se retrouvent pas dans cette image à l'humour dévastateur !!

dimanche 17 mai 2009

Club Affaires 64 : convivialité et retour d'ascenseur

Les clubs affaires issus de hubs Viadeo (qui en compte 693 en France !) ne sont peut-être pas tous comme celui-ci. En tous cas, je connais d'autres réseaux, groupes ou rencontres, et leur durée de vie est parfois assez courte ou leur mode de fonctionnement un peu chaotique ! C'est qu'il est difficile de s'occuper d'un club ! Les personnes sont forcément bénévoles, enthousiastes et parfois avec des profils ou des personnalités incompatibles.

Par contraste, j'apprécie le Club Affaires 64, que je connais depuis un peu plus de deux ans. Basé à Bordeaux, je ne participe pas souvent à leurs soirées mensuelles. Celle de vendredi se tenait dans le pays basque, puisque la programmation se fait généralement le troisième vendredi de chaque mois, en alternance avec le Béarn.

Quelques images de cette soirée, au cours de laquelle une consultante a présenté son activité de "valorisation de l'image personnelle" et a su l'illustrer avec deux "cobayes" qui ont apprécié l'exercice.

samedi 16 mai 2009

Les outils 2.0 font-ils des entreprises collaboratives ?

Jeudi 14 mai, à 11h, l'Estia organisait, dans le cadre de la collaboration entre ESTIA Recherche et le groupe industriel coopératif de Mondragon, une conférence sur les nouveaux modes de collaboration en entreprise.

Jean-Michel LARRASQUET (professeur) puis René Harlouchet (consultant) ont expliqué les contours du web 2.0 qui amène les entreprises à adopter ou à récupérer les pratiques des nouvelles générations, dont le biberon était plein de technologies que les vieilles générations appellent nouvelles.

Ce fut ensuite le tour de deux témoins de l'Université de Mondragon, qui ont argumenté les bénéfices des entreprises collaboratives, façon coopératives. Les transparents (assez ringards sur la forme) soutenaient la démonstration de la force de la "démocratisation de l'information", de l'instauration de la "conversation d'égal à égal", tels que l'Université de Mondragon les pratiquent dans son site web non traditionnel. Ils nous ont également parlé de "wikiéconomie", ajoutant le "savoir profane" (sic !) au savoir expert.

La dernière intervention était une présentation commerciale d'une solution logicielle de Microsoft (SharePoint), par un jeune ingénieur commercial de SSII, ancien de l'Estia. Le contraste était saisissant entre les évangélisateurs de la production sous forme coopérative, qui devrait se développer dans le monde des entreprises capitalistes, pour le rendre meilleur (je reformule), et le produit de la multinationale que l'on connaît, qui s'est rendue compte, après les autres, que la centralisation hiérarchique avait du plomb dans l'aile.

Les questions ou témoignages de l'assistance, ainsi que les réponses complémentaires des intervenants ont été limitées en temps, car il y avait un excellent buffet qui attendait tout le monde à 13 h ! Merci à l'Estia ! Même si on aurait aimé que des échanges — "collaboratifs" justement — se produisent dans la salle de conférence, au delà des personnes habituellement en contact. Je retiendrai l'interrogation d'un cadre de Turbomeca qui se demandait comment on traiterait la fiabilité de l'information, et celui d'un journaliste qui abordait la valeur ajoutée de la production d'informations de qualité.

Car, en effet, si "partager l'information donne du pouvoir", comme le disaient les universitaires, il faut aussi que la production de contenus collaboratifs créent de la valeur, et qu'elle soit … valorisée ! Sans qu'il parle de la loi Hadopi (mauvaise réponse à une bonne question), on sentait bien que le journaliste touchait là un point sensible qui a produit pas mal de conséquences déjà (disparition du Quid papier, crise de la presse, fortes turbulences du disque et du film).

Alors, les outils 2.0 font-ils des entreprises collaboratives ? Trop tôt pour le dire ! Plutôt que les outils, ce sont les personnes qui font les pratiques. C'est ce que j'expérimente actuellement avec la plateforme collaborative, mise en place par ITG, avec Nearbee, au service d'une communauté potentielle de milliers de consultants individuels qui vont y trouver un espace d'échange d'informations, de mises en relation, de création de synergies.

(*) informations en français sur MCC ; article militant sur l'auto-gestion ouvrière

mercredi 13 mai 2009

Au moment où Intel est condamné, … Microsoft se souvient de son passé glorieux


Dépêche AFP aujourd'hui : L’Union Européenne vient de condamner Intel pour abus de position dominante. Après neuf ans d'enquête, la Commission européenne a infligé une amende record de 1,06 milliard d'euros au numéro un mondial des microprocesseurs, condamné pour avoir illégalement écarté du marché son concurrent AMD. Intel bat le record de Microsoft, condamné l'an dernier à payer 899 millions d'euros. L'ardoise cumulée du géant américain des logiciels, dans le collimateur de Bruxelles depuis des années, reste toutefois bien supérieure, à 1,676 milliard d'euros.

Pourquoi avoir laissé tant d'années se développer ces abus de position dominante ? Pourquoi “l'ogre de Redmond” avait-il impunément inondé le marché avec son système d'exploitation mal copié sur le système Mac, avec toujours quelques années de retard ? Pourquoi avait-il écrasé le maître de la navigation internet (Netscape) pour imbriquer son navigateur de fichier avec son explorateur du réseau des réseaux, jusqu'à forcer les créateurs de sites web à s'adapter aux bizarreries du navigateur par défaut des PCs ?

Pour se détendre, on pourra regarder cette petite vidéo — au style assez amateur et bien dans la ligne des linuxiens — qui retrace l'histoire de la micro-informatique à sa façon, en oubliant de rendre à César ce qui revient à César (je veux dire Steve Jobs, comme on pourra le revoir ici)*.

(*) l'article était titré “Microsoft copie toujours aussi mal, mais vends encore assez bien !” ; on se consolera en constatant qu'il vend beaucoup moins deux ans après !